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Premiers Etats Généraux Internationaux de la Gemmologie à Paris

Samedi 7 janvier 2012

Pierre-gemmeVous voulez tout savoir sur les perles de culture de la mer de Cortez, les diamants de couleurs de Bornéo, le jade, les émeraudes d’Afrique, le copal de la République démocratique du Congo, les pierres rares que sont les Tanzanites et tsavorites ou d’autres gemmes inhabituelles encore … Passionnés de pierres précieuses ou professionnels de la bijouterie joaillerie, vous trouverez réponse à vos interrogations lors des premiers Etats Généraux internationaux de la gemmologie. Ils se tiennent à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) à Paris du 19 au 21 janvier 2012. Vous pourrez assister à des conférences, des colloques sur la gemmologie, mais aussi la recherche, le marché, la bijouterie …

Pierre-precieuse

A gauche : Soies rubis © ING

Cette manifestation regroupe 200 gemmologues, chercheurs, scientifiques et professionnels de tous pays. Des experts viendront partager leurs savoirs notamment des gemmologues et professeurs d’université tels Patrick Voillot (Paris V), Emmanuel Fritsch (Nantes), Joaquim M. Nogues (Barcelone), mais aussi des membres du CNRS, des historiens de l’art, des directeurs de laboratoire … Vous pourrez aussi visiter des grandes maisons du luxe de la place Vendôme comme Van Cleef & Arpels, Chaumet, Chanel ; vous pourrez découvrir la collection de minéraux de Jussieu et des musées tels que la Galerie Musée Baccarat, le Musée des Arts décoratifs et le Louvre.

Saphir

A gauche : Inclusions dans un saphir - Collection Folimonoff, A droite : Spodumène © ING

Les Etats généraux de la gemmologie sont organisés par l’Institut National de Gemmologie (ING), qui fête ses 50 ans. Crée par les syndicats professionnels de la gemmologie et de la haute joaillerie, l’ING est devenu au fil des ans l’établissement de référence, en France et à l’étranger, dans l’enseignement de la gemmologie. C’est le seul établissement français à délivrer le titre certifié par l’Etat de gemmologue de niveau III. Dispensée à Paris, Cherbourg, Lyon, Monaco/Nice et Montpellier, la formation s’adresse aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels. Un des points forts de l’ING est sa collection exceptionnelle de pierres gemmes, sans cesse enrichie grâce à la collaboration étroite des Grandes Maisons de la place Vendôme et des Professionnels. Elle comprend actuellement plus de 27 000 pierres de qualité qui permettent aux étudiants de se confronter en permanence à l’épreuve de la réalité du matériau. Depuis 2007, l’ING a rejoint le groupe EAC, établissement reconnu par le Ministère de la Culture et spécialisé dans les métiers de la culture, de la communication, de l’art et du luxe.

Quartz

Quartz lepido © ING

Les Etats généraux de la gemmologie se tiennent pendant le 14ème symposium de la Federation for European Education in Gemmology (FEEG). Fondée en 1995 – l’ING est un de ses membres fondateurs -, la Fédération rassemble 11 instituts Européens de Gemmologie. Elle prépare et délivre un Brevet Européen, diplôme commun à l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays bas, l’Espagne, le Royaume-uni et validé en France par l’ING.

  • Premiers Etats Généraux Internationaux de la Gemmologie – INHA – 2, rue Vivienne – 75002 Paris – Renseignements et réservation obligatoire : Tél : + 33 (0)1. 47. 70. 23. 83. , mail : colloque@ingemmologie.com, de 60 € à 130 € suivant la formule
  • Du 19 au 21 janvier 2012

Gemmes, pierres naturelles, bijoux précieux à l’Espace Charenton

Jeudi 1 décembre 2011

Pierres-et-minerauxComme chaque année, début décembre, le Salon International de Minéralogie et Bijouterie de Paris réunit collectionneurs éclairés et amateurs de pierres fines et précieuses. Pour sa 40ème édition, le salon compte quelque 150 exposants en provenance de plus de vingt pays. Ils font découvrir aux visiteurs la chaîne complète allant des minéraux bruts aux bijoux, en passant par les gemmes.

Le Salon international de Minéralogie et Bijouterie de Paris permet de découvrir toujours de nouvelles variétés de minéraux – il en existe plus de 4000 – qui se distinguent par leur provenance, leur couleur et leur cristallisation. A côté de ces témoins de l’histoire

Pierre-precieuse

A gauche : Citrines, améthystes, A droite : Tanzanites © Salon International de Minéralogie et Bijouterie de Paris

géologique de notre planète, on trouve d’autres témoignages, cette fois sous forme de fossiles et de météorites. On peut ainsi observer des créatures datant de plus de 3 milliards d’années. On trouve également des pièces façonnées par la main de l’homme : les gemmes, pierres fines ou précieuses travaillées par le lapidaire, dont la valeur s’estime en fonction de la couleur, de la masse, de la pureté, de la taille ou des reflets de la pierre … La bijouterie, qui n’est rien d’autre que l’art d’anoblir les pierres fines et précieuses, met en lumière la beauté de la pierre à travers les montures le plus souvent en métaux précieux.

