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Bijoux design et contemporains sur le thème de la paresse et l’avarice à Marseille

Mardi 5 avril 2011

Expo-designToujours soucieux de soutenir les nouveaux talents, le Centre Design Marseille invite artistes et designers à dévoiler leur vision de deux des sept péchés capitaux : la Paresse et l’Avarice. Ils sont douze à célébrer cette propension à ne rien faire ou cet attachement excessif à la détention de richesses. C’est Ruthy Assouline, elle même créatrice exposante, qui a été chargée de valoriser l’ensemble des pièces exposées.

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A gauche : Bracelet en or noir, plumes coquille d'oie et inox, sculpture en résine et peinture industrielle, thème de la Paresse - Emmanuel Lacoste © Emmanuel Lacoste, Au milieu et à droite : Collier en métal doré, cristaux et vison, sculpture en résine et peinture industrielle, thème de l'Avarice - Emmanuel Lacoste © Emmanuel Lacoste

Emmanuel Lacoste est le seul bijoutier invité. Créateur de bijoux contemporains, il inscrit ses recherches dans le rapport du corps à l’objet et de l’objet au corps. Et, souligne-t-il, “Quel objet, mieux que le bijou, peut-il représenter la richesse exposée mais bien gardée ?“. Les pièces qu’il présente à Marseille s’inscrivent dans la recherche d’une excentricité égocentrique assumée. Pour rester dans un univers proche du bijou, on remarquera que Johanna Richter, jeune designer allemande, propose la balançoire “Swing necklace” qui n’est autre qu’un collier en perles de bois géant, à suspendre aussi bien chez soi qu’à l’extérieur. Designer pour une grande marque de décoration, Magali Bergon expose quant à elle sa bague design contemporaine “2D” où elle se place volontairement du côté du créateur qui simplifie au maximum la forme et la fabrication.

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A gauche et au milieu : Balançoire "Swing necklace" en perles de bois, thème de la Paresse - Johanna Richter © Johanna Richet, A droite : Bague "2D" en acier, découpe au laser, thème de l'Avarice - Magali Bergon © Magali Bergon

Les autres designers présents sont : Alexandra Béjar-Mory dont les objets, au delà de la recherche esthétique, résolvent les petits soucis du quotidien et réveillent l’imaginaire ; Igor Ducournau qui axe son travail sur le design culinaire ; Cécile Gonnard dont les inventions mêlent le naturel et l’intime ; Soupe de design, association de trois jeunes diplômés qui conjuguent leurs savoir-faire (designer, ingénieur, commercial) au service des entreprises ; Jennifer Rabatel qui propose un design alliant technique, industriel et artisanal ; Sébastien Nadaud photographe autodidacte, sous le nom de Sebanado et  “It’s about Romi“, collectif basé à Amsterdam, qui propose un univers hétéroclite et fonctionnel parfois décalé.

  • Exposition Les 7 péchés capitaux : Paresse et Avarice – Centre Design Marseille – 6, avenue de la Corse – 13007 Marseille
  • Du 6 avril au 30 avril 2011, du mardi au samedi, de 10h à 19h – Vernissage le 6 avril, de 18h à 21h

Créations originales d’artisans d art autour du rêve

Lundi 14 mars 2011

Exposition-je-reveJe rêve ! Nous avons quelques jours encore pour réaliser un parcours parisien peu commun dans le monde de l’art. Une cinquantaine de créateurs et artisans d’art ont réinterprété le thème du rêve pour le décliner à partir de leur matériau de prédilection : bois, tissus, papier, céramique, verre ou métal. Quatre lieux distincts ont été retenus pour cette exposition originale organisée par les Ateliers d’Art de France et mise en scène par Janik Gouriou.

Artisans d art

A gauche : "Fleurs imaginaires" en verre - Florie Lopis, A droite : "Curiosité" - Sophie Dalla Rosa © Photoproevent

La rêverie commence au cœur d’un jardin imaginaire à la nature luxuriante, sous la voûte de l’Atelier - Bastille, dans le 12ème arrondissement. Pour l’occasion, Sophie Dalla-Rosa, Anna Golicz-Cottet, Agnès His, Bénédicte Dietz, Francine Millo et Caroline Worner ont réalisé des installations sur mesure. Les fleurs en verre de Jean-Pierre Baquère, les parures végétales de Mathilde Quinchez et Aline Kokinopoulos, les sculptures florales en verre de Julie Gonce, en résine de Lisa Vanho ou en papier de Maryse Dugois-Guillopé et les oeuvres d’encore bien d’autres créateurs peuplent ce vaste jardin.

Creation contemporaine

A gauche : "Bijoux de famille" - Sophie Hanagarth, A droite : "Picore" - Patricia Lemaire © Photoproevent

La rêverie se poursuit à la Galerie Collection – Marais, dans le 3ème arrondissement, où le visiteur est accueilli dans une alcôve dédiée au plaisir. Les céramiques aux formes sensuelles de Wayne Fischer s’épanouissent dans un rêve de volupté. Les sculptures bijoux de Patricia Lemaire, suggèrent de manière poétique, la sensualité du corps féminin et les bijoux de Sophie Hanagarth évoquent l’ambivalence d’un univers voluptueux. Tzuri Gueta, Simone Pheulpin, contribuent également à transformer l’espace en un lieu magique.

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A gauche : "Envol" en fil de fer - Alexandre Bour, Au milieu : "Cendrillon m'a tuer" - Clorinde Méry, A droite : Sculpture en bois - Thierry Laudren © Photoproevent

Le visiteur se rend ensuite à la boutique Talents - Etoile, dans le 17ème arrondissement, qui, pour l’occasion, s’est muée en laboratoire de l’inconscient. C’est là qu’il va chercher la clé des songes … À lui  d’interpréter les créatures installées devant lui. Sept artistes ont en effet été invités à créer spécifiquement un personnage pour l’exposition. Les sculptures d’Agnès Debizet, de Marie-Laure Griffe ou de Clorinde Méry, entre autres, déclinent les mille et une interprétations possibles de nos songes : amour caché, secret enfoui, envie de changement …

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A gauche : " Liens" en verre - Philippe Beaufils, Au milieu : "Scarabée" en perles et tissu - Sarah Radulescu, A droite : Collier "Mélancolie" - Frédérique Trinchèse © Photoproevent

En prenant, souvent avec humour, le contrepied de la thématique générale, la boutique Talents - Opéra, dans le 9ème arrondissement, plonge quant à elle le visiteur dans le cauchemar : ce sont ici des monstres, des squelettes, des ossements et autres objets effrayants qui occupent l’espace. Dix-sept créateurs donnent vie à nos obsessions, nos angoisses et nos peurs. Les installations de Guillaume Allemand ou Virginie Besengez, les sculptures de Philippe Beaufils ou les objets atypiques d’Elsa Alayse ou Géraldine Gonzalez hantent la boutique.

