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Bijoux gemmes et pierres gemmes pour l’exposition inaugurale du Pôle Bijou de Baccarat

Jeudi 3 juin 2010

L’exposition inaugurale du Pôle Bijou de Baccarat se déroulera du 5 juillet au 31 octobre 2010. Elle sera consacrée aux pierres gemmes et proposera aux visiteurs de découvrir la nature minérale sous tous ses aspects.

De la formation à la commercialisation des gemmes, de leur taille à leur classification, le visiteur découvrira diverses facettes de ces pierres qui nous fascinent tant.

Après un bref rappel de l’histoire de la pierre et de la gemme en bijouterie, l’exposition intitulée “Les Bijoux Gemmes” mettra également en avant la création contemporaine et le rapport qu’elle entretient avec les pierres.

A gauche : Bague Bourgeon en or forgé, chrysobéryl oeil de chat - Martin Spreng, Galerie Elsa Vanier, A droite : Broche Corail en argent, céramique, verre et corail - Julie Rouault

Cette exposition est l’occasion de découvrir les œuvres de créateurs de bijoux qui proposent une vision originale de la gemme et du bijou. Environ trente artistes, aux univers parfois très différents, seront présentés. Parmi eux : André Ribeiro, Ornella Iannuzzi, Seconde Nature, Vitalis Kubach, Thierry Vendôme, Lydia Courteille, Jacqueline Cullen, Cat Priem, Dieter Lorenz, Tasso Mattar, Siegfried De Buck, Max Mazlo, Benedikt Aichele, Daniel Koch, Astrid Meyer, Julie Rouault, Maryline Fontenelle, Yiry Ledecky, Laurent Louis, Dilip Jindal, la Galerie Elsa Vanier et ses créateurs Hélène Courtaigne Delalande, Martin Spreng, Agathe Saint Girons, Sonia Yael

A gauche : Collier Silver Stone en argent, caillou, et corde d'acier - Vitalis Kubach, A droite : Bague Cubic Crystallization en argent, rhodié noir et feuille d'or sur cubes, pyrite sertie - Ornella Lannuzzi © Simon Armitt

En parallèle, deux expositions complémentaires seront proposées : du 5 juillet au 5 septembre, l’exposition “Le Grenat de Perpignan, une gemme de caractère, présentée en collaboration avec l’Institut du Grenat, le Syndicat artisanal des bijoutiers des Pyrénées orientales et la Confrérie du Grenat de Perpignan. C’est la première fois depuis 1937, année de l’exposition internationale de Paris, que cette bijouterie se met en scène en dehors des Pyrénées Orientales. Cette exposition sera par la suite présentée à Barcelone et à Perpignan en décembre. Le catalogue, qui paraîtra en juillet 2010, permettra de découvrir le grenat, le métier de grenatier et la fabrication de bijoux en grenat de Perpignan. L’autre exposition complémentaire, “l’Art de la taille”, se tiendra du 6 septembre au 31 octobre et permettra de découvrir l’art du lapidaire en présentant différents tours de taille et de multiples démonstrations.

A gauche : Pendentif Galet en pâte résine, corde de guitare, argent vernis polyuréthane - Marilyne Fontenelle, A droite : Bague Engrenage en bronze brossé et micromartelé, argent brossé et hématite - Max Mazlo

L’exposition se tiendra au “Pôle Bijou Galerie“, bâtiment de 500 m2 rénové, situé en plein centre ville et destiné à accueillir expositions, conférences, formations dans le cadre du Pôle Bijou … Il se trouve dans un cadre privilégié verdoyant, à proximité immédiate des commerces et des attraits touristiques de la ville de Baccarat.

  • Exposition Les bijoux Gemmes – Pôle Bijou de Baccarat, Galerie – Communauté de Communes des Vallées du Cristal – 20 rue Humbépaire – 54120 Baccarat- Du 5 juillet au 31 octobre 2010
  • Exposition Le Grenat de Perpignan, une gemme de caractère – Pôle Bijou de Baccarat – Du 5 juillet au 5 septembre 2010
  • Catalogue de l’exposition Le Grenat de Perpignan – Laurent Fonquernie – 40 pages – Edition APHPO, Institut du Grenat – Parution juillet 2010 – Prix : 10 € – Possibilité de le commander dès maintenant. Pour plus d’informations : contact@institutdugrenat.com
  • Exposition L’Art de la taille – Pôle Bijou de Baccarat – Du 6 septembre au 31 octobre 2010

Bijoux de créateurs Israéliens

Jeudi 27 mai 2010

Parce qu’Israël est un pays où la création de bijoux est particulièrement active, l’Espace Solidor de Cagnes-sur-Mer organise, du 5 juin au 10 octobre 2010, l’exposition Bijoux d’Israël. Les deux créatrices présentées ont un style et une approche différente, mais traduisent bien la réalité du mouvement actuel. Toutes deux professeurs de renom, Vered Kaminski et Deganit Stern Schocken proposent leurs œuvres et chacune a sélectionné un ancien étudiant diplômé, pour lui permettre d’exposer à ses côtés.

