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Beaux bijoux de théâtre au Palais Garnier

Vendredi 23 septembre 2011

Musee-opera-garnierL’Opéra National de Paris et la Bibliothèque Nationale de France se sont associés pour rendre hommage aux tragédiennes qui ont incarné les plus grands personnages de l’art lyrique sur la scène de l’Opéra. L’exposition se tient au fastueux Palais Garnier dont la construction au cœur de Paris en 1875 soulignait l’importance et le prestige dont bénéficiait l’opéra à cette époque. Grâce à des photographies, des maquettes de costumes et bien sûr des bijoux de scène, cette exposition évoque ces femmes d’exception qui ont eu leur heure de gloire entre 1875  et 1939 :  entre autres Rose Caron, Gabrielle Krauss, Sybil Sanderson, Lucienne Bréval …

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Opéra National de Paris © Photos Notes Précieuses

Pour le Magazine Notes Précieuses, Mathias Auclair, Conservateur de la bibliothèque Musée Opéra, Commissaire de l’exposition avec Pierre Grivel et Christian Ghristi, a bien voulu révéler le secret des bijoux exposés.

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A gauche : Photo de Ketty Lapeyrette dans le rôle titre de "Padmavati" de Roussel, Palais Garnier, 1923 - Sabourin © BNF/BMO, photo Notes Précieuses, Au centre : Photo de Lucienne Bréval dans le rôle titre de "Salammbô" de Reyer , Palais Garnier 1899 - Bary Benque Gauthier © BNF/BMO, photo Notes Précieuses, A droite : Photo de Lina Cavalieri dans le rôle titre de "Thaïs" de Massenet, Palais Garnier, 1907 © Photo BNF/BMO

Notes Précieuses : D’où proviennent les bijoux exposés ?

Mathias Auclair : La plupart viennent du théâtre de l’Opéra. Ils ont été fabriqués dans ses ateliers. Après les représentations auxquelles ils étaient destinés, ils se sont retrouvés dans les collections de la Bibliothèque du musée de l’Opéra. Quelques pièces également ont été données au théâtre directement par les artistes eux mêmes ou par des personnes auxquelles les artistes les avaient confiées.

NP : Le musée doit comporter un nombre important de bijoux …

MA : Effectivement, il compte plusieurs milliers de pièces allant des plus solennelles et des mieux identifiées, aux plus humbles et moins bien identifiées.

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A gauche : Maquette de costume (encre, aquarelle et gouache) de Rose Caron dans le rôle titre de "Salammbô" de Reyer, Palais Garnier, 1892 - Eugène Lacoste - BNF/BMO, photo Notes Précieuses, Au centre : Estampe représentant Geneviève Vix dans le rôle titre de "Salomé" de Strauss, Palais Garnier, 1926 - P. Godard © Photo BNF/BMO, A droite : Coiffe dans "L'Africaine" de Meyerbeer - Palais Garnier, 1877 © Photo Notes Précieuses

NP : Comment s’est opérée la sélection ?

MA : Il fallait choisir les plus beaux bijoux et ceux qui avaient été portés par les artistes les plus emblématiques. Christophe Ghristi, (Opéra National de Paris) a d’abord sélectionné les cantatrices, puis nous sommes partis à la pêche aux objets. Seuls quelques bijoux présentés ici n’ont pas été portés par des premiers rôles, mais par des figurants : dans “l’Africaine“, par exemple. Ils ont le mérite de situer le contexte de l’œuvre lyrique.

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Diadème de Suzanne Balguerie (Melissinde) dans "La princesse lointaine" de Witkowski - Copie du bijou conçu par Lalique pour Sarah Bernhardt dans la pièce d'Edmond Rostand "La princesse lointaine"

NP : Les bijoux sont-ils toujours des originaux ?

MA : Oui. Même s’il s’agit parfois de répliques. Ainsi, on a longtemps cru que le Diadème de la “Princesse lointaine” était celui qui avait été porté par Sarah Bernardt. Or, le bijou exposé ici a été fabriqué par les ateliers de costumes de l’Opéra. Il a sans doute paru légitime au costumier que l’interprète du rôle à l’Opéra porte le même bijou que celui qui avait été porté au théâtre.

