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Les journées particulières de Chaumet

Vendredi 14 octobre 2011

Chaumet-joaillerieLes 15 et 16 octobre prochains, Chaumet ouvrira les portes des salons de l’Hôtel particulier Baudard de Saint James, siège de la Maison. Ces “Journées Particulières” permettront au public de découvrir le patrimoine historique et le savoir-faire de cette prestigieuse Maison de Haute Joaillerie, fondée en 1780.

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Techniques et savoir-faire de la Maison Chaumet © Photos Chaumet

Béatrice de Plinval, conservateur du musée en charge du patrimoine, proposera aux intéressés des visites guidées, des rencontres, des présentations. Quant à Pascal Bourdariat, chef d’atelier, expliquera les différentes étapes de la fabrication d’un diadème, du dessin au polissage en passant par le diadème maillechort (alliage de cuivre et d’étain repeint).

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Une partie de la collection de diadèmes maillechort de Chaumet © Photo Notes Précieuses

Une collection unique de diadèmes maillechort, l’étape ultime avant la fabrication du bijou dans l’atelier, sera exposée dans le salon des diadèmes.

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A gauche : Une partie de la collection de diadèmes maillechort de Chaumet, A droite : Diadème "Epis de blé" en diamants, or et argent - Chaumet, 1810 - Collections Chaumet Paris © Photos Notes Précieuses

Les visiteurs pourront admirer, lors de ces journées, des bijoux anciens comme le diadème Empire “Epis de blé” en diamants, or et argent, la parure de rubis et de diamants de l’impératrice Marie-Louise ou le diadème Bourbon-Parme de la Belle Époque. Ils sont les témoins de la transmission du savoir-faire en Haute Joaillerie de cette Maison.

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A gauche : Salon des perles de l'Hôtel particulier Baudard de Saint James, A droite : Dessins de bijoux - Chaumet © Photos Chaumet

Enfin, des dessins de bijoux, notamment ceux de René Lalique à la Belle Époque, issus des archives Chaumet, seront mis en scène dans les bibliothèques du Cabinet des dessins.

  • Journées particulières LVMH, Maison Chaumet – Hôtel Baudard de Saint-James – 12, place Vendôme – 75001 Paris
  • Du 15 au 16 octobre 2011, de 10h30 à 19h, Rendez-vous sur place, entrée libre dans la limite des places disponibles

Bracelets manchettes et bijoux de tête de Frank Sorbier à Riom

Jeudi 4 août 2011

Exposition-modeL’exposition Gueules d’atmosphère !, au Musée Mandet de Riom, présente actuellement les créations métal du couturier Frank Sorbier. L’artiste récupère des éléments d’orfèvrerie traditionnelle en métal argenté et en argent pour composer des accessoires Haute Couture et des portraits plein d’humour. Fourchettes, couteaux dépareillés, cuillères à sucre, pelles à tarte, louches à crème, salières et poivrières s’unissent pour former des “Gueules d’atmosphère” aux noms suggestifs : Jolie Frimousse, Tête de bougresse, Face de carême ou Binette d’aristo … En 2009 et 2010, pour ses collections d’été, le couturier a conçu également plusieurs créations et bijoux Haute Couture à partir d’éléments en métal argenté.

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A gauche : "Faciès Culturel" - Frank Sorbier, Au centre : "Face de Carême" - Frank Sorbier, A droite : "Gueule d'atmosphère"- Frank Sorbier © Photos Pierre Belhassen

Des bijoux couture comme des bijoux de tête ou des bracelets manchettes mais aussi portraits, bustiers-armures, casque de déesse ont été réalisés, sous le contrôle de Frank Sorbier, au sein de l’atelier d’orfèvrerie Richard. La démarche du créateur est celle de la récupération, du détournement, de l’aventure. L’artiste met aussi en avant la rencontre d’univers aux techniques différentes mais qui se rejoignent dans une commune exigence d’excellence.

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A gauche : Bracelet manchette - Frank Sorbier Haute Couture © Photo Piero Biasion, A droite : Parure de tête et bracelets manchettes - Frank Sorbier Haute couture © Photo Piero Biasion

Maître d’Art, Frank Sorbier a un talent multiforme. Il a réalisé des costumes de scène d’Opéra, mais aussi ceux de Mylène Farmer et Johnny Hallyday. De nombreuses sociétés et marques prestigieuses – Swatch, General Motors, Grey Goose, Devernois, Cartier … – ont également fait appel à lui.

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A gauche : Robe bustier - Frank Sorbier Haute Couture © Photo Piero Biasion, A droite : Robe "Rue de la Comète"- Frank Sorbier Haute Couture © Photo Pierre Belhassen

Réputé pour ses collections d’orfèvrerie ancienne et contemporaine, le musée Mandet de Riom est l’endroit idéal pour présenter les œuvres de Frank Sorbier. Les créations poétiques et originales du couturier montrent comment les arts décoratifs traditionnels peuvent évoluer voire se métamorphoser. En tous cas, elles attestent qu’un couturier peut donner libre cours à ses passions de la table à travers son art.

  • Exposition Gueules d’Atmosphère ! Le couturier Frank Sorbier remet le couvert au musée Mandet de Riom – Musée Mandet – 14 rue de l’Hôtel de Ville – Riom
  • Du 14 mai au 28 août 2011

Bijoux de tête, coiffes et couronnes : les parures ethniques d’Antoine de Galbert

Lundi 14 juin 2010

Antoine de Galbert portant une coiffe pende (ancienne collection Arman) - Afrique Centrale, République Démocratique du Congo © Etienne Pottier

Davantage connu pour ses collections d’art contemporain et d’art brut, Antoine de Galbert présente aujourd’hui, pour la première fois, les pièces les plus significatives de sa collection de coiffes ethniques. Parures, chapeaux et autres objets d’usage rituel, social ou utilitaire sont exposés à la Maison Rouge à Paris jusqu’au 26 septembre prochain. Ces “bibis des antipodes” offrent au visiteur la possibilité d’une immersion poétique dans les arcanes du génie humain. Loin d’être de simples colifichets ou accessoires frivoles, les coiffes présentées nous livrent une multitude d’informations concernant celui ou celle qui les portent.

