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Bijoux de Joséphine de Beauharnais et de sa famille à La Malmaison

Jeudi 5 janvier 2012

Chateau-MalmaisonDans le prolongement de l’exposition organisée à Stockholm en 2010, le Château de Malmaison présente “Destins Souverains”, conjointement avec le Palais impérial de Compiègne. A travers les quelque cent cinquante œuvres proposées – tableaux, mobilier, objets précieux, bijoux … -, l’exposition de Rueil Malmaison se concentre sur l’impératrice Joséphine et via ses descendants les liens qui se sont tissés entre les dynasties régnantes en Europe notamment en Suède et Russie. L’exposition du Palais impérial de Compiègne est plus directement centrée sur les relations complexes entre Napoléon Ier, le tsar Alexandre Ier et le maréchal Bernadotte qui deviendra roi de Suède.

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Château de la Malmaison © Photo Notes Précieuses

En parcourant les pièces du Château de Malmaison, qui fut la résidence de Joséphine de Beauharnais, on peut apprécier à la fois les canons artistiques du début du XIXème siècle et les goûts de l’impératrice. On mesure aussi la marque laissée par la “Créole au destin éblouissant” au plan géopolitique. Par le jeu des alliances matrimoniales des enfants qu’elle avait eu avec Alexandre de Beauharnais, celle qui n’avait pu donner de descendance à Napoléon est devenue, au fil des générations, l’aïeule des têtes couronnées de nombreux pays : Suède, Norvège, Danemark, Belgique, Luxembourg, Grèce. Le mariage de son frère avec la fille du Tsar lui avait aussi permis de maintenir des relations privilégiées avec le souverain russe. C’est ainsi que bon nombre des œuvres issues des collections de Joséphine nous reviennent aujourd’hui prêtées par la Suède, le Danemark, la Russie.

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A gauche : Portrait de l'impératrice Joséphine , huile sur toile - Firmin Massot Rueil Malmaison © Musée National des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © Service de Presse RMN, Grand Palais/Gérard Blot, A droite : L'Impératrice Joséphine, huile sur toile - Jean-Baptiste Regnault, vers 1807 - Stockholm, Nationalmuseum © Photo Notes Précieuses

Joséphine était réputée être la femme la plus élégante de son temps. Grande amatrice de bijoux, elle en a transmis beaucoup. Dans le catalogue de l’exposition, Céline Meunier révèle qu’à son décès, en 1814, ses joyaux personnels étaient estimés à plus de trois millions de francs. Ils furent partagés entre ses enfants, Hortense et le prince Eugène, qui les ont ensuite transmis à leurs descendants.

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A gauche : Bracelets de l'impératrice Joséphine - François Regnault Nitot - Collections de S.M. la reine Margrethe II de Danemark, A droite : Portrait de l'Impératrice Joséphine, huile sur toile, détail - Henri François Riesener - Rueil Malmaison, Musée National des châteaux de Malmaison et Bois Préau © Photos Notes Précieuses

A l’exposition “Destins Souverains“, on peut admirer, prêtés par le Danemark, les deux bracelets que Joséphine avait commandés à l’orfèvre François Regnault Nitot. Légués à Eugène, ces bijoux furent ensuite donnés à ses filles Amélie et Joséphine. Puis ils passèrent par héritage à la princesse Louise qui épousa le prince héritier du Danemark en 1869. Sur ces bracelets acrostiches, les lettres initiales des noms des pierres précieuses composent les prénoms des deux enfants : Hessonite, Opale, Rubis, Turquoise, Emeraude, Nicolo, Saphir, Emeraude pour HORTENSE ; Emeraude, Uniaxe, Grenat, Emeraude, Nicolo, Emeraude pour EUGÈNE.

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A gauche : Portrait de l'impératrice Joséphine - Paul Ferdinand Louis Quaglia, 1813/1814 - Rueil Malmaison, Musée National des Châteaux de Malmaison et Bois Préau, A droite : Portrait de la reine Hortense - Jean Baptiste Regnault - Rueil Malmaison, Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau © Photos Notes Précieuses

On notera aussi que, lors de son mariage en 2010, la princesse héritière Victoria de Suède portait le diadème aux camées de son aïeule. Le portrait de l’impératrice Joséphine par Paul Ferdinand Louis Quaglia présenté à Rueil la montre arborant un diadème semblable. Sur un tableau réalisé par Henri François Riesener, on la voit par ailleurs portant une parure de saphir et diamants. Ce joyau, qui sera offert à sa fille la reine Hortense, devra être vendu après la chute de l’empire. Acheté par Louis Philippe d’Orléans, il se trouve aujourd’hui, ayant subi quelques transformations, dans la galerie d’Apollon du Louvre.

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A gauche : Miniature représentant l'Impératrice Joséphine - D'après François Pascal Simon, baron Gérard - Rueil malmaison A droite : Pendentif en émail et or représentant l'impératrice Joséphine - Jean-François Soiron, 1807 - Stockholm, Nationalmuseum © Photos Notes Précieuses

L’exposition présente également des bijoux plus intimes. Illustrant l’affection que se portait le couple Eugène de Beauharnais et Auguste Amélie de Bavière, on peut découvrir un bracelet confectionné avec les cheveux de la princesse dont le fermoir est orné d’une miniature représentant son œil droit qui pour les romantiques était le miroir de l’âme. Dans le même registre figure un collier tressé avec les cheveux de leur fille, la future reine Joséphine.

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A gauche : Collier en cheveux et or émaillé, tressé des cheveux de la futur reine Joséphine coupés lors de sa confirmation - 1821 - collections de S.M. Le Roi de Suède, A droite : Bracelet avec les cheveux tressés d'Auguste Amélie de Leuchtenberg et fermoir en or orné d'une miniature représentant son oeil droit - Vers 1815/1830 - Collection de S.M. Le Roi de Suède © Photos Notes Précieuses

Eugène a eu sept enfants et on peut admirer huit portraits miniatures en or et émail le représentant avec eux. L’ensemble composait à l’origine un bracelet porté par Auguste Amélie.

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A gauche : Portrait d'Auguste Amélie de bavière, duchesse de Leuchtenberg - D'après Joseph Stieler, après 1820 - Rueil malmaison, Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau © Service de Presse RMN, Grand Palais/Gérard Blot, A droite : Bracelet en ivoire, or, émail d'Auguste Amélie de Bavière composé de 8 médaillons représentant Eugène de Beauharnais et de leurs 7 enfants - Attribué à Abraham Constantin, d'après Joseph Stieler, 1818 - Collections de S.M. Le Roi de Suède © The Royal Court, Suède, photo Alexis Daflos

Autre bijou de la princesse : un pendentif en or émaillé, en forme de harpe renfermant une boite à musique.

