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	<title>Blog bijoux : Le Magazine Notes Précieuses</title>
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	<description>Ce magazine en ligne vous permet de découvrir l'univers du bijou : actualités, expositions, interviews de créateurs de bijoux</description>
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		<title>Une exposition pédagogique sur la contrefaçon à la Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:25:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avec &#8220;Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux&#8220;, la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris nous invite à réfléchir sur un fléau qui pollue aujourd’hui tous les secteurs d’activité : luxe, vêtements, parfums, aliments, médicaments &#8230; L’univers du bijou, loin s’en faut, n’est pas épargné. La production des marques prestigieuses est régulièrement contrefaite. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2620" title="Contrefaçon" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Contrefaçon.jpg" alt="Contrefaçon la vrai expo qui parle du faux" width="150" height="225" />Avec &#8220;<a title="Contrefaçon, la vrai expo qui parle du faux" href="http://www.cite-sciences.fr/fr/cite-des-sciences/">Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux</a>&#8220;, la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris nous invite à réfléchir sur un fléau qui pollue aujourd’hui tous les secteurs d’activité : luxe, vêtements, parfums, aliments, médicaments &#8230; L’univers du bijou, loin s’en faut, n’est pas épargné. La production des marques prestigieuses est régulièrement contrefaite. Copies et plagiats pénalisent également les créateurs de moindre notoriété. L’exposition pédagogique de la Cité des Sciences et de l’Industrie dévoile non seulement la diversité et l’importance de la contrefaçon dans notre vie quotidienne, mais également ses<em> </em>enjeux géopolitiques, économiques et juridiques. Tout au long de la visite, nous sommes constamment amenés à nous interroger sur ce que les mots veulent dire : création, copie, imitation, plagiat &#8230;</strong></p>
<p><strong>La création</strong> fait appel à l<strong>’intelligence</strong>, aux <strong>connaissances</strong>, à l’<strong>intuition</strong> &#8230; S’appuyant sur les conditions sociales et les moyens techniques de son époque, le créateur fait surgir la <strong>nouveauté</strong>. Ses œuvres sont souvent reprises, transformées, voire améliorées. Ce n’est pas forcément en mauvaise part. <strong>Imiter permet d’apprendre</strong>. C’est particulièrement <strong>vrai en matière artistique</strong>. L’étudiant qui reproduit une toile de maître dans la grande galerie du Louvre ne saurait être assimilé à un faussaire. Pas plus que <strong>Picasso</strong> lorsqu’il <strong>s’inspirait</strong> en 1940 du tableau de <strong>Delacroix</strong>, peint en 1834, &#8220;<strong>Femmes d’Alger dans leur appartement</strong>&#8220;. Le <strong>passage de témoin de maître à élève</strong> a même été officialisé en 1994, avec l’institution des <strong>Maîtres d’Art</strong> par le Ministère de la Culture. Ils ont mission de <strong>transmettre leur savoir faire</strong> <strong>et leur tour de main à un ou plusieurs élèves</strong>. La copie &#8211; sous forme de répliques, gravures, photographies &#8230; &#8211; permet aussi de <strong>faire découvrir au plus grand nombre des chefs-d’œuvre </strong>qui, sinon, seraient inaccessibles. Les matériaux synthétiques quant à eux <strong>rendent abordables</strong>, en les imitant, les <strong>matières précieuses</strong> et les <strong>matériaux nobles</strong>.</p>
<div id="attachment_2623" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2623" title="Contrefaçon marque" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Contrefaçon-marque.jpg" alt="Contrefaçon marque" width="440" height="200" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Différentes vues de l&#39;exposition © eppdCSI, photos : Arnaