Articles taggés avec ‘Georges Fouquet’

Bijoux Art nouveau d’Eugène Grasset à Lausanne

Mercredi 1 juin 2011

Eugene-GrassetLe Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne consacre une rétrospective à Eugène Grasset (1845-1917). Lausannois de naissance, cet artiste a exercé une influence majeure sur la renaissance des arts décoratifs en France. Il est internationalement reconnu pour ses illustrations dans “Harper’s Magazine”, “L’Illustration”, “Paris illustré”, ou “le Figaro illustré” et ses affiches, particulièrement la “Semeuse à tout vent”, emblème des Editions Larousse. Il a su mettre aussi sa connaissance des matériaux et des techniques au service de l’esthétique des objets du quotidien : meubles, tapisseries, céramiques, vitraux et bijoux … Des artistes tels Alphonse Mucha, Augusto Giacometti, Maurice Pillard-Verneuil ou Paul Berthon ont affirmé son rôle de précurseur et de théoricien de l’Art nouveau. Ses bijoux, dessinés pour le joaillier Henri Vever, ont connu un vif succès en 1900 à l’Exposition Universelle de Paris.

Larousse-illustre-Eugene-Grasset

A gauche : Emblème des éditions Larousse "Semeuse (Je sème à tout vent)" - Eugène Grasset, vers 1890 © Lausanne, Musée Cantonal des Beaux-Arts, photo Nora Rupp, Au centre : Eugène Grasset vers 1875 - Photographe J. Tarin © Lausanne, musée de l’Élysée, A droite : Chromolithographie, "Encre L. Marquet – La meilleure de toutes les encres" - Eugène Grasset, 1892 © Museum für Gestaltung Zurich, Plakatsammlung Photo Franz Xaver Jaggy

René Lalique avait, le premier, réalisé des bijoux Art Nouveau et de nombreux bijoutiers souhaitaient s’engager dans cette même voie : tandis que Georges Fouquet faisait appel à Alphonse Mucha, Henri Vever, lui, se rapprochait d’Eugène Grasset. Mucha et Grasset ont inventé des “bijoux de peintre” dont l’intérêt est dans la composition et dans les harmonies. Evelyne Possémé le souligne dans le catalogue de l’exposition : “Les harmonies colorées très particulières sont certainement le résultat d’une collaboration poussée entre Grasset, l’artiste peintre, et Vever, le bijoutier rompu à toutes les possibilités de son métier. Vever renforce le caractère barbare, primitif de ces bijoux en employant l’émail opaque dans des colorations sourdes et en semant les surfaces de pierres aux couleurs franches, taillées en cabochon“. La plupart des critiques s’accordent à considérer les bijoux dessinés par Grasset comme des pièces de vitrine, non véritablement destinés à être portées. D’ailleurs, ses bijoux ont essentiellement été acquis par les musées ; le plus grand nombre fut donné par Henri Vever au musée des Arts déco de Paris en 1924.

Art-nouveau-art-deco

A gauche : Paravent "Les Quatre Saisons" en bois et broderies polychromes - Eugène Grasset © Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, photo Eric Emo, Petit Palais, Roger-Viollet, A droite : Peigne "Assyrienne" en corne, or, émail, améthystes et brillants - Maison Vever bijoutier d’après un dessin de Grasset, 1900, © Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Photo : Patrick Pierrain, Petit Palais, Roger-Viollet

Influencé par les courants néomédiéviste, japoniste et symboliste, il a décoré ses bijoux ainsi que ses objets du quotidien d’une variété infinie de motifs : animaux, végétaux, ornements géométriques. Grasset mettait également en scène des personnages féminins légendaires ou chimériques. Chez lui, la femme était réduite à une typologie maniériste, ondulante et rousse, empruntée aux préraphaélites anglais et, à travers eux, à Boticelli. Ce qui ne l’empêchait pas de voir également en elle “l’ennemie héréditaire de l’homme, une harpie embusquée sous des oripeaux calculés pour faire disparaître ses imperfections” (Carnet, 1910).