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A gauche : Barrette en or et émail avec les insignes des ordres reçus par le prince Eugène de Beauharnais - 1823/1824 - Collections de S.M. Le Roi de Suède, A droite : Pendentif en or émaillé et brillants, en forme de harpe renfermant une boîte à musique - Anonyme - Vienne, 1809 - Collections de SM. le Roi de Suède © Photos Notes Précieuses

Parce que les reines de Suède étaient attachées à perpétuer la tradition de la famille, la reine Joséphine de Suède, la fille d’Eugène, portait quotidiennement un médaillon en or, bijou modeste mais frappé des chiffres de l’empereur Napoléon 1er et du prince Eugène et de la devise de ce dernier “Honneur et fidélité”. Ce pendentif comprenait aussi leurs cheveux.

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A gauche : Reliquaire autel en palissandre, émail et bronze, renfermant un fragment de la tombe de Napoléon à Sainte Hélène et des mèches de cheveux de l'Empereur et de son épouse Marie-Louise - Franz Xavier Fortner et Rexinger, 1842 - Collections de S.M. Le Roi de Suède, A droite : Pendentif en or avec des cheveux de Napoléon et d'Eugène de Beauharnais - Avant 1812 - Collections de S. M. Le Roi de Suède © Photos Notes Précieuses

L’attention du visiteur est par ailleurs attirée par un chef d’œuvre prêté par l’Ermitage de Saint Pétersbourg : un camée représentant les portraits de Ptolémée II et d’Arsinoé II. Ce magnifique camée antique d’une épaisseur exceptionnelle avait été offert par Joséphine au Tsar Alexandre 1er au cours d’une de ses nombreuses visites à La Malmaison.

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A gauche : Portrait de l'empereur Alexandre 1er - François Pascal Simon, baron Gérard, 1814 - Rueil Malmaison, Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau, A droite : Camée Gonzague ou "camée Malmaison" en sardoine à 3 couches sculptée et polie représentant Ptolémée II Philadelphe et Arsinoé II - Alexandrie, IIIème siècle avant JC - Saint Pétersbourg, musée national de l'Ermitage © The State Hermitage Museum, photo Vladimir Terebenin, Leonard Kheifets, Yuri Molodkovets

Napoleon-1L’exposition du Palais de Compiègne souligne quant à elle combien Bernadotte, devenu roi de Suède, et Alexandre 1er, tsar de toutes les Russies, se sont heurtés aux ambitions de Napoléon. Les négociations de paix à l’époque ne se concevaient pas sans échanges de cadeaux diplomatiques, véritables symboles du pouvoir. Côté Français, on offrait souvent des porcelaines de Sèvres et de somptueuses pièces d’orfèvrerie. On peut ainsi mesurer le rayonnement du Style Empire dans les cours étrangères et principalement à Stockholm et St Pétersbourg. La sélection de meubles et d’objets d’art présentée à Compiègne montre combien les artisans  locaux s’inspiraient du savoir faire français tout en faisant émerger des créations originales telles que la production de vases de pierres dures.

  • Exposition Destins Souverains, Joséphine, la Suède et la Russie – Musée National du Château de Malmaison – Avenue du château de Malmaison – 92500 Rueil Malmaison – Du 24 septembre 2011 au 9 janvier 2012
  • Destins Souverains, Napoléon 1er, le Tsar et le Roi de Suède – Palais Impérial de Compiègne – Place du Général de Gaulle – 60200 Compiègne – Du 23 septembre 2011 au 9 janvier 2012

Joaillerie, pierres précieuses et objets d’art des Habsbourg à Cambridge

Mercredi 4 janvier 2012

RoyautesL’exposition “Splendour & Power : Imperial Treasures from Vienna” du Fitzwilliam Museum de Cambridge permet de découvrir bijoux, pièces de joailleries, pierres précieuses et autres objets rares en provenance du trésor des Habsbourg. Il s’agit le plus souvent de pièces uniques créées à la gloire de la dynastie. Ces œuvres d’art avaient pour principale fonction d’afficher la grande richesse de l’Empire autrichien et de démontrer sa puissance. La quasi totalité des pièces proviennent du célèbre Kunsthistorisches Museum de Vienne.

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A gauche : Bague de pouce (Zehgir) en rubis, or et néphrite - Empire Ottoman - 2ème moitié du XVIème siècle, A droite : Pendentif coeur contenant les mèches de cheveux de l'impératrice Marie Thérèse - Vienne - XVIIIème siècle © Kunsthistorisches Museum, Vienne

Les bijoux sont nombreux : collier en argent et agate, bague en or, rubis, néphrite, médaillon en ivoire … Des bijoux médiévaux et Renaissance. Bon nombre de camées portent les effigies des souverains Habsbourg présentés dans le style des portraits impériaux romains. L’orfèvrerie est finement travaillée. On peut également admirer des objets précieux en agate, jaspe, cristal de roche ou lapis-lazuli ou plus anecdotiquement, une tasse en corne de rhinocéros.

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A gauche : Crucifix en lapis-lazuli et or - Florence - 1746, A droite : "Le jugement de Paris" en agate et vermeil - Alessandro Masnago, 2ème moitié du XVIème siècle - Milan © Kunsthistorisches Museum, Vienne

L’exposition “Splendour & Power : Imperial Treasures from Vienna” comprend de nombreuses objets de l’époque maniériste qui a vu l’explosion des cabinets de curiosité. On peut notamment admirer des œuvres de Giovanni Ambrogio Miseron, le plus grand de tous les graveurs de pierre dure de la Renaissance.

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A gauche : Tasse Nautilus - Ulrich Ment I. Augsbourg, 1624/1628, A droite : Médaillon en ivoire représentant l'Empereur Charles V - Italie du Nord, 1535/1540 © Kunsthistorisches Museum, Vienne

Autre période privilégiée : le baroque de la fin du XVIIème siècle. De nombreuses pièces présentées ont appartenu à l’empereur Rodolphe II et à Marie Thérèse qui fut le dernier souverain de la maison de Habsbourg et la seule femme de la dynastie à régner. Particulièrement émouvant : un pendentif de l’impératrice contenant une de ses mèches de cheveux.

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A gauche : Coupe en corne de Rhinocéros de Java et filigrane d'or - Gobelet début du XVIIème siècle - Dynastie Ming, Chine - Montage Goa, 1650/1700, A droite : Coupe en quartz fumé et argent doré - Ottavio Miseroni, Dionysio Miseroni, Maître HC, 1620,1628 - Prague - Montage Vienne, 1620/1630 © Kunsthistorisches Museum, Vienne

La visite de l’exposition est l’occasion de découvrir le Fitzwilliam Museum, musée de l’université de Cambridge, qui possède l’une des plus grandes collections d’art en Europe.

