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Les bijoux créateurs en argent massif de Christofle

Vendredi 16 décembre 2011

ChristofleChristofle a fait appel à cinq nouvelles signatures pour enrichir ses nouvelles collections de bijoux en argent massif : Claire Devé, Delphine Nardin, Christian Ghion, Camille Toupet et Marion Vidal. Ces créateurs, qui ont par ailleurs une activité sous leur propre nom, ont souhaité mettre leur talent au service de la marque de luxe dont le territoire d’expression privilégié est l’argent. Ils succèdent à Andrée Putman, Adeline Cacheux, Ora-Ïto, Peggy Huyn Kinh et Mathilde Brétillot. Chacun redouble d’imagination pour sublimer le précieux métal. Christofle, dont les créations se déploient dans l’univers de la table et de la maison, compte également aujourd’hui plus d’une vingtaine de collections de bijoux.

Christofle-France

Présentation des collections de bijoux Christofle © Photo Notes Précieuses

Pour sa première collaboration avec Christofle, Marion Vidal, architecte et styliste de formation, a signé deux parures de Haute Orfèvrerie, en édition limitée, entièrement réalisées à la main dans les ateliers Christofle d’Yainville en Normandie.

Bijoux-Christofle

A gauche : Marion Vidal © Rebecca Schweins, Au centre : Collier "Baies" en argent 925 et vermeil - Marion Vidal pour Christofle, A droite : Collier "Fleurs" en argent massif - Marion Vidal pour Christofle © Christofle

Marion Vidal réinterprètre le collier plastron, élément phare de sa collection “Un jardin sur la lune”. Le collier “Baies” en argent massif et vermeil est composé d’une série de sphères creuses, reliées par un ruban de soie noir, tandis que le collier “Fleurs” en argent massif rhodié, est un ensemble florale en pétales ajourés.

Bijoux-argent-925

A gauche : Pendentif "Twist Again" en argent 925 - Christian Ghion pour Christofle, Au centre : Bague argent massif Christian Ghion pour Christofle © Christofle, A droite : Christian Ghion © Jean Baptiste Mondino

L’architecte designer Christian Ghion tord l’épaisseur du métal pour jouer avec les volumes et obtenir les lignes pures de sa collection  “Twist Again” composée de bracelet cordon, pendentif, ras de cou et bague.

Manchette-argent

A gauche : Camille Toupet, Au centre : Bracelet manchette XXL en argent massif - Camille Toupet pour Christofle, A droite : Sautoir en argent massif - Camille Toupet pour Christofle © Christofle

La collection “Silver Skin” dessinée par Camille Toupet, designer haute joaillerie, s’inspire d’architecture, de design et d’anciennes pièces d’orfèvrerie. Pour Christofle, elle a créé la bague et le bracelet manchette XXL.

Bracelet-argent

A gauche : Claire Dévé © Françoise Dorelli, Au centre : Bracelet jonc en argent 925 - Claire Dévé pour Christofle, A droite : Boucles d'oreilles en argent © Christofle

Claire Dévé propose “Volte Face“, une ligne complète de bijoux très design à la construction géométrique art déco. Géologue et archéologue de formation, Delphine Nardin explore quant à elle la matière sous toutes ses formes. Sa collection “Rivage” donne vie au métal par l’ondulation des courbes de ses bijoux.

Collier-rigide-argent

A gauche : Collier rigide en argent massif - Delphine Nardin pour Christofle, Au centre : Bague XL - Delphine Nardin pour Christofle, A droite : Delphine Nardin © Jean Pierre Bertrand

C’est en 2005 que la société Christofle a renoué avec ses origines et son savoir-faire : la bijouterie de luxe. Le fondateur Charles Christofle (1805-1863) qui avait repris l’affaire familiale en 1930 en avait fait, une décennie plus tard, une des plus importantes bijouteries de France. Pour asseoir son développement, il s’est rapidement tourné vers l’orfèvrerie et a révolutionné au fil des temps le style et les techniques, les modes de production et de diffusion de l’orfèvrerie et des Arts décoratifs. Par ailleurs, Christofle a toujours tenu à associer son nom aux grands courants de création et à des artistes célèbres tels Man Ray ou Jean Cocteau, à des architectes d’avant garde tels Gio Ponti, à des orfèvres innovants tels Lino Sabattini et Christian Fjerdingstad et à des designers reconnus tels Andrée Putman, Martin Szekely, Ora-Ïto ou Marcel Wanders.

  • Christofle – 9, rue Royale – 75008 Paris

Entretien avec Delphine Nardin

Lundi 15 février 2010

Delphine Nardin est une des créatrices sélectionnée par la boutique créateur Notes Précieuses. Pour Le Magazine, elle nous a accordé un entretien, où elle dévoile son parcours, ses inspirations, ses réflexions sur son métier.