Publicite-ancienne

A gauche : Crayon et aquarelle "Avril" sur papier vélin, projet pour le Calendrier pour 1896 offert par La Belle Jardinière - Eugène Grasset © Collection Julien et Vivant Gautrot, photo Thomas Hennocque, Paris, Au centre : Chromolithographie "Jalousie" (n°9, 10 estampes décoratives - Eugène Grasset, 1897 © Ville de Genève, musée d’Art et d’Histoire, cabinet d’Arts graphiques, photo Jacot-Descombes, A droite : Chromolithographie "Madrid International Exhibition of 1893-94, Palacio de la Industria y de las Artes" - Eugène Grasset, 1893 © Bruxelles, collection du musée d’Ixelles, photo Mixed Media

Si c’est avec le joaillier Henri Vever qu’il a réalisé une vingtaine de bijoux universellement reconnus comme des chefs d’œuvre, Eugène Grasset a également travaillé avec d’autres artisans, dans de multiples disciplines.  Il a réalisé des tapisseries avec les ateliers Jean-Louis Leclercq de Tourcoing, des horloges en grès émaillé avec la firme Emile Muller & Co, des panneaux en faïence avec la manufacture de Sarreguemines

Affiches-anciennes

A gauche : Chromolithographie "Abricotine. Délicieuse liqueur" - Eugène Grasset, vers 1900 © Collection particulière, A droite : Chromolithographie "Le Parasol" - Eugène Grasset, 1900 © Ville de Genève, Musée d’Art et d’Histoire, Cabinet d’Arts graphiques, photo Bevilacqua

C’est le procédé inventé par l’imprimeur Charles Gillot permettant la reproduction d’images à faible coût qui lui a permis de fournir des sujets à la grande presse, aux maisons d’édition et aux éditeurs de musique. Ces nombreuses collaborations l’ont placé au cœur d’un renouveau esthétique et industriel.

  • Exposition Eugène Grasset, l’Art et l’ornement – Musée Cantonal des Beaux-Arts – Palais de Rumine, place de la Riponne 6 CP – CH-1014 Lausanne – Suisse – Du 18 mars au 13 juin 2011
  • Visite commentée le 9 juin, à 18h30 par Sandrine Moeschler, médiatrice
  • Catalogue Eugène Grasset, l’art et l’ornement – Editions Cinq Continents et Le Seuil

Bijoux, accessoires et costumes de Divas

Vendredi 25 juin 2010

Le Centre National du Costume de Scène de Moulin (Allier) rend actuellement hommage aux Divas, qu’elles soient chanteuses d’opéras, actrices, meneuses de revue ou stars de la chanson. L’exposition “Vestiaire de Divas” présente une centaine d’effets – vêtements, bijoux et autres accessoires – qui ont contribué à leur aura. Elles sont une trentaine et se nomment entre autres Hortense Schneider, Sarah Bernhardt, Cecile Sorel,  Marie Bell, Maria Callas, Isabelle Adjani ou encore Zizi Jeanmaire, Edith Piaf ou Dalida … En parcourant l’exposition, et à la lecture du somptueux catalogue qui la complète, on entre de plain pied dans la légende de ces grandes dames. On peut aussi mesurer l’évolution du concept même de Diva au fil du temps.