Ici l’Afrique dialogue avec l’Océanie, l’Asie centrale avec le monde sibérien … Le parti pris est d’abandonner une lecture “ethnologique” traditionnelle et de proposer une approche transversale à travers des thématiques universelles. Ainsi, l’exposition se décline en plusieurs chapitres. D’abord, il est bien sûr question du cheveu car la frontière est ténue entre coiffe et coiffure. Dans chaque culture, hommes ou femmes entretiennent une relation forte avec leur chevelure qui peut révéler une position sociale, un prestige politique ou spirituel ou plus simplement l’âge ou le statut matrimonial. Les cheveux sont très souvent aussi associés à la force vitale et à la vigueur sexuelle. L’art de la parure parle aussi de l’humain qui cherche à s’approprier les forces et les vertus du monde animal. Avec ces coiffes hérissées de becs, de griffes et de cornes l’homme rivalise avec la majesté des grands fauves ou l’élégance immatérielle des oiseaux. L’exposition souligne l’ambiguïté du chasseur qui nourrit la communauté tout en versant le sang et celle du guerrier qui protège la communauté en infligeant la mort. Elle montre également combien, chefs et monarques abusent des couronnes et autres tiares pour mieux affirmer leur pouvoir terrestre ou spirituel.

Couronne de tête

A gauche : Couronne de tête Karen (portée avec un turban) en argent, XXème siècle, Asie, Birmanie et Ornement de tête frontal Atoni Tetum en argent et cuivre, fin XIXème siècle, Asie, Indonésie, Ouest Timor © Etienne Pottier, A droite : Luhupa, grande parure de guerrier Naga composée d'une coiffe et d'un ornement en forme de croissant se portant autour du visage en fibres végétales, bois, fourrure, laiton, coton, plumes, graines, coquillages d'eau douce - Asie, Nagaland, Manipur, Arunachal Pradesh, Assam, Myanmar (Birmanie) © Notes Précieuses

Une part importante de l’exposition est consacrée à l’art de se parer au féminin. Les coiffes des femmes oscillent le plus souvent entre talisman et bijou, vêtement et coiffure. Les pièces présentées attestent d’un grand éclectisme dans le choix des matériauxcuir, métal, tissu, perles, pierres, fibres végétales – et dans la forme - diadème, couronnes, bandeaux, tiares, calottes, voiles … Ici, dimension esthétique et prophylactique se conjuguent le plus souvent pour rehausser la beauté de la femme et écarter les mauvais génies, généralement pour assurer une nombreuse descendance au clan. Les coiffes peuvent signaler ces rites de passage – l’entrée en puberté, le mariage, la naissance du premier enfant … – qui ponctuent la vie d’une femme. Elles expriment le prestige et le rang du père ou de l’époux. Mais, au delà des superstitions et des croyances, les coiffes, qu’elles émanent du Proche Orient, d’Asie centrale, d’Asie du Sud-Est ou d’Indonésie sont avant tout d’indéniables instruments de séduction.

Diadème

Diadème Shokila en argent doré (vermeil), corail, turquoise, agate ou cornaline, pierreries - Asie Centrale, Khorezm, Ouzbékistan © Notes Précieuses

La parure en plumes d’oiseaux, signe de virilité et de vaillance au combat, est primordiale pour les Indiens d’Amazonie et les amérindiens. L‘identité, l’appartenance à une tribu ou à un clan se fait par le choix des plumes et la manière de les assembler. C’est aussi un instrument chamanique, le véhicule des esprits et des rêves.

Parures en plumes

De gauche à droite : Okopari Cimier Kayapo en plumes d'ara et bois, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Ornement de tête en plumes et fibres végétales, Océanie, Hautes Terres, Papouasie Nouvelle Guinée - Diadème Kayapo en plumes, osier et laine, Amérique du Sud, Etat de Para, Brésil - Coiffe Kamayura en fibres végétales, coton et plumes, Amérique du Sud, Etat de Xingu, Brésil - Bandeau Jivaro en fibres végétales et plumes de toucan, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Diadème Karaja en plumes, fibres végétales, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Bonnet Kayapo en plumes, structure en osier, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Couronne Yanomani en roseau, coton, fibres végétales et plumes (dépouilles partielles d'oiseaux), Amérique du Sud, Rio Ocamo, Vénézuela © Marc Domage

En écho à cette exposition, La Maison Rouge présentera une sélection de coiffes ethniques ainsi qu’une oeuvre d’Olivier Babin dans le cadre de Paris et Création. Cette opération organisée par les Galeries Lafayette permet à 8 institutions culturelles parisiennes dont le Centre Pompidou, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Les Arts Décoratifs, le Lieu du Design, Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Palais de Tokyo, le Parc de la Villette, de s’exprimer dans les vitrines du boulevard Haussmann.

  • Exposition Voyage dans ma tête, la collection de coiffes ethniques d’Antoine de Galbert – La Maison Rouge – Fondation Antoine de Galbert – 10, bd de la Bastille – 75012 Paris – Du 12 juin au 26 septembre 2010
  • Paris et Création – Galeries Lafayette – 40, bd Haussmann – 75009 Paris – Du 12 juillet au 5 août 2010 – Inauguration publique le 12 juillet de 20h30 à 22h