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Bijoux créateurs, bijoux fantaisie et joaillerie à La Cave Royale Ackerman

Jeudi 1 septembre 2011

Exposition-bijoux-AckermanA l’occasion de son bicentenaire, la société Ackerman, entend associer les arômes et la pétillance de ses vins au génie créateur des artistes et artisans. Le leader des vins effervescents dans le Val de Loire célèbre ainsi les bijoutiers et joailliers de la Région de Loire et leur propose ses caves comme lieu d’exposition. Durant le week-end du 10 et 11 septembre, le public est convié à découvrir le travail de plus d’une vingtaine d’hommes et femmes, créateurs de bijoux aux talents multiformes. Saumur étant la capitale nationale de la médaille, Ackerman lie ainsi naturellement son savoir-faire à celui d’une tradition régionale.

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A gauche : Cave Ackerman © Ackerman, A droite : Patère "Bijoux" - Cécile Chollet © Cécile Chollet

Au sein des caves historiques Akerman, les visiteurs sont conviés à suivre un parcours qui leur permet d’acheter : bijoux créateurs, bijoux fantaisie et joaillerie. Ils sont amenés aussi à découvrir les savoir faire liés au domaine du bijou. Héritiers d’une longue tradition de fabricants d’objets de piété, les maîtres médailleurs Pichard et Balme montrent par exemple comment on frappe les médailles. Les élèves de l’Institut de Bijouterie de Saumur, établissement de la CCI de Maine-et-Loire, initient aux métiers de la bijouterie et de la gemmologie. Romain Leborgne procède quant à lui à des démonstrations de sertissage avec binoculaire. Le visiteur ne peut oublier qu’il se trouve dans des caves vinicoles : des stands sont dédiés aux dégustations des trois cuvées Ackerman : Cuvée Royale, Cuvée Crémantissime et Cuvée Excentrique. Il a également la possibilité de parcourir le nouveau circuit pédagogique et ludique “Voyage au centre de la Bulle” mis en place cette année.

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A gauche : Pendentif perle de Tahiti - Cyndi Esquilat © Cyndi Esquilat, Au centre : Collier, bracelet et boucles d'oreilles en argent et perles de Tahiti - Jean Rhetiere © Jean Rhetiere, A droite : Bague crochet en fil d'argent et perles d'eau douce - Catherine Bonis © Catherine Bonis

Les créateurs de bijoux présents sont : Jean Rhetiere, spécialiste des perles de Tahiti ; Elisabeth Jan qui travaille le verre selon plusieurs techniques et affectionne particulièrement l’art du bijou ; Evelyne Cauchebrais et Evelyne Lefrou qui façonnent des bijoux colorés en porcelaine avec des perles de verre au chalumeau ;

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A gauche : Bracelet en cuir et argent - Sylvie Naulin © Sylvie Naulin, Au centre : Collier pendentif et bague en argent et perle - Caroline Brossolasco © Caroline Brossolasco, A droite : Bague en argent et opale - Gérard Gal © Gérard Gal

Sylvie Naulin (Ultreïa) qui associe à l’argent des matériaux naturels tels le cuir, le bois et les pierres fines ; Sophie Ducomte qui laisse guider son inspiration par les tissus, rubans et passementerie ; Gérard Gal dont les bijoux en bronze ou en argent mettent en valeur la beauté des pierres fines ; Françoise Coëslier (Atelier Verre de Jade) qui crée des pièces uniques en verre ; Bastien Thibault (BJ Création) qui crée des bijoux à partir de fleurs naturelles, cultivée ou cueillies au gré de ses promenades ; Cécile Chollet (Céci’pop) qui, à partir du bois et du métal, imagine des bijoux et des objets originaux ;

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A gauche : Collier en perles de verre - Elisabeth Jan © Elisabeth Jan, Au centre : Collier textile - Sophie Ducomte © Sophie Ducomte, A droite : Collier en fleur naturelle et résine - Bastien Thibault © Bastien Thibault

Exposent également : Claudine Vérité (Aux couleurs d’Ardoise) qui fabrique des bijoux et des accessoires de mode avec l’ardoise de Trélazé pour support principal ; Martina Hejmalova (Made By Me) qui, à partir d’anciennes vaisselles, crée ses bijoux selon la technique du vitrail ; Sandrine Lemoal qui pose et cuit de l’émail bijoutier sur cuivre ou sur paillon d’or et d’argent ; Isabelle Leclere (Trésors d’Isabelle) qui conjugue le lin avec des perles nacrées et des cristaux ; Catherine Bonis spécialiste du crochet en fil d’argent ; Marie-Jeanne Moreau (Bijoux et merveilles) qui, passionnée de bijoux anciens, conjugue émotions et savoir-faire pour donner naissance à ses bijoux ; Arnaud Fossey (atelier AF) qui utilise le polycarbonate, matériau innovant et inexploité dans le domaine de la bijouterie ;