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A gauche : Manteau et coiffe de Geneviève Vix dans le rôle titre de "Salomé" de Strauss - Palais Garnier, 1926, Au centre : Coiffe de Rose Caron dans le rôle titre de "Salammbô" de Reyer - Palais Garnier, 1892, A droite : Photo de Lucienne Bréval dans le rôle titre de Salammbô de Reyer , Palais Garnier 1899 - Bary Benque Gauthier © BNF/BMO, photo Notes Précieuses

NP : Un bijou peut il être attaché à une seule tragédienne ?

MA : Attaché à un rôle plutôt, quand l’ouvrage lyrique est repris d’année en année. Par exemple, la coiffe de Salammbô a été portée successivement par Rose Caron, qui a créé le rôle à Paris, puis par Lucienne Bréval. D’autres bijoux évoluent. Ils sont transformés et réutilisés d’une pièce à l’autre. Par exemple, le scarabée exposé ici est monté sur une coiffe alors qu’il était auparavant boucle de ceinture. Pour l’exposition, nous avons dû nous livrer au petit jeu de la comparaison de l’iconographie et des bijoux.

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A gauche : Coiffe attribuée à Marcelle Demougeot dans le rôle titre de "Déjanire" de Saint-Saëns - Palais Garnier, 1913, Au centre : Casque de la Pêtresse dans "Le fils de l'étoile" d'Erlanger - Palais Garnier, 1904, A droite : Détail huile sur toile représentant Blanche Deschamps-Jehin dans Samson et Dalila" de Saint Saëns - Marie Fournes Vernaud BNF/BMO © Photos Notes Précieuses

NP : Y a t-il dans vos collections des bijoux privés appartenant en propre aux cantatrices ?

MA : Non, c’est plus à l’époque romantique que costumes et accessoires provenaient de la garde robe personnelle des cantatrices. A l’époque illustrée par l’exposition, les bijoux portés durant les représentations n’appartenaient plus aux chanteuses. Les bijoux de scène ont été créés pour des productions importantes et fastueuses. Costumes et accessoires étaient suffisamment somptueux pour que les cantatrices n’aient pas envie d’y ajouter un collier de perles ou un pendentif.

NP : Y a t-il une spécificité des bijoux de théâtre ?

MA : Les bijoux de théâtre sont spécifiquement destinés à la scène. Ils doivent se voir de loin. Leur objectif est de donner l’illusion du précieux sans utiliser ni l’or ni les pierres précieuses. Utiliser ces matériaux précieux au théâtre coûterait trop cher et cela n’aurait aucun sens.

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A gauche : Coiffe portée par Rose Caron (1892) puis Lucienne Bréval (1899) dans le rôle titre de "Salammbô" de Reyer, Palais Garnier, 1892 © Photo Notes Précieuses, Au centre : Couronne de Rose caron (Elisabeth) dans "Tannhäuser" de Wagner - Palais Garnier, 1895, A droite : Coiffe de Rose Caron dans le rôle titre de "Djelma" de Lefebvre - Palais Garnier, 1894 © Photos Notes Précieuses

NP : Ce ne sont pas pour autant des bijoux au rabais …

MA : Fausses pierres et laiton, certes, mais on a affaire a un vrai travail d’orfèvre ; le soin mis pour fabriquer ces bijoux est remarquable.

NP : Les bijoux de théâtre ont-ils une influence sur les bijoux de la rue ?

MA : L’histoire du goût et des arts montre qu’il y a toujours eu un rapport entre le théâtre et ce qui se passe dans le domaine des arts et de la mode. Même si on ne sait pas précisément qui influence qui, il y a indéniablement écho entre les bijoux portés au théâtre à une certaine époque et ceux qu’on porte à la ville, dans les bals, les réceptions mondaines … à la même époque.  On sait que le théâtre a longtemps été une source d’inspiration pour les artistes, comme peut l’être la télévision aujourd’hui, mais les études poussées sur le sujet restent à faire. Les influences croisées art-théâtre commencent seulement à intéresser les historiens d’art.

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A gauche : Coiffe dans "L'Africaine" de Meyerbeer - Palais Garnier, 1877, Au centre : Coiffe de Lucienne Bréval (Hilda) dans "La burgonde" de Vidal - Palais Garnier, 1898, A droite : Coiffe d'une Magdaléenne dans "L'Africaine" de Meyerbeer - Palais Garnier, 1877 © Photos Notes Précieuses

NP : Y a t il influence du point de vue des techniques et matériaux ?