  • Exposition “Je rêve ! d’Eden” – L’Atelier Bastille – 55, avenue Daumesnil – 75012 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! de volupté” – Galerie Collection Le Marais – 4, rue de Thorigny – 75003 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! de quoi” – Boutique Talents Etoile – 22, avenue Niel – 75017 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011
  • Exposition “Je rêve ! non, je cauchemarde” – Boutique Talents Opéra – 1 bis, rue Scribe – 75009 Paris – Du 4 février au 26 mars 2011

Bijoux originaux de créateurs réunionnais à l’Espace Solidor

Mardi 22 février 2011

Exposition-bijoux-DalonesdesignL’Espace Solidor de Cagnes sur Mer expose les œuvres de huit créatrices Réunionnaises. Toutes sont membres de DaloneSdesign, association née de la volonté de promouvoir un courant de création contemporaine lié à l’identité de l’Ile. Toutes également ont bénéficié de l’enseignement de Gilles Jonemann, Maître d’Art en bijouterie contemporaine. On trouve dans leur pratique des points forts de convergence, notamment cette expérimentation sur la matière, synthétique ou naturelle, qui les conduit à transformer, récupérer, détourner, modeler, sublimer … Mais c’est toujours pour donner naissance à une œuvre personnelle et développer un univers artistique propre à chacune.

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A gauche : Bijou de cou - Aurélie Zémire, Au milieu : Collier "Vertébral" - Clara Fichora, A droite : Collier - Kelly Ferrand

Sont ainsi réunies à Cagnes sur Mer : Aurélie Zémire pour qui créer de nouveaux bijoux en manipulant les matériaux ou en détournant d’autres objets est avant tout un signe de liberté ; Clara Fichora qui s’inspire de l’environnement local pour créer des bijoux design identitaire ; Kelly Ferrand qui s’est donnée pour objectif d’aider la femme à être ce qu’elle désire être, que ce soit femme enfant, fée des bois, nymphe, ou guerrière.

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A droite : Collier "Kenyata", recyclage de matière synthétique et inox - Laetitia Cadeddu, Au milieu : Collier pendentif - Magalie Grondin, A droite : Boucles d'oreilles en tissus et inox - Suzette Depras

Laetitia Cadeddu qui nous convie à un voyage temporel en présentant dans tous ses états la calebasse, matériau à la fois ancestral et contemporain ; Magalie Grondin qui, avec ses bijoux réalisés à partir d’objets usuels détournés, cherche à provoquer l’émotion l’interrogation, voire le conflit ; Suzette Depras qui sollicite les reliefs de l’étoffe et s’empare des couleurs pour donner sens à ses bijoux textiles.

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A gauche : Collier Rouleau en cuivre patiné au feu - Sylvie Bernard, A droite : Collier "Engrenage" en aluminium, inox, éléments de récupération et silicone - Sylvie Présumey

Sylvie Bernard qui aime travailler le cuivre patiné au feu et cherche à retrouver ainsi l’essence même des choses de la vie ; Sylvie Présumey qui, en utilisant des matériaux synthétiques ou récupérés comme les coquillages, l’aluminium ou le néoprène, symbolise à travers ses bijoux, l’homme dans son pouvoir de destruction mais aussi dans sa capacité d’innovation.

  • Exposition DaloneSdesign – Espace Solidor – Place du Château – Haut de Cagnes – Renseignements : 04. 93. 73. 14. 42.
  • Du 26 février au 1er mai 2011, entrée libre du mercredi au dimanche, de 14h à 17h

Réflexions sur le bijou contemporain français

Vendredi 18 février 2011

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© Photo La Garantie

Designer, essayiste, commissaire d’expositions et lui même créateur de bijoux, Benjamin Lignel livre, pour le Magazine Notes Précieuses, ses réflexions sur le bijou contemporain et nous parle de l’exposition itinérante “Also known as jewellery” qu’il a organisée conjointement avec Christian Alandete.

Notes Précieuses : Comment est née l’exposition “Also known as jewellery” actuellement présentée aux Ateliers de Paris ?

Benjamin Lignel : L’idée de l’exposition coïncide avec la création en 2007 de l’association pour le bijou La Garantie, association destinée à promouvoir le bijou dans ses différentes pratiques. Créer une exposition internationale pour faire découvrir le bijou contemporain français constituait l’un des trois projets de départ de l’association.

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Collier "Mutter tag" en bitume, papier, fibre de lin, pyrite, onyx, fer - Pièce unique - Babette Boucher, 2006 © Photo Babette Boucher

NP : Quels étaient les deux autres projets de la Garantie ?

BJ : D’abord en 2008, une Journée d’étude à Normale Sup sur le bijou, ses fonctions et ses usages, de la préhistoire à nos jours, organisée par Cécile Michaud et Delphine Lesbros. Cela  a permis de croiser l’analyse d’une vingtaine de doctorants de différentes disciplines. C’était passionnant. Deuxième projet : nous avons réuni les trois départements de formation spécialisés en France dans le bijou contemporain qui se trouvent à Paris (AFEDAP), à Strasbourg (ENSAD) et à Limoges (ESAD). Cette manifestation aussi a été un succès permettant des confrontations intéressantes entre formateurs, créateurs, galeristes … En référence à l’Oktoberfest de Munich, nous l’avions baptisée Dezemberfest : ce projet a été mené par Emmanuel Lacoste et moi-même.

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Collier "8/9B-C" en porcelaine émaillée, cuivre - Claire Baloge, 2007 © Photo Enrico Bartolucci

NP : Le champ de l’exposition, lui, est délibérément international …

BJ : Oui. Il s’agissait de montrer à l’étranger des œuvres de très haute qualité pour convaincre qu’en France aussi il se passe quelque chose dans le domaine du bijou contemporain. Notre ambition avec Christian Alandete était de répondre, par cette exposition, au manque de visibilité des bijoutiers contemporains français à l’étranger.

NP : Le  bijou contemporain français est à ce point inexistant dans le monde ?

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Broche "Chardon" en or, fer - Ulrike Kämpfert, 2005 © Photo Enrico Bartolucci

BJ : Très souvent à l’étranger, on me pose la question “qu’est ce que vous faites en France” ? Dans le tout petit milieu mondial du bijou contemporain - en gros un millier de personnes au total -, les Français sont très peu représentés. A Munich, haut lieu mondial du bijou contemporain, la France était perçue comme un pays où il ne se passe rien.

NP : Arrêtons nous un instant sur les définitions … Qu’est ce qu’un bijou contemporain ?

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Bague "Camé noir" en argent oxydé, or - Catherine Le Gal, 2007 © Photo Jacques Davis

BJ : Donner une définition devient de plus en plus difficile car le bijou contemporain a pris beaucoup de latitude au cours des 5 ou 10 dernières années. Je vous livre ici une définition très personnelle. Pour moi, le bijou contemporain prend la pratique comme sujet d’expérimentation. Le propos n’est pas de faire des bijoux, mais de savoir comment on peut questionner le bijou. La recherche des créateurs porte sur “comment fonctionne le bijou ?” et non pas sur “comment faire beau et séduisant ?”. Par analogie, on peut se référer à Perec et Calvino qui, dans les années 60 ont écrit des livres qui parlaient de l’écriture ; le vrai sujet de leur travail n’était pas la narration mais l’écriture. Mais j’ai tout à fait conscience qu’une telle définition n’est pas unanimement partagée.

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Bague "Petit poney" en fimo, plastique, paillettes - Maud Traon, 2007 © Photo Enrico Bartolucci

NP : Quelle pourrait être alors une définition plus universelle ?

BJ : Pour aller au plus simple, je dirais que c’est le produit de la démarche d’un artiste qui conçoit et réalise des pièces uniques, fait des expositions personnelles dans des galeries et … parfois vend. Ici, pas de distribution en série ou extrêmement peu. Un créateur bosse pendant plusieurs années sur un thème avant de livrer au public le fruit de son travail dans une galerie  de bijou contemporain, qui fonctionne exactement comme une galerie d’art.