Bracelet créateur

A gauche : Bracelet en argent - Vered Kaminski, 2003, A droite : Broches "Forgotten Things" en argent, émail, feuille d'or, acier inox, nitrate de cuivre shibuichi - Attaï Chen, 2007 - 2010 © Photographie : Mire Takeuchi

Vered Kaminski (57 ans) enseigne aujourd’hui  à l’Académie Bezalel de Jérusalem. Elle a effectué des études supérieures de bijouterie et de design à Jérusalem, Amsterdam et Paris. Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes du Musée d’Israël, des Arts Décoratifs de Paris et la Pinakothek der Moderne de Munich. Elle a convié Attaï Chen qui travaille avec de très fines couches d’argent soudées ensemble. La technique de cette jeune orfèvre est traditionnelle, mais elle a développé ses propres façons de traiter la surface, la forme et la couleur des pièces.

Broche créateur

A gauche : Broche "How Many is One" en argent, pierres fines - Deganit Stern Schocken, 2003, A droite : Bagues "Gory story" en argent et plastique - Grégory Larin

Deganit Stern Schocken (63 ans), qui a effectué ses études à Jérusalem et Londres a fondé le Département de Création de Bijoux de l’Université Shenkar de Tel Aviv et l’a présidé de 1998 à 2007. Ses œuvres sont présentes dans les musées et des collections privées partout dans le monde. Professeur honoraire auprès du département de création de bijoux et du département de création textile, elle a sélectionné Gregory Larin jeune créateur d’origine Russe émigré en Israël qui met en scène le plastique, l’aluminium, les pierres et l’or. Notons par ailleurs qu’en 2009, Deganit Stern Schocken a regroupé neuf joailliers Israéliens au sein de “Inyanim” dont l’exposition inaugurale “No Problem ?” a débuté à la Gallery Loupe dans le New Jersey, aux Etats-Unis, en 2010.

  • Exposition Bijoux d’Israël – Espace Solidor – Place du Château – Haut de Cagnes
  • Du 5 juin au 10 octobre 2010

Entretien avec Nathalie Rolland Huckel

Vendredi 2 avril 2010

nathalie-rolland-huckel-11Bague en bois laqué, bijou pendentif, sautoirs, collier original, boucles d oreilles dormeuses …, chaque bijou de Nathalie Rolland Huckel est un véritable tableau. Elle conçoit et fabrique elle-même ses collections en Alsace, sa terre natale. Pour Le Magazine Notes Précieuses, elle présente aujourd’hui son parcours et définit son approche créative.

Notes Précieuses : Vous occupez une place tout à fait caractéristique dans le monde des bijoux de créateur …

Nathalie Rolland Huckel : On reconnait effectivement ma façon de faire et les gens trouvent en général mon travail original. Ils découvrent des pièces qu’on ne trouve pas en boutique. C’est peut-être parce que je regarde très peu moi même les boutiques de bijoux. Cela peut paraître étonnant, mais quand je regarde des bijoux je suis surtout attirée par la production des grands joailliers. En outre, les couleurs mises à part, je ne cherche pas à être dans l’air du temps. J’ai même pleinement conscience que mon souci d’esthétisme n’est pas forcément à la mode en ce moment.

NP : Qu’est-ce qui a déterminé votre style ?

NRH : Je suis venue au bijou un peu par hasard. J’accorde en fait une place essentielle au dessin et à la peinture, disciplines qui m’ont toujours attiré. Aujourd’hui encore, j’ai plutôt tendance à me définir en tant que “Peintre sur céramique”

Bracelet en bois laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses Notes Précieuses

Bracelet en bois laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Peinture et céramique, c’est là votre véritable vocation ?

NRH : Oui, et cela vient de l’enfance. Je me souviens par exemple, à l’âge de 11-12 ans, avoir été captivée par les miniatures, les enluminures, la palette des couleurs du livre de prières “Les très riches heures du duc de Berry”. J’aime ce qui est minutieux. J’étais également fascinée par le service de table en porcelaine de Lunéville de ma grand-mère …

NP : C’était plus que des engouements d’enfant, c’étaient les prémices d’une carrière …

NRH : Certainement. Dès 14-15 ans, j’ai fait des stages dans des ateliers de céramique en Alsace et délibérément orienté mes études dans le domaine artistique. J’ai obtenu mon Bac “Arts plastiques” à Strasbourg et passé dans la foulée le concours de l’école des Arts décoratifs de Limoges, spécialisée dans la porcelaine. Ensuite les choses se sont accélérées et avant même d’avoir obtenu mon Brevet des arts du feu, puis le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique), j’ai multiplié les stages professionnels.

NP : Vous gardez un bon souvenir de vos stages ?

NRH : Assurément. J’ai été en stage durant deux ans dans les ateliers de création de Bernardaud. Ce fut une expérience professionnelle très riche … que je n’ai pas poursuivie pour cause de déménagement de l’entreprise à Paris. Mais je ne suis pas restée inactive pour autant car la société limougeaude Médard de Noblat m’a confié la création de ses collections. Ma collaboration a duré plusieurs années en tant que free-lance. J’étais définitivement entrée dans la profession.

NP : Vous avez d’abord eu un parcours de créatif pour de grandes marques de porcelaine internationales.