Costume-et-pendants-d'oreilles

A gauche : Coiffure turban avec pendants d’oreilles, garnie de strass et de pierres turquoises. Robe longue style années 1930 avec bustier en tulle brodé de paillettes et de strass et jupe en mousseline - Costume pour le rôle de Lulu, acte I, scène 3, Opéra d'Alban Berg, A droite : Collier de pampilles de pierres irisées bleu foncé, strass et perles or attenant à la robe. Coiffure perruque recouverte de crin noir et ornée de différents bijoux. Robe brochée avec patchwork de lamés, dentelles et galons or, recouvert de tulle noir. Manteau à longue traîne en soie, recouvert de dentelle vieil or et tulle noir - Costume pour le rôle de Clytemnestre d'Elektra, opéra de Richard strauss - Collections CNCS/ONP © Photos : CNCS, Pascal François

Les costumes de scène témoignent des moments magiques qu’ont connus acteurs et spectateurs lors des représentations. A l’aube du XIXe siècle, les Divas - Diva est alors synonyme de cantatriceimposaient leurs choix artistiques : rôles, partenaires, mises en scène, et bien sûr accessoires et costumes. Les bijoux de luxe, les parures, la robe constituent la panoplie de la diva. Les tenues rivalisaient d’éclat : pierres précieuses, perles et paillettes, strass, plumes, somptueux tissus, riches broderies et fourrures. L’émulation était grande, chacune souhaitant faire mieux que sa rivale du moment. Chanteuses et comédiennes ont longtemps été propriétaires de leurs costumes, comme l’exigeaient leurs contrats.

Bijou casque et costume de scène

A gauche : Collier en métal patiné or avec sequins. Turban en soie et lamé or, avec diadème en métal or et sequins. Grande robe tunique en soie avec traîne doublée de lamé or. Etole en mousseline avec paillettes cuivre - Costume porté par Jessy Norman pour le rôle de Didon, Opéra Didon et Enée d'Henry Purcell - Collections CNCS/ONP, A droite : Bijou casque au cimier de plumes pour l'Africaine, Opéra de Meyerbeer, créé à l'Opéra de Paris en 1865 - Collection BNF, BMO © Photos : CNCS, Pascal François

Au théâtre, Sarah Bernhardt (1844 – 1923), plus que toute autre, veillait de près à ses tenues de scène. Elle les dessinait parfois elle même et accordait une grande importance aux bijoux, énormes, somptueux, voyants. Colliers, bagues, broches, fibules et diadèmes, devaient chatoyer sous les feux de la rampe. “La Divine” achetait ses bijoux à René Lalique ou à Georges Fouquet et les faisait dessiner par Mucha. Plus tard, Lucienne Bréval (1870-1935), tragédienne lyrique de l’Opéra de Paris, adorait aussi les bijoux, à la ville comme à la scène. Certains d’entre eux lui furent offerts par Sarah Bernhardt. A chaque création de rôle, elle faisait réaliser les bijoux qu’elle porterait sur son costume : ainsi une double agrafe pour son manteau de la Walkyrie, un trident en diamants, des bracelets de différents styles et tailles. A titre personnel également, nombreuses sont les artistes qui, à l’instar de Mary Garden ou d’Adelina Patti (1843-1919) se voient couvrir de bijoux et de diamants par leurs nombreux admirateurs. “La Patti” n’était-elle pas surnommée “la diva aux millions“?

Bracelet et broche Sarah Bernhardt

A gauche : Bracelet émaillé, A droite : Broche représentant les masques de la Tragédie et de la Comédie avec inscription "A Sarah Bernhardt, la gloire de l’art français, décembre 1896" - René Lalique, 1896 - Collection Comédie-Française © Photos : CNCS, Pascal François

Après la Seconde Guerre Mondiale, le public s’intéressera surtout aux stars d’Hollywood … jusqu’à l’arrivée de Maria Callas (1923-1977) qui dirigera à nouveau les projecteurs vers les cantatrices. Pour Médée, son unique rôle au cinéma en tant qu’actrice, Maria Callas porte un costume pour le rituel impressionnant. Piero Tosi, créateur des costumes (en collaboration avec Umberto Tirelli), se souvient que Pasolini, le réalisateur, voulait des costumes et accessoires des cultures méditerranéennes antiques. Il dut effectuer de nombreuses recherches sur les femmes sardes, marocaines, tunisiennes et sur le bijou traditionnel et ancien. Ce qui donnera cette longue robe, manteau et mantille agrémentés de nombreux colliers archaïques, tribaux, colliers de boules de métal travaillées et diadème.

