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Perles et bijoux dans les créations contemporaines de Myriam Mechita

Samedi 24 décembre 2011

Expo-art-contemporain“Faites à Sèvres ce que vous n’auriez pu faire ailleurs”. La proposition de la Cité de la céramique de Sèvres aux créateurs est séduisante. Myriam Mechita, jeune artiste plasticienne, connue pour son travail sur les perles, a relevé le défi et inclus désormais la céramique dans son univers. Elle expose aujourd’hui le résultat de son travail au terme de ses multiples séjours à la Cité depuis 2006. Ses créations sont présentées en deux lieux distincts : “My Name is nobody (tu vas comprendre)”, à Sèvres dans l’espace muséal dédié à la création contemporaine ; “L’infini en plus”, à Paris dans la galerie de vente de la Cité. A Sèvres comme à Paris, chaque objet est orchestré pour créer un univers étrange et mystérieux. Souffrance, douleur, mort sont indissociablement associées au désir, au plaisir et à la beauté. La violence des sujets traités par Myriam Mechita contraste avec le traitement raffiné et précieux qu’elle apporte à ses œuvres. Les matériaux utilisés sont multiples : porcelaine, céramique, bien sûr, mais aussi résine, latex, verre, acier poli, miroirs, mosaïques, tissus, perles, paillettes, pierres précieuses …

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Installation "I am an animal too" - Myriam Mechita, 2011 © Sèvres, Cité de la Céramique, Gérard Jonca

À Sèvres sont installées des sculptures animalières en aluminium ou en perles : chien décapités, cerfs suspendus à des potences, têtes-trophées … L’œuvre “I am an animal too” représente des cervidés suspendus et décapités d’où jaillissent des perles colorées. Des oiseaux jonchés sur des flaques d’eau miroitantes côtoient des broderies incrustées de paillettes, des bijoux, des plastrons en pierres et perles précieuses

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"Le silence des vagues", crâne et tronc en porcelaine nouvelle, couleur de grand feu, perles en porcelaine tendre et couleur de petit feu - Myriam Mechita, 2011 © Sèvres, Cité de la Céramique, Gérard Jonca

Dans l’espace parisien, Myriam Mechita met en lumière quatre créations en porcelaine de Sèvres. L’œuvre qui a donné son nom à l’exposition est traitée comme une vanité : la tête est incisée par les assiettes les plus prestigieuses de l’histoire de la porcelaine. Une autre création, “Le silence des vagues“, se compose d’un crâne en biscuit posé sur un billot émaillé et de perles de porcelaine. L’artiste en explique le symbole : “Des flots de perles colorées, comme des rivières, s’écoulent des orbites et expriment la fuite inexorable mais à la fois imperceptible du temps”.

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A gauche :"L'infini en plus" crâne et fagots en porcelaine nouvelle, couleur de grand feu (fagots) et petits feu (assiettes), 5 assiettes du répertoire classique de la porcelaine de Sèvres - Myriam Mechita, 2011 © Sèvres, Cité de la Céramique, Gérard Jonca, Au centre : "Les tremblements de l'enfer" - Myriam Mechita, 2011 © Sèvres, Cité de la Céramique, Gérard Jonca, A droite : Exposition "Comma 31", Bloomberg SPACE, Londres © Peter Abrahams/Bloomberg Space, Londres

Les œuvres de Myriam Mechita sont souvent inspirées de la peinture européenne de la Renaissance, italienne ou hollandaise. Le thème de la vanité est constant. La mise au point des pièces en porcelaine s’est faite en étroite collaboration avec les techniciens des ateliers. La résidence permet en effet la rencontre d’une énergie créatrice et des savoir-faire des cent vingt céramistes exerçant à Sèvres. Depuis le XVIIIème siècle, la Cité de la céramique invite des artistes à concevoir et créer de nouvelles formes et de nouveaux décors. Les archives conservées à Sèvres témoignent du souffle créateur apporté par des artistes qui ont marqué leur temps tels, par exemple, Jean Duplessis au XVIIIème siècle, Rodin au XIXème et Arp, Calder, Soulages, Louise Bourgeois, Arman ou Zao Wou Ki au XXème …

  • Exposition My name is nobody (tu vas comprendre), Myriam Mechita – Sèvres, Cité de la Céramique – 2, place de la Manufacture – 92310 Sèvres – Du 19 octobre 2011 au 2 janvier 2012
  • Exposition l’Infini en plus, Myriam Mechita – Galerie de Sèvres, Cité de la Céramique – 4, place André Malraux – 75001 Paris – Du 19 octobre au 2 janvier

Créations originales d’artisans d art autour du rêve

Lundi 14 mars 2011

Exposition-je-reveJe rêve ! Nous avons quelques jours encore pour réaliser un parcours parisien peu commun dans le monde de l’art. Une cinquantaine de créateurs et artisans d’art ont réinterprété le thème du rêve pour le décliner à partir de leur matériau de prédilection : bois, tissus, papier, céramique, verre ou métal. Quatre lieux distincts ont été retenus pour cette exposition originale organisée par les Ateliers d’Art de France et mise en scène par Janik Gouriou.