NRH : Oui. J’ai œuvré ensuite exclusivement dans le domaine de la porcelaine internationale. Je vendais mes motifs aux grandes marques anglaises, italiennes, japonaises … Je réalisais deux collections par an et présentais mes dessins dans les salons : New York, Frankfort … J’ai beaucoup voyagé.

NP : Cela devait être passionnant !

NRH : Ça l’était, mais c’était épuisant. Au bout de quelques années, j’ai eu peur de ne plus pouvoir suivre le rythme imposé. J’avais aussi l’impression d’avoir tout dit. Heureusement, ma carrière a pu prendre un tournant grâce à ma rencontre, il y a douze ans, avec Jean-Louis Dumas. Il m’a confié l’édition de mon premier service chez Hermès. Dessiner pour cette maison, c’était pour moi la consécration. C’était aussi la sérénité car la signature d’un contrat d’exclusivité avec cette marque prestigieuse m’a permis de quitter mes autres activités industrielles.

Collier en argent et ébène laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses Notes Précieuses

Collier en argent et ébène laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Cela vous a laissé aussi la possibilité d’avoir une création plus personnelle …

NRH : Oui et cela était aussi très important pour moi. J’avais travaillé pendant quinze ans exclusivement dans l’industrie de la porcelaine ; c’était comme si j’avais été happée par l’industrie. Il me fallait aussi élargir mon univers créatif. J’ai alors peint de petits objets…

NP : Dont des bijoux …

NRH : Oui. Mais, comme je vous le disais tout à l’heure, mon entrée dans l’univers du bijou de créateurs s’est faite un peu par hasard : parce qu’une amie m’avait incité à confier quelques pièces à une galerie … et que cela a marché. Je ne pensais pas au bijou a priori, mais cela correspondait bien à mes aspirations : le travail de la matière plus du dessin plus de la couleur.

NP : Quels sont précisément vos matériaux de prédilection ?

NRH : La céramique, bien sûr. J’ai naturellement commencé par des bijoux en porcelaine. Mais ils trouvent leurs limites dans leur particulière fragilité. Pour cette raison, et pour ne pas m’ennuyer, il me fallait donc enrichir ma palette. En ce moment, je suis  particulièrement attirée par tout ce qui est laque. Pour plusieurs raisons. Avant de travailler la laque, on peut faire un travail sur la matière : incrustations, nacre … La laque se prête au travail des couleurs intenses. Mais elle a aussi ses contraintes, notamment un temps de séchage très long … Chaque matériau a sa particularité. Il faut savoir en jouer. Par exemple, je pratique la peinture sur porcelaine en hiver car c’est moins toxique. J’ajouterai que j’aime beaucoup aussi l’émail, mais ne pratique pas cette technique au plan professionnel.

NP : Comment déterminez vous les couleurs de vos bijoux ?

NRH : Pour les couleurs, je travaille à partir de cahiers de tendances que j’établis deux fois par an. Mes sources pour ce répertoire de couleurs sont diverses : les magazines de mode (Vogue, Elle …),  mais aussi des recherches en bibliothèque ; je fréquente beaucoup la Bibliothèque Forney. Et puis je regarde beaucoup ce qui se passe autour de moi. Un créateur doit se nourrir d’images en permanence.

NP : Et les motifs ?

NRH : Pour les motifs, c’est plus intemporel et plus personnel. Je parts de mon répertoire de formes. Depuis des années, je remplis des cahiers de notes et de dessins. Mon inspiration se nourrit à de nombreuses sources. J’aime beaucoup les arts asiatiques et j’ai été passionnée par mon récent voyage au Japon. Je suis également attirée par les miniatures persanes. Inutile de vous dire que je suis une habituée du Musée Guimet …  J’aime aussi les gravures anciennes d’oiseaux, de feuillages. L’infiniment petit me fascine. Je dirai aussi que tout ce qui m’émeut, j’ai à cœur ensuite de l’interpréter sur mes bijoux.

Bague en bois laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses Notes Précieuses

Bague en bois laqué - Nathalie Rolland Huckel - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Comment s’effectue la réalisation finale de vos bijoux  ?

NRH : Mes tiroirs sont pleins de perles en bois montées sur pics de toutes couleurs et de toutes formes. Pendant deux ou trois mois je travaille mes perles – 15 ou 20 pièces en même temps. Je prépare le support : ponçage, séchage, puis couleur. Ensuite je décore. J’ai, a priori, une idée pour chaque pièce, mais je ne fais jamais de crayonné préalable. C’est avant une exposition que je consacre une à deux semaines au montage des pièces. Comme vous le voyez, je ne travaille pas trop de façon rationnelle, comme le ferait un artisan mais plus selon l’envie du moment.

NP : Comment définissez vos bijoux ?

NRH : Comme des bijoux de créateurs et non pas des bijoux fantaisies qui sont des séries. Créer des bijoux est, selon moi, une démarche intellectuelle et pas seulement artisanale. Mais, notre place de créateurs, il faut se battre pour l’avoir et la garder. Même si dans d’autres pays – Royaume Uni, Allemagne -, ces secteurs sont mieux valorisés,  je suis assez optimiste sur la reconnaissance des métiers d’art en France. Progressivement, les amateurs de bijoux en auront assez de retrouver la même chose à tous les coins de rue.

NP : Que vous a apporté personnellement la création de bijoux ?