MA : Concernant les matériaux, c’est plus difficile à apprécier. Il faudrait savoir ce qui se passait exactement dans les ateliers. On a longtemps cru qu’au XIXème  siècle, les ateliers de théâtre étaient des milieux fermés, auto entretenus et qu’ils ne parlaient pas avec l’extérieur. Il apparait aujourd’hui qu’il y avait peut être eu plus de perméabilité qu’on ne le croyait. En plus l’Opéra de Paris au début du XXème siècle a commencé à travailler avec des maisons extérieures pour certains types de prestation. On peut penser qu’il y a eu des échanges de techniques à ces occasions. Pourquoi pas aussi avec des bijoutiers …

NP : Qui créait les bijoux d’Opéra ?

MA : Les bijoux étaient toujours dessinés et créés dans les ateliers. Aujourd’hui, à l’Opéra, ces ateliers s’appellent “décoration costumes”. Au théâtre, le bijou est un accessoire complémentaire du costume. D’ailleurs quand on regarde les maquettes de costumes de la plupart des grandes “productions bijoutées” telles que l’Africaine, Bacchus, Salammbô, on voit que tout est prévu par les costumiers, y compris les bijoux.

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A gauche : Casque de Lucienne Bréval (Ariane) dans "Bacchus" de Massenet - Palais Garnier, 1909, A droite : Coiffe de la Javanaise das "La Burgonde" de Vidal - palais Garnier, 1898 © Photos Notes Précieuses

NP : Cela demandait parfois des recherches importantes, notamment pour les rôles historiques …

MA : Effectivement, les costumiers utilisaient les collections de la bibliothèque du musée de l’Opéra et des grands musées, voire parfois effectuaient des voyages d’étude dans le pays où se déroulait l’action. Ils réalisaient alors des répliques des costumes et bijoux locaux ou réinterprétaient les choses car heureusement dans le théâtre, tout n’est pas que copie ! Il faut préserver la partie rêvée.

NP : Des bijoutiers de renom ont-t-ils travaillé pour l’Opéra ?

MA : A l’Opéra de Paris, nous ne possédons pas de pièces provenant de bijoutiers de renom. D’abord, comme je l’ai dit, parce que les bijoux étaient dessinés le plus souvent par les costumiers. Puis on peut comprendre que lorsqu’un bijoutier commençait à travailler, son ambition était de réaliser des bijoux en or et pierres précieuses et non en laiton et en métal doré …

NP : La cantatrice avait-elle son mot à dire concernant les bijoux de son rôle ?

MA : On a peu de traces sur ce point car la relation tragédienne-costumier se faisait par oral. C’est lorsqu’il y avait problème que la cantatrice écrivait au directeur de l’Opéra. Si l’on constate des phrases du type “C’est impossible, je ne veux pas porter tel ou tel costume…”, l’étude de ce courrier atteste qu’en général, les récriminations ne portaient pas sur le bijou.

  • Interview réalisée le 6 juin 2011
  • Exposition Tragédiennes de l’Opéra 1875-1939 – Palais Garnier, Bibliothèque Musée de l’Opéra – Place de l’Opéra – 75009 Paris
  • Du 7 juin au 25 septembre 2011

Bijoux, accessoires et costumes de Divas

Vendredi 25 juin 2010

Le Centre National du Costume de Scène de Moulin (Allier) rend actuellement hommage aux Divas, qu’elles soient chanteuses d’opéras, actrices, meneuses de revue ou stars de la chanson. L’exposition “Vestiaire de Divas” présente une centaine d’effets – vêtements, bijoux et autres accessoires – qui ont contribué à leur aura. Elles sont une trentaine et se nomment entre autres Hortense Schneider, Sarah Bernhardt, Cecile Sorel,  Marie Bell, Maria Callas, Isabelle Adjani ou encore Zizi Jeanmaire, Edith Piaf ou Dalida … En parcourant l’exposition, et à la lecture du somptueux catalogue qui la complète, on entre de plain pied dans la légende de ces grandes dames. On peut aussi mesurer l’évolution du concept même de Diva au fil du temps.

