Articles taggés avec ‘Cartier joaillerie’

Une partie de la collection de bijoux Paul Louis Weiller mise en vente à Drouot

Vendredi 1 avril 2011

Vente-collection-Paul-Louis-WeillerUne partie de la collection du Commandant Paul-Louis Weiller, estimée entre 8 à 10 millions d’euros, sera dispersée du 5 au 8 avril 2011 à l’hôtel Drouot par la maison de vente Gros & Delettrez. Les deux premiers jours de vente seront consacrés au mobilier, objets d’art, céramique et tableaux ; le troisième à l’orfèvrerie et aux bijoux et le dernier aux livres, autographes et manuscrits. Meubles de choix, peintures de qualité, orfèvrerie de la Tsarine, jades impériaux, céramiques de la Chine, rien n’échappait à l’œil averti de celui dont la devise était “s’entourer de tout ce qui console”.

Bijoux-luxe

A gauche : Broche "Blackamoor" en or jaune, agate, turquoises et diamants - Cartier, A droite : Boîte du soir en or jaune, émaillée, onyx, diamants, chaîne en or émaillé, onyx et perles fines, anneau serti de diamants - Cartier © Gros & Delettrez

Grand collectionneur et amateur d’art, Paul-Louis Weiller avait par dessus tout deux passions : celle des livres et manuscrits et celle de l’orfèvrerie et de la joaillerie. Lors de cette vente, les amateurs de bijoux se verront proposer en autres : boutons de manchette en or jaune et nacre ; bague Boucheron en or jaune, chrysoprase et corail rose ; bracelet en palissandre, or jaune et cabochons en corail rose ;

Joaillerie-de-luxe

A gauche : Collier rivière en or et argent, diamants - Chaumet, A droite : Boîte à pilules en or jaune guilloché, plaque en corail sculpté et émeraudes - Cartier © Gros & Delettrez

montre homme signée Van Cleef & Arpels en or jaune ; bague en or et diamants de Van Cleef & Arpels ; bracelet Chaumet en or jaune et diamants ; collier en or jaune serti de saphirs et diamants ; pendentifs émeraude en or jaune ; broche Lalique en or jaune et perles de culture ; rares montres dite “bassine” goullons en émail et or … De nombreuses pièces sont signées Cartier, Chaumet, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Lalique … Toutefois, véritable expert en gemmologie, Paul Louis Weiller a possédé des bijoux plus remarquables encore et plus représentatifs de son intérêt pour la joaillerie.

Bijoux-de-luxe

A gauche : Broche en or jaune, corail, diamants, onyx - cartier, Au milieu : Boucles d'oreilles en or gris, diamants et perle poire, A droite : Broche "Bouquets de fleurs" en platine et or jaune, saphir, diamants, émeraudes, rubis © Gros & Delettrez

Pionnier de l’aviation et héros de la grande guerre, Paul-Louis Weiller (1893-1993), devait à ses faits d’armes le surnom de “Commandant” qui sera durant toute sa vie accolé à son nom. Ce fut également un brillant industriel. Il dirigea la compagnie aérienne CIDNA qui deviendra Air France et la société Gnome & Rhône, future SNECMA. Il passa la première moitié de sa vie à bâtir sa fortune et la seconde à mener une vie mondaine intense tout en étant collectionneur éclairé, mécène et philanthrope. Dans ses somptueuses réceptions, se cotôyaient des personnalités des arts et lettres bien sûr mais aussi Aristote Onassis, Henry Ford, Jean Paul Getty, Richard Nixon, ou Georges Pompidou ainsi que les membres des familles royales d’Europe.

  • Expositions publiques Ancienne collection Paul-Louis Weiller – Hôtel Drouot, 1er étage, salle 2 – 9, rue Drouot – 75009 Paris, – Du 2 au 4 avril 2011, de 11h à 18h
  • Vente aux enchères publiques Ancienne Collection Paul-Louis Weiller – Hôtel Drouot, 1er étage – 9, rue Drouot – 75009 Paris – Du 5 au 8 avril 2011 à 14h30 – Vente III, Bijoux et Orfèvrerie, Jeudi 7 avril 2011 à 14h30, salle 2

Splendeurs du temps des Maharajas : Des joyaux d’exception

Jeudi 4 mars 2010

maharajaLa chute de l’Empire britannique et l’indépendance de l’Inde en 1947 ont porté un coup fatal à leur magnificence, mais les Maharajas continuent de nous fasciner. Deux expositions permettent d’approcher leur univers. Pour découvrir les costumes des cours princières, la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent propose “Les derniers Maharajas” tandis que le musée The Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung de Munich prend le relais du Victoria and Albert Museum de Londres et produit la somptueuse exposition “Maharaja : The Splendour of India’s Royal Courts”.