  • Exposition Splendour and Power : Imperial Treasures from Vienna – The Fitzwilliam Museum -
    Trumpington Street – Cambridge CB2 1RB – Angleterre
  • Du 16 août 2011 au 8 janvier 2012

Vente de bijoux de créateurs, d’artistes et haute joaillerie chez Pierre Bergé et Associés

Vendredi 9 décembre 2011

Encheres-bijouxLa maison Pierre Bergé et Associés propose une nouvelle vente aux enchères publiques de bijoux à Bruxelles. Dans une première partie, sont vendus des bijoux de la moitié du XIXème siècle à nos jours, bénéficiant des signatures les plus prestigieuses parmi lesquelles Boivin, Boucheron, Bulgari, Cartier, Chaumet, Deprés, Lalique, Mauboussin, Poiray, Van Cleef & Arpels … La deuxième partie de la vente concerne des bijoux de créateurs contemporains de l’après guerre et des bijoux d’artistes – Arp, Braque, Calder,  Dali, Ernst, Lalanne, Man Ray, Picasso … -

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En haut, A gauche : Bracelet rigide ouvert en or jaune et gris 18 carats - Années 1960 - Au centre : Sautoir composé de treize drapeaux en or, émaillés polychromes séparés par treize étoiles pavées de diamants brillantés. Les drapeaux représentent les Etats de la première Confédération des Etats-Unis d’Amérique. Monture en or 18 kts. Travail italien. Signé - Bulgari, Années 1980 - A droite : Boucles d'oreilles clips en émeraudes et onyx, diamants poire. Monture en or jaune 18 kts. Travail belge, En bas, A gauche : Collier draperie avec 9 cachets breloques en or, améthystes, jaspe sanguin, cornaline, rubis, saphirs, agate blanche, citrine, A gauche 2 : Parure "Ludo" composée d'un bracelet à maillons hexagonaux, rubis, diamants et paire de boucles d'oreilles clips sertis de diamants et rubis. Travail français. Bracelet signé et numéroté - Van Cleef and Arpels, 1935, A droite 1 : Boucles d’oreilles pendantes diamant poire et diamants brillantés. Monture en platine - Epoque Art déco, A droite 2 : Clip gerbe en diamants brillantés. Monture en platine. Travail français des Années 1960.

De l’or, des diamants et autres pierres précieuses, des broches, des bracelets, des colliers et des boucles d’oreilles de différentes époques, mais toujours de la plus belle facture, composent la première partie de la vente. Parmi les 220 bijoux mis en vente dans cette catégorie, on trouve par exemple un collier “collerette” en or et lignes de diamants brillantés créé par Van Cleef & Arpels dans les années 1960 ou encore un bracelet ruban à décor d’entrelacs en or et diamants griffé Buccellati, datant des années 1990, un rare bracelet articulé en or jaune signé Frédéric Boucheron représentant un serpent dans une frise de feuilles de lierre, une rare parure de Van Cleef and Arpels composée d’un bracelet et boucles d’oreilles à maillons hexagonaux, rubis et diamants, une paire de boucles d’oreilles clips en émeraudes provenant de Colombie.

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A gauche : Pendentif "météorite" en or jaune 18 carats uni et matricé et sautoir "météorite" en or jaune 18 carats - Attribué à Wolfers, années 1970, Au centre : Collier draperie en or jaune et rose 18 carats. Travail français. Poinçon de Maître - Jean Despres, années 1960, A droite : Bracelet articulé en or jaune 18 carats, signé - Frédéric Boucheron, Années 1890-1900

Voisinent avec ces bijoux, une paire de clips d’oreilles des années 1970 signée Chaumet en forme de ruban en or soulignés de diamants, rubis et émeraudes ; une boite de beauté époque Art Déco de chez Cartier en or guilloché ; une bague jonc ornée d’un cabochon de tourmaline rose des années 1990 de chez Poiray ou encore un important sautoir signé Bulgari composé de treize drapeaux en or, émaillés polychromes représentant les Etats de la première Confédération des Etats-Unis d’Amérique.

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En haut, A gauche : Bracelet en plexiglas et cristal - Catherine Noll, 1970, Au centre : Pendentif en argent et cristal de roche taillé et chaîne en argent. Signés, datés et poinçonnés - Wiwen Nilsson, fin des années 1930, A droite : Bague en argent et cristal taillé. Monogrammée, poinçonnée - Theresia Hvorslev, Suède, 1970, En bas, A gauche : Bague biomecanique en or blanc, or rose, or jaune et cabochon de rubis. Pièce unique, signée et poinçonnée. Commande spéciale pour la Maison Van Esser, Belgique - Claude Wesel, 2009, Au centre : Boucles d’oreilles pendantes en argent "Aglaophenia diegensis". Pièce unique - Dinie Besems, 2005, A droite : Grand sautoir "1 - 2 - 3" en argent, fer rouillé et kevlar. Pièce unique. Signé et daté - Marianne Anselin, 2010.

La deuxième partie de la vente concerne des bijoux de créateurs contemporains et bijoux d’artistes allant de la deuxième guerre mondiale à nos jours. Ces bijoux illustrent la richesse en expériences nouvelles des trente dernières années du XXème siècle dans le domaine de la

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A gauche : Longues boucles d’oreilles en or jaune. Signés Babetto, numérotés 2/7, poinçonnés - Giampaolo Babetto, 1988, A droite : Broche en lamelles mobiles, or jaune et titane. Pièce unique. Signée G. Corvaja - Giovanni Corvaja, 1989

bijouterie. Parmi les créateurs contemporains, on trouve des créations de Wiven Nilson, pionnier du modernisme suédois dans l’art du bijou, Giovanni Corvaja, qui réalise des bijoux en métal d’une grande finesse et a reçu le prix Herbert Hofmann en 1992, Giampaolo Babetto, qui s’inspire de l’architecture et a reçu de nombreux prix internationaux, du danois Georg Jensen, du néerlandais Ted Noten, de Line Vautrin ou de Marianne Anselin, jeune créatrice française, élève de Gilles Jonemann qui travaille autour des objets “porteurs de mémoire”.

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En haut, A gauche : Broche/pendentif et sa chaîne en or émaillé. Signée Corneille, numérotée 1/10. Poinçonnée "Koninlijke Begeer", Pays Bas - Corneille - Guillaume Cornelis Beverloo, 1986, Au centre : Broche mobile "movimento studio uranio" en or jaune, or blanc et or rose. Pièce unique. Signée et datée - Alberto Giorgi, 1969, A droite : Bracelet "Metamorfosi" en or blanc et or jaune. Pièce unique. Sculpté, ciselé par la main de l’artiste et signé Martinazzi - Bruno Martinazzi, 1973, En bas, A droite : Bague en or jaune, diamants, corail, onyx noir, lapis-lazuli, jade et turquoise. Réalisée par Cleto Munari. Signée Sottsass, Cleto Munari, numérotée 03 et poinçonnée - Ettore Sottsass,1984/1986 Au centre : Broche en laiton patiné canon de fusil. Monogrammée - Hervé Van Der Straeten, 2009, A droite : Longue boucles d’oreilles avec éléments mobiles en or. Réalisées par Cleto Munari et poinçonnées - Angelo Mangiarotti, 1990