NP : Quels sont les thèmes sur lesquels travaillent les créateurs de bijoux contemporains ?

Collier pectoral "Anémone" en cuivre émaillé - Joanne Grimonprez, 2007 © Photo Joanne Grimonprez

BJ :  Quand on leur pose la question de leurs outils de réflexion, les créateurs citent aussi bien la philosophie, la sociologie, l’anthropologie ou la littérature. Dans l’exposition, “Also known as jewellery”, il y a 17 créateurs. Ils ont des formations très différentes et abordent tous des thèmes différents. Certains traitent du corps, d’autres questionnent le genre, ou d’autres encore interpellent les problématiques sociales … Comme avec l’art contemporain, on peut déboucher sur le politique au sens large.

NP : Et qu’est-ce qu’un bijou conceptuel ?

BJ : Le bijou conceptuel implique, je pense, une forme de dématérialisation de l’objet. On demande au spectateur d’appréhender non pas une réalisation formelle, mais un processus et une idée. Très peu de gens aujourd’hui font du bijou conceptuel selon cette définition, mais je citerais en exemple la pièce “Redundancy of Matter”, de l’artiste israélien Attaï Chen, et l’ensemble de l’œuvre de l’allemande Suska Mackert.

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"Roads never trave" Chambres à air ajourées - Amandine Meunier, 2007/2008 © Photo Johann Fusinelli

NP : Revenons à l’exposition proprement dite : comment le projet a t il vu  le jour ?

BJ : Tout a commencé à Londres, au vernissage d’une exposition de bijoux italiens. J’ai longuement discuté avec la directrice de la Flow Gallery qui s’est montrée enthousiaste à l’idée de présenter des bijoux français. Pour que notre projet soit viable, il nous fallait au moins trois partenaires. Nous avons convaincu ensuite les galeries Alternative à Rome et Velvet da Vinci à San Francisco. Notre projet devenait alors possible et tout a commencé. Ensuite, nous avons convaincu l’Institut Français de Munich et la Villa Bengel d’Idar-Oberstein. La conservatrice du Falkenberg Museum est venue à nous après avoir vu l’exposition à Munich, enthousiaste de pouvoir mettre en regard cette exposition avec ce qui se passe en Suède dans le domaine.

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Collier "Barbie" en plastique, vernis à ongle, fil - Jana Natier, 2006 © Photo Enrico Bartolucci

NP : Quels ont été les critères de sélection des créateurs présentés et qui devenaient en quelque sorte “ambassadeurs du bijou français”?

BJ : On ne peut pas vraiment parler d’ambassadeur au sens strict : nous avons privilégié une sélection assez restreinte qui correspond à notre approche mais ne peut résumer la diversité des pratiques du bijou contemporain en France.

NP : Le sélection a t elle été difficile ?

BJ : Nous avions une idée très précise de l’axe dans lequel nous voulions aller, de ce que nous souhaitions montrer. Il y a une part d’arbitraire nécessairement dans les choix qui sont pris. Nous sommes partis des pratiques qui correspondaient le mieux à notre approche du bijou contemporain et de là nous avons définis des critères précis pour le choix des pièces.

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"Beauty Tool", rouge à lèvres (by Terry) en or 920 - Frédéric Braham, 2006 © Photo Paul Duchovel, AAA Production

NP : Qui a choisi les pièces exposées, les créateurs ou les organisateurs ?

BJ : Christian et moi. Nous connaissions déjà le travail de la plupart des créateurs et, chez certains, il y avait des pièces que l’on tenait à présenter. Dans notre sélection, la grande majorité des objets est portable. Ceux qui ne le sont pas (par exemple, certaines pièces de Frédéric Braham et de Christophe Marguier) font référence à l’ornement et sont affiliés à ses codes.

NP : En tant que créateur vous même, votre sélection n’est-elle pas entachée d’un certain biais ?

BJ : Je ne pense pas avoir privilégié ici des gens dont le boulot ressemble au mien. Je suis intimement persuadé que quelqu’un d’autre chargé de faire la même expo sur le bijou contemporain français aurait aboutit à quelque chose d’approchant dans le choix des créateurs. Peut-être pas les mêmes pièces …

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"Hier, le surlendemain" en fer, cuivre, émail, peinture - Christophe Marguier, 2003/2005 © Photo Christophe Marguier

NP : Vous n’avez pas exposé votre propre travail …

BJ : Non, et pour une raison évidente : déontologiquement, on ne peut pas s’auto choisir. Je ne le regrette pas car n’ayant pas été exposé moi même, j’ai eu l’impression de mieux défendre la cause … et c’était plus simple pour moi.

NP : Comment s’est effectuée entre Christian Alandete et vous la répartition des tâches ?

BJ : Il n’y a pas eu réellement de répartition des rôles. En ce qui concerne la sélection des créateurs, nous avons chacun nos préférés, mais à aucun moment il n’y a eu de conflit sur le choix de tel ou tel. Et au plan de l’organisation, nous avons simplement optimisé nos savoir faire spécifiques : en tant que commissaire d’exposition, Christian a une connaissance des institutions et un réel savoir faire dans les arcanes administratives ; en tant que designer, c’est plus facile pour moi de m’occuper de la réalisation de la scénographie par exemple.

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Bijou de langue, 2 pièces en or fin - Emmanuel Lacoste, 2006 © Photo Enrico Bartolucci

NP : Vous travaillez depuis longtemps ensemble ?

BJ : J’ai connu Christian à l’occasion de l’ exposition “Un vrai bijou” qu’il avait montée en 2005 sur les bijoux contemporains en France à la galerie Artcore à Paris, puis à Cagnes-Sur-Mer. Il avait su donner un esprit de corps à la trentaine de créateurs présentés. C’est aussi un des fondateurs de la Garantie. Nous nous sommes tout de suite très bien entendus sur ce que l’on voulait faire avec l’exposition itinérante.

NP : Quelles difficultés avez vous rencontrées pour monter l’exposition ?

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Collier "Performance" en plâtre, gaze, boite en bois - Nathalie Perret, 2007 © Photo Nathalie Perret

BJ : Le projet a été long à monter, il a eu beaucoup de difficultés à trouver un financement en France, en dépit de l’intérêt manifeste de nos partenaires étrangers. La position hybride du bijou contemporain – ni vraiment dans l’art, ni vraiment dans l’artisanat – permet à chacun de se renvoyer la balle sans sortir son carnet de chèque. Sauf pour l’exposition de l’Institut Français de Munich qui a été financée par la Ville de Cagnes-sur-Mer et celle aux Ateliers de Paris par la Ville de Paris. Le catalogue a été en partie financé par les bijoutiers et principalement par les ventes à l’étranger.

NP : Parlez nous justement du catalogue …

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Collier en argent, jouets en plastiques - Carole Deltenre, 2006 © Photo Enrico Bartolucci

BJ : Nous nous sommes livrés à un travail de fond pour mettre en valeur la richesse du travail de chacun. Nous avons édité un catalogue bilingue avec pour chaque créateur : un texte, des photos de studio réalisées par Enrico Bartolucci  pour les bijoux présentés et un poster des bijoux portés shooté par Elene Usdin. Pour chaque bijoutier nous avons contacté, en concertation avec eux, des auteurs qui pouvaient donner une approche intéressante de leur travail qu’ils soient historiens, critiques d’art, sociologues, philosophes …  Il y a une photo très forte de Nathalie Perret qui a réalisé un collier fait de sacs de plâtre. Le bijou qu’elle porte, c’est la trace de plâtre sur la robe. Il n’y a pas d’objet …

NP : Les pièces exposées à Paris étaient-elles les mêmes qu’à Londres, Rome, Munich, … ?