NRH : Le métier de créateur est passionnant. Cela fait 25 ans que je le pratique, dont 12 ans en tant que créatrice de bijoux. Grâce au bijou, j’ai aujourd’hui un contact direct avec le public et les galeristes. C’est bon de voir porter ses créations et de constater qu’on donne du plaisir aux autres. Ça encourage beaucoup. J’ai des échanges très positifs avec les gens qui pour la plupart ont un réel respect du travail effectué. En ce qui me concerne, on évoque souvent la minutie, la finesse, le temps passé … Dans l’industrie, c’est technique, on ressent moins d’émotions.

Nathalie Rolland Huckel dans son atelier Nathalie Rolland Huckel

Nathalie Rolland Huckel dans son atelier © Nathalie Rolland Huckel

NP : Quelles sont, selon vous, les clés de la réussite pour un créateur de bijoux ?

NRH : Tout le monde peut faire quelque chose artistiquement. Mais il faut d’autres compétences pour réussir et principalement savoir se vendre et vendre son travail et respecter les contraintes de la production. Certains sont doués artistiquement, mais pas forcément de bons commerçants ; pour d’autres, c’est l’inverse. En fait, il faut réunir les deux ;

NP : Et la formation, c’est important à vos yeux ?

NRH : J’y crois beaucoup. La fréquentation d’écoles d’art ouvre l’esprit, aiguise la curiosité, éduque le regard. Il est important d’éveiller les jeunes esprits à l’art ; j’interviens moi même dans des collèges et lycées lors des forums métiers. Par ailleurs, techniquement, on a toujours quelque chose à apprendre. Pour ma part, je travaille tous les jours ; J’évolue techniquement. Avec les années j’acquiers plus d’habilité, mais cela ne m’empêche pas d’avoir recours à la formation : j’ai suivi, et je continue toujours avec Isabelle Emmerique, maitre d’art ma formation en laque ; j’ai fait aussi tout récemment, un stage sur la pâte d’argent à Baccarat.

NP : Vous n’avez pas mentionné le talent …

NRH : Plus qu’à l’idée de talent, je crois en la curiosité, à l’éveil. Le métier d’art est difficile car il faut avoir quelque chose à dire. Il faut donc se cultiver sans cesse, voyager, regarder ce qui se passe ailleurs dans l’art contemporain et … ne pas être trop cantonné sur le bijou. Ma conviction est qu’il faut aussi toujours éprouver du plaisir dans son travail c’est à dire savoir s’ouvrir et diversifier son activité. Je suis moi même dans cette démarche. Actuellement, je mets la dernière main aux pièces que je présenterai dans le cadre de l’exposition sur “Le chemin d’Arts Sacrés en Alsace” en juin prochain. J’exposerai des boites en laque, des coupes en porcelaines, ainsi que des panneaux muraux dans deux églises tandis que mon mari, le peintre Aymery présentera des toiles grand format. Les projets d’exposition ne manquent pas, ainsi je montrerai également ce travail au Conseil de l’Europe en décembre. Je suis contente de travailler en beaucoup plus grand, même si le changement d’échelle – et les changements dans la composition que cela impose – n’est pas évident. Etre créateur, c’est avant tout un métier de passion. Je dois reconnaître qu’en ce qui me concerne, je bénéficie d’un bon compromis entre le travail que je réalise pour les autres et mes créations personnelles. Cela me permet d’aborder mon travail en artiste.

  • Interview réalisée le 9 mars 2010

Le Pôle Bijou de Baccarat célèbre le cristal et la coopération entre créateurs

Vendredi 5 mars 2010

bijoux-createurLe Pôle Bijou de Baccarat et l’association “Label Parure” organisent, du 15 au 27 mars prochains, une exposition à l’Espace Gruber de la CCI de Nancy. Les créateurs de bijoux lorrains y présenteront des pièces de cristal qu’ils ont librement interprétées. Parallèlement, chaque jour, un artisan fera découvrir les caractéristiques et les spécificités de son métier.

Une telle exposition symbolise les synergies progressivement développées sous l’impulsion du Pôle Bijou. La Cristallerie de Baccarat a offert un bloc de cristal permettant à chacun de réaliser l’œuvre de son choix. Les artisans créateurs se sont mis au travail et, pour leur création, ont beaucoup échangé avec d’autres acteurs du domaine du bijou : partage d’expériences et de techniques. Depuis plus de deux ans, en effet, les professionnels lorrains du bijou se rassemblent chaque mois à Baccarat pour parler de leur métier sous tous ses aspects : artistiques, techniques, économiques … En décembre 2009, ils ont institutionnalisé ces rencontres en créant “Label Parure“, association des talents créatifs du bijou et de la parure en Lorraine.

  • Exposition Créateurs de Bijoux … – Chambre de Commerce et d’Industrie de Nancy – Espace Gruber – 53, rue Stanislas – Nancy
  • Du 15 mars au 27 mars 2010

Entretien avec Delphine Nardin

Lundi 15 février 2010

Delphine Nardin est une des créatrices sélectionnée par la boutique créateur Notes Précieuses. Pour Le Magazine, elle nous a accordé un entretien, où elle dévoile son parcours, ses inspirations, ses réflexions sur son métier.