Artisans d art

A gauche : "Fleurs imaginaires" en verre - Florie Lopis, A droite : "Curiosité" - Sophie Dalla Rosa © Photoproevent

La rêverie commence au cœur d’un jardin imaginaire à la nature luxuriante, sous la voûte de l’Atelier - Bastille, dans le 12ème arrondissement. Pour l’occasion, Sophie Dalla-Rosa, Anna Golicz-Cottet, Agnès His, Bénédicte Dietz, Francine Millo et Caroline Worner ont réalisé des installations sur mesure. Les fleurs en verre de Jean-Pierre Baquère, les parures végétales de Mathilde Quinchez et Aline Kokinopoulos, les sculptures florales en verre de Julie Gonce, en résine de Lisa Vanho ou en papier de Maryse Dugois-Guillopé et les oeuvres d’encore bien d’autres créateurs peuplent ce vaste jardin.

Creation contemporaine

A gauche : "Bijoux de famille" - Sophie Hanagarth, A droite : "Picore" - Patricia Lemaire © Photoproevent

La rêverie se poursuit à la Galerie Collection – Marais, dans le 3ème arrondissement, où le visiteur est accueilli dans une alcôve dédiée au plaisir. Les céramiques aux formes sensuelles de Wayne Fischer s’épanouissent dans un rêve de volupté. Les sculptures bijoux de Patricia Lemaire, suggèrent de manière poétique, la sensualité du corps féminin et les bijoux de Sophie Hanagarth évoquent l’ambivalence d’un univers voluptueux. Tzuri Gueta, Simone Pheulpin, contribuent également à transformer l’espace en un lieu magique.

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A gauche : "Envol" en fil de fer - Alexandre Bour, Au milieu : "Cendrillon m'a tuer" - Clorinde Méry, A droite : Sculpture en bois - Thierry Laudren © Photoproevent

Le visiteur se rend ensuite à la boutique Talents - Etoile, dans le 17ème arrondissement, qui, pour l’occasion, s’est muée en laboratoire de l’inconscient. C’est là qu’il va chercher la clé des songes … À lui  d’interpréter les créatures installées devant lui. Sept artistes ont en effet été invités à créer spécifiquement un personnage pour l’exposition. Les sculptures d’Agnès Debizet, de Marie-Laure Griffe ou de Clorinde Méry, entre autres, déclinent les mille et une interprétations possibles de nos songes : amour caché, secret enfoui, envie de changement …

Art-contemporain

A gauche : " Liens" en verre - Philippe Beaufils, Au milieu : "Scarabée" en perles et tissu - Sarah Radulescu, A droite : Collier "Mélancolie" - Frédérique Trinchèse © Photoproevent

En prenant, souvent avec humour, le contrepied de la thématique générale, la boutique Talents - Opéra, dans le 9ème arrondissement, plonge quant à elle le visiteur dans le cauchemar : ce sont ici des monstres, des squelettes, des ossements et autres objets effrayants qui occupent l’espace. Dix-sept créateurs donnent vie à nos obsessions, nos angoisses et nos peurs. Les installations de Guillaume Allemand ou Virginie Besengez, les sculptures de Philippe Beaufils ou les objets atypiques d’Elsa Alayse ou Géraldine Gonzalez hantent la boutique.

  • Exposition “Je rêve ! d’Eden” – L’Atelier Bastille – 55, avenue Daumesnil – 75012 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! de volupté” – Galerie Collection Le Marais – 4, rue de Thorigny – 75003 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! de quoi” – Boutique Talents Etoile – 22, avenue Niel – 75017 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! non, je cauchemarde” – Boutique Talents Opéra – 1 bis, rue Scribe – 75009 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011