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Collier de naissance "Naissance neuf perles" à usage plus universel, en résine blanche imprimée, dorure à la feuille, plexiglass blanc, anneau de métal - Florence Lehmann, 2002 © Photo Jean-Louis Hess

BJ : L’exposition a un peu évolué dans son itinérance. Les créateurs ont toujours été les mêmes. Et si un cinquième des pièces environ a changé c’est tout simplement parce que des œuvres ont été vendues et qu’il a fallu les remplacer.

NP : Et la présentation a t elle évolué ?

BJ : Oui, d’une certaine manière car nous avons du nous adapter aux différents espaces et mobiliers existants. Il n’y a vraiment qu’à Paris qu’il y a une scénographie.

NP : Une scénographie très remarquée effectivement. La présentation dans des valises, c’est parce que l’exposition a beaucoup voyagé ?

BJ : Certes … Mais c’est avant tout un clin d’œil de nous autres créateurs. Nos œuvres voyagent constamment. Il y a en permanence des collections de bijoux qui transitent dans le monde par la poste, en train et en avion. La valise est intimement liée au bijou, car elle peut facilement accueillir ces petits objets.

NP : Also known as jewellery : pourquoi un titre en anglais ?

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Broche en argent, or, émail - Monika Brugger, 2008 © Photo Corinne Janier

BJ : Lors du vernissage à Paris, nous avons été critiqués sur ce point par quelques défenseurs de la langue française. Le choix de l’appellation mérite donc une explication. Ce n’est pas de notre part un parti pris d’anglicisme, mais une volonté d’efficacité. Nous voulions un titre qui fasse sens : on présente des objets qui couvrent deux ou trois champs de la création et sont aussi connus comme bijoux, mais en dernier lieu seulement. Autrement dit : “des objets qu’on connait aussi sous le nom de … bijoux”. Reconnaissez que l’expression anglaise est plus efficace que s’il avait fallu le dire en Français. D’autant que A.K.A. est un poncif de la langue anglaise qui veut dire “alias”. En anglais, on traduit mieux l’ambiguïté des objets qu’on présente ici. Et puis, dans les six pays où l’exposition a tourné avant Paris, le Français était loin d’être la langue la plus pratiquée.

NP : Pourquoi Paris en dernier ?

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Collier en écharpe "Toison aux pattes dorées" en cotte de maille en acier inox, pattes en argent plaqué or - Sophie Hanagarth, 2004 © Photo Enrico Bartolucci

BJ : Au départ l’exposition, compte tenu de ses objectifs, était essentiellement destinée à l’étranger. Après Rome, Londres et San Francisco nous avons sollicité des institutions en France et des galeries à l’étranger. Exposer en France n’était pas gagné d’avance. C’est difficile de convaincre les institutions d’accepter quelque chose qui n’est pas institutionnalisé. En France, on aime les spécialisations et on ne mélange pas artisanat et art contemporain par exemple. Aussi sommes nous redevables à Françoise Seince d’avoir levé les barrières et de nous avoir ouvert les portes des Ateliers de Paris.

NP : Paris est la dernière étape de l’exposition ?

BJ : Oui.  A trop la prolonger, l’exposition ne serait plus vraiment actuelle. Elle présente des œuvres qui ont deux ans ou plus. En outre, sur le plan personnel, nous nous sommes fortement impliqués, Christian et moi, depuis deux ans et nous souhaitons nous consacrer à d’autres projets.

NP : Quelles ont été les réactions du public dans les différents pays ?

BJ : Chaque pays a eu des réactions différentes. Cela tient beaucoup au fait qu’il y a eu des publics différents. En Angleterre, par exemple, tous les principaux professeurs des écoles d’art sont venus avec leurs étudiants. On a eu droit à des clins d’yeux et hochements de têtes de ce public d’initiés signifiant “maintenant on comprend … “. A Rome, ce sont surtout les clients de la galerie Alternative qui sont venus : ils se sont souvent montrés déroutés, déboussolés. Nous étions loin de leur expérience. A San Francisco, le public était plus varié : collectionneurs, artistes, voire les gens de la rue … Dans cette ville – berceau des réflexions sur le genre, la sexualité, le féminisme, des œuvres comme celles de Carole Deltenre, Florence Lehmann ou Monica Brugger ont été comprises immédiatement et appréciées, même par des non initiés. Les américains de la côte ouest reconnaissaient cette manière de parler du féminin. A Munich, centre mondial du bijou contemporain, nous avons remporté notre examen de passage : plus de 400 personnes sont venues pendant les quatre jours qu’a duré l’exposition, les catalogues se sont arrachés et l’expo a été jugée cohérente.

NP : Et en France ?

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Bague "Promesse (camé)" en or fin, fer - Brune Boyer-Pellerej, 2008 © Photo Enrico Bartolucci

BJ : En France, les réactions sont positives aussi. J’ai eu beaucoup de retours de personnes qui se disaient bluffées par la scénographie et le travail réalisé. Elles ne s’imaginaient pas qu’on puisse faire tant de choses avec le bijou.

NP : C’est donc une réussite ?

BJ : C’est un travail de longue haleine car les barrières culturelles sont plus fortes en France que dans bien d’autres pays : l’Angleterre, l’Allemagne, la hollande, l’Italie … par exemple qui n’ont pas totalement rompu avec leur passé médiéval en matière d’artisanat. Le secteur est très bien structuré à l’étranger avec un nombre considérable de galeries spécialisées qui fonctionnent sur le modèle des galeries d’art contemporain avec des expositions temporaires régulières. Nous avons difficilement ça en France. En France, où il n’y a plus de joailliers de quartier, on semble aveuglé par la toute puissance de la Place Vendôme. Mais je suis assez optimiste. Petit à petit, les gens vont s’habituer à de nouveaux critères artistiques … Pour l’exposition à Paris, nous avons eu un article dans le Figaro, média grand public. Nous en sommes ravis.

NP : Les institutions françaises s’intéressent-elles au bijou contemporain ?

BJ : Non, pas véritablement car, comme je l’ai dit tout à l’heure, on ne sait pas très bien où le placer. Pour une action dans la durée, on doit toutefois saluer l’action de l’Espace Solidor à Cagnes-sur-Mer. C’est le seul espace public à garder le cap et sa programmation ne faiblit pas.

NP : Et la formation, c’est important ?

BJ : Je préfère parler de transmission professeurs-élèves dans le bijou contemporain. On reconnait déjà des filiations par les œuvres des étudiants de Monika Brugger qui enseigne à Limoges, de Florence Lehmann et Sophie Hanagarth qui enseignent à Strasbourg et de Brune Boyer qui a enseigné à Paris pendant 12 ans avant de passer le flambeau à Patricia Lemaire. Mais il faut être conscient que les promotions de Paris, Limoges et Strasbourg réunies se montent annuellement à une dizaine d’étudiants, alors que 600 étudiants sont formés chaque année en Grande Bretagne.

NP : Comment voyez vous évoluer le bijou contemporain ?