Notes Précieuses : Votre dernière collection s’articule autour du verre dépoli …

Delphine Nardin : Oui, j’avais envie de me confronter à cette matière glanée, parce qu’elle a subi la marque du temps qui passe ; c’est l’altération de la vie. J’aime ce matériau pauvre, en fin de vie, jeté, et qui devient précieux : ses nuances diaphanes, son velouté incroyable, ses formes aléatoires, portent la mémoire du temps et de la mer : des valeurs inestimables ! Mais c’est aussi l’œil avec lequel on le regarde qui en fait un trésor.  Ce travail correspond à une nouvelle étape dans mon cheminement : je souhaite que mes bijoux racontent une histoire plus personnelle, plus vivante, plus forte. Ce matériau me relie aussi à mes études en géologie et archéologie. Je retrouve ici l’importance de l’empreinte du temps et de la nature.

Broche Delphine Nardin

Broche en verre dépoli, argent plaqué ruthénium - Edition limitée et numérotée - Delphine Nardin - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Vous n’avez pas poursuivi dans l’archéologie ?

DN : Non, étudiante, j’ai participé à des programmes de fouilles et des travaux de restauration d’objets anciens. La réalité m’est alors très vite apparue : beaucoup de tâches matérielles lentes, fastidieuses, répétitives. Pas vraiment pour moi ! Je me suis alors orientée vers le bijou. J’ai tout de suite su que ça ne serait pas un hobby ; j’en ferais mon métier. Je n’ai rencontré aucun frein dans mon entourage où l’on a toujours valorisé l’expression artistique, la matière, la création manuelle.

NP : Pourquoi le bijou en particulier ?

DN : D’abord, j’aime façonner la matière. C’est un champ d’exploration dans lequel je trouve une grande liberté d’expression. Et ce qui me plait dans le bijou, c’est qu’il entre en interaction très forte avec le corps, avec la personnalité. Avec le bijou, on touche à l’intime autant qu’au symbolique et à l’universel.

NP : Avez-vous suivi une formation professionnelle ?

DN : Je n’ai pas voulu faire d’école de bijouterie. Il me semblait que cette forme d’apprentissage était à la fois trop formelle et trop contraignante. Je voulais laisser libre cours à une expression libre. Je me suis formée sur le tas – maquette, fonte à cire perdue, assemblage, soudure … – car l’expérience m’a vite révélé que la technique est partout dans le bijou et que seule sa parfaite maîtrise permet de faire aboutir une intention créatrice. Mais la technique doit savoir se rendre invisible ! Si je maîtrise toutes les étapes dans l’élaboration d’un bijou, je ne souhaite pas pour autant en assurer moi-même la réalisation. J’ai toujours travaillé avec des artisans spécialisés, dans une démarche d’étroite collaboration.

NP : Comment avez-vous démarré dans la profession ?

DN : C’est toujours compliqué de démarrer et le chemin n’est pas toujours rectiligne. Par différentes activités je me suis d’abord peu à peu introduite dans le milieu de la mode. J’ai été maquettiste chez un parurier de Haute Couture ; j’ai aussi été accessoiriste pour un défilé de Thierry Mugler. Enfin, j’ai pu sortir les premières pièces Delphine Nardin. J’ai alors démarché des boutiques. J’ai sans doute eu de la chance car tout de suite on a acheté mes bijoux. Je me souviens, c’était début 90. Les premiers contacts ont enclenché d’autres commandes. La machine était en marche et j’ai pu faire des salons.

NP : Quelles sont en général vos sources d’inspiration ?

DN : Il y a beaucoup de choses en jeu, sculpture, matériaux, fluidité, lumière … C’est avant tout une question de sensation. L’inspiration se nourrit d’un faisceau de choses innombrables. Un déclic vient et je me lance dans quelque chose. Selon mes besoins et mes envies, je tire plutôt tel ou tel tiroir. En effet, c’est comme si j’avais des “petits tiroirs” dans la tête. Chacun contient des évocations, des livres de référence, des artistes qui m’ont marquée, des paysages, des couleurs … Pour moi, la nature est une référence absolue et la matière est quelque chose d’important. J’aime explorer les matériaux et les confronter parfois de façon inattendue ; ce qui est important c’est le dialogue qui naît de cette confrontation

NP : Quel est votre processus de mise en place d’une nouvelle collection ?

DN : Je conçois mes bijoux de A à Z et il convient de distinguer plusieurs étapes dans l’élaboration d’une collection. Il y a l’étape de création tout d’abord, qui est un processus solitaire. Ensuite, il faut mettre en œuvre les projets et là, c’est un travail de collaboration.

NP : Commençons donc par la création …

DN : Mettons à part le verre dépoli avec lequel j’ai entamé un processus de création de pièce unique. Ici, c’est la matière qui déclenche le travail. Pour les autres matériaux, je commence toujours par faire des croquis. C’est le dessin qui va me stimuler. Ensuite, j’aborde le volume en réalisant des maquettes, parfois en matériaux de substitution, cire, laiton, papier, milliput …

NP : Et c’est à cet instant que démarre un travail de collaboration ?