Bijoux Maria Callas

A gauche : Bijoux imposants, accumulation de colliers de type archaïque ou tribal. Robe et manteau brodés dans un tissu lourd et précieux. Voile et diadème. Poignard et hache, armes archaïques - Collection Palazzo Pitti, Florence © Photo : Mario Tursi, A droite : Collier avec boules de métal travaillées - Collection Jewel House, Rome © Photo CNCS, Pascal François - Bijoux et costume du rituel portés par Maria Callas dans le film Médée de Pier Paolo Pasolini, 1969

Aujourd’hui, nos Divas, quelle que soit leur discipline, interviennent moins directement dans les choix artistiques. Ce sont les costumiers et le metteur en scène qui les habillent, pour respecter l’unité esthétique de la production ; ce qui n’exclut pas que l’artiste manifeste certaines exigences car le costume est son outil de travail, sa “seconde peau”, qui doit lui permettre de donner libre cours à son talent. Si beaucoup d’entre elles,  aimaient les bijoux, le plus souvent parce qu’ils étaient offerts par leurs admirateurs, certaines Divas de la deuxième moitié du XXème siècle ont eu une attitude plus distanciée. Jane Rhodes, par exemple, affirme n’en avoir porté qu’un ou deux dans toute sa carrière, n’étant généralement guidée dans ses choix que par des engouements “affectifs”.

Colliers ethniques

Colliers ethniques - Collection Jewel House, Rome - Bijoux portés par Maria Callas dans le film Médée de Pasolini © Photo CNCS, Pascal François

“Vestiaire de Diva” : une exposition à ne pas manquer, sans oublier le catalogue, pour découvrir ces merveilleux costumes qui constituaient l’univers des Divas. En effet, le Centre National du Costume de Scène n’expose pas de collections permanentes, compte tenu de la fragilité des matériaux. Dépôt de la Bibliothèque nationale, la Comédie-Française et l’Opéra de Paris, il a pour mission la conservation, l’étude et la valorisation d’un ensemble de plus de 9 000 costumes ainsi que de toiles de décors peints.

Bijoux de théâtre

Bijoux de théâtre, bustiers soutiens-gorge pour les spectacles du Palais Garnier - Collections BNF, BMO © Photo : CNCS, Pascal François

Pour compléter cette exposition, le CNCS organise différents stages et ateliers autour du thème de la Diva. Vous pourrez participer le 16 août et le 27 décembre au stage “De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas” animé par Cécile Vallet, créatrice textile. Après croquis et étude préparatoire, vous pourrez exprimer votre créativité en réalisant un accessoire. Les petits ne sont pas oubliés avec l’atelier Bijoux et parures le 9 juillet et 13 août, animé par Bérangère Giraud, créatrice de bijoux. Ils iront à la découverte du bijou à travers les parures présentées et réaliseront eux mêmes un bijou original. Les enfants s’amuseront également avec Cécile Vallet, créatrice textile, à transformer un accessoire du quotidien pour le rendre exceptionnel en suivant l’atelier “C’est Extraordinaire” le 13 juillet et 31 août. Ils pourront aussi créer des coiffes avec différents matériaux à l’atelier “Coiffure et couvre-chefs” le 3 août avec Céline Deloche, costumière.