costumes-maharajaSi le colonisateur britannique n’a pas confisqué la richesse des Maharajas, il a ôté à ces princes guerriers leur moyen d’expression favori : le droit de faire la guerre. Ceux-ci ont donc eu tout le loisir de se consacrer au plaisir et à la valorisation de leur image. La fin du Raj fut une époque bénie pour la création qui stimula, comme jamais auparavant, le talent des artisans indiens. C’est toute la richesse de cette production que propose aujourd’hui la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, en collaboration avec la Hutheesing Heritage Foundation. Les costumes des cours princières des derniers Maharajas se déclinent ici en une profusion de couleurs et de matières précieuses : or, argent, soie, brocart, broderies …  Une soixantaine de modèles et accessoires illustrent cette période où l’apparat tient lieu de langage officiel.

Achkan d'enfant en velours et broderies d'or - Collection Deepak et Daksha Hutheesing - Photographie : Dominique Cohas

Achkan d'enfant en velours et broderies d'or - Collection Deepak et Daksha Hutheesing © Photographie : Dominique Cohas

Même magnificence à Munich qui célèbre, après Londres, ces grands amateurs d’art et mécènes qui dirigèrent l’Inde. C’est à une véritable leçon d’Histoire que nous sommes conviés. L’exposition raconte les Maharajas du XVIIIème siècle jusqu’en 1947, date de l’indépendance indienne. C’étaient des chefs religieux, militaires et politiques avant que le colonisateur ne les relègue à l’unique fonction de mécènes et protecteurs des arts. Quelques 250 objets, tous plus somptueux les uns que les autres, retracent cette évolution. Une place importante est réservée aux bijoux, des bijoux d’exception. Rien d’étonnant à cela si l’on suit Rudyard Kipling pour qui Dieu avait créé les Maharajahs pour que l’Homme puisse connaître la splendeur des Palais et des Joyaux

Détail d'une toile représentant la procession de Maharao ram Singh II de Kota Kota - Victoria and Albert Museum V et A Images Victoria and Albert Museum, London

Aquarelle sur papier représentant la procession de Maharao Ram Singh II de Kota Kota - 1850 - Détail - Victoria and Albert Museum © Image Victoria and Albert Museum, London

le-collier-de-patiala1Le visiteur peut admirer des bijoux de turbans, des épées de cérémonie, des parures d’éléphants … Tous ces objets sont issus des métaux et pierres les plus précieux. On découvre également de somptueux tapis incrustés de perles, rubis, émeraudes et diamants. Il apparait également que par leurs commandes d’un luxe infini, les Maharajas participèrent activement au début du XXème siècle au développement et au rayonnement des plus prestigieux joailliers et des plus grandes maisons de luxe européennes. De fastueuses commandes furent passées aux maisons Cartier et Van Cleef & Arpels. Parmi ces commandes, celle de l’emblématique collier de Patiala, la plus importante jamais passée à Cartier. Ce collier de cérémonie comptait 2 930 diamants – dont le fameux De Beers – pour près de mille carats. Achevé en 1928 il symbolise le faste dans lequel vécut Bhupindar Singh, souverain de Patiala (Penjab). Arte a diffusé, il y a quelques années, un documentaire d’Yvon Gérault – aujourd’hui disponible en DVD – racontant l’histoire de ce joyau, disparu pendant plusieurs décennies puis restauré aussi fidèlement que possible, sans toutefois le précieux diamant De Beers.

Collier de Patiala

Collier de Patiala - Cartier, Paris 1928 - En 2002, restauration du collier avec de nouvelles pierres : platine, diamants, zirconia jaune, zirconia blanc, topazes, rubis synthétiques, quartz fumé et citrine © Cartier Collection

  • Exposition Maharaja : Pracht der indischen Fürstenhöfe / Maharaja : The Splendour of India’s Royal Courts – The Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung – Theatinerstrasse 8 – 80333 München – Allemagne   ››»  Du 12 février au 24 mai 2010
  • Exposition Les derniers Maharajas, costumes du grand Durbar à l’indépendance (1911 – 1947) – Fondation Pierre Bergé, Yves Saint Laurent – 5, avenue Marceau – 75116 Paris  ››»  Du 10 février au 9 mai 2010
  • Film documentaire Le collier de Patiala – Yvon Gérault – Idéale Audience – 2003 – Prix du documentaire historique au FIFAP à l’UNESCO en 2004