DN : Effectivement, ce sont des artisans spécialisés qui vont ensuite réaliser les pièces dans les matériaux que j’ai choisi : la porcelaine ou l’ébène par exemple. A partir de ma maquette, ils réalisent un prototype ou un moule. Pour le métal, on utilise le procédé de la fonte à cire perdue. A ce stade, on procède encore à des adaptations car on se rend compte des problèmes techniques. On ne peut jamais tout anticiper dès la première étape, même après 20 ans de métier. C’est souvent sur un détail que la cohérence de l’ensemble prend forme.

Collier en ébène

Collier en ébène du Gabon taillé à la main et agate, jaspe, quartz, laiton oxydé et verni - Delphine Nardin - Bijouterie en ligne Notes Précieuses © Notes Précieuses

NP : Quel regard portez-vous aujourd’hui sur vos premières collections ?

DN : Mes premiers bijoux étaient assez simples. Ils avaient un aspect sculpté et leur montage était très rudimentaire. Au plan stylistique, les pièces – j’ai débuté avec le métal avant d’explorer d’autres matériaux – étaient très intuitives. Je suis encore étonnée par ce travail déjà bien équilibré alors que peu réfléchi. Aujourd’hui, ma démarche est toujours faite de spontanéité, mais aussi d’exploration et de beaucoup plus de travail. La maîtrise du métier se mesure dans la finition et le détail.

NP : Que vous apporte votre métier ?

DN : La liberté ! Et la satisfaction de créer, de mettre en œuvre le fruit de mon imagination. Le cheminement est souvent ingrat, mais il y a toujours une récompense au bout. Créer des bijoux n’est pas de tout repos. Il faut affronter le stress quand rien ne vient et c’est envahissant en phase de création, car on ne pense plus qu’à la collection en cours. Mais finalement je ne m’en plains pas car j’aime explorer et relever les challenges. En outre, il y a aussi les échanges avec les acheteurs, le partage d’expérience entre artistes … finalement. C’est très vivant et équilibré.

NP : Vous devez également être une business woman

DN : Certes. Le talent ne fait pas obligatoirement la réussite. Pour mener à bien son activité, il faut une capacité à gérer la finance, savoir se vendre et vendre ses créations … Le pan économique de l’activité de créateur prend beaucoup de temps et d’espace.

NP : Diriez-vous que c’est plus dur ou plus facile de s’investir dans le bijou aujourd’hui ?

DN : Sans conteste, c’est plus dur maintenant. Mais il y a bijou et bijou … Le marché s’est beaucoup développé, et la concurrence est parfois rude pour les créateurs. D’autant que cette diversité n’est pas forcément synonyme de créativité. Mais il y a tellement de façons de faire. Et tellement de clients potentiels. Chacun construit sa route, à sa mesure.

NP : Comment les gens arrivent-ils à s’y retrouver devant cette offre très diverse ?

DN : La capacité de “lire un bijou” s’acquiert.  Il faut savoir dépasser la simple séduction de ce qui est le plus “bluffant”. Il est important pour les créateurs de transmettre, d’expliquer leur travail, leur démarche.

NP : Votre conseil à une jeune créatrice ?

DN : Les frères Goncourt disaient : “il y a mille façons d’encourager les fausses vocations, mais aucune de décourager les vraies”. Il faut rêver sa vie et vivre ses rêves … et construire son avenir pas à pas.

  • Interview réalisée le 29 octobre 2009

Bijoux de créateurs à l’Espace Solidor : Une réinterprétation de la bijouterie traditionnelle

Jeudi 11 février 2010

affiche-leducation-sentimentaleL’Espace Solidor de Cagnes sur Mer propose, à partir du 27 février, une nouvelle exposition de bijoux de créateurs contemporains. Elle s’intitule “L’Education sentimentale”, en référence au roman de Flaubert où le narrateur doit se tailler son propre chemin sans se laisser influencer par les idées préconçues. Les sept artistes internationaux présentés puisent leur inspiration dans le répertoire de formes de la bijouterie traditionnelle et repensent leurs modèles en fonction des caractéristiques du monde actuel.

Broche composée d'un chandelier et 3 miroirs ovales - Anya Kivarkis

Broche composée d'un chandelier et 3 miroirs ovales - Anya Kivarkis

Les créations de l’américaine Anya Kivarkis font le lien, entre période ancienne – principalement de style Victorienet contemporaine. Ses pièces détournent les images du luxe et de la joaillerie pour n’en laisser paraitre que l’illusion ; les pierres précieuses sont ici réduites à leur seule forme. Son travail, présenté pour la première fois en France, à déjà fait l’objet de nombreuses expositions aux Etats-Unis. Les bijoux de la britannique Lin Cheung s’inscrivent dans une réflexion sur les relations que chacun entretient avec ses bijoux. En s’appuyant sur des standards anciens, elle parvient à créer des bijoux nouveaux : une boucle d’oreille en forme de perle dorée ou un pendentif en forme de coeur sont par exemple laissés dans leurs écrins ouverts pour les transformer en broches.