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A gauche : Collier - Martina Hejmalova © Martina Hejmalova, Au centre : Bracelet en lin et perles nacrées - Isabelle Leclere © Isabelle Leclere, A droite : Collier en résine et textile - Frédérique Martin © Frédérique Martin

On remarque aussi les stands de : Lydia Truin (Atelier Galerie Rouges Email) qui est continuellement à la recherche d’association de matériaux pour faire vivre ses créations ; Frédérique Martin qui s’est tournée vers le textile ; Caroline Brossolasco (Atelier Miril) qui transpose en bijoux les motifs des arts premiers et des légendes ; Marie Copet qui a fait de la réticulation sa spécialité ; Cyndi Esquilat (Opianob’art) qui présente une collection de bijoux en argent, pierres fines, perles de Tahiti et pierres de lave ; Céline Jacquemard et Henri Laporte dont l’imagination est stimulée par  la nature insolite et l’architecture ; Adeline Parmentier qui crée, transforme et répare des bijoux en or, argent, platine, pierres fines, perles et pierres précieuses.

  • Exposition, démonstrations, dégustations Art du bijou et de la médaille – La Cave Royale Ackerman – 19 rue Léopold Palustre – Saint Hilaire Saint Florent – 49412 Saumur
  • Du 10 septembre (de 14h à 19h) au 11 septembre 2011 (de 10h à 13h et de 14h à 18h), entrée libre

Joaillerie, bijoux fantaisie et décorations du Second Empire au Palais de Compiègne

Mercredi 17 novembre 2010

Mêlant joaillerie, bijoux fantaisie et parures de scène, le Palais impérial de Compiègne offre actuellement un panorama de la bijouterie française au XIXème siècle. L’exposition “Ecrins impériaux, l’apparat et l’apparence, Bijoux et décorations du Second Empire” dévoile, pour la première fois au public depuis l’exposition “Bijoux des deux Empires“, l’ensemble des bijoux conservés à Compiègne. Organisée à l’occasion de la parution sur Internet du catalogue des musées de Malmaison et de Compiègne réalisé par Claudette Joannis, elle présente 160 pièces entièrement restaurées. Les bijoux destinés aux femmes – colliers, broches, médaillons, pendants d’oreilles ou châtelaine – prédominent,  mais on peut aussi découvrir des bijoux masculins tels qu’épingles de cravate, breloques de chaîne de montre ou boutons de manchette. Des peintures, dessins, photographies, costumes permettent de situer les bijoux dans leur contexte social et de les rattacher aux personnalités qui les portaient.

Bracelet-en-or

A gauche : Gouache et mine de plomb sur papier brun du projet pour le diadème porté par l'impératrice Eugénie à l'inauguration de l'exposition universelle de 1855 - Dessin de Devin, Au milieu : Bracelet ruban en or ciselé, émail et miniatures sur émail, formé de médaillons représentant la famille impériale de Philippe Procchietto et paire de boutons de manchettes ovales en or, métal, agate gravée en camée, aux profils de Napoléon III et d'Eugénie, Second Empire, A droite : Bonbonnière ovale en argent de l'impératrice © Photos Notes Précieuses

Côté cour tout d’abord. Réputée pour sa beauté et pour son élégance, l’Impératrice montra un engouement certain pour les bijoux. Tout au long de son règne, elle fit monter et remonter les diamants de la Couronne en diadèmes, peignes, broches …  Elle utilisait souvent le régent, un des plus beaux diamants, comme aigrette dans les cheveux. Malheureusement, ces bijoux ont disparu, dispersés sous la IIIème République. Seules quelques pièces ont pu être rachetées par le musée du Louvre, qui a vocation à rassembler les Joyaux de la Couronne. Le musée de Compiègne est toutefois en mesure de présenter des bijoux commandés sur les fonds personnels du couple impérial : boucle de ceinture de l’Impératrice, épingle de cravate de Louis Napoléon Bonaparte ou du Prince impérial … de même que certains bijoux offerts par les souverains en signe d’amitié ou de reconnaissance, tels ce bracelet orné de portraits reçu par une dame de la cour à l’occasion de son mariage, ou des bagues, épingles de cravate ou boîtes en or à son effigie ou à son chiffre donnés par Napoléon III.