Notes Précieuses : Votre dernière collection s’articule autour du verre dépoli …

Delphine Nardin : Oui, j’avais envie de me confronter à cette matière glanée, parce qu’elle a subi la marque du temps qui passe ; c’est l’altération de la vie. J’aime ce matériau pauvre, en fin de vie, jeté, et qui devient précieux : ses nuances diaphanes, son velouté incroyable, ses formes aléatoires, portent la mémoire du temps et de la mer : des valeurs inestimables ! Mais c’est aussi l’œil avec lequel on le regarde qui en fait un trésor.  Ce travail correspond à une nouvelle étape dans mon cheminement : je souhaite que mes bijoux racontent une histoire plus personnelle, plus vivante, plus forte. Ce matériau me relie aussi à mes études en géologie et archéologie. Je retrouve ici l’importance de l’empreinte du temps et de la nature.

Broche Delphine Nardin

Broche en verre dépoli, argent plaqué ruthénium - Edition limitée et numérotée - Delphine Nardin - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Vous n’avez pas poursuivi dans l’archéologie ?

DN : Non, étudiante, j’ai participé à des programmes de fouilles et des travaux de restauration d’objets anciens. La réalité m’est alors très vite apparue : beaucoup de tâches matérielles lentes, fastidieuses, répétitives. Pas vraiment pour moi ! Je me suis alors orientée vers le bijou. J’ai tout de suite su que ça ne serait pas un hobby ; j’en ferais mon métier. Je n’ai rencontré aucun frein dans mon entourage où l’on a toujours valorisé l’expression artistique, la matière, la création manuelle.

NP : Pourquoi le bijou en particulier ?

DN : D’abord, j’aime façonner la matière. C’est un champ d’exploration dans lequel je trouve une grande liberté d’expression. Et ce qui me plait dans le bijou, c’est qu’il entre en interaction très forte avec le corps, avec la personnalité. Avec le bijou, on touche à l’intime autant qu’au symbolique et à l’universel.

NP : Avez-vous suivi une formation professionnelle ?

DN : Je n’ai pas voulu faire d’école de bijouterie. Il me semblait que cette forme d’apprentissage était à la fois trop formelle et trop contraignante. Je voulais laisser libre cours à une expression libre. Je me suis formée sur le tas – maquette, fonte à cire perdue, assemblage, soudure … – car l’expérience m’a vite révélé que la technique est partout dans le bijou et que seule sa parfaite maîtrise permet de faire aboutir une intention créatrice. Mais la technique doit savoir se rendre invisible ! Si je maîtrise toutes les étapes dans l’élaboration d’un bijou, je ne souhaite pas pour autant en assurer moi-même la réalisation. J’ai toujours travaillé avec des artisans spécialisés, dans une démarche d’étroite collaboration.

NP : Comment avez-vous démarré dans la profession ?

DN : C’est toujours compliqué de démarrer et le chemin n’est pas toujours rectiligne. Par différentes activités je me suis d’abord peu à peu introduite dans le milieu de la mode. J’ai été maquettiste chez un parurier de Haute Couture ; j’ai aussi été accessoiriste pour un défilé de Thierry Mugler. Enfin, j’ai pu sortir les premières pièces Delphine Nardin. J’ai alors démarché des boutiques. J’ai sans doute eu de la chance car tout de suite on a acheté mes bijoux. Je me souviens, c’était début 90. Les premiers contacts ont enclenché d’autres commandes. La machine était en marche et j’ai pu faire des salons.

NP : Quelles sont en général vos sources d’inspiration ?

DN : Il y a beaucoup de choses en jeu, sculpture, matériaux, fluidité, lumière … C’est avant tout une question de sensation. L’inspiration se nourrit d’un faisceau de choses innombrables. Un déclic vient et je me lance dans quelque chose. Selon mes besoins et mes envies, je tire plutôt tel ou tel tiroir. En effet, c’est comme si j’avais des “petits tiroirs” dans la tête. Chacun contient des évocations, des livres de référence, des artistes qui m’ont marquée, des paysages, des couleurs … Pour moi, la nature est une référence absolue et la matière est quelque chose d’important. J’aime explorer les matériaux et les confronter parfois de façon inattendue ; ce qui est important c’est le dialogue qui naît de cette confrontation

NP : Quel est votre processus de mise en place d’une nouvelle collection ?

DN : Je conçois mes bijoux de A à Z et il convient de distinguer plusieurs étapes dans l’élaboration d’une collection. Il y a l’étape de création tout d’abord, qui est un processus solitaire. Ensuite, il faut mettre en œuvre les projets et là, c’est un travail de collaboration.

NP : Commençons donc par la création …

DN : Mettons à part le verre dépoli avec lequel j’ai entamé un processus de création de pièce unique. Ici, c’est la matière qui déclenche le travail. Pour les autres matériaux, je commence toujours par faire des croquis. C’est le dessin qui va me stimuler. Ensuite, j’aborde le volume en réalisant des maquettes, parfois en matériaux de substitution, cire, laiton, papier, milliput …

NP : Et c’est à cet instant que démarre un travail de collaboration ?

