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	<title>Blog bijoux, magazine bijoux Notes Précieuses &#187; Scandola</title>
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	<description>Ce magazine bijoux en ligne vous permet de découvrir l\&#039;univers du bijou : actualités, expositions, interviews de créateurs de bijoux</description>
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		<title>Le corail corse : l&#8217;or rouge de méditerranée</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 17:50:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Parce que les importants courants des bouches de Bonifacio drainent de nombreuses particules organiques, la Corse possède le plus beau corail rouge au monde. Les polypes qui vivent à la surface du corail se nourrissent en effet de plancton. La structure de leur squelette étant calcaire, c’est la concentration en oxyde de fer qui leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parce que les </strong><strong>importants courants des bouches de Bonifacio drainent de </strong><strong>nombreuses particules organiques, </strong><strong>la Corse possède le plus beau <a title="Lexique Corail" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">corail</a> rouge au monde. Les polypes qui vivent à la surface du corail se nourrissent en effet de plancton. La structure de leur squelette étant calcaire, c’est la </strong><strong>concentration en oxyde de fer qui leur donne une belle </strong><strong>couleur rouge. Dans l&#8217;excellente série documentaire &#8220;A la poursuite des pierres précieuses&#8221; rediffusée dernièrement sur France 5, <a title="Site Patrick Voillot" href="http://www.pierre-precieuse.com/patrick_voillot/index.php">Patrick Voillot</a> nous fait découvrir cet &#8220;or rouge&#8221; de la Corse.</strong></p>
<p>Le reportage met tout d’abord l’accent sur le <strong>difficile travail des <a title="Corailleurs corse" href="http://www.andia.fr/default.asp?F_contenuFrameSet=/news/default.asp%3FNewsID%3D94">corailleurs</a></strong>. Ces plongeurs spécialisés dans la <strong>collecte du corail</strong> travaillent de <strong>mai à octobre</strong>, quand les conditions climatiques sont les plus favorables. Mais, à 80 mètres de profondeur &#8211; les corailleurs corses n’ont pas le droit d’opérer à une moindre profondeur -, il fait toujours froid et les <strong>conditions de travail sont pénibles</strong> : courants forts, luminosité réduite et même rencontre avec des requins dont la présence est due au réchauffement climatique. Un plongeur bonifacien met également l’accent sur les <strong>risques inhérents à la décompression </strong>: &#8220;50% des plongeurs meurent d’embolie pulmonaire&#8221;.</p>
<p>Aujourd’hui, le <strong>corail rouge n’est pas en voie de disparition</strong>, <strong>mais les stocks diminuent</strong> sensiblement. En 25 ans, le produit d&#8217;une plongée est passé de <strong>10 kg à 300g/500g</strong>. Des <strong>règles strictes de collecte ont été instaurées </strong>: <strong>seules les plus grandes branches sont récoltées</strong> pour laisser aux plus jeunes le temps de se développer. Par ailleurs, une <strong>centaine de plongées</strong> seulement sont autorisées <strong>chaque année</strong> et il n’y a plus qu’une <strong>dizaine de corailleurs </strong>habilités. La <strong>réserve naturelle de Scandola</strong>, crée en 1975, est le &#8220;<strong>laboratoire vivant</strong>&#8221; qui permet une <strong>surveillance</strong> et une <strong>préservation efficace de l’espèce</strong>, comme le souligne le responsable du parc naturel régional de Corse.</p>
<p>Le reportage de Patrick Voillot nous transporte ensuite en Italie, car le corail Corse n’est pas transformé sur place. C’est à <strong>Torre del Greco</strong>, ville de 100 000 habitants située <strong>près de Naples</strong>, que depuis 1805 des artisans se sont spécialisés dans le traitement de &#8220;l&#8217;or rouge&#8221;. Sept mille personnes travaillent la <strong>gravure sur corail</strong>, coquillages et camé. Compte tenu de la <strong>haute technicité requise</strong>, il y a des spécialistes pour chaque tâche : <strong>couper, sculpter, percer et polir</strong>.</p>
<p>Le corail corse comporte de nombreuses nuances allant du rouge foncé, plutôt rare, au plus clair. Il est très prisé et <strong>s’exporte dans le monde entier</strong> sous des <strong>formes très élaborées en joaillerie</strong> et sous forme de <strong>boules</strong> et <strong>cabochons en bijouterie</strong>. Le corail a toujours <strong>fasciné les élites</strong>. <strong>Joséphine</strong>, dont Napoléon avait fait une ambassadrice en<strong> matière de luxe possédait des parures de </strong><strong>diamants et de </strong><strong>rubis, mais aussi en </strong><strong>acier, en </strong><strong>émail et &#8230; en </strong><strong>corail issu des ateliers de Torre del Greco</strong>. Mais actuellement, le corail corse n’échappe pas non plus à la <strong>contrefaçon</strong>. Certaines entreprises italiennes, pour maintenir leur activité à flot, travaillent sur des <strong>imitations telles le &#8220;bambou&#8221;, </strong>qui est un <strong>corail blanc du pacifique teinté en rouge </strong>; le<strong> corail rouge du pacifique</strong>, qui lui est<strong> verni </strong>; et la <strong>résine rouge.</strong></p>
<p>Un très intéressant reportage sur ce corail qui offre à la Corse des<strong> ressources économiques tout en s’inscrivant dans sa culture</strong>. Le corail a toujours fait partie des<strong> croyances</strong> et des <strong>traditions locales</strong>. Des morceaux de corail dans les maisons sont sensés <strong>protéger du &#8220;mauvais œil&#8221;</strong> et de nombreux objets en corail étaient utilisés autrefois pour <strong>développer la foi chrétienne</strong>.</p>
<ul>
<li>Documentaire Le Corail rouge de Corse &#8211; A la poursuite des pierres précieuses &#8211; Patrick Voillot &#8211; France 5 &#8211; MC4 productions, 2008</li>
</ul>
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