A gauche : Broche en or, diamants taillés en brillants, corail blanc à pendeloques, XIXème siècle, Au milieu : Détail huile sur toile d'Elisabeth-Ann Haryett, comtesse de Beauregard - Henriette Cappelaere, 1850, A droite : Broche et pendants d'oreilles en or, diamants taillés en brillants, perles fines et corail rose, vers 1840 © Photos Notes Précieuses

Dans un registre plus intime, affectif, il y a également des bijoux de sentiment qui incluent souvent des cheveux – ils pouvaient aussi être tissés en chaîne ou en bracelet – et des photographies. Ainsi, le médaillon de deuil du baron Corvisart, un proche de Napoléon III, contient des cheveux de l’Empereur et une photographie ; le pendentif de la princesse Mathilde comporte l’image du comte de Nieuwerkerke, son amant. La photographie commence à s’imposer et remplace les miniatures.

A gauche : Paire de peignes articulés en or, perles fines, écailles pouvant former une couronne et broche en or et grenats en pendeloque, vers 1860, Au milieu : Broche médaillon en argent, coquillage gravé en camée, représentant le roi David jouant de la harpe, première moitié du XIXème siècle, A droite : broche en argent, métal doré, pierre de lave (calcite) gravée en camée, figurant Nessus et Déjanire, XIXème siècle © Photos Notes Précieuses

A la ville aussi, durant le Second Empire, le bijou était important, accessoire de mode certes et surtout symbole de statut social. Le jour, les élégantes portaient des broches et pendentifs sur des robes montantes, dont de hautes boucles de ceinture soulignaient la taille. Le soir, le décolleté s’exposait et la broche de corsage était assortie en parure aux boucles d’oreilles et au collier. Coiffures et chignons étaient maintenus par des ornements tels des peignes de perles. Si la collection du Palais de Compiègne ne comporte pas de riches parures de perles ou de diamants, fort appréciées tout au long du XIXème siècle, elle n’en témoigne pas moins des tendances de l’époque. On constate par exemple un engouement pour les thèmes antiques, la Renaissance ou le XVIIIème siècle ; manifestement, les pièces anciennes inspirent les bijoutiers. En témoignent ces demi-parures “à la Sévigné” ou ces nombreux camées à l’antique. On peut de même constater une ouverture sur le monde par le choix des matériaux : lave du Vésuve, corail méditerranéen, topazes et améthystes du Brésil. La multiplication des échanges permet aussi l’importation de bijoux exotiques : en provenance du Maroc, de Syrie (turquoise), d’Inde, d’Autriche, d’Ecosse.

Boucles d oreilles perles fines

En haut, de gauche à droite : Broche en argent doré, diamants taillés en brillants, émeraudes, rubis, perles baroques, dans le style du XVIIème siècle - Collier à pendeloques en argent, émeraudes, rubis, perles baroques, Afrique du Nord, XIXème siècle - Broche en or, diamants et améthystes, constitué de 2 pendants d'oreilles, Portugal, XIXème siècle - En bas, de gauche à droite : Broche en or, émeraudes, constituée de 2 pendants, Espagne fin du XVIII, début du XIXème siècle - Grande broche de décolleté en or, améthystes et perles fines, vers 1860 - paire de boucles d'oreilles en "girandoles" en or filigrané, perles d'eau douce, perles baroques, Italie, XVIIIème siècle - Broche fibule en argent, émail, pierres fines, Afrique du Nord, après 1830 © Photos Notes Précieuses

Compiègne possède également les bijoux de la comédienne et chanteuse Hortense Schneider, égérie d’Offenbach. Ont pu être conservés principalement, et donc présentés, les bijoux qu’elle portait dans ses grands rôles, notamment la Belle Hélène (1864) et la Grande Duchesse de Gérolstein (1867). Très courtisée à la fleur de son âge, la chanteuse – qui inspira à Zola le personnage de Nana -, dû vendre pour survivre la plupart de ses pièces de joaillerie personnelles à partir de 1881. Quelques objets personnels sont présentés : des boutons en strass et acier faceté, en émail (de style Louis XV et Louis XVI), breloques, châtelaines et chaînes

A gauche : Agrafe de ceinture ovale en laiton et pierres d'imitation appartenant à Hortense Schneider, deuxième moitié du XIXème siècle - Au milieu : Ensemble de 4 boutons ronds figuratifs en métal et émail peint sur métal appartenant à Hortense Schneider, seconde moitié du XIXème siècle et bouton rond en cuivre, émail peint sur cuivre et verre figurant Athéna et Arachné, début du XIXème siècle - A droite : Breloque en vermeil et argent en forme de corne de chasse appartenant à Hortense Schneider - S. Mordan et C°, vers 1870 © Photos Notes Précieuses