BJ : Son avenir ne tient qu’à nous. Nous avons montré que nous savions utiliser les moyens du bord. Il y a de nombreuses choses qui se passent actuellement : des tas d’initiatives privées. Au rendez vous “Le dit du bijou”, on le constate chaque mois. On travaille aussi sur des projets, notamment un parcours du bijou contemporain qui devrait voir le jour d’ici deux ans. C’est bouillonnant, mais nous avons pas mal d’écueils à éviter, particulièrement celui de la compartimentalisation. Chercher sa légitimité ne doit pas pousser le bijou contemporain à surdéfinir son terrain d’action en érigeant des murailles, pour ne pas être confondu par exemple avec le design, et créer un territoire restreint et isolé. N’oublions pas que design, art et artisanat sont les trois fées qui se sont penchées sur son berceau.

  • Interview réalisée le 1er février 2011
  • Exposition Also known as jewellery -  Les Ateliers de Paris – 30, rue du Faubourg Saint-Antoine – 75012 Paris – Du 13 janvier au 12 mars 2011, du mardi au samedi de 13h à 19h – Entrée libre
  • Catalogue Also known as jewellery, A touring exhibition of french jewellery – Février 2009, disponible à la vente

Bijoux de créateurs au Village métiers d’Art en troglo de Turquant

Jeudi 10 février 2011

Salon-créateurs-de-bijoux-TurquantUne douzaine de créateurs exposent leurs réalisations au Salon des créateurs de bijoux de Turquant : bijoux de créateurs en pierres fines, perles, joaillerie, bijoux contemporains en argent, métal, ou bijoux plus fantaisie, pièces uniques ou série limitée. C’est la deuxième édition de cette manifestation qui a rencontré un vif succès l’an passé dans ce village de vignerons situé à 10 km de Saumur.

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A gauche : Bague "Maya" en argent patiné - Henri Jacquemard © Henri Jacquemard, A droite : Anneau argent - Henri Jacquemard © Henri Jacquemard

Les créateurs sélectionnés cette année sont : Arnaud Fossey, Catherine Bonis, Sandrine Andersson, Isabelle Leclere, Claude Vernet, Jean Philippe Barriere, Yasmin Yahia, Dorothée Begue, Maya Talavera, Martina Hejmalova, Henri Jacquemard, Sylvie Naulin. Ils viennent essentiellement des pays de la Loire ou des régions limitrophes.

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A gauche : Alliances carrées en or gris palladié, diamants taille princesse - Henri Jacquemard © Henri Jacquemard, A droite : Bague "Lagon" en argent et perle - Sandrine Andersson © Sandrine Andersson

Cette manifestation s’inscrit dans la longue tradition de la création de bijoux en Saumurois. Elle a pour objectif de faire découvrir des créateurs et, pourquoi pas, de susciter des vocations. Les visiteurs peuvent en effet assister aux démonstrations des élèves de l’Institut de Bijouterie de la CCI de Maine et Loire.

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A droite : Démonstration d'une élève de l'Institut de Bijouterie de Saumur © Turquant, A droite : Boucles d'oreilles - Martina Hejmalova © Martina Hejmalova

Une particularité à souligner : le salon est installé au cœur du village métiers d’art en troglo. Pour mettre en valeur son patrimoine, remarquablement conservé, de troglodytes, Turquant y a crée ce village où résident en permanence des professionnels des arts de la pierre, du métal, de la terre, du verre et du feu.

  • Salon des créateurs de bijoux, 2ème édition – Village métiers d’art en troglo – Espace Métiers d’Art en Troglo et ateliers métiers d’art n°4 – 49730 Turquant – Entrée libre
  • Du 11 février (15h à 18h30, inauguration à 19h) au 12/13 février 2011 (de 10h à 19h)

Bijoux de créateurs contemporains sur le thème du Ricochet

Mercredi 2 février 2011

Exposition-RicochetOnze bijoutiers exposent actuellement leurs dernières créations sur le thème du Ricochet au Viaduc des Arts à Paris. Tous sont membres du Groupe Arcanes, association pour le bijou contemporain. C’est dire qu’ils approchent le bijou “autrement”. Pour eux, sa valeur réside essentiellement dans la démarche créative qui a présidé à sa conception. Ils se laissent toute latitude dans le choix des matériaux, des techniques et des formes. L’exposition, cette année a aussi été l’occasion de réaliser une œuvre collective.

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A gauche : Bague en argent - Fabienne Tixier, A droite : Bague en cuivre, émail - Ricochet : L'univers du jardin, de l'étang - Fabienne Tixier © Photos Notes Précieuses

La variété des quelque 70 pièces personnelles présentées souligne que l’appartenance à un même groupe ne signifie pas pour autant uniformité. Chaque bijou est imprégné de la sensibilité et de la culture de son auteur, que cette culture soit française, espagnole, coréenne, colombienne …

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Colliers, bagues, bracelets - Ricochet : l'ondulation, l'empreinte - Eliane Michel © Photos Notes Précieuses

Les matériaux classiques sont utilisés aussi bien que les matières inédites.

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A gauche : Broche en argent oxydé, perles de Tahiti - Hyun Joung Lee, A droite : Broche en argent oxydé, émail, perles d'eau douce - Ricochet : la réincarnation - Hyun Joung Lee © Photos Notes Précieuses

Voisinent ainsi : bague en argent brossé, bague articulée en argent, saphir étoilé, lave, sculpture en ébène, bague en or et argent, broche en argent oxydé, émail, perles d’eau douce, broche silex noir et acier chirurgical, broche acier, collier en argent oxydé, plexiglas, cristal papier.

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A gauche : Objet de main "Rond dans l'eau" en argent, feuille d'or, plumes - Louise Barthelemy, A droite : Bague en argent, pierres fines, plumes - Louise Barthelemy © Photos Notes Précieuses

Le thème du Ricochet évoque, selon les artistes des images différentes : pour certains, des ondes, des vibrations ; pour d’autres, c’est la trace, la transmission, le chemin de la vie, la réincarnation

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A gauche : Bague 3 doigts "Onde" en argent poli et au fond bague "Percussion" en argent, perle de Tahiti - Caroline Aubry, A droite : Bagues en bois et argent - Caroline Aubry © Photos Notes Précieuses

Quant à l’œuvre collective, elle est éminemment originale. A l’image du galet qui rebondit à la surface de l’eau, on aboutit à une chaine de treize bijoux contemporains originaux.

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Une partie de l'œuvre collective. En haut, à gauche et au milieu : Bague en galet, argent et textile - Anne Milbeau, Au milieu : Bracelet en argent, strass. Pièce textile empruntée à la bague d'Anne Milbeau - Andréa Piñeros, En haut à droite : Bague en métal argenté et perle. Ovale de la bague mutilée - Sophie Leroy, En bas, à gauche : Broche en cuivre. Utilisation d'une partie de l'ovale de la bague de Sophie Leroy - Claire Wolfstirn, Au milieu : Bracelet en métal. Utilisation d'un rectangle incurvé, découpé dans la broche de Claire Wolfstirn pour réaliser le fermoir - Eliane Michel, A droite : Broche. Utilisation d'une partie du métal découpe du bracelet d'Eliane Michel - Marta Fernández Caballero © Photos Notes Précieuses

Chaque créateur a repris au bond une partie du bijou d’un autre, pour élaborer son propre bijou. Une fois son œuvre réalisée, il la passe au suivant qui procède de même. Toute liberté est laissée à chacun concernant la partie à sectionner ainsi que son ampleur. Le délai était d’un mois pour réaliser chaque bijou. Cette démarche, fondée sur la transmission et l’interaction, aboutit à une série d’œuvres liées les unes aux autres par un geste volontaire de mutilation suivi d’une réaction créative.

