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L’opale mise à l’honneur au 48ème salon Euro minéral et Euro Gem

Mardi 14 juin 2011

Euro-mineralComme chaque année depuis plus de vingt ans, professionnels de la minéralogie et amateurs éclairés se retrouvent fin juin à Sainte Marie aux Mines. Cette ville de 5000 habitants située sur le versant alsacien du massif des Vosges organise en effet les salons Euro Mineral & Euro Gem où sont exposés et négociés minéraux, fossiles, météorites, gemmes et bijoux. Avec près de 1000 participants – 65 pays sont représentés – et plus de 31 000 visiteurs, Sainte Marie aux Mines est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable sur le circuit mondial du négoce de minéraux, au même titre que Munich en Allemagne et Tucson aux Etats-Unis.

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A gauche : Epidote-quartz de France, Au centre : Vanadinite sur Hollandite du Maroc, A droite : Wulfenite du Mexique © Photos G. et F. Barras-Gautier

Euro Mineral est le plus important marché de gros d’Europe pour les minéraux, les fossiles et les pierres travaillées. Selon la revue professionnelle américaine “Mineral Record”, c’est aussi le “show préféré des Américains en Europe“. Des journées sont réservées aux professionnels ; des expositions de prestige et des attractions sont par ailleurs mises en place pour le grand public ainsi que des animations pédagogiques pour les enfants.

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A gauche : Calcite du Kazakhstan, Au centre : Fluorite sur Pyrite du Pérou © Photos G. et F. Barras-Gautier, A droite : Opale © Photo Boris Garaud

Chaque année, un thème est à mis à l’honneur. En 2011, c’est l’Opale, pierre aux mille feux qui, selon l’écrivain et naturaliste romain Pline l’ancien, “retrouve le feu subtil de l’escarboucle ou du rubis, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude… “. Les organisateurs de l’exposition ont reconstitué un site d’exploitation de l’Opale et présentent différents gisements d’Australie, des USA, d’Ethiopie, du Mexique et du Brésil. Autour d’un atelier de lapidaire artisanal et d’un établi de joaillier, des vitrines scénographiées offrent une sélection de bijoux et d’Opales taillées de toutes origines. Laurent Louis, Eric Humbert, Thierry Vendome, Lydia Courteille exposeront leurs créations joaillières autour de cette pierre semi précieuse. On peut également admirer de nombreuses opales brutes et assister à des conférences autour de l’opale et des gemmes.

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A gauche : Créations Thierry Vendôme © Photos Thierry Vendome

Cette année, le visiteur peut aussi contempler d’impressionnants fossiles en provenance du site de Messel en Allemagne ainsi que les minéraux de la mine de Saint Laurent le Minier dans le Gard : particulièrement la barytine qui, lorsqu’elle se présente en pompons isolés d’un blanc éclatant posés parmi des cristaux de sphalérite bruns rouge est très recherchée par les collectionneurs et les musées. On découvre aussi : la galène, la tétraédrite et la bournonite dont les cristaux maclés en roue d’engrenage peuvent atteindre 10 cm.

  • 48ème Salon européen Euro minéral & Euro Gem – 68160 Saintes-Marie aux Mines – Alsace
  • Journées professionnelles : Du 23 au 24 juin 2011, de 9h à 19h
  • Journées grand public : Du 25 au 26 juin 2011, de 9h à 19h (sauf le 26, à 18h)

Pierres fines, pierres précieuses, minéraux et fossiles au Salon International de Minéralogie de Paris

Mercredi 30 mars 2011

Acheter-bijoux-pierres-precieusesLes amateurs de pierres fines, pierres précieuses, minéraux et fossiles se donnent rendez-vous les trois premiers jours d’avril à l’exposition vente qui leur est consacrée à l’Hôtel Marriott à Paris. Comme chaque année, le Salon International de Minéralogie et de Bijouterie de Paris est ouvert à un très large public. Le passionné à la recherche de la pièce rare qui complètera sa collection y côtoie la femme qui cherche des bijoux originaux en pierre semi précieuse ou en pierre naturelle, qu’elle aimera porter ou tout simplement le curieux qui vient rêver devant la beauté et la richesse de la nature.