Les parures de scène ne sont pas sans intérêt, principalement pour l’historien. Conçues pour le plaisir des yeux et pour caractériser un personnage, elles utilisent la symbolique du bijou comme marqueur social et culturel. Par ailleurs, les bijoux de théâtre font appel à de nouveaux procédés (argenture et dorure, estampage mécanique) qui favorisèrent à partir de 1850 le développement d’une bijouterie meilleur marché. “Faire chic et pas cher était le grand principe du Second Empire” souligne Laure Chabanne, commissaire de l’exposition. Comme les “bijoux fantaisie”, les bijoux de théâtre utilisent des matériaux nouveaux : l’acier, le laiton, le plaqué or, le strass, le verre blanc ou coloré et les pierres d’imitation

A gauche : Collier et boucles d'oreilles en laiton doré portés par Hortense Schneider dans "La Mariée du mardi gras", vers 1861, Au milieu : Grand croix du Gérolstein en laiton et strass porté par Hortense Schneider dans "La grande duchesse de Gérolstein" - Joseph Hirsch, 1867, A droite : Ornement de coiffure ou bracelet (bijou de théâtre) en laiton doré et strass et boucle d'oreille en fleur de lotus en métal doré et strass (bijou de théâtre) ayant appartenu à Hortense Schneider © Photos Notes Précieuses

L’exposition évoque également ces bijoux particuliers que sont les décorations, insignes d’honneur et de mérite. Indiquant l’appartenance à un ordre et le grade reçu dans celui-ci, ils étaient portés lors des cérémonies officielles. Au XIXème siècle, l’échange des ordres et décorations faisait partie intégrante de la diplomatie internationale. Napoléon III remit ainsi la Légion d’honneur à de nombreux chefs d’Etat et fut pour sa part décoré des ordres étrangers existant à son époque. Le Palais de Compiègne, qui conserve les ordres et décorations de la famille impériale, présente actuellement une sélection de pièces en avant première de l’exposition qui se tiendra en 2011 au Musée National de la Légion d’Honneur à Paris. On peut admirer ici l’ensemble des décorations de la famille impériale et des décorations et ordres (insignes et plaques) des souverains invités par Napoléon III lors de l’exposition Universelle de 1867.

A gauche : Une partie du plateau écrin contenant les ordres russes de l'empereur Napoléon III, Au milieu et à droite : Ordres et insignes © Photos Notes Précieuses

  • Exposition Ecrins Impériaux, l’apparat et l’apparence – Bijoux et décorations du Second Empire – Musées et domaine nationaux du palais de Compiègne – 60200 Compiègne
  • Du 11 octobre 2010 au 3 janvier 2011
  • Visites adultes sous la conduite d’un conférencier : 22, 29 novembre, 6 et 13 décembre à 15h – “Du sautoir au camée” : autour de l’exposition, découvrez les noms et usage des bijoux : dimanche 5 décembre à 14h et 16h
  • Visites jeune public : Découverte de l’art de paraître sous le Second Empire et création d’un bijou : 20, 22,23, 27, 29, 30 décembre à 15h

Bijoux de mariage de l’Impératrice Marie-Louise à Compiègne

Vendredi 9 avril 2010

marie-louiseL’espace d’un week-end, fin mars 2010, les ombres de Napoléon et de Marie-Louise ont à nouveau plané sur Compiègne. Une rétrospective costumée a commémoré l’arrivée, il y a 200 ans, de la future impératrice. Dans le même temps était inaugurée une exposition majeure pour la connaissance du Premier Empire : “1810, la politique de l’amour ; Napoléon et Marie-Louise à Compiègne”. Cette exposition, qui célèbre le bicentenaire du deuxième mariage de l’Empereur, s’attache à montrer les somptueux aménagements du palais de Compiègne et de son parc pour séduire et accueillir dignement la jeune femme. Plus de 200 œuvres y sont rassemblées : peintures, dessins, sculptures, costumes, soieries … et quelques bijoux.

Regroupant des cadeaux de mariage, des commandes pour le trousseau de la souveraine et des pièces de mobilier, l’exposition est organisée selon une logique chronologique et souligne la portée politique de l’alliance de Napoléon avec la plus ancienne famille impériale régnante d’Europe. Dans son tableau “Les adieux de Marie-Louise à sa famille à Vienne, le 13 mars 1810″, Pauline Auzou peint Marie-Louise lorsqu’elle renonce à la couronne d’Autriche et distribue les bijoux et diamants provenant de sa mère à ses nombreux frères et sœurs. Ce dépouillement complet lui permettra d’arriver à Compiègne “complètement française”.