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A gauche : Scénographie de l'exposition, exposition des bijoux de Claire Wolfstirn © Photo Notes Précieuses, A droite : Broche "Ricochet 3" en acier - Claire Wolfstirn © Photo Amélie Weirich

Les bijoutiers suivants ont participé à l’œuvre collective et exposent leurs œuvres personnelles : Anne Couteau qui, abolissant les frontières entre animal, végétal et minéral, crée des bijoux aux lignes fluides et épurées ; Caroline Aubry qui, dans un travail graphique, s’attache à la mise en évidence des mouvements ; Hyun Joung Lee qui crée des bijoux marqués par un équilibre et une harmonie d’ensemble ; Anne Milbeau chez qui la matière se révèle par des lignes et des courbes aux proportions équilibrées où la lumière rythme les volumes ;

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A gauche : Bague "Impact" en argent - Eliane Michel , Au milieu : Collier "arbre de vie" en argent oxydé, plexiglas, cristal, papier - Andréa Piñeros, A droite : Bague "Non c'est rien" en argent, or jaune - Anne Milbeau © Photos Amélie Weirich

Andrea Piñeros dont les créations brossent un portrait de l’objet intime ; Fabienne Tixier, perpétuellement à la recherche du trésor fabuleux qui la fait rêver… ; Louise Barthelemy pour qui corps et bijoux sont deux architectures articulées dont les mouvements se suivent et se font écho ; Frank Massé ; Claire Wolfstirn, dont les bijoux sont pensés comme des sculptures ; Eliane Michel qui travaille la matière et le volume de façon instinctive pour ensuite les adapter à la personnalité de chacun ; Marta Fernández Caballero dont les bijoux naissent de thèmes comme la nature, les mouvements et les relations humaines. Thierry Martin et Sophie Leroy ont participé au projet commun, mais ne présentent pas de travail personnel.

  • Exposition Ricochet – Viaduc des Arts – 57, avenue Daumesnil – 75012 Paris – Ouvert tous les jours de 11h à 20h sauf dimanche, fermeture à 18h – Du 2 au 6 février 2011

6ème biennale des métiers d’art et de création au Carrousel du Louvre

Vendredi 3 décembre 2010

Carrousel-métiers-d-art-et-de-créationPour sa sixième édition, la biennale des métiers d’art et de création se tient, comme les années précédentes, au Carrousel du Louvre à Paris. Organisée par la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat d’Ile-de-France, elle a pour vocation de valoriser le savoir faire artisanal et artistique français. Ouverte au public, on y vient pour découvrir, pour acheter, pour s’entretenir aussi avec les professionnels sélectionnés. On compte plus de 350 exposants qui présentent une très large palette d’œuvres relevant de nombreux métiers.

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A gauche : Etudiants ébénistes et restaurateurs en meubles anciens du lycée des métiers Jacques Brel à Choisy-le-Roi © Photo Notes Précieuses, Au milieu : Bague joaillerie - Esther Assouline © Biennale métiers d'art et de création, A droite : Etudiante en Broderie au lycée des métiers Jules Verne à Sartrouville © Photo Notes Précieuses

Parce que l’or a toujours fait rêver depuis les origines de l’humanité, le Carrousel met cette année à l’honneur une vingtaine d’artisans – dans les disciplines les plus variées – possédant la maitrise de ce matériau.

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Travaux de broderie des élèves du lycée des métiers Jules Verne à Sartouville © Photos Notes Précieuses

Les autres métaux sont également représentés au même titre que la céramique, le verre, le boislaqué, marqueté -, le papier et autres matériaux … Artisans et artistes présentent leurs dernières créations et montrent toutes les facettes de leurs talents. Meubles, objets de décoration, vêtements, accessoires et, bien sûr, bijoux sont à l’honneur.

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A gauche : Elodie Pavie, Au milieu : Collier en verre de Murano - Elodie Pavie, A droite : Bague en verre de Murano - Elodie Pavie © Photos Notes Précieuses

En ce qui concerne les créateurs de bijoux, sont présents entre autres, Elodie Pavie et ses bijoux en verre de Murano (bague, collier en verre de Murano …), la marque l’Iris Noir de la créatrice Iris Simon et ses colliers, bagues en argent, vermeil et pierres fines. Ces deux créatrices sont présentes à la boutique en ligne Notes Précieuses.

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A gauche : Iris Simon, Au milieu : Bague en vermeil et perle de culture - L'Iris Noir, A droite : Pendentif New York en argent - L'Iris Noir © Photos Notes Précieuses

On peut découvrir aussi, les bijoux contemporains de Marie Charpentier, lauréate 2009 du grand prix de la création de la ville de Paris,

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A gauche : Bague "Acétabulaire" en or jaune - Marie Charpentier © Marie Charpentier, Au milieu : Marie Charpentier © Photo Matthieu Gauchet, A droite : Bague "Polypore" en aluminium anodisé - Marie Charpentier © Marie Charpentier

les bijoux ludiques de Galatée Pestre et les bijoux textiles de Françoise Wintz.

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A gauche : Bagues "Sens Donné" en argent - Galatée Pestre © Photo Flavor Flavy, Au milieu : Sautoir "Telling Stories" en laiton - Galatée Pestre © Photo Flavor Flavy, A droite : Galatée Pestre, bijoutière © Photo Notes Précieuses

Cette année, pour la première fois, les Maîtres d’art sont présents à la biennale. Ces professionnels d’excellence, gardiens et garants de savoir-faire exceptionnels, expliquent leur rôle et leurs missions. Actuellement, la France en compte moins d’une centaine.

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A gauche et au milieu : Créations et bijoux textiles - Françoise Wintz, A droite : Travaux d'élèves du lycée des métiers Jules Verne à Sartouville © Photos Notes Précieuses

Autre innovation : l’ouverture à l’international avec la Russie pour invité d’honneur. Dans le cadre de l’année croisée France-Russie, des artisans russes ont été conviés à venir montrer leur savoir-faire durant cinq jours. L’artisanat russe est profondément inspiré par l’art sacré de l’icône.

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A gauche : Créations de La Maison du Vitrail - Christiane et Philippe Andrieux, A droite : Pyramide inversée du Carrousel du Louvre © Photos Notes Précieuses

  • 6ème Biennale Le Carrousel des métiers d’art et de création – Carrousel du Louvre – 99, rue de Rivoli – 75001 Paris
  • Du 1er au 5 décembre 2010, de 10h à 20h

Bijoux contemporains et métiers d art au Salon International du Patrimoine Culturel

Jeudi 4 novembre 2010

Le Carrousel du Louvre à Paris accueille, du 4 au 7 novembre, le 16ème Salon International du Patrimoine Culturel. Trait d’union entre les professionnels, le public, les passionnés et les créateurs, ce salon est la manifestation de référence de tous les secteurs de la vie patrimoniale. Alliant culture et économie, il réunit les différents acteurs : restaurateurs et entreprises d’art, prescripteurs et maîtres d’œuvre, collectivités territoriales et institutionnels, associations, écoles, éditeurs, presse … Au total, près de 250 exposants sont présents. Un cycle de conférences et de rencontres permet également d’aborder les questions d’actualité et de dévoiler les réalisations liées au “Patrimoine méditerranéen”, thème retenu cette année.