Concernant les bijoux d’artistes, tous sont portables car il s’agit souvent de cadeaux que ceux-ci ont imaginé pour des proches. Il y a par exemple une broche en or émaillé de Corneille, un pendentif en émail sur or de Karel Appel “Clown with diamond eyes”, daté de 1980, où l’on

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A gauche : Bague en or blanc, or jaune et diamants. Réalisée par Cleto Munari. Signée D. Palterer, Cleto Munari et poinçonnée - David Palterer, 1984/1986, Au centre : Collier "Saba" en argent massif martelé. Pièce unique signée - Elie Hirsch, 2010, A droite : Boucles d’oreilles en or et rubis. Réalisés par Cleto Munari. Signés H. Hollein, Cleto Munari, numérotés 05 et poinçonnés - Hans Hollein, 1984/1986

retrouve l’esprit de Cobra. Il y a aussi  une paire de longs pendants d’oreilles en or rose signé Man Ray, une rare bague en or blanc, jaune et diamants de David Palterer, un collier d’Elie Hirsch, sculpteur, qui travaille ses bijoux au marteau

  • Exposition publique Bijoux & Precious Design – Pierre Bergé et Associés – Place du Grand Sablon 40 – 1000 Bruxelles – Belgique – Du 10 au 13 décembre 2011, de 10h à 18h et 14 décembre, de 10h à 13h
  • Vente aux enchères Bijoux & Precious Design – Pierre Bergé et Associés – Place du Grand Sablon 40 – 1000 Bruxelles – Belgique – 14 décembre 2011, 17h

Bijoux grenat, bijoux contemporains et joaillerie à la Fête du Grenat de Perpignan

Jeudi 24 novembre 2011

Bijou-grenatPour la troisième année consécutive, Perpignan commémore la Saint Eloi, fête du grenat par une série d’événements festifs et pédagogiques. Initiée par l’Institut du Grenat, le syndicat artisanal des bijoutiers joailliers et la confrérie cette manifestation, qui se déroule sur une semaine, célèbre bien sûr le patron des orfèvres. Mais il ne s’agit pas uniquement ici de perpétuer une tradition. L’objectif est aussi d’instaurer un moment fort récurrent de promotion de l’artisanat bijoutier local et de la culture catalane dont les bijoux en grenats sont un des meilleurs ambassadeurs.

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A gauche : Bague en or et écrou - Gilles Jonemann, Au centre : Collier en coquillages et ficelle - Gilles Jonemann, A droite : Gilles Jonemann recherche des matériaux © Gilles Jonemann

Designer-contemporainComme les années précédentes, la commémoration de la Saint Eloi à Perpignan revêt plusieurs formes : défilés en costume, animations pédagogiques, expositions sur le bijou, conférences et ateliers de démonstrations techniques … Une soirée documentaire, en collaboration avec l’Institut Jean Vigo, permet notamment au public de mieux connaître l’univers du bijou contemporain et de la joaillerie. On y découvre trois films : “Gilles Jonemann, sculpteur et créateur de bijoux“, réalisé par Romain Claris ; “Tableau vivant” réalisé par Nina Sajet et “Le monde de Vendôme” réalisé par Michèle Heuzé et Olivier Taïeb. Michèle

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Bijoux, objet du film "Tableau vivant" de Nina Sajet, A gauche : Bague - Nina Sajet, Au centre : Collier - Nina Sajet, A droite : Pipe "Oiseau" - Nina Sajet © N. Sajet

Heuzé, par ailleurs historienne de l’art, propose cette année une conférence sur “le mot dans le bijou“. Jérôme Casalis présente quant à lui son film sur “Le Grenat de Perpignan“. On notera qu’au même moment, ce film est diffusé à Nancy dans le cadre du Week-end des bijoutiers créateurs, avec la complicité du Pôle Bijou Baccarat.

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Extrait du documentaire "Le monde de Vendôme" de Michèle Heuzé et Olivier Taïeb, Barking Dogs Productions

Cette année, par ailleurs, Perpignan accorde une large place aux Provençaux en raison d’une proximité culturelle. Et, pour entrer dans l’histoire et les coutumes provençales, la confrérie “Le Grenat de Perpignan” entend offrir à la Reine d’Arles en Provence, une parure de Grenats fabriquée dans le respect total des méthodes ancestrales. Depuis 1930, Arles est en effet “un royaume” sur lequel règne une jeune femme dont le vêtement d’apparat est le costume traditionnel du terroir arlésien.

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A gauche : Cortège de la St Eloi en costume traditionnel, A droite : Astrid Giraud, reine d'Arles © Institut du Grenat

Reconnue par les élus et les habitants du Pays d’Arles, cette Reine est la représentante officielle de la langue, des coutumes et des traditions du peuple provençal. Le 27 novembre 2011, c’est le dessin d’un collier à motifs d’hirondelles avec ses boucles d’oreilles assorties, qui lui sera présenté au Théâtre Municipal de Perpignan. La parure, une fois réalisée, lui sera offerte en Arles en 2012, à l’occasion de la commémoration des 500 ans de la confrérie des gardians.

  • Fête de la Saint Eloi, la fête du Grenat de Perpignan – Perpignan – Du 26 novembre au 4 décembre 2011
  • Lancement de la semaine de la St Eloi – Théâtre de l’Archipel – Avenue Général Leclerc – 26 novembre 2011, 12h
  • Exposition Concours National des St Patrons des Métiers d’Art, Bijoutiers créateurs – La Funeraria – Campo Santo – Rue Amiral Ribeill – Du 26 novembre au 4 décembre 2011, de 11h à 17h30, sauf lundi
  • Exposition Le costume d’Arles en Provence proposé au patrimoine immatériel de l’Unesco – Palais des Corts – Croix Rouge française – 24, rue de l’Argenterie, place des Orfèvres – Du 26 novembre au 4 décembre 2001, de 11h à 17h30 sauf lundi
  • Journée du costume et du bijou – Centre ville Perpignan, départ Palais des Congrès Georges Pompidou – 27 novembre 2011, 10h
  • Cérémonie autour de la reine d’Arles – Théâtre Municipal – Place de la République – 27 novembre 2011, de 15h30 à 17h
  • Documentaires “Gilles Jonemann, sculpteur et créateur de bijoux” de Romain Claris, “Tableau vivant” de Nina Sajet et “Le Monde de Vendôme” de Michèle Heuzé et Olivier Taïeb – Institut Jean Vigo – L’Arsenal – 1, rue Jean Vielledent – 30 novembre 2011, 19h30
  • Conférence “De l’encre à l’or, le mot dans le bijou” – Michèle Heuzé – Médiathèque – 15, rue Emile Zola – 3 décembre 2011, 14h30
  • Documentaire “Le Grenat de Perpignan” de Jérôme Casalis et Remise des prix pour le Concours National des St Patrons des Métiers d’Art – La Funeraria – Campo Santo – Rue Amiral Ribeill – 4 décembre 2011, 15h et 15h45
  • Institut du Grenat – 22, bd Wilson – 66000 Perpignan – Tél : 06. 83. 82. 29. 18 – E Mail : contact@institutdugrenat.com