Détail du portrait en buste de l’Impératrice Marie-Louise, huile sur toile  - Baron Gérard François - Musée du Louvre, département des Peintures, Paris © RMN, Hervé Lewandowski

Détail du portrait en buste de l’Impératrice Marie-Louise, huile sur toile - Baron Gérard François - Musée du Louvre, département des Peintures, Paris © RMN, Hervé Lewandowski

Elle ne manquera pas de bijoux par la suite, à titre personnel ou au titre des bijoux de la couronne. Le mariage impérial fut l’occasion de commandes d’un faste sans précédent dans le domaine de l’orfèvrerie et de la joaillerie. Le trousseau de l’Impératrice ne comprenait pas moins de soixante et onze parures. Les plus somptueuses étaient en diamants, perles, émeraudes, brillants et opales. Il y en avait aussi de plus modestes. En parcourant l’exposition – où la part faite aux bijoux apparait trop restreinte à notre goût -, on peut admirer une parure originale, mais modeste pour l’époque. Ce qui tend à prouver que les reines ne dédaignaient pas les bijoux fantaisies, à condition qu’ils soient à la mode. C’est d’ailleurs paradoxalement leur moins grande préciosité qui a préservé ces pièces de modifications ultérieures.

Parure de bijoux de Marie-Louise : collier, peigne, deux bracelets, boucles d oreilles pendantes en or et micromosaïque de pâte de verre - François-Regnault Nitot, 1810 - Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris © RMN, Jean-Gilles Berilli

Parure de bijoux de Marie-Louise : collier, peigne, deux bracelets, boucles d oreilles pendantes en or et micromosaïque de pâte de verre - François-Regnault Nitot, 1810 - Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris © RMN, Jean-Gilles Berilli

La parure de bijoux exposée à Compiègne est prêtée par le Louvre. Elle est constituée d’un collier, d’un peigne, de deux bracelets et boucles d oreilles pendantes. Sur une monture en or d’inspiration antique, finement ciselée de motifs de feuilles et de grappes de vignes, sont fixées de petites mosaïques de verre figurant, sur fond bleu, des monuments antiques romains. Certains sont identifiables : tombe de Cecilia Metella au centre du peigne, le Forum ou Tivoli. Les dix médaillons de cette parure proviennent probablement d’ateliers de mosaïstes romains spécialisés dans cette technique miniaturiste, qui était très à la mode sous le Premier Empire. La monture en revanche fut confiée à François-Regnault Nitot, le joaillier officiel de la Cour.

Détails du collier appartenant à la parure de Marie-Louise. A gauche : Médaillon en mosaïque de verre, A droite : Monture en or ciselée de motifs de feuilles et de grappes de vignes - François-Regnault Nitot, 1810 - Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris © RMN, Jean-Gilles Berilli

Détails du collier appartenant à la parure de Marie-Louise. A gauche : Médaillon en mosaïque de verre, A droite : Monture en or ciselée de motifs de feuilles et de grappes de vignes - François-Regnault Nitot, 1810 - Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris © RMN, Jean-Gilles Berilli

La vitrine consacrée aux bijoux comporte également une montre, en émail bleu et diamants, décorée du chiffre de Marie-Louise, œuvre conjointe de Breguet et de Marie-Etienne et François-Regnault Nitot. Au titre des bijoux propre à l’empereur, qui était aussi roi d’Italie, on peut admirer l’insigne de l’ordre de la Couronne de fer du Royaume d’Italie en or, argent, diamants et brillants, saphirs, rubis et émail prêté par le Musée de l’armée. Cette pièce de François-Regnault Nitot présente une couronne lombarde à pointes d’où émerge un aigle impérial aux ailes déployées et surmontant le profil de Napoléon.

Une exposition à ne pas manquer. Elle s’accompagne d’un somptueux catalogue qui la complète et l’éclaire.

  • Exposition 1810, la politique de l’amour – Napoléon 1er et Marie-Louise à Compiègne – Musée National du palais Impérial de Compiègne – Place du Général de Gaulle – 60200 Compiègne
  • Du 28 mars au 19 juillet 2010
  • Catalogue 1810, la politique de l’amour – Napoléon 1er et Marie-Louise à Compiègne – Editions de la Réunion des musées nationaux, 2010