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Bijoux en métal du Gabon à Genève

Jeudi 26 janvier 2012

L-art-africainLe Gabon est l’un des pays d’Afrique les plus prisés des amateurs d’art et les collectionneurs. Aussi l’exposition “Art ancestral du Gabon” du musée Barbier-Mueller de Genève était-elle attendue. Elle présente une centaine de pièces rares et emblématiques : figures de reliquaires, sculptures, masques et également armes, objets de parure et bijoux ethniques. La géographie de ce pays équatorial de la frange atlantique de l’Afrique se caractérise par son homogénéité au plan du relief, de l’hydrographie, du climat et de la végétation. La région est parcourue d’une jungle difficile à pénétrer ; ce qui explique la parenté culturelle des peuples du bassin du fleuve Ogooué, région qui occupe à peu près les trois quarts du pays.

Masque-Gabon

A gauche : Masque facial "Ngontang" en bois tendre et kaolin - Nord du Gabon, A droite : Masque "Beete" (pebood) en bois et pigments - Est du Gabon - Kwele - Ancienne collection Tristan Tzara, Paris © Musée Barbier-Mueller, photo Studio Ferrazzini Bouchet

Très religieux, les peuples du Gabon attachent une importance particulière au culte des morts. Ils mettent leur art au service de la commémoration des ancêtres et de la préservation des reliques. Cela a donné lieu aussi à une statuaire très riche. A l’image du matériel rituel, les objets de la vie quotidienne – outils, parures et bijoux – révèlent une préoccupation esthétique marquée.

Les-arts-premiers

De gauche à droite : A gauche 1 : Statue reliquaire en bois, pigments, perles, coquillages, fibres, cauris, métal, représentant une figure mâle debout - Gabon ou République du Congo - Groupe Mbete - Ancienne collection Aristide Courtois, Charles Ratton, Madeleine Rousseau, René Rasmussen et Hubert Goldet, A gauche 2 : Torse d'une statuette "Mbumba bwete"en bois - Gabon - Tsogho ou Sangu - Ancienne collection Marc et Denyse Ginzberg, A droite 1 : Sculpture de reliquaire en bois et laiton - Gabon - Kota, groupe Mahongwe - Ancienne collection André Fourquet, A droite 2 : Masque "Beete" en bois et pigment représentant une antilope - Gabon ou République du Congo - Kwele - Ancienne collection André Fourquet © Musée Barbier-Mueller, photo Studio Ferrazzini Bouchet

Les objets exposés au musée Barbier-Mueller de Genève illustrent l’importance du travail du métal. Le fer, extrait et travaillé sur place, a occupé une place essentielle. Autrefois, fondeurs et forgerons fabriquaient surtout des armes - attributs des personnages importants – et des cloches rituelles. Aujourd’hui, ils produisent des lances, des harpons et des outils agricoles.

Bijoux-en-laiton

A gauche : Collier et bracelet "Akal-e-ngo" en alliage cuivreux et laiton - Nord du Gabon, Sud du Cameroun et Guinée équatoriale - Peuple Fang - Ancienne collection Joseph Mueller, acquis avant 1942, A droite : Bracelet de cheville "Djokelebale" en alliage cuivreux - Est du Gabon - Peuple Kota - Ancienne collection Joseph Mueller, acquis avant 1942 © Musée Barbier-Mueller, photo Studio Ferrazzini Bouchet

Le cuivre et le laiton étaient utilisés en tant qu’éléments de parure et comme monnaie. Les femmes “Fang”, au nord du Gabon, portent de nombreux bijoux en laiton et cuivre.

Femme-bijoux-ethniques

A gauche : Femme Fang aux dents limées couverte de bijoux en laiton et cuivre © Archive photo CSSP, avec l'aimable autorisation de la CSSP, A droite : Sculpture de reliquaire en bois, laiton, cuivre - Gabon - Kota, groupe Mbaama ou Mindumu - Ancienne collection Olivier Le Corneur © Musée Barbier-Mueller, photo Studio Ferrazzini Bouchet

On peut voir au sein de cette exposition un collier et bracelet en cuivre et laiton de ce peuple et un bracelet de cheville en cuivre provenant de l’Est du Gabon.