Graveur-bague

En haut, de gauche à droite : Bruno Levêque, graveur héraldiste, meilleur ouvrier de France - Bagues de Bruno Lévêque - Broderies d'Art de Danielle Carl, meilleur ouvrier de France © Photos Notes Précieuses, En bas, de gauche à droite : Blason gravé © Denis Ortola - Denis Ortola, graveur poinçon de maître, chevalière et blasons © Photo Notes Précieuses - Horloger, restaurateur : François Simon Fustier © Photo Mauro 2008, Salon International du Patrimoine Culturel

A la fois vitrine des métiers d’excellence et vecteur de développement économique et touristique, le salon est le témoin et l’acteur de la sauvegarde du patrimoine, matériel ou immatériel. Cette année, le patrimoine de la méditerranée est à l’honneur car cette zone géographique est un indéniable réservoir de talents et de savoir-faire et un espace unique de circulation des objets, des arts et des idées entre le Nord et le Sud.

Céramiques

Extrait de l'exposition d'Ateliers d'Art de France "Nouveau regard sur les métiers d'art" au Salon International du Patrimoine Culturel © Photos Notes Précieuses

Dans ce cadre, Ateliers d’Art de France met en scène sur son stand un extrait de l’exposition “Nouveau regard sur les métiers d’art” présentée en juin 2010 au Forum du Caire. Sont présentées des œuvres contemporaines en verre, métal, bois, terre, réalisés par quatorze créateurs d’Ateliers d’Art de France. Le champ d’intervention de ces artistes peut être très large. Ainsi, Agnès His, sculpteur-céramiste, conçoit aussi bien des pièces d’architecture que des bijoux.

Bijoux-contemporains-Nathalie-Gouliart

En haut, de gauche à droite : Nathalie Gouliart - Bijou de sein "Amazone" et bracelet "Corolle" en cuivre patiné au feu - Collier "Crazy" en argent 925 et perles de culture, En bas, de gauche à droite : Collier en argent 925 et papier japonais - Collier "Goutte" en cuivre et plume © Photos Notes Précieuses - Collier "Strip-Tease" en argent © Nathalie Gouliart

Le bijou contemporain n’est pas en reste. La créatrice Nathalie Gouliart présente ses “sculptures corporelles”. Elle a reçu le premier Prix SEMA 2009 pour le département de la Nièvre avec le bijou de poitrine “Strip-tease”. Pour elle, “Le bijou est comme une seconde peau, une peau expressive”. Elle décrit ses créations comme “des bijoux spectacles” et souhaite travailler dans le monde de la mode, de la danse ou du spectacle. On peut également découvrir son travail à l’exposition “Du textile au bijou” du Pôle Bijou de Baccarat.

Bijoux-contemporains-Espace-Solidor

En haut, de gauche à droite : Roland Constant, adjoint au maire et délégué à la Culture de Cagnes-sur- Mer - Bague en acier inoxydable, laque et verre de Peter Skubic - Broche "En Musubi" en argent, papier et kozo de Mari Ishikawa - Broche "Red cardboard" en carton acrylique et argent de Ritsuko Ogura - Collier en papier recyclé et acier de Janna Syvanoja © Photos Notes Précieuses, En bas, de gauche à droite : Bague "Bloodier than black" de Robert Baines - Broche "Dinner" d'Anna Raigorodskaya - Bague "Circuit IV" de Benjamin Lignel © Espace Solidor

De même, comme l’an passé, la ville de Cagnes-sur-Mer expose une partie de sa collection de bijoux contemporains. Les œuvres de neuf artistes de différentes nationalités, représentent la création contemporaine internationale en matière de bijoux. Les artistes suivants sont exposés : Marianne Anselin, Robert Baines, Simon Cottrell, Kyoko Fukuchi, Esty Grossman, Kirsten Haydon, Mari Ishikawa, Gilles Jonemann, Benjamin Lignel, Nel Linssen, Michail Maslennikow, Ritsuko Ogura, Ramon Puig Cuyas, Anna Raigorodskaya, Gerd Rothmann, Peter Skubic, Bettina Speckner, Janna Syvanoja, Annamaria Zanella.

  • Salon International du Patrimoine Culturel – Carrousel du Louvre – 99, rue de Rivoli – 75001 Paris
  • Du 4 au 7 novembre 2010

Bijoux de créateurs en textile au Pôle Bijou de Baccarat

Vendredi 29 octobre 2010

Du-Textile-au-bijouLe Pôle Bijou de Baccarat propose à travers l’exposition “Du Textile au Bijou” de découvrir les techniques du tricot, du tressage, du tissage, du maillage, de la broderie, du pliage, du point, des nœuds … appliquées au bijou. Tout ceci au travers de créations exceptionnelles en tissu ou en métal. Monique Manoha, Directrice du Pôle bijou, a voulu cette exposition comme un “hommage à tous ces gestes qui, réinventés au fil du temps ont donné naissance à une si incroyable variété d’objets et de matières”.

Ici, la richesse du textile est valorisée par le bijou, cet objet spécifique qui ornemente et pare … Les œuvres des créateurs invités permettent de découvrir toute la richesse d’un vaste univers et convie le visiteur de l’exposition à un voyage original hors frontières.

Bijoux de créateurs textile

De gauche à droite, de haut en bas : Broches "Woldolomiet" de Brigit Daamen - Collier marron dévoré de Dalila Belkacemi - Bagues For print de Darcy Miro - Collier Katharina de Constanze Schreiber - Collier "Envol" de Frédérique Trinchese - Boucles d'oreilles clips "Port et Starboard" de Felieke Van Der Leest, 2000 - Broche de Fie Von Krogh - Collier cravate dandy de Nathalie Gouliart - Parure bracelet bague, série Squamate de Frédérique Coomans - Collier Woven de Hanne Behrens - Collier de Jackie Tadeoni - Collier sautoir Tournesol de Lolita Tchelkina

La démarche créative de Lily Alcaraz et Léa Berlier s’inscrit dans une réflexion sur la matière et les techniques. Donner à l’ordinaire un caractère extraordinaire motive les recherches de Dalila Belkacemi. Hanne Behrens est une orfèvre danoise qui tisse et tresse avec habileté l’or et l’argent pour créer des bijoux. Anne Claustre travaille autour de l’idée qu’un bijou doit pouvoir aussi fonctionner tout seul, sans le corps, en tant qu’objet. Croisement intime de ses deux domaines de formation, la bijouterie contemporaine et le stylisme, les parures de Frédérique Coomans conjuguent les formes organiques et les techniques textiles. Brigit Daamen combine le feutre avec des matières et des objets au toucher très différents. Sophie Dalla Rosa utilise toutes les possibilités de la maille pour donner naissance à des objets sculpturaux. Styliste et peintre, Anne Delattre a découvert dans le bijou le support idéal pour exprimer ses émotions, tel un sculpteur de l’intime. Arline Fisch s’est spécialisée dans le travail du métal tout en utilisant des techniques textiles – tissage, tressage, crochetage. Le travail de Lilas Force s’articule autour de “l’imaginaire que l’on développe lorsque l’on est petit”.

Nathalie Gouliart réalise un travail sculptural qui englobe le bijou et la personne qui le porte. Tzuri Gueta a lancé une collection de bijoux de silicone et de soie comme la suite logique d’un premier parcours dans la recherche de textiles innovants pour la haute couture. Beate Klockmann crée des bijoux classiques avec un regard contemporain en utilisant la capacité naturelle des matériaux. Bijoutier et sculpteur, Darcy Miro tire son inspiration de la nature, des formes architecturales et du corps.