Collier en argent et ambre - Asa Lockner

Collier en argent et ambre - Asa Lockner

Si les pièces de la suédoise Åsa Lockner ont l’apparence de bijoux classiques, elles n’en révèlent pas moins de menues imperfections, des parties inachevées, des traitements d’oxydations particuliers … Ces “défauts” délibérés traduisent la volonté de rendre perceptible le process de fabrication et de révéler les subtilités de la métamorphose progressive du métal selon son degré d’échauffement. Ses bijoux semblent en évolution permanente. Récemment diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, la française Carole Deltenre part, elle, de formes traditionnelles comme le Camé ou la Chevalière. Mais c’est pour écrire une histoire du bijou passée par le prisme des combats féministes et la réappropriation de leur corps par les femmes.

Collier Blue/white kitchen, en faïence - Gesine Hackenberg

Collier Blue/white kitchen, en faïence - Gesine Hackenberg

La néerlandaise Gesine Hackenberg prélève dans des pièces de céramiques usuelles, des détails qui constituent les éléments de ses bijoux. Ses créations sont les éléments d’un puzzle dont les pièces sont indissociables de l’objet dans lequel ils ont été prélevés et forment un ensemble que la créatrice expose toujours de manière conjointe. Éloigné de l’esthétique dominante dans le bijou contemporain espagnol, Marc Monzo, pour sa part, préfère une réinterprétation d’une esthétique produite en Catalogne entre les années 30 et 70. Son travail associe souvent des matériaux précieux à des bouts de plastiques récupérés. Il s’agit de faire entrer le bijou dans la vie quotidienne ! Les pièces sélectionnées à Cagnes-sur-Mer portent toutes un regard ironique sur la bijouterie précieuse et sa valeur symbolique.

Broche portraits, photographies anciennes - Bettina Speckner, 2007

Broche portraits, photographies anciennes - Bettina Speckner, 2007

Travaillant à partir d’images photographiques anciennes, l’allemande Bettina Speckner suscite la libre interprétation de chacun car elle ne donne aucune indication sur les lieux, l’époque, l’identité des personnages. Ces images, associées à des perles, des pierres précieuses ou des objets du quotidien, ouvrent les portes d’une mémoire collective où chacun peut projeter son propre parcours.

  • Exposition L’Education sentimentale – Espace Solidor – Place du Château – Haut-de-Cagnes
  • Du 27 février au 23 mai 2010

Cité de l’Or à Saint-Amand-Montrond : Pour découvrir l’or sous tous ses aspects

Samedi 7 novembre 2009

Cité de l'Or

Cité de l'Or

Depuis qu’un bijoutier parisien, lassé du tumulte de la capitale, a décidé en 1888 d’ouvrir son atelier à Saint-Amand-Montrond, l’histoire de la Ville est intimement liée à l’or et à la bijouterie. Car le parisien a fait des émules et aujourd’hui une dizaines d’entreprises de la filière emploient localement plus de 350 spécialistes. Cinq tonnes d’or sont traitées chaque année – soit 10% du marché national – ce qui place le pôle berrichon au 3éme rang, immédiatement après Paris et Lyon. En 2006, Saint-Amand-Montrond a été labellisé “Pôle technologique de la Bijouterie” parmi les pôles d’excellence rurale.

Pour célébrer le précieux métal, une Cité de l’Or a été érigée il y a quatre ans. Ce bâtiment, en forme de pyramide, abrite musée, salles de spectacle et d’expositions ainsi que divers services aux entreprises. L’espace muséographique, interactif et ludique, raconte l’histoire de l’or, ses utilisations et ses transformations : de l’extraction au bijou fini en passant par les applications industrielles. Un spectacle utilisant la technique du théâtre optique évoque les légendes et les réalités de l’industrie bijoutière locale. On peut aussi assister à des démonstrations de coulée de lingots d’or.

Fabrication d'un lingot d'or

Fabrication d'un lingot d'or

A la Cité de l’Or, le bijou occupe une place centrale ; une collection de 260 pièces témoigne d’un siècle et demi de tradition bijoutière. Des expositions temporaires sont également régulièrement organisées. Ainsi, du 19 janvier au 4 février 2010, se tiendra l’exposition “Bijoux Européens 2010” dans laquelle les élèves du Lycée Jean Guéhenno de Saint-Amand-Montrond, – le plus gros établissement français de formation de la filière Art du Bijou et du Joyau – sont intimement impliqués .

Bijoux exposés à la Cité de l'Or

Bijoux exposés à la Cité de l'Or

Si vous voulez vous familiariser avec le monde du bijou, si vous voulez savoir comment l’or est extrait de la terre ou des rivières ; pourquoi il est rose, jaune, gris ou rouge ; comment se fabrique le célèbre collier en maille palmier  – la spécialité locale ! – …., Saint-Amand-Montrond vous attend, au coeur de la France, sur les bords du canal de Berry.

  • La Cité de l’Or – Rue Pelletier Doisy – 18208 Saint-Amand-Montrond

Bijoux en verre dépoli et bijoux plaqué or : Nouvelle collection de Delphine Nardin

Vendredi 23 octobre 2009

Collier Green - Verres dépolis, pierre fine aigue marine, argent 925 plaqué ruthénium - vente en ligne bijoux créateurs Notes Précieuses Notes Précieuses

Collier Green - Verres dépolis, pierre fine aigue marine, argent 925 plaqué ruthénium - Vente en ligne bijoux créateurs © Notes Précieuses

Venez découvrir sur Notes Précieuses, le site de vente en ligne de bijoux créateurs, la nouvelle collection de bijoux de Delphine Nardin. La créatrice propose des bijoux en verre dépoli par la mer. Ces bijoux en argent 925 plaqué or sont associés parfois à des aigues-marines. Ces bijoux haut de gamme sont numérotés et réalisés en édition limitée.