Takashi Murakami au Château de Versailles

Lundi 29 novembre 2010

Murakami-à-versaillesQue le maître du hip-hop Pharrell Williams recouvre des objets du quotidien de rubis, saphir, émeraudes et diamants : c’est dans la ligne de l’art contemporain. Qu’il se rapproche de Takashi Murakami pour produire sa première sculpture intitulée “The simple things” (Les choses simples) : c’est dans l’ordre des choses. Que, voisinant les meubles de Riesner, cette œuvre soit exposée au salon des Nobles à Versailles : là, les choses ne sont plus si simples ! Les puristes crient au scandale et Jean-Jacques Aillagon, Président du Musée et Domaine de Versailles, rétorque que “Versailles a su, de tout temps, convoquer les meilleurs créateurs”. Alors, après Jeff Koons, pourquoi pas Takashi Murakami ? Vingt deux œuvres de l’artiste japonais – dont onze ont été créées spécialement pour l’occasion – ponctuent donc un parcours emprunté jadis par nos bons Rois et leur Cour et aujourd’hui par une foule de touristes curieux.

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"The simple Things", sculpture joaillerie en or blanc, jaune et rose, rubis, saphirs, émeraudes et diamants, fibre de verre, acier, peinture acrylique, LED, Salon des Nobles à Versailles - Takashi Murakami et Pharrell Williams, 2008-2009 - Collection Adriana Abascal et Cathy Vedovi-Odermatt © Château de Versailles, photos Christian Millet

Les amateurs de joaillerie s’arrêtent plus volontiers devant cet ensemble impressionnant que constitue “The simple things”. Les sept éléments qui figurent des objets du quotidien ont en effet été réalisés avec plusieurs types d’or et des milliers de pierres précieuses différentes : rubis, saphirs, émeraudes et diamants. Takashi Murakami leur a donné pour écrin la tête de “Mr.Dob”, inspiré des personnages de Manga. Cette œuvre est un élément important dans l’œuvre de l’artiste qui y fait la synthèse de l’univers populaire et du luxe.

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A gauche : "The Simple things", Salon des Nobles à Versailles - Takashi Murakami et Pharrell Williams, A droite : "Flower Matango", sculpture en fibres de verre, fer, peinture à l’huile et acrylique, présentée pour la première fois au public, Galerie des Glaces à Versailles - Takashi Murakami, 2001 - 2006, collection de l'artiste © 2001-2006 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co, Ltd. All Rights Reserved © Château de Versailles, photos Christian Millet

Les pièces de Takashi Murakami ne sont pas faites uniquement de résine, de fibre de verre ou de carbone, de plastique et autres matériaux contemporains. L’artiste maîtrise également l’or et l’argent comme en témoignent certaines autres sculptures présentées à Versailles. “J” et “Yume Lion”, mascotte d’une chaîne de télévision japonaise, sont en aluminium et recouvertes de feuilles d’or. De même, dès le début de l’exposition, le visiteur peut admirer “Oval Buddha silver” pièce en argent issue d’une collaboration avec le créateur de mode Issey Miyake. Comme en écho, à la fin de la visite, à l’extérieur du château, il découvrira “Oval buddha“, une statue de près de 6 mètres de hauteur, en bronze, acier et feuilles d’or.

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A gauche : "Oval Buddha silver", en argent, Salon de l'Abondance à Versailles, présentée pour la première fois au public - Takashi Murakami, 2008, collection de l'artiste, A droite : "Oval Buddha" en bronze et feuilles d’or, Parterre d’Eau à Versailles - Takashi Murakami, 2007 - 2010, collection de l’artiste, © 2007-2010 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co, Ltd. All Rights Reserved © Château de Versailles, photos Christian Millet

Situées dans quinze salles du Château et dans les jardins, les créatures oniriques de Takashi Murakami, souvent contemporaines, mais parfois aussi inspirées de l’art traditionnel Japonais, dialoguent avec le passé français dans un des monuments les plus fréquentés au monde.

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"Oval Buddha" dans les jardins du château de Versailles © Photo Notes Précieuses

Les organisateurs se sont efforcés de présenter des œuvres “qui puissent dialoguer avec l’esthétique des salles du château”, selon l’expression de Laurent Le Bon, Commissaire de l’exposition.

A gauche : "J"en aluminium et feuilles d’or, Salle des Gardes à Versailles, présentée pour la première fois au public - Takashi Murakami, 2010, collection de l'artiste, ©2010 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved A droite : "Yume Lion" (The Dream Lion) en aluminium et feuilles d’or, Salon d’Apollon à Versailles, présentée pour la première fois au public - Takashi Murakami, 2009 - 2010, collection de l'artiste, ©2009-2010 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved © Château de Versailles, photos Christian Millet

Sciences-et-curiosités-à-la-cour-de-VersaillesParallèlement, en parcourant la très savante et passionnante exposition “Sciences et curiosités à la Cour de Versailles” qui se tient actuellement au sein du Château, le visiteur peut mesurer combien Versailles fut également un lieu essentiel pour la divulgation des sciences et techniques et la propagation de l’innovation en France et dans le Monde.