Bracelets exceptionnels de René Boivin et Suzanne Belperron chez Christie’s

Mercredi 23 novembre 2011

Enchere-bijouxDans la vente aux enchères du 24 novembre 2011, Christie’s Paris met à l’honneur la créativité de joailliers prestigieux tels Cartier, Van Cleef and Arpels, Mauboussin, Chopard, Lorenz Bâumer, Boucheron, Bulgari, Line Vautrin … Le clou en est une variation de bijoux sur un même thème dus à René Boivin et Suzanne Belperron. Trois bracelets exceptionnels, par leurs formes, leurs coloris et la maîtrise de leur réalisation, considérés comme des pièces majeures du milieu du XXème siècle.

Le premier bracelet, sculptural, en améthystes et émeraudes, a été dessiné par Suzanne Belperron et réalisé par Jeanne Boivin à la fin des années 1930.

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Bracelet Améthystes et émeraudes, monture en vermeil et or - René Boivin © Christie's

Le style de la maison Boivin est reconnaissable à la complexité et au raffinement du dessin, aux choix des couleurs, à l’utilisation du vermeil. Des chevrons sertis d’émeraudes mettent en valeur l’améthyste, pièce maîtresse de ce bijou .

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En haut : Bracelet tourmalines, émeraudes, péridots, béryls, saphirs - Suzanne Belperron, En bas : Bracelet morganite, améthyste, rubis, spinelles, saphirs, tourmalines - Suzanne Belperron, © Christie's

Les deux autres bracelets sont d’un style identique. L’un est en morganite, améthyste, rubis, spinelles, saphirs de couleurs tourmalines. L’autre est en tourmalines, émeraudes, péridots, béryls et saphirs de couleur. Ces deux pièces ont été réalisées par Suzanne Belperron et portent les poinçons de Darde et Fils des années 1955-1960. Suzanne Belperron, pionnière du bijou moderne, puisait son inspiration dans la nature, les tissus d’Orient, les ornements mayas et les dessins tribaux africains.

  • Exposition publique Paris Jewels, Lots 1-275  – Christie’s Paris – 9, avenue Matignon – 75008 Paris – 24 novembre, de 10h à 12h
  • Vente aux enchères Paris Jewels, Lots 1-275- Christie’s Paris – 9, avenue Matignon – 75008 Paris – 24 novembre 2011, 14h

Joaillerie de Jean Schlumberger au Virginia Museum of Fine Arts

Jeudi 17 novembre 2011

Joaillerie-francaiseLe Virginia Museum of Fine Arts de Richmond (USA) nous permet de découvrir une trentaine de bijoux et objets de décoration représentatifs de l’œuvre du designer Jean Schlumberger. Les pièces présentées sont issues des riches collections du musée.  A travers l’exposition “The Jewels of Jean Schlumberger”, le VMFA rend hommage à l’œuvre d’un joaillier qui compte parmi les plus originaux du vingtième siècle.

Le joaillier Jean Schlumberger dirigea pendant plus de trente ans un département de Tiffany & Co qui produisit des joyaux encore actuellement parmi les plus recherchés. Ses créations ludiques et colorées rejoignent la Haute joaillerie dans un mélange d’inspiration puisée dans la faune et la flore et d’imagination fortement teintée de surréalisme.

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A gauche : "Pot de fleurs" en améthyste, émeraudes, diamants, minerai de grenat noir, terre cuite et 18, 20 et 22 carats d'or - Jean Schlumberger, 1960 - Collection de Mme Paul Mellon © VMFA, 2011, photo Katherine Wetzel, A droite : "Paire d'oiseaux" en émail vert et blanc, laque noire et ivoire, rubis, turquoise, or 18 carats - Collection de Mme Paul Mellon © VMFA, 2011, photo Travis Fullerton

Il inclut dans ses créations une large variété de pierres précieuses et de métaux, remettant ainsi à l’honneur des techniques traditionnelles telles que l’émail paillonné. Ses bracelets en émail paillonné étaient particulièrement prisés par Jackie Kennedy. Parmi les nombreux bijoux offerts par Richard Burton, Elizabeth Taylor reçut la broche “Nuit de l’Iguane”, une broche or, diamants, émeraudes et saphirs, en forme de poisson-chat, conçue par Jean Schlumberger pour Tiffany & Co.

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A gauche : Boîte "Coquille" en émeraudes, saphirs, turquoises, or 18 carats - Jean Schlumberger,1958 - Collection de Mme Paul Mellon © VMFA, 2010, photo Katherine Wetzel, A droite : "Oeuf de Pâques" en émail, or 18 carats - Jean Schlumberger, 1962 - Collection de Mme Paul Mellon © VMFA, 2011, photo Katherine Wetzel,

Jean Schlumberger est né en Alsace. Dès les années 1920, son talent est reconnu et ses créations originales défendues par ses amis, notamment la princesse Marina, duchesse de Kent et Diana Vreeland, qui deviendra grande prêtresse de la mode pour les magazines Harper’s Bazaar puis Vogue. Dans les années trente, il créera des bijoux fantaisies pour la créatrice de mode Elsa Schiaparelli. C’est en 1956, qu’il rejoint Tiffany ou il aura totale liberté de dessiner des bijoux et objets selon son inspiration, donnant ainsi un nouveau souffle aux créations de la célèbre Maison de la Cinquième Avenue.

  • Exposition The jewels of Jean Schlumberger – Virginia Museum of Fine Arts – 200 N. Boulevard, Richmond, VA 23220-4007 – USA
  • Du 30 juillet 2011 au 18 mars 2012

Bijoux d’Elizabeth Taylor mis en vente chez Christie’s

Mardi 15 novembre 2011

E-TaylorElizabeth Taylor possédait l’une des plus belles et des plus importantes collections de bijoux au monde comprenant diamants, pierres précieuses, pièces historiques et créations qui lui étaient dédiées. La vente de ces joyaux, les 13 et 14 décembre prochain par Christie’s New York, est un événement exceptionnel dans le monde du bijou. Au plan financier tout d’abord : la star avait réuni des objets phares des plus grands joailliers tels que Bulgari, Boucheron, Cartier, JAR, Schlumberger, Tiffany, Van Cleef & Arpels … La sélection des 269 bijoux offerts à la vente est estimée à plus de 30 millions de dollars. Au plan affectif également : ces bijoux ponctuent la carrière et la vie d’une des plus grandes stars du cinéma mondial. A défaut de pouvoir les acquérir, les amateurs de bijoux du monde entier peuvent admirer quelques uns de ces objets de légende dont chacun raconte une histoire. Après Moscou, Londres, Los Angeles et Dubaï, ils sont présentés à Paris les 16 et 17 novembre. La tournée internationale se poursuit ensuite à  Hong Kong et Tokyo avant de se terminer, avant la vente, par l’exposition de l’ensemble de la collection chez Christie’s à New York.