Bijou bracelet, collier plaqué or, boucles d oreilles clips, broche argent plaqué ruthénium …, les bijoux originaux de Delphine Nardin nous racontent le temps qui passe.

Leur histoire commence sur les plages d’Atlantique : à l’origine, simples fragments de verre, aux infinies nuances marines, roulés puis rejetés par la mer et livrés ensuite à la patine des saisons. La créatrice réhausse d’or, de bronze ou de pierres semi précieuses ces matériaux naturels qu’elle a choisis avec discernement. Elle confronte ainsi le “noble” et le “moins noble” et conjugue les empreintes de la nature et le travail de la main.

Ces bijoux chic font l’objet d’un processus de fabrication délicat et exigeant : du serti de chaque fragment de verre à la soudure au laser, de l’assemblage au polissage.

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Collier Eau douce - Verres dépolis, pierre fine aigue-marine, argent 925 plaqué or - Vente en ligne bijoux créateurs © Notes Précieuses

Collier Eau douce - Verres dépolis, pierre fine aigue-marine, argent 925 plaqué or - Vente en ligne bijoux créateurs © Notes Précieuses

Exposition bijoux ethniques et bijoux en métal

Mercredi 14 octobre 2009

Perle et sautoir en fer rouillé, argent, perles en verre - Marianne Anselin, 2009 - Graphisme : G. Anselin, E. Serralta - Photo : Lilliana Diaz Castillo

Perle et sautoir en fer rouillé, argent, perles en verre - Marianne Anselin, 2009 - Graphisme : G. Anselin, E. Serralta - Photo : Lilliana Diaz Castillo

Nommé Maître d’Art en 2004 par le Ministère de la Culture, le créateur bijoutier Gilles Jonemann s’est engagé – comme le veut la fonction – à transmettre son savoir-faire, son expérience et ses connaissances à un élève pendant trois ans. Il a choisi Marianne Anselin dont les bijoux vont être exposés à l’Espace Solidor de Cagnes sur Mer du 24 octobre au 17 janvier prochains.

Cette créatrice a choisi le bijou par affection pour les petits objets et son outil de prédilection est la forge. Elle travaille aujourd’hui des matériaux usagés : vieilles cartouches ou ressorts rouillés … Elle décèle de la préciosité dans ce qui est généralement perçu comme un déchet. Le styliste Jorge Jonhson a introduit ses parures dans ses défilés.

La présence de quelques bijoux de Gilles Jonemann, qui a lui même exposé à l’Espace Solidor en 2000, permettra d’établir un parallèle entre les travaux du maître et ceux de sa disciple.

  • Exposition Marianne  Anselin en chemin … – Espace Solidor – Place du Château – Haut de Cagnes
  • Du 24 octobre 2009 au 17 janvier 2010

Concours “Bijou d’enfance” à Baccarat

Mercredi 23 septembre 2009
Collier Bright footprint - Pièces de série - Julie Coq

Collier Bright footprint - Pièces de série - Julie Coq

Le Pôle Bijou qui ouvrira ses portes à Baccarat (Meurthe et Moselle) fin 2009 vient de lancer son premier concours international. Le thème : concevoir un bijou “autour de l’enfance” (“souvenir de l’enfance” ou “évocateur de la partie d’enfant encore vivante en chacun de nous” …). Les candidats sélectionnés peaufinent actuellement leurs prototypes, qui seront exposés à l’Hôtel de Ville de Baccarat du 24 octobre au 28 novembre prochains. A cette occasion, le Jury consacrera les gagnants. Un “prix du public” et un “prix du jeune public” seront également décernés.

Ce concours, réservé aux étudiants et aux professionnels en activité depuis moins de 5 ans, a connu un vif succès : 95 participants ont fait parvenir un projet. Ils viennent de tous horizons, de France bien sûr, mais aussi du Costa Rica, des USA, du Canada, d’Israël, des Pays Bas, de Finlande, du Royaume Uni, de Belgique.

Le jury, composé de personnalités de la bijouterie, des métiers d’arts et d’élus de la Communauté de Communes du Cristal a procédé, en avril, à une première sélection à partir des dessins, descriptifs, argumentaires, et maquettes. La moitié des dossiers présentés ont été retenus selon des critères de créativité, d’esthétisme et de faisabilité. Des contraintes de prix ont également été fixées. Pour la catégorie pièce de série (de 50 à 100 exemplaires), le prix unitaire “grand public” doit se situer entre 150 et 350 euros et pour la catégorie pièce unique, entre 350 et 700 euros.

Nous publierons bien entendu les résultats de ce concours.

  • Exposition grand public Bijou d’enfance – Hôtel de Ville, galerie d’exposition – 2, rue Adrien Michaut – 54120 Baccarat
  • Du 24 octobre au 28 novembre 2009

Bracelet scrabble - Pièce unique - Marine Dagorne

Bracelet scrabble - Pièce unique - Marine Dagorne