Bijoux createur textile

De gauche à droite, de haut en bas : Collier de Karen Paust - Bague tressée de Maris Morato - Broche "Secret" de Xiaojia Wang et Jean-Marc Waszack - Collier grappe de Tzuri Gueta - Sanctuary de Sara Bran - Collier de Sarah Radulescu - Collier de Lilas Force - Boucles d'oreilles de Sophie Dalla Rosa

Les perles permettent à Karen Paust de combiner toutes ses compétences : couture, crochet, la peinture et la sculpture. Maîtrisant les travaux à l’aiguille, Sarah Radulescu donne une autre vie et une autre dimension aux anciennes techniques de broderies d’Europe centrale qu’elle réinvente et modernise. Designer de bijou hollandaise, Corina Rietveld transforme des matériaux comme les boutons, le bois, l’argent et toutes sortes de tissu en bijoux. Constanze Schreiber utilise des images de peintures de nature morte comme point de départ à ses créations. Les créations de Claudia Silveira Oliveira s’efforcent de gommer la différence entre l’univers du bijou et du vestimentaire.

Bijoux créateur textile

De gauche à droite, de haut en bas : Bague "Amber allein" de Beate Klockmann - Collier "Plumes sur fil" d'Anne Claustre - Bracelet "Magenta Orange Ruffle" d'Arline Fisch - Bague "Pont de tapis" d'Anne Delatre - Collier Ruban Noir d'Aude Tahon - Collier, bracelet, boucles d'oreilles "Hands'set" de Blanka Sperkova - Bracelet" Caracol Blanco" de Catalina Gomez - Collier "Water Flowers Portret" de Caludia Silveira - Bracelet "Colègram gram" de Lily Alcaraz et Léa Berlier © photo : Véronique Huyghe - Bagues "Embroidery" de Corina Rietveld

Blanka Sperkova joue et manipule habilement la transparence des fils tricotés pour créer des formes jouant de l’ombre et la lumière. Jackie Tadéoni reprend les broderies traditionnelles main et crochet, en les réactualisant par des matériaux modernes et des procédés atypiques. Aude Tahon crée une matière textile légère, innovante, à partir d’une technique de nœuds traditionnelle coréenne. Pour réaliser ses bijoux en perles, Lolita Tchelkina utilise les techniques de l’enfilage, du tissage à la main, de la borderie, du cabochon et du crochet. Les bijoux  de Frédérique Trinchese fabriqués en métaux précieux or et argent sont pour la plupart travaillés au marteau en repoussant le métal. Les créations de Felieke Van Der Leest mêlent exubérance, raffinement et surréalisme. Le thème central de la réflexion de Fie Von Krogh porte sur le devenir des matériaux ; avec pour héritage féminin les techniques du monde du textile. A l’instar des dentelières, Sara Bran travaille les ajourages, les arabesques et les transparences du métal pour réaliser un bijou allégé et poétique. Le dialogue entre le corps humain et le bijou est la ligne de conduite du travail de Xiaojia Wang & Jean-Marc Waszack ; ce qui les conduit à mélanger métal et textile dans leurs bijoux. Sont également présentes, les créations de Marie José Morato et de Catalina Gomez.

  • Exposition Du textile au bijou - Pôle Bijou Galerie13, rue du Port – 54120 Baccarat
  • Du 3 novembre 2010 au 4 avril 2011

Des créatrices de bijoux à l’Exposition Universelle de Shanghai

Mardi 19 octobre 2010

Journées-Textiles-Shanghai-2010Les “Journées Textiles Shanghai 2010″ du 23 et 24 octobre prochains, clôtureront la participation de la Région Rhône Alpes à l’Exposition Universelle de Shanghai. Plus de

Robe-créateur

Robe Pastilles Interactives, animation VIP - Dessin d'un étudiant ESMOD

cinquante entreprises textiles de Rhône Alpes seront présentées à cette occasion, couvrant l’ensemble de la filière textile, des fils et tissus jusqu’aux créations couture en passant par les applications techniques les plus innovantes.

Ces journées organisées par l’Espace Textile avec le soutien de la région Rhône Alpes et d’Unitex, révèleront tout un savoir-faire, qui allie innovation et créativité, tradition et modernité. Le public pourra notamment parcourir “Voyage au cœur du textile en Rhône-Alpes”, une exposition de produits emblématiques de la filière.

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Pavillon Rhône Alpes à l'Exposition Universelle de Shanghai © Région Rhône Alpes, photo : Denis Dessus

Vitrine des marques de mode et de design de ce secteur majeur, le Village des créateurs a été invité à exposer durant ces deux jours , le travail de huit créateurs adhérents. Parmi eux, Sophie Guyot, créatrice de parures et soieries contemporaines haut de gamme, reconnue également pour ses bijoux et Laurence Opperman créatrice de bijoux contemporains. Leurs bijoux peuvent également être contemplés à l’exposition Bijoux textiles, au fil de la parurequi se tient actuellement au Musée des Tissus de Lyon.

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A gauche : Pièce exposée aux "Journées Textiles" de l'Exposition Universelle de Shanghai - Sophie Guyot, A gauche : 3 des 5 panoplies du projet "Marché des soies". Projet sur le sens et le statut du mot accessoire et son évolution dans le vestiaire. Les accessoires évoluent au gré des postures et des usages. Les tissus se métamorphosent, lisses et unis au recto, ils deviennent plissages ou graphiques au verso - En collaboration avec Francesca Mattavelli, danseuse à l'opéra de Lyon et Hugo Juillard, photographe

Sophie Guyot a étudié les arts appliqués textiles au Lycée Diderot de Lyon et à la Winchester School of Art en Angleterre. En revisitant les savoir faire traditionnels, l’impression au cadre plat et le plissage à l’aiguille ou ethniques, shibori et teinture à motifs réservés, elle décline ses collections – parures, foulards, écharpes, bijoux … Elle travaille essentiellement à partir d’étoffes de soie, de laine, de lin ou de coton. Chaque pièce s’inscrit dans une démarche de recherche contemporaine sur le rapport entre la couleur, la surface et le matériau. Sophie Guyot a été lauréate du concours Jeunes Créateurs d’Ateliers d’Art de France en 2004.

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A gauche : Bracelet "Céleste" en maille en jersey inox et argent satiné exposé aux "Journées Textiles" de l'Exposition Universelle de Shanghai - Laurence Oppermann, A droite : Sautoir "Tubes" en argent martelé et liens textiles - Laurence Oppermann

Diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Genève, Laurence Oppermann crée des bagues, des colliers, des bracelets essentiellement en or et argent. Elle expérimente aussi de nouvelles matières (jersey inox, fibres végétales …) ainsi que de nouveaux traitements de surfaces (aluminium éloxé …). Et elle y associe parfois du textile, de la laine mohair et du métal.

  • Journées Textiles Shanghai 2010 – Exposition Universelle de Shanghai – Pavillon Rhône Alpes, Zone des Meilleures Pratiques Urbaines, Zone E, Entrée 3 -  Le 23 octobre 2010 (accès sur invitation) : animation et mise en scène sur le thème de la création textile et visite de l’exposition “Voyage au cœur du textile en Rhône Alpes” et le 24 octobre 2010 (accès tout public) : visite de “Voyage au cœur du textile en Rhône-Alpes”