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A gauche : Boucles d'oreilles "Portanova" en diamant - Marina B - Collection du baron et la baronne di Portanova, Au centre : Parure bijoux "Reine Marguerite", collier et boucles d'oreilles en diamant, diamants de couleur et chrysoprase - Van Cleef & Arpels, A droite : Bague en diamants cognac - Van Cleef & Arpels, 1974 © Christie's Images LTD, 2011

Les bijoux mis en vente constituent de véritables trésors représentant des souvenirs personnels de la star et des cadeaux auxquels elle était très attachée. Ils marquent aussi bien sa vie professionnelle que sentimentale. Au premier rang de ces souvenirs figurent les cadeaux de l’acteur Richard Burton qui fut à deux reprises son mari. Il y a tout d’abord ce superbe diamant de 33.19 carats offert en mai 1968. Liz le portait pratiquement tous les jours car disait-elle, “Avec ses étincelles de rouge et blanc et bleu et violet, et plus encore, c’est comme s’il était animé d’une plénitude intérieure”.

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A gauche : "La Peregrina", perle du 16e siècle, collier de rubis et diamants - Réalisé par Elizabeth Taylor avec Al Durante de Cartier, A droite : Broche "Papillon" Art Nouveau en émail et gemmes - Boucheron, 1905 © Christie's Images LTD, 2011

Elle avait aussi reçu en cadeau un collier de rubis et diamants réalisé par Al Durante de Cartier sur ses consignes très précises. Il comporte une perle en forme de poire de 203 grains – ou 55 carats – datant du début du 16e siècle. Cette remarquable perle, découverte au début des années 1500 dans le Golfe du Panama, avait longtemps fait partie des joyaux royaux d’Espagne.

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A gauche : Alliances des Burton, Au centre et à droite : Parure "Granny", collier et boucles d'oreilles en diamants et or "Barquerolles" - Van Cleef & Arpels, 1970/1971 © Christie's Images LTD, 2011

Toujours au titre des cadeaux de Burton, on trouve les alliances en diamants offertes en 1964 lors du premier mariage à Montréal, ainsi qu’en 1975, à l’occasion du deuxième mariage au Botswana. Il y a également l’ensemble “Granny”, en diamants et or, par Van Cleef & Arpels offert en 1971  pour marquer la naissance du premier petit-enfant de Liz alors qu’elle n’avait que 39 ans !

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A gauche : Sautoir en saphirs et diamants - Bulgari, Au centre : Bague "Trombino" en saphir et diamants - Bulgari, A droite : Diamant Taj Mahal - Vers 1627/1628 - Chaîne en or et rubis - Cartier © Christie's Images LTD, 2011

Pour ses 40 ans, l’actrice reçut un sautoir en saphirs et diamants de style Art déco, par Bulgari. Elle reçut également à cette occasion le Diamant Taj Mahal, chaîne en or et rubis, par Cartier. Le diamant, en forme de cœur avait appartenu à la femme du prince hindou dont la mort fut à l’origine de l’édification du majestueux Taj Mahal. Burton avait été captivé par l’histoire entourant ce diamant mythique. Pour l’anecdote, notons encore trois bagues en diamants, cadeau de Richard  à Elizabeth qui l’avait battu au ping-pong lors d’un séjour dans leur chalet à Gstaad …

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A gauche : Parure en émeraudes et diamants - Bulgari, Au centre : Broche "Nuit de l'Iguane" en diamants et gemmes - Jean Schlumberger, Tiffany & Co.,vers 1964 , A droite : Bracelet corail, diamant et émeraude - David Webb © Christie's Images LTD, 2011

Burton avait également tenu à marquer les événements forts de la carrière cinématographique de Liz. C’est pendant le tournage du film “Cléopâtre” que s’est progressivement “formée” la parure en émeraudes et diamants qui sera mise en vente. Le couple Taylor Burton multipliait les visites à la boutique Bulgari, Via Condotti à Rome. Chacun des bijouxcollier, pendentif, bague, bracelet, boucles d’oreilles –  constitue un souvenir particulier lié au tournage. C’est l’époque où Richard Burton aimait à dire “j’ai présenté Liz à la bière, et elle m’a présenté à Bulgari”. La broche “Nuit de l’Iguane” par Jean Schlumberger, Tiffany & Co. avait été offerte à l’occasion de la première du film “La Nuit de l’Iguane”. Pour Elizabeth, ce bijou serpentin façonné de diamants et d’or et rehaussé d’émeraudes et de saphirs symbolisait surtout les premiers jours de leur mariage.

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A gauche : Boucles d'oreille en rubis et diamants - Cartier, A droite : Paire de clips d’oreilles "Ball" en diamants et saphirs multicolores - JAR © Christie's Images LTD, 2011

Elizabeth Taylor avait également reçu des bijoux de son troisième mari, le producteur Mike Todd : une parure en rubis et diamants, par Cartier et un diadème ancien en diamants (vers 1880) qu’elle porta  durant la cérémonie des Oscars à Los Angeles, lorsque “Le tour du monde en 80 jours” – réalisé par Todd – reçut le prix du meilleur film.

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Elizabeth Taylor © Douglas Kirkland Corbis

L’actrice achetait aussi elle même des bijoux. Elle avait ainsi acquis “Le Miroir de Cléopâtre” en or et turquoise, par Bulgari, en 1962, à la fin du tournage à Rome du film “Cléopâtre”. Parce qu’elle aimait également les bijoux contemporains, elle a acquis une paire de clips d’oreilles “Ball” en diamants et saphirs multicolores conçue par Joël Rosenthal (connu par ses initiales JAR). Le joaillier parisien avait joué avec les différentes teintes du saphir pour évoquer la couleur insaisissable des yeux de l’actrice.

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A gauche : Parure bijoux "Singes", collier et boucles d'oreilles en diamants et différentes gemmes - Massoni - Collection du baron et la baronne di Portanova, Au centre : Collier antique en diamant, A droite : Broche en diamant - Van Cleef & Arpels, 1926 © Christie's Images LTD, 2011

En avril 1987, l’actrice avait également acquis aux enchères une épingle en diamants représentant l’insigne royal du Prince de Galles ayant appartenu autrefois à la Duchesse de Windsor. Elizabeth Taylor admirait ce bijou chaque fois qu’elle voyait la Duchesse le porter. A son décès, elle acquit l’épingle aux enchères en souvenir de son amie défunte.