Pierres-naturelles

A gauche : Différentes gemmes, A droite : Collier en rubis © Salon International de Minéralogie et Bijouterie de Paris

De nombreuses associations et institutions participent au salon telles que : l’Ecole des Mines de Paris, l’Institut National de Gemmologie, le Laboratoire Français de Gemmologie, l’Association Française de Gemmologie, la Collection de Minéraux de la Faculté de Jussieu, le Centre de Recherche en Gemmologie de l’Université de Nantes, L’Ecole des Gemmes, l’Association  Micromoteurs … ainsi que des revues professionnelles telles que la revue Le Règne Minéral et la Revue Fossiles. Sont également présents, Patrick Voillot, auteur de nombreux ouvrages et réalisateur de la série documentaire “A la poursuite des pierres précieuses” et Martine Pelloux, auteure du livre “Bien-être par les pierres” qui vient de paraître aux éditions Hachette Pratique.

  • Salon International de la Minéralogie et Bijouterie de Paris – Espace Charenton – 327, rue de Charenton – 75012 Paris
  • Du 2 au 4 décembre 2011, de 10h à 19h

Le corail corse : l’or rouge de méditerranée

Samedi 8 mai 2010

Parce que les importants courants des bouches de Bonifacio drainent de nombreuses particules organiques, la Corse possède le plus beau corail rouge au monde. Les polypes qui vivent à la surface du corail se nourrissent en effet de plancton. La structure de leur squelette étant calcaire, c’est la concentration en oxyde de fer qui leur donne une belle couleur rouge. Dans l’excellente série documentaire “A la poursuite des pierres précieuses” rediffusée dernièrement sur France 5, Patrick Voillot nous fait découvrir cet “or rouge” de la Corse.

Le reportage met tout d’abord l’accent sur le difficile travail des corailleurs. Ces plongeurs spécialisés dans la collecte du corail travaillent de mai à octobre, quand les conditions climatiques sont les plus favorables. Mais, à 80 mètres de profondeur – les corailleurs corses n’ont pas le droit d’opérer à une moindre profondeur -, il fait toujours froid et les conditions de travail sont pénibles : courants forts, luminosité réduite et même rencontre avec des requins dont la présence est due au réchauffement climatique. Un plongeur bonifacien met également l’accent sur les risques inhérents à la décompression : “50% des plongeurs meurent d’embolie pulmonaire”.

Aujourd’hui, le corail rouge n’est pas en voie de disparition, mais les stocks diminuent sensiblement. En 25 ans, le produit d’une plongée est passé de 10 kg à 300g/500g. Des règles strictes de collecte ont été instaurées : seules les plus grandes branches sont récoltées pour laisser aux plus jeunes le temps de se développer. Par ailleurs, une centaine de plongées seulement sont autorisées chaque année et il n’y a plus qu’une dizaine de corailleurs habilités. La réserve naturelle de Scandola, crée en 1975, est le “laboratoire vivant” qui permet une surveillance et une préservation efficace de l’espèce, comme le souligne le responsable du parc naturel régional de Corse.

Le reportage de Patrick Voillot nous transporte ensuite en Italie, car le corail Corse n’est pas transformé sur place. C’est à Torre del Greco, ville de 100 000 habitants située près de Naples, que depuis 1805 des artisans se sont spécialisés dans le traitement de “l’or rouge”. Sept mille personnes travaillent la gravure sur corail, coquillages et camé. Compte tenu de la haute technicité requise, il y a des spécialistes pour chaque tâche : couper, sculpter, percer et polir.

Le corail corse comporte de nombreuses nuances allant du rouge foncé, plutôt rare, au plus clair. Il est très prisé et s’exporte dans le monde entier sous des formes très élaborées en joaillerie et sous forme de boules et cabochons en bijouterie. Le corail a toujours fasciné les élites. Joséphine, dont Napoléon avait fait une ambassadrice en matière de luxe possédait des parures de diamants et de rubis, mais aussi en acier, en émail et … en corail issu des ateliers de Torre del Greco. Mais actuellement, le corail corse n’échappe pas non plus à la contrefaçon. Certaines entreprises italiennes, pour maintenir leur activité à flot, travaillent sur des imitations telles le “bambou”, qui est un corail blanc du pacifique teinté en rouge ; le corail rouge du pacifique, qui lui est verni ; et la résine rouge.

Un très intéressant reportage sur ce corail qui offre à la Corse des ressources économiques tout en s’inscrivant dans sa culture. Le corail a toujours fait partie des croyances et des traditions locales. Des morceaux de corail dans les maisons sont sensés protéger du “mauvais œil” et de nombreux objets en corail étaient utilisés autrefois pour développer la foi chrétienne.

  • Documentaire Le Corail rouge de Corse – A la poursuite des pierres précieuses – Patrick Voillot – France 5 – MC4 productions, 2008