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A gauche : Coiffure turban avec pendants d’oreilles, garnie de strass et de pierres turquoises. Robe longue style années 1930 avec bustier en tulle brodé de paillettes et de strass et jupe en mousseline - Costume pour le rôle de Lulu, acte I, scène 3, Opéra d'Alban Berg, A droite : Collier de pampilles de pierres irisées bleu foncé, strass et perles or attenant à la robe. Coiffure perruque recouverte de crin noir et ornée de différents bijoux. Robe brochée avec patchwork de lamés, dentelles et galons or, recouvert de tulle noir. Manteau à longue traîne en soie, recouvert de dentelle vieil or et tulle noir - Costume pour le rôle de Clytemnestre d'Elektra, opéra de Richard strauss - Collections CNCS/ONP © Photos : CNCS, Pascal François

Les costumes de scène témoignent des moments magiques qu’ont connus acteurs et spectateurs lors des représentations. A l’aube du XIXe siècle, les Divas - Diva est alors synonyme de cantatriceimposaient leurs choix artistiques : rôles, partenaires, mises en scène, et bien sûr accessoires et costumes. Les bijoux de luxe, les parures, la robe constituent la panoplie de la diva. Les tenues rivalisaient d’éclat : pierres précieuses, perles et paillettes, strass, plumes, somptueux tissus, riches broderies et fourrures. L’émulation était grande, chacune souhaitant faire mieux que sa rivale du moment. Chanteuses et comédiennes ont longtemps été propriétaires de leurs costumes, comme l’exigeaient leurs contrats.

Bijou casque et costume de scène

A gauche : Collier en métal patiné or avec sequins. Turban en soie et lamé or, avec diadème en métal or et sequins. Grande robe tunique en soie avec traîne doublée de lamé or. Etole en mousseline avec paillettes cuivre - Costume porté par Jessy Norman pour le rôle de Didon, Opéra Didon et Enée d'Henry Purcell - Collections CNCS/ONP, A droite : Bijou casque au cimier de plumes pour l'Africaine, Opéra de Meyerbeer, créé à l'Opéra de Paris en 1865 - Collection BNF, BMO © Photos : CNCS, Pascal François

Au théâtre, Sarah Bernhardt (1844 – 1923), plus que toute autre, veillait de près à ses tenues de scène. Elle les dessinait parfois elle même et accordait une grande importance aux bijoux, énormes, somptueux, voyants. Colliers, bagues, broches, fibules et diadèmes, devaient chatoyer sous les feux de la rampe. “La Divine” achetait ses bijoux à René Lalique ou à Georges Fouquet et les faisait dessiner par Mucha. Plus tard, Lucienne Bréval (1870-1935), tragédienne lyrique de l’Opéra de Paris, adorait aussi les bijoux, à la ville comme à la scène. Certains d’entre eux lui furent offerts par Sarah Bernhardt. A chaque création de rôle, elle faisait réaliser les bijoux qu’elle porterait sur son costume : ainsi une double agrafe pour son manteau de la Walkyrie, un trident en diamants, des bracelets de différents styles et tailles. A titre personnel également, nombreuses sont les artistes qui, à l’instar de Mary Garden ou d’Adelina Patti (1843-1919) se voient couvrir de bijoux et de diamants par leurs nombreux admirateurs. “La Patti” n’était-elle pas surnommée “la diva aux millions“?

Bracelet et broche Sarah Bernhardt

A gauche : Bracelet émaillé, A droite : Broche représentant les masques de la Tragédie et de la Comédie avec inscription "A Sarah Bernhardt, la gloire de l’art français, décembre 1896" - René Lalique, 1896 - Collection Comédie-Française © Photos : CNCS, Pascal François

Après la Seconde Guerre Mondiale, le public s’intéressera surtout aux stars d’Hollywood … jusqu’à l’arrivée de Maria Callas (1923-1977) qui dirigera à nouveau les projecteurs vers les cantatrices. Pour Médée, son unique rôle au cinéma en tant qu’actrice, Maria Callas porte un costume pour le rituel impressionnant. Piero Tosi, créateur des costumes (en collaboration avec Umberto Tirelli), se souvient que Pasolini, le réalisateur, voulait des costumes et accessoires des cultures méditerranéennes antiques. Il dut effectuer de nombreuses recherches sur les femmes sardes, marocaines, tunisiennes et sur le bijou traditionnel et ancien. Ce qui donnera cette longue robe, manteau et mantille agrémentés de nombreux colliers archaïques, tribaux, colliers de boules de métal travaillées et diadème.