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A gauche : "Broche du prince de Galles" en diamants - Vers 1935 - Collection de la Duchesse de Windsor, Au centre : Bracelet charms composé de 20 breloques assorties, A droite : Collier en or avec jetons d'opéra en ivoire - Vers 18e/19e siècles - Don de la Succession d'Edith Head © Christie's Images LTD, 2011

Seront également mis en vente : le collier de la styliste Edith Head, amie proche de la star. Ce collier en or avec jetons d’opéra en ivoire avait été légué à Liz Taylor lors de la succession Edith Head. On remarque également, parmi les bracelets charms, composés par l’actrice de l’adolescence à l’âge adulte, celui qui et composé de 20 breloques et comprend notamment un clap de cinéma gravé “La mégère apprivoisée”, une loupe de joaillier en or à son nom et un médaillon comprenant le nom et la date de naissance de chacun de ses quatre enfants.

  • Exposition de la Collection Elizabeth Taylor – Christie’s Paris – 9, avenue Matignon – 75008 Paris – Du 16 novembre (de 12h à 00h) au 17 novembre 2011 (de 10h à 12h), accès libre
  • Vente aux enchères de la Collection Elizabeth Taylor – Christie’s New York – 20 Rockefeller Plaza – New York, NY 10020 – Du 13 au 16 décembre 2011 – 13 décembre : “Les bijoux légendaires” (vente du soir) et 14 décembre “Bijoux” (sessions II et III)

Les journées particulières de Chaumet

Vendredi 14 octobre 2011

Chaumet-joaillerieLes 15 et 16 octobre prochains, Chaumet ouvrira les portes des salons de l’Hôtel particulier Baudard de Saint James, siège de la Maison. Ces “Journées Particulières” permettront au public de découvrir le patrimoine historique et le savoir-faire de cette prestigieuse Maison de Haute Joaillerie, fondée en 1780.

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Techniques et savoir-faire de la Maison Chaumet © Photos Chaumet

Béatrice de Plinval, conservateur du musée en charge du patrimoine, proposera aux intéressés des visites guidées, des rencontres, des présentations. Quant à Pascal Bourdariat, chef d’atelier, expliquera les différentes étapes de la fabrication d’un diadème, du dessin au polissage en passant par le diadème maillechort (alliage de cuivre et d’étain repeint).

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Une partie de la collection de diadèmes maillechort de Chaumet © Photo Notes Précieuses

Une collection unique de diadèmes maillechort, l’étape ultime avant la fabrication du bijou dans l’atelier, sera exposée dans le salon des diadèmes.

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A gauche : Une partie de la collection de diadèmes maillechort de Chaumet, A droite : Diadème "Epis de blé" en diamants, or et argent - Chaumet, 1810 - Collections Chaumet Paris © Photos Notes Précieuses

Les visiteurs pourront admirer, lors de ces journées, des bijoux anciens comme le diadème Empire “Epis de blé” en diamants, or et argent, la parure de rubis et de diamants de l’impératrice Marie-Louise ou le diadème Bourbon-Parme de la Belle Époque. Ils sont les témoins de la transmission du savoir-faire en Haute Joaillerie de cette Maison.

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A gauche : Salon des perles de l'Hôtel particulier Baudard de Saint James, A droite : Dessins de bijoux - Chaumet © Photos Chaumet

Enfin, des dessins de bijoux, notamment ceux de René Lalique à la Belle Époque, issus des archives Chaumet, seront mis en scène dans les bibliothèques du Cabinet des dessins.

  • Journées particulières LVMH, Maison Chaumet – Hôtel Baudard de Saint-James – 12, place Vendôme – 75001 Paris
  • Du 15 au 16 octobre 2011, de 10h30 à 19h, Rendez-vous sur place, entrée libre dans la limite des places disponibles

Oeufs et bijoux de Fabergé à Richmond USA

Samedi 1 octobre 2011

Virginia-museumLuxe et raffinement sont les qualificatifs qui caractérisent le mieux l’œuvre de Karl Fabergé. C’est pour mieux faire découvrir le joaillier russe aux Américains que le VMFA (Musée des beaux arts de Virginie) expose à Richmond la plus importante collection de bijoux et oeufs Fabergé jamais présentées aux Etats-Unis. L’exposition “Fabergé Revealed” réunit plus de 500 pièces qui permettent au public d’aujourd’hui de ressentir une émotion semblable à celle des familles fortunées qui, à la fin du XIXème siècle, venaient admirer ces joyaux dans les vitrines du bijoutier à St. Pétersbourg, Moscou et Londres.

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A gauche : "Imperial Peter the Great Easter Egg" en or, platine, diamants, rubis, émail, verre saphir, aquarelle, ivoire, cristal de roche - Karl Fabergé, 1903, Au centre : "Imperial Tsesarevich Easter Egg" en lapis-lazuli, or, diamants - Karl Fabergé, 1912, A droite : "Imperial Red Cross Easter Egg" en émail, argent, or - Karl Fabergé, 1915 © Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Bequest of Lillian Thomas Pratt, photo Katherine Wetzel

Parmi les pièces présentées à Richmond, il y a bien sûr les œufs Fabergé impériaux qui ont assis la renommée mondiale de Fabergé. On peut en admirer cinq sur les cinquante confectionnés par le joaillier. Ils sont accompagnés de cadres de photo émaillés, d’étuis à cigarettes en or, de luxueux pommeaux de cannes, d’animaux en pierre dure, de fleurs en cristal de roche, de broches et de boîtes incrustées de diamants et de rubis.

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A gauche : "Imperial Fire-Screen Frame" en or, platine, émail, perles Karl Fabergé, 1908-1917, Au centre : "Imperial Column Portrait Frame" en diamants, ivoire - Karl Fabergé, 1899-1908, A droite : "Star Frame" en or, émail, perles, verre, ivoire - Karl © Fabergé Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Bequest of Lillian Thomas Pratt, photo: Katherine Wetzel

La quasi totalité des pièces sont en métaux précieux et pierres précieuses. La “golden touch” de Fabergé était aussi un signe de fabrique. L’or coloré était le matériau favori des ateliers de Fabergé : par alliage d’or pur et de cuivre on obtenait l’or rouge ; avec l’argent ou le platine, c’était l’or blanc

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A gauche : "Imperial Rock-Crystal Easter Egg with Revolving Miniatures" en cristal de roche, diamant, or, émail, cabochon d'émeraude, miniatures en aquarelle, ivoire - Karl Fabergé, 1896 © Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Bequest of Lillian Thomas Pratt, photo: Katherine Wetzel, Au centre : "Imperial Pelican Easter Egg" en or rouge, diamants, émail, perles, miniatures panneaux pliants en aquarelle, ivoire - Karl Fabergé, 1897, © Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Bequest of Lillian Thomas Pratt, photo Katherine Wetzel, A droite : "The Nobel Ice Egg" en or, émail, cristal de roche, brillant et rose diamants avec boite houx Karl Fabergé © Photo C & M Photographers

