Teotihuacan : Objets rituels et parures

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Exposition Teotihuacan cite des dieux

Impressionnés par la beauté du lieu et la majesté des constructions, les Aztèques baptisèrent cette cité abandonnée depuis 600 ans : Teotihuacan, « le lieu où naissent les dieux ». Le musée du quai Branly consacre une exposition évènement à cette puissance de l’ancien Mexique, qui a prospéré pendant près de huit siècles, depuis 100 avant J-C ; avant de s’éteindre mystérieusement en 650 après J-C.

Serpentine

A gauche :

Des colliers et boucles d’oreilles sur les masques et statuettes

Outre la quinzaine de sculptures provenant du temple du Serpent-à-Plumes, on peut admirer des fresques murales, des masques, des figurines, des bijoux et autres objets en céramique, taillés ou polis, sertis de pierres ou de coquillages, issus de sépultures et éclairant la signification et la place des rites funéraires régis par les lois du cosmos.

Les 450 objets exposés racontent le rayonnement de la ville, son urbanisme, sa croissance, son artisanat, son organisation politique et religieuse …

Ils permettent aussi de se plonger dans le quotidien de la cité. Les statuettes en céramique notamment nous renseignent sur les différentes classes de la société au travers de leur apparence vestimentaire, de la coiffure et des bijoux.

Masque Aztèque

Masque avec ornement d’oreilles et incrustations en pierre verte, diorite et coquillage © Musée du Quai Branly © Photographe : Antoine Schneck

Des bijoux en os et coquillages

Les objets artisanaux exposés provenaient des quelque 400 ateliers et plus, répartis dans la cité. Ils témoignent de techniques élaborées et sophistiquées, révélées dans la variété des matériaux.

Associés à des pierres vertes ou des plumes fines, les coquillages sont souvent utilisés pour façonner des objets de prestige dont les membres de l’élite se paraient pour affirmer leur supériorité. On les enterre également comme offrandes funéraires.

Bijou collier coquillage

Collier en coquillage et dents humaines © Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Instituto Nacional de Antropologia e Historia, mexico © Photographe Martirene Alcantara

L’obsidienne

On ne peut également évoquer la cité sans parler de l’obsidienne. Toutes les civilisations mésoaméricaines du plateau central du Mexique (Teotihuacan est situé à 2 275 mètres d’altitude dans les hautes-terres semi-arides du centre du Mexique) sont liées aux gisements de cette pierre.

Habituellement de coloration gris-noir, elle se distingue dans la région de Teotihuacan par sa coloration vert doré. Sa texture vitreuse en fait un matériau idéal pour la fabrication d’outils, d’armes, de parures, ou d’objets rituels, et ce dans toutes les couches sociales.

L’ensemble exceptionnel présenté au musée du quai Branly offre une occasion unique au public européen de comprendre le rôle de Teotihuacan dans le monde mésoaméricain. Même si des zones d’ombre subsistent, principalement concernant la disparition brutale de cette civilisation avancée.

  • Teotihuacan, cité des Dieux – Musée du quai Branly – 37, quai Branly – 75007 Paris
  • Du 6 octobre 2009 au 24 janvier 2010

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