  • Exposition Art ancestral du Gabon – Musée Barbier Mueller – 10, rue Jean Calvin – 1204 Genève – Du 9 mai 2011 au 28 janvier 2012
  • Catalogue de l’exposition “Arts du Gabon” – Louis Perrois – Musée Barbier Mueller, Genève

Bijoux et parures en fer au musée Le Secq des Tournelles

Jeudi 18 février 2010

midi-museesPasser une heure au musée pour mieux comprendre l’art, mais aussi la technique, l’histoire et la culture d’une époque. C’est l’objectif des conférences initiées par l’Association des Amis des Musées de la Ville de Rouen. Nous avons retenu plus particulièrement celles consacrées aux bijoux en fer. La conférencière Anne Cuvelier donne rendez-vous aux amateurs de bijoux les 25 et 27 février prochains puis, dans le cadre de Midi-Musées des Musées de la Ville de Rouen, les 6, 7, 20 et 21 mai. Ces rencontres se tiennent dans un lieu magique : le musée Le Secq des Tournelles.

Un cadre original : le musée Le Secq des Tournelles

Installé dans l’église St Laurent – édifice gothique flamboyant du XVIème siècle – le musée Le Secq des Tournelles présente une collection unique au monde d’art du fer : enseignes, heurtoirs, clés serrures, outils, accessoires de couture … et bijoux. L’idée en revient au peintre et photographe Jean-Louis-Henri Le Secq Destournelles (1818-1882) qui a voulu célébrer les ressources infinies de ce métal. Son fils a prolongé sa collection et en a fait don à la ville de Rouen. Aujourd’hui, 6000 objets sont présentés en permanence. Ils couvrent une période qui va des Gallo Romains au XXème siècle, avec une prédilection pour les XVIIème et XVIIIème siècles. Parmi eux, de nombreux bijoux car la bijouterie en fer existe depuis fort longtemps.

Musée Le Secq des Tournelles - Musées de la Ville de Rouen - C. Lancien et C. Loisel

Musée Le Secq des Tournelles © Musées de la Ville de Rouen, C. Lancien et C. Loisel

Des pièces uniques chargées d’histoire

Les participants aux conférences sont donc invités à découvrir les différentes formes revêtues par cette bijouterie et se familiariser avec les techniques employées. Ils s’arrêteront par exemple à la vitrine des bijoux en acier poli dont la technique s’est développée en France à partir de 1776. Il est vrai qu’elle attire le regard par l’éclat des pièces présentées ; des pièces qui valent cher car le travail est long pour aboutir à cet aspect “canon de fusil” si caractéristique. La fonte de Berlin mérite aussi un “arrêt sur image”. La reine Louise de Prusse lança la mode de ces bijoux en alliage de fer et de carbone dont elle prisait particulièrement “l’aspect dentelle“. Mais cette technique est surtout célèbre aujourd’hui par l’acte patriotique qu’elle symbolise. En 1813, pour soutenir l’effort de guerre contre Napoléon, l’Empereur d’Allemagne demanda à ses sujets d’échanger leurs bijoux en or contre des parures en fonte. Vainqueur, Napoléon saisit les moules pour faire des répliques et les bijoux en fonte de Berlin ont été à la mode en France dans les années 1840. Ils ont longtemps aussi servi de bijoux de deuil.