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A gauche : Améthyste © Salon International de Minéralogie Paris

La vocation de ce salon est de faire découvrir la minéralogie à un large public tout en décrivant le chemin qui mène de la pierre brute arrachée à la terre à la gemme taillée par le lapidaire pour finir montée sur une bague, une boucle d’oreille, un collier ou toute autre pièce de joaillerie. Il y en a pour tous les goûts tant le champ est immense : plus de 4000 variétés de pierres naturelles se distinguent par leur provenance, leur couleur ou leur cristallisation. Les pierres précieuses et semi-précieuses quant à elles sont évaluées en fonction de la couleur, la masse, la pureté, la taille, le reflet … C’est pour magnifier leur couleur et leur reflet que les lapidaires les taillent en facettes.

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A gauche : Améthystes et citrines © Salon International de Minéralogie Paris

Le salon regroupe de nombreux exposants, représentant pierres et minéraux du monde entier : d’Allemagne et de Belgique, d’Ukraine et de Russie, mais aussi de Madagascar, d’Australie, de Chine ou du Sri Lanka pour ne citer que ces pays parmi la vingtaine qui sont représentés. Vous pouvez y acheter bijoux et pierres précieuses. Si la bijouterie est l’art de mettre en valeur les pierres précieuses (diamant, rubis, saphir, émeraude), les pierres fines (aigue marine, grenat, améthyste …), pierres ornementales (agate, quartz, onyx …) ou pierres gemmes organiques (corail, ambre, perles de culture, nacre …), toutes les pièces exposées au salon ne sont pas uniquement destinées au plaisir des yeux. Certaines sont avant tout le témoin de l’histoire géologique de la planète ; d’autres – les fossiles – sont les empreintes d’êtres vivants qui ont peuplé la terre, il y a de cela parfois plusieurs millions d’années.

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A gauche : Opales © Salon International de Minéralogie Paris

Certains stands dédiés à des écoles, des revues spécialisées, des instituts de recherche … , ont pour objectif de mieux faire connaître au public ce qui concerne la pierre sous tous ses aspects.

  • Salon International de Minéralogie et Bijouterie de Paris, exposition et vente – Hôtel Marriott, Paris Rive Gauche – 17, bd Saint Jacques – 75014 Paris
  • Du 1er au 3 avril 2011 – 1er avril, de 12h à 19h et 2/3 avril de 10h à 19h – Entrée : 8 €,  enfant : 5 €

Lalique à Moscou

Jeudi 23 décembre 2010

L'art-de-René-LaliqueDans le cadre de l’année France-Russie, le Musée du Kremlin à Moscou a organisé une importante exposition dédiée à René Lalique. Les quelque deux cents pièces présentées sont représentatives de l’œuvre d’un créateur qui a profondément marqué l’art et la culture européenne du début du XXème siècle. Dans le domaine de la joaillerie et de la verrerie, René Lalique est incontestablement une des références de l’Art Nouveau. Outre les nombreux bijoux et objets exposés, une place importante est laissée aux esquisses, études et modèles.

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Pendentif "jeune fille glycine" en or et émail - Lalique, paris 1898/1900, collection privée

L’exposition présente la production de Lalique durant la fin du XIXème siècle et dans les premières décennies du XXème. Il s’agit de montrer la puissance de son art et la richesse de ses innovations dans le travail du métal, de l’émail, du verre et également dans l’assemblage de matériaux jusqu’alors peu utilisés. Une place importante est consacrée à la joaillerie : près de 70 bijoux précieux sont présentés. Dans l’histoire de la joaillerie, le nom de René Lalique (1860-1945) occupe un rang aussi important que Karl Fabergé, Frédéric Boucheron, Louis-François Cartier ou Louis C. Tiffany. Mais avec lui, la valeur d’un bijou n’était plus évaluée en fonction du nombre de ses pierres précieuses. C’est la créativité et l’esthétisme poétique qui prévalent. Il choisit ses matériaux en fonction de leur symbolisme et de leur forme. Lalique, qui ne dédaigne pas pour autant les pierres précieuses, utilise également des pierres semi-précieuses, pierres fines (notamment l’opale et la pierre de lune), plus malléables, capables de donner un relief et une riche gamme de nuances jusqu’alors inhabituelles en joaillerie. Il aime aussi les gemmes organiques : nacre, ivoire, corne, perles … Ses thèmes de prédilection sont la femme, la nature, le monde végétal et animal.