DN : Effectivement, ce sont des artisans spécialisés qui vont ensuite réaliser les pièces dans les matériaux que j’ai choisi : la porcelaine ou l’ébène par exemple. A partir de ma maquette, ils réalisent un prototype ou un moule. Pour le métal, on utilise le procédé de la fonte à cire perdue. A ce stade, on procède encore à des adaptations car on se rend compte des problèmes techniques. On ne peut jamais tout anticiper dès la première étape, même après 20 ans de métier. C’est souvent sur un détail que la cohérence de l’ensemble prend forme.

Collier en ébène

Collier en ébène du Gabon taillé à la main et agate, jaspe, quartz, laiton oxydé et verni - Delphine Nardin - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Quel regard portez-vous aujourd’hui sur vos premières collections ?

DN : Mes premiers bijoux étaient assez simples. Ils avaient un aspect sculpté et leur montage était très rudimentaire. Au plan stylistique, les pièces – j’ai débuté avec le métal avant d’explorer d’autres matériaux – étaient très intuitives. Je suis encore étonnée par ce travail déjà bien équilibré alors que peu réfléchi. Aujourd’hui, ma démarche est toujours faite de spontanéité, mais aussi d’exploration et de beaucoup plus de travail. La maîtrise du métier se mesure dans la finition et le détail.

NP : Que vous apporte votre métier ?

DN : La liberté ! Et la satisfaction de créer, de mettre en œuvre le fruit de mon imagination. Le cheminement est souvent ingrat, mais il y a toujours une récompense au bout. Créer des bijoux n’est pas de tout repos. Il faut affronter le stress quand rien ne vient et c’est envahissant en phase de création, car on ne pense plus qu’à la collection en cours. Mais finalement je ne m’en plains pas car j’aime explorer et relever les challenges. En outre, il y a aussi les échanges avec les acheteurs, le partage d’expérience entre artistes … finalement. C’est très vivant et équilibré.

NP : Vous devez également être une business woman

DN : Certes. Le talent ne fait pas obligatoirement la réussite. Pour mener à bien son activité, il faut une capacité à gérer la finance, savoir se vendre et vendre ses créations … Le pan économique de l’activité de créateur prend beaucoup de temps et d’espace.

NP : Diriez-vous que c’est plus dur ou plus facile de s’investir dans le bijou aujourd’hui ?

DN : Sans conteste, c’est plus dur maintenant. Mais il y a bijou et bijou … Le marché s’est beaucoup développé, et la concurrence est parfois rude pour les créateurs. D’autant que cette diversité n’est pas forcément synonyme de créativité. Mais il y a tellement de façons de faire. Et tellement de clients potentiels. Chacun construit sa route, à sa mesure.

NP : Comment les gens arrivent-ils à s’y retrouver devant cette offre très diverse ?

DN : La capacité de “lire un bijou” s’acquiert.  Il faut savoir dépasser la simple séduction de ce qui est le plus “bluffant”. Il est important pour les créateurs de transmettre, d’expliquer leur travail, leur démarche.

NP : Votre conseil à une jeune créatrice ?

DN : Les frères Goncourt disaient : “il y a mille façons d’encourager les fausses vocations, mais aucune de décourager les vraies”. Il faut rêver sa vie et vivre ses rêves … et construire son avenir pas à pas.

  • Interview réalisée le 29 octobre 2009

Bijoux en verre dépoli et bijoux plaqué or : Nouvelle collection de Delphine Nardin

Vendredi 23 octobre 2009

Collier Green - Verres dépolis, pierre fine aigue marine, argent 925 plaqué ruthénium - vente en ligne bijoux créateurs Notes Précieuses Notes Précieuses

Collier Green - Verres dépolis, pierre fine aigue marine, argent 925 plaqué ruthénium - Vente en ligne bijoux créateurs © Notes Précieuses

Venez découvrir sur Notes Précieuses, le site de vente en ligne de bijoux créateurs, la nouvelle collection de bijoux de Delphine Nardin. La créatrice propose des bijoux en verre dépoli par la mer. Ces bijoux en argent 925 plaqué or sont associés parfois à des aigues-marines. Ces bijoux haut de gamme sont numérotés et réalisés en édition limitée.

Bijou bracelet, collier plaqué or, boucles d oreilles clips, broche argent plaqué ruthénium …, les bijoux originaux de Delphine Nardin nous racontent le temps qui passe.

Leur histoire commence sur les plages d’Atlantique : à l’origine, simples fragments de verre, aux infinies nuances marines, roulés puis rejetés par la mer et livrés ensuite à la patine des saisons. La créatrice réhausse d’or, de bronze ou de pierres semi précieuses ces matériaux naturels qu’elle a choisis avec discernement. Elle confronte ainsi le “noble” et le “moins noble” et conjugue les empreintes de la nature et le travail de la main.

Ces bijoux chic font l’objet d’un processus de fabrication délicat et exigeant : du serti de chaque fragment de verre à la soudure au laser, de l’assemblage au polissage.

De bonnes idées cadeaux pour femme et pourquoi pas trouver le cadeau de noël idéal

Collier Eau douce - Verres dépolis, pierre fine aigue-marine, argent 925 plaqué or - Vente en ligne bijoux créateurs © Notes Précieuses

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