Plus de 150.000 bijoux et autres objets précieux sont sortis de ses ateliers. Karl Fabergé a su développer une entreprise de première importance, la plus grande de Russie, avec six succursales et 500 collaborateurs. Il avait compris que son succès reposait aussi sur la qualité des collaborateurs dont il saurait s’entourer. Ses ateliers avaient tous leur spécialité et étaient dirigés par des joailliers de grand talent dont certaines œuvres signées Fabergé comportent les initiales. August Holström, par exemple, qui avait été engagé par son père, l’accompagna quasiment tout au long de sa carrière. On peut également citer les noms d’Erik Kollin, Mikhail Perkhin, Henrik Wigström

Bijoux-Faberge

A gauche : Diadème Leuchtenberg en diamants, or, platine - Karl Fabergé, 1900 - Arthur and Dorothy McFerrin Collection © Photo courtesy of Houston Museum of Natural History C & M Photographers, Au centre : Oeuf Impérial de Napoléon en or, émail, diamants, platine, velours ivoire, soie - Matilda Geddings Gray, Foundation Collection - Karl Fabergé, 1912, A droite : "Coiling Serpent Paperweight" en turquoise Persique, argent - Karl Fabergé © The Hodges Family Collection

Parcourir l’exposition “Fabergé Revealed” n’est pas uniquement l’occasion d’apprécier l’œuvre d’un artiste de renommée internationale, mais aussi d’un homme intimement lié à la famille impériale russe. Né en 1846, Karl Fabergé avait repris l’atelier de joaillerie familial en 1872. Mais c’est une première commande de l’impératrice Maria Feodorovna, épouse du tsar Alexandre III, qui marqua le véritable point de départ de son entreprise.

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A gauche : La boîte Bismark en diamant, brillants antiques, émaux guillochés, aquarelle, verre - Karl Fabergé © The Hodges Family Collection, Au centre : "Imperial Lilies of the Valley Basket" en or, argent, néphrite, perles, diamants taille rose - Karl Fabergé © Matilda Geddings Gray Foundation Collection, A droite : "Rowanberry Sprig" en cristal de roche, or, néphrite, purpurine - Karl Fabergé © The Hodges Family Collection

Peu de temps après cette commande, Fabergé fut nommé fournisseur de la couronne impériale et commença la série des 50 œufs de Pâques impériaux qui ont inscrit son nom dans l’Histoire. Maria Feodorovna reçut 30 de ces chefs-d’œuvre ; sa belle fille, épouse du dernier tsar Nicolas II, en a reçu 20. Après l’assassinat du tsar Nicolas et sa famille, Fabergé dû se réfugier en Suisse où il mourut en 1920. Une grande partie de ses œuvres n’a pas survécu à la Révolution de 1917.

  • Exposition Fabergé Revealed – Virginia Museum of Fine Arts – 200 N. boulevard – Richmond – Virginia – Etats Unis
  • Du 9 juillet au 2 octobre 2011

Trésor du Kremlin à Florence

Vendredi 9 septembre 2011

Musee-FlorenceDans le cadre de l’échange culturel Italo-Russe, le Palazzo Pitti de Florence accueille Le trésor du Kremlin (Il tesoro del Cremlino). L’exposition réunit 150 œuvres d’exception : des bijoux ornés de pierres précieuses qui paraient les tsars et les patriarches de l’église orthodoxe, de la vaisselle, des icones, des armes et armures … Ces joyaux proviennent de l’Armurerie du Kremlin, un des plus anciens musées de Moscou. L’exposition de Florence présente les objets de la période allant du XIIème au XVIIIème siècle. C’est l’époque la plus florissante ; l’armurerie du Kremlin était alors la “Salle au trésor” des Tsars. Parmi les collections exposées, on peut admirer aussi bien des objets achetés par les souverains russes que des objets reçus en tant que cadeaux des ambassadeurs de pays étranger.

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A gauche : Auréole de l'icône "Madonna Bogoljubskaja" en or, perles, pierres précieuses, en filigrane, ciselure, granulés - XIV/XVème siècle - Russie, Moscou, A droite : Mitre en or, perles, argent, pierres précieuses, soie, fil d'or, émail, gravure, tissage - XVII/XIXème siècle - Russie

Les trésors de la collection du Kremlin racontent la magnificience de la cour des tsars à travers les siècles en même temps que l’évolution des modes et des techniques, notamment en joaillerie. Peu de pièces témoignent des XIIème et XIIIème siècles, mais on sait qu’à cette époque les bijoux prenaient la forme de décors en argent sur les vêtements, de colliers, de bracelets et de bagues. Presque tous étaient réalisés selon la technique de la granulation.

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A gauche : Image votive montrant la "Crucifixion avec douleur" en or, émail cloisonné, filigrane, granulation - Fin Xe, début Xè siècle - Constantinople © Palais de Moscou Armurerie du Kremlin, A droite : Couronne de l'icône "Madonna Bogoljubskajen" or, perles, pierres précieuses, filigrane, ciselure, granulés - XIV/XVème siècle - Russie, Moscou

Quelques objets précieux byzantins de cette époque sont présentés : icônes en émail, camées et pierres taillées. Ils proviennent de la cathédrale du Kremlin. Les collections du musée s’enrichirent par la suite en raison des progrès de l’orfèvrerie. Au XVème siècle, des ateliers d’art ont été créés à l’intérieur même du Kremlin. La principale technique utilisée était alors celle du filigrane. Les icônes, reliquaires ou bijoux du XVIe siècle, appartiennent à la période dite classique et sont réalisés selon les techniques de niellage.

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A gauche : Pendentif de l'icône "Madonna Bogoljubskaja"en or, saphirs, émeraudes, tourmaline, grenat, almandin, turquoise, nacre, verre, perles gravées, filigrane, granulation Fin XIV, début XVe siècle © Moscou, Palais de l'armurerie du Kremlin, A droite : Casque ayant appartenu au tsar Alexeï Mihajlovicen en acier de Damas, or, pierres précieuses, perles, tissus, forgeage, ciselure, gravure, damasquinure en or, émail - Perse - XVI siècle © Palais de Moscou, Armurerie du Kremlin

On ne peut oublier bien sûr que la destination originelle de l’armurerie du Kremlin était la production et la détention d’armes. Le musée comporte des armes – y compris les premières armes à feu – et armures qui proviennent du monde entier. Dans ce domaine, on ne quitte pas totalement le domaine de la joaillerie car les armes des tsars étaient agrémentées de pierres précieuses et semi-précieuses. L’exposition de Florence comprend également une sélection de 19 œuvres en provenance des collections des Médicis. Il s’agit de cadeaux diplomatiques offerts par le tsar aux grands ducs de Toscane.

  • Exposition Il tesoro del Cremlino – Museo degli Argenti, Palazzo Pitti – Florence – Italie
  • Du 27 mai au 11 septembre 2011