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Diadème "Orchidée Cattleya" en ivoire, corne, or, émail, diamants old cut - René Lalique, Paris 1903/1904, collection privée

L’exposition du Kremlin revêt un caractère exceptionnel car il y a très peu de  créations de Lalique dans les collections publiques russes. Les œuvres présentées ici sont prêtées par les musées et les collections privées les plus prestigieux de France, du Portugal, des USA, du Japon et du Danemark. En outre, si l’on excepte deux expositions à Saint Petersbourg au tout début du XXème siècle, c’est la première exposition d’une telle ampleur sur l’art de René Lalique en Russie. Cela ne signifie pas pour autant que le créateur n’ait pas été reconnu en Russie de son vivant : en 1896, en visite officielle  à Paris, le Tsar Nicolas II s’est vu offrir une coupe décorative en verre et en argent signée Lalique. Fidèle à sa politique de valorisation des chefs d’œuvre artistiques du siècle dernier, le musée du Kremlin avait présenté en 2007 une exposition Cartier qui avait, elle aussi, remporté un vif succès attestant de l’intérêt que portent les Russes à la joaillerie du XXème siècle.

  • Exposition L’Art de René Lalique – Assumption Belfry – Musée du Kremlin – Moscou
  • Du 17 septembre 2010 au 10 janvier 2011

Travail de la nacre à Méru

Lundi 30 août 2010

La nacre

Nacre grise © Musée de la Nacre et de la Tabletterie, photo : Eric Van Ees Beeck

Comment Méru, petite ville Picarde située à 50 km au nord de Paris, a-t-elle pu être consacrée il y a un siècle “capitale mondiale de la nacre”, matériau venu du bout du monde ? Témoignage vivant de ce qui fut l’activité dominante d’une région durant plusieurs siècles, le Musée de la Nacre et de la Tabletterie apporte la réponse. Il permet de découvrir les produits les plus significatifs des tabletiers et de se familiariser avec les matières premières qui ont servi à les confectionner, au premier rang desquels se trouve la nacre. Installé dans une ancienne boutonnerie, le musée a également reconstitué des ateliers de production.

Musée de la Nacre et de la Tabletterie

A gauche : Vue extérieure du Musée de la Nacre et de la Tabletterie, A droite : Atelier de fabrication des boutons en nacre © Photos : Eric Van Ees Beeck

Broches nacre

Broche en nacre Hoguet © Musée de la Nacre et de la Tabletterie, photo : Eric Van Ees Beeck

Le travail de la nacre remonte au XVIIème siècle. Dès cette époque, les paysans s’étaient révélés être d’habiles artisans. Durant les longs mois d’hiver, ils façonnaient à domicile des objets de luxe pour les grossistes parisiens. Rapidement, la tabletterie devint une activité à plein temps. Outre la nacre, ils travaillaient aussi l’ivoire, l’os, l’ébène, la corne et l’écaille. Ils fabriquaient des dominos, des accessoires de toilette, des couverts de table, des bijoux, des boutons … Dans certains domaines – montures d’éventail, dièses de piano, boules de billard, jumelles de théâtre, crosses de revolvers -, une grande partie de la production était exportée : en Europe, en Afrique et en Amérique. La renommée internationale de Méru était acquise.

Artisan boutonnier

Artisan boutonnier © Musée de la Nacre et de la Tabletterie, photo : Eric Van Ees Beeck

Progressivement, les boutons en nacre, qu’ils soient gravés ou teints, qu’ils soient destinés aux manteaux, aux chemises ou aux bottines, ont pris le pas sur les autres productions. Le début du XXème siècle marque aussi le passage de l’artisanat à l’industrie. Dans les années 1910, plus de 10 000 personnes exercent ce métier. Les beaux coquillages nacrés, comme l’huître perlière, le burgau, la goldfish ou le troca, s’ils étaient récoltés en Australie, au Japon ou encore à Tahiti, arrivaient par wagons entiers en gare de Méru. Le titre de “Capitale mondiale” n’était pas usurpé.

Boutons nacre

Boutons nacre © Musée de la Nacre et de la Tabletterie, photo : Eric Van Ees Beeck

La tabletterie a quasiment disparu au milieu du XXème siècle, étouffée par les matières plastiques. Seuls aujourd’hui quelques artisans maintiennent l’emploi de la nacre dans la région, principalement dans la bijouterie. Le Musée entend, lui aussi, préserver le savoir-faire grâce à ses propres spécialistes. Ils produisent à faible échelle des articles traditionnels qui sont vendus sur place. Ils répondent en outre régulièrement à des commandes émanant de professionnels de la bijouterie ou de la Haute-Couture, preuve que le luxe reste une savante synthèse de savoir-faire et de matières naturelles.

  • Musée de la Nacre et de la Tabletterie – 51, rue Roger Salengro – 60110 Méru