  • Exposition Vestiaire de Divas, de Maria Callas à Dalida … – Centre National du Costume de Scène – Quartier Villars, Route de Montilly – 0300 Moulins – Du 5 juin au 31 décembre 2010
  • Catalogue Vestiaire de Divas – Sous la direction de Delphine Pinasa – Coéditions CNCS, Gourcuff Gradenigo
  • Stages De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas – Le 16 août et 27 décembre 2010, de 10h30 à 17h30 – Dès 16 ans et adultes – Animation : Cécile Vallet, créatrice textile – Tarifs : 20 € (-25 ans), 50 €
  • Ateliers Bijoux et parures – Le 9 juillet et 13 août 2010 – De 10h15 à 12h30 pour les 4 à 6 ans – De 16h à 18h, dès 7 ans, familial – Animation : Bérangère Giraud, créatrice de bijoux – Tarif : 5 €
  • Ateliers Extraordinaire – Le 13 juillet et 31 août 2010 – De 10h15 à 12h15 pour les 4 à 6ans – De 16h à 18h dès 7 ans, familial – Animation : Cécile Vallet, créatrice textile – Tarif : 5 €
  • Ateliers Coiffure et couvre-chefs – Le 3 août 2010 – De 10h15 à 12h15, pour les 4 à 6 ans – De 16h à 18h dès 7 ans, familial – Animation : Céline Deloche, costumière – Tarif : 5 €

Alfons Mucha ou l’art théâtral du bijou

Jeudi 20 août 2009
Lithographie La Princesse Hyacinthe - Alfons Mucha 1911 - Prague, Fondation Mucha Mucha trust 2009

Lithographie La Princesse Hyacinthe - Alfons Mucha 1911 - Prague, Fondation Mucha © Mucha Trust 2009

De lui, nous connaissons surtout ses affiches, dont le style Art Nouveau est rapidement reconnaissable. Ce dessinateur de talent était aussi décorateur, illustrateur et peintre. Jusqu’au 20 septembre, le Musée Fabre de Montpellier lui rend hommage à travers une exposition qui réunit près de 280 de ses œuvres. Le visiteur y découvre une production foisonnante – allant de petits objets, de “bijoux d’artistes”, aux grands panneaux décorés – qui jalonne une vie hors du commun.

C’est grâce au succès immédiat d’une affiche exécutée pour une représentation théâtrale de Sarah Bernhardt, que Mucha va être lancé sur la scène artistique internationale et construire sa renommée.

Il deviendra l’affichiste exclusif de la Grande tragédienne et sera remarqué par Georges Fouquet, joaillier parisien alors soucieux d’innover dans la création. Fouquet, privilégiant l’originalité, voire l’exubérance, engagera avec Mucha une collaboration fructueuse. Sa première commande, en 1899, est destinée à Sarah Bernhardt. Il s’agit d’une reprise du bracelet de Médée relié par une chaînette à une bague également à tête de serpent.

En même temps, il lui propose de dessiner un ensemble de parures de tête et de corsages, de colliers de chien, de broches et de bagues pour le stand Fouquet de l’exposition universelle de 1900. D’une grande audace, rompant avec la représentation classique, mêlant l’émail et l’opale aux matériaux précieux, ces “bijoux d’artistes” exécutés dans les ateliers de Fouquet, séduisent la critique. Fouquet décide alors d’ouvrir une nouvelle boutique, rue Royale à Paris juste en face de chez Maxim’s, dont il confie la réalisation à Mucha. Le visiteur pourra admirer la reconstitution de ce lieu mythique que les Parisiens peuvent voir au Musée Carnavalet.

Ce focus sur les bijoux ne doit pas faire oublier le “temps fort” de l’exposition qui est la mise en scène des décors peints par Mucha pour orner le pavillon de la Bosnie Herzégovine à l’Exposition Universelle de 1900. A voir absolument cette exposition qui restitue la créativité foisonnante de la Belle Époque, dans tous les domaines.

  • Exposition Alfons Mucha – Musée Fabre – 39, bd Bonne-Nouvelle – 34000 Montpellier
  • Du 20 juin au 20 septembre 2009
apercu-documentpetit

Pendentif en or, émail, nacre, opale, émeraude, pierres de couleur, peinture dorée - Georges Fouquet, vers 1900 - New York, Metropolitan Museum of Art, don de Eva et Michael Chow, 2003