Bijoux Maria Callas

A gauche : Bijoux imposants, accumulation de colliers de type archaïque ou tribal. Robe et manteau brodés dans un tissu lourd et précieux. Voile et diadème. Poignard et hache, armes archaïques - Collection Palazzo Pitti, Florence © Photo : Mario Tursi, A droite : Collier avec boules de métal travaillées - Collection Jewel House, Rome © Photo CNCS, Pascal François - Bijoux et costume du rituel portés par Maria Callas dans le film Médée de Pier Paolo Pasolini, 1969

Aujourd’hui, nos Divas, quelle que soit leur discipline, interviennent moins directement dans les choix artistiques. Ce sont les costumiers et le metteur en scène qui les habillent, pour respecter l’unité esthétique de la production ; ce qui n’exclut pas que l’artiste manifeste certaines exigences car le costume est son outil de travail, sa “seconde peau”, qui doit lui permettre de donner libre cours à son talent. Si beaucoup d’entre elles,  aimaient les bijoux, le plus souvent parce qu’ils étaient offerts par leurs admirateurs, certaines Divas de la deuxième moitié du XXème siècle ont eu une attitude plus distanciée. Jane Rhodes, par exemple, affirme n’en avoir porté qu’un ou deux dans toute sa carrière, n’étant généralement guidée dans ses choix que par des engouements “affectifs”.

Colliers ethniques

Colliers ethniques - Collection Jewel House, Rome - Bijoux portés par Maria Callas dans le film Médée de Pasolini © Photo CNCS, Pascal François

“Vestiaire de Diva” : une exposition à ne pas manquer, sans oublier le catalogue, pour découvrir ces merveilleux costumes qui constituaient l’univers des Divas. En effet, le Centre National du Costume de Scène n’expose pas de collections permanentes, compte tenu de la fragilité des matériaux. Dépôt de la Bibliothèque nationale, la Comédie-Française et l’Opéra de Paris, il a pour mission la conservation, l’étude et la valorisation d’un ensemble de plus de 9 000 costumes ainsi que de toiles de décors peints.

Bijoux de théâtre

Bijoux de théâtre, bustiers soutiens-gorge pour les spectacles du Palais Garnier - Collections BNF, BMO © Photo : CNCS, Pascal François

Pour compléter cette exposition, le CNCS organise différents stages et ateliers autour du thème de la Diva. Vous pourrez participer le 16 août et le 27 décembre au stage “De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas” animé par Cécile Vallet, créatrice textile. Après croquis et étude préparatoire, vous pourrez exprimer votre créativité en réalisant un accessoire. Les petits ne sont pas oubliés avec l’atelier Bijoux et parures le 9 juillet et 13 août, animé par Bérangère Giraud, créatrice de bijoux. Ils iront à la découverte du bijou à travers les parures présentées et réaliseront eux mêmes un bijou original. Les enfants s’amuseront également avec Cécile Vallet, créatrice textile, à transformer un accessoire du quotidien pour le rendre exceptionnel en suivant l’atelier “C’est Extraordinaire” le 13 juillet et 31 août. Ils pourront aussi créer des coiffes avec différents matériaux à l’atelier “Coiffure et couvre-chefs” le 3 août avec Céline Deloche, costumière.

  • Exposition Vestiaire de Divas, de Maria Callas à Dalida … – Centre National du Costume de Scène – Quartier Villars, Route de Montilly – 0300 Moulins – Du 5 juin au 31 décembre 2010
  • Catalogue Vestiaire de Divas – Sous la direction de Delphine Pinasa – Coéditions CNCS, Gourcuff Gradenigo
  • Stages De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas – Le 16 août et 27 décembre 2010, de 10h30 à 17h30 – Dès 16 ans et adultes – Animation : Cécile Vallet, créatrice textile – Tarifs : 20 € (-25 ans), 50 €
  • Ateliers Bijoux et parures – Le 9 juillet et 13 août 2010 – De 10h15 à 12h30 pour les 4 à 6 ans – De 16h à 18h, dès 7 ans, familial – Animation : Bérangère Giraud, créatrice de bijoux – Tarif : 5 €
  • Ateliers Extraordinaire – Le 13 juillet et 31 août 2010 – De 10h15 à 12h15 pour les 4 à 6ans – De 16h à 18h dès 7 ans, familial – Animation : Cécile Vallet, créatrice textile – Tarif : 5 €
  • Ateliers Coiffure et couvre-chefs – Le 3 août 2010 – De 10h15 à 12h15, pour les 4 à 6 ans – De 16h à 18h dès 7 ans, familial – Animation : Céline Deloche, costumière – Tarif : 5 €