Collier en fonte de Berlin - Musées de la Ville de Rouen - C. Lancien et C. Loisel

Collier en fonte de Berlin © Musées de la Ville de Rouen, C. Lancien et C. Loisel

La fonction du bijou

Châtelaine - Musées de la Ville de Rouen - C. Lancien et C. Loisel

Châtelaine © Musées de la Ville de Rouen, C. Lancien et C. Loisel

D’autres techniques seront également abordées telles le fer trempé, le fer repoussé, les bijoux ciselés … L’initiation consiste aussi en des explications sur la fonction de certaines pièces – par exemple des boucles de ceintures – ou la présentation de bijoux originaux. Savez-vous par exemple ce qu’est une Châtelaine ? Très en vogue à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle, cette parure, pour homme ou pour femme, se portait à la  ceinture. Une montre y était suspendue en même temps que des “gris-gris”. D’autres explications seront fournies concernant des diadèmes ou des boucles d’oreilles : sur l’origine du bijou, le contexte historique, sa fonction sociale et la mode. On parlera beaucoup aussi des moeurs et des habitudes de nos arrières grand mères et en particulier du carnet de bal, très prisé à la fin du XVIIIème et au début XIXème siècle. Vaste programme …

  • Musée Le Secq des Tournelles – Rue Jacques Villon – 76000 Rouen
  • Conférence Les bijoux – Une heure au musée, Association des Amis des musées de la ville de Rouen – Jeudi 25 et samedi 27 février 2010 à 14h15 et 16h
  • Conférence Objets de parure et bijoux en fer : châtelaines, colliers … – Midi Musées, Service des publics, Musées de la ville de Rouen – 6, 7, 20 et 21 mai 2010 à 12h30

Exposition bijoux ethniques et bijoux en métal

Mercredi 14 octobre 2009

Perle et sautoir en fer rouillé, argent, perles en verre - Marianne Anselin, 2009 - Graphisme : G. Anselin, E. Serralta - Photo : Lilliana Diaz Castillo

Perle et sautoir en fer rouillé, argent, perles en verre - Marianne Anselin, 2009 - Graphisme : G. Anselin, E. Serralta - Photo : Lilliana Diaz Castillo

Nommé Maître d’Art en 2004 par le Ministère de la Culture, le créateur bijoutier Gilles Jonemann s’est engagé – comme le veut la fonction – à transmettre son savoir-faire, son expérience et ses connaissances à un élève pendant trois ans. Il a choisi Marianne Anselin dont les bijoux vont être exposés à l’Espace Solidor de Cagnes sur Mer du 24 octobre au 17 janvier prochains.

Cette créatrice a choisi le bijou par affection pour les petits objets et son outil de prédilection est la forge. Elle travaille aujourd’hui des matériaux usagés : vieilles cartouches ou ressorts rouillés … Elle décèle de la préciosité dans ce qui est généralement perçu comme un déchet. Le styliste Jorge Jonhson a introduit ses parures dans ses défilés.

La présence de quelques bijoux de Gilles Jonemann, qui a lui même exposé à l’Espace Solidor en 2000, permettra d’établir un parallèle entre les travaux du maître et ceux de sa disciple.

  • Exposition Marianne  Anselin en chemin … – Espace Solidor – Place du Château – Haut de Cagnes
  • Du 24 octobre 2009 au 17 janvier 2010

“Quand le bijou se dévoile …”

Mercredi 22 juillet 2009

fevres1Nous venons de recevoir le dernier numéro du magazine “Fèvres” (N°30) qui contient un dossier très intéressant consacré au bijou.

Ce secteur, comme le souligne Eric Quentin, rédacteur en chef, “fait appel à des métiers très variés qui mobilisent à la fois des compétences artistiques, techniques et commerciales”.

Effectivement, cette étude exhaustive nous livre quantités d’informations technologiques – l’innovation au service du bijou -, mais aussi historiques et économiques. Les bijoux en métal sont naturellement privilégiés ici car “Fèvres” est publiée par l’IFRAM, autrement dit l’Institut de recherche et de formation pour les artisanats des métaux.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, “Fèvres” désigne les métiers d’art des métaux, d’où par extension les  “or-fèvres”.

  • Quand le bijou se dévoile … – Fèvres magazine – N°30