  • Exposition Takashi Murakami au Château de Versailles – Château de Versailles – Etablissement public du musée et du Domaine National de Versailles – RP 834 – 78008 Versailles – Du 14 septembre au 12 décembre 2010
  • Exposition Sciences et Curiosités à la cour de Versailles – Château de Versailles – Du 29 octobre 2010 au 27 février 2011

Création contemporaine chez les Adivasi

Dimanche 11 juillet 2010

Pour quelques jours encore, le Musée du Quai Branly à Paris rend hommage à l’Inde. Il s’agit d’un hommage particulier qui ne sacrifie pas ici à l’immanence du sacré dans un pays fortement attaché à ses traditions et à ses croyances. L’exposition “Autres maîtres de l’Inde” explore la richesse créative de ces peuples isolés qui vivent dans des zones montagneuses ou forestières.

Peu connus en occident, ceux qu’on nomme Adivasi comptent pourtant globalement soixante millions de personnes toutes détentrices de pratiques culturelles originales et subtiles. Les pièces exposées Quai Branly, que viennent éclairer photographies, gravures et documents d’archives, montrent souvent des oeuvres inspirées de la modernité tout en étant respectueuses des traditions.

A gauche : Bhuta © Musée du quai Branly, photo : Antoine Schneck, A droite : Statuette en bronze représentant un éléphant - Bastar, Asie, population Gond © Musée du quai Branly, photo : Thierry Ollivier, Michel Urtado

Le visiteur découvre successivement une dizaine d’univers spécifiques représentatifs de différents peuples Adivasi. Chaque communauté est caractérisée par ses productions artistiques et rituelles : ce sont les imposantes et magnifiques sculptures en bois du culte des bhuta ; les masques en bronze bastar ; les bas-reliefs d’argile des femmes de Chhattisgarh ou encore les peintures rathava … Nous parlerons ici plus particulièrement des oeuvres des Naga, les seules pour lesquelles des bijoux sont exposés. Ces bijoux sont tous dus à des artistes du XXème siècle. On peut admirer un collier pendentif en perles de verre et têtes humaines en laiton, un collier perles de verre et aluminium et une ceinture de femmes en perles de verre, os et coquillages. Les tribus Naga, originaires des montagnes du nord-est de l’Inde, accordent une importance majeure à l’égalité entre hommes – guerriers et protecteurs – et femmes – en charge du foyer et de la nourriture. On retrouve cette distinction dans leurs créations : sculptures guerrières et armures d’une part, textiles et bijoux d’autre part. Malgré la christianisation, leur créativité reste largement inspirée par leur animisme d’origine.

A gauche : Toile en acrylique représentant un aéroplane - Nankusia Shyam - Collection Leka et Anupam Poddar © Photo Aditya Arya, A droite : Acrylique sur papier représentant un aéroplane en forme d'oiseau - Dileep Shyam - Collection Lekha et Anupam Poddar © Photo Aditya Arya

L’exposition “Autres maîtres de l’Inde” met aussi en avant une dynamique des cultures qui se situe entre tradition et adaptation à la modernité. Après l’indépendance en 1947, les pouvoirs publics indiens ont encouragé l’artisanat dans les campagnes en tant que vecteur de développement de l’emploi et des échanges commerciaux. Cette politique favorisa la naissance d’une iconographie plus contemporaine. Au cours des trente dernières années, de nombreux artistes issus des communautés tribales – essentiellement pardhan gond et bhil – se sont installés en ville. Ils sont aujourd’hui plus de cent cinquante. L’expérience de la vie citadine leur a ouvert de nouveaux horizons. Ils transforment les images de locomotives, automobiles, ou aéroplanes en créatures issues de l’univers mythologique propre à leur communauté ou simplement nées de leur subjectivité. Le visiteur de l’exposition peut ainsi découvrir une série de peintures populaires contemporaines ainsi que les oeuvres de deux artistes mondialement connus : Jivya Soma Mashe (tribu Warli) et Jangarh Singh Shyam (peuple Gond).

A gauche : Pigment sur papier représentant un oiseau imaginaire, A droite : Pigment sur papier représentant un serpent imaginaire - Jangarh Singh Shyam - Autorisation Radfhika et Abhishek Poddar, collection Abhishek et Radhika Poddar © Photo Gireesh GV

  • Exposition Autres maîtres de l’Inde – Musée du quai Branly – 37, quai Branly – 75007 Paris
  • Du 30 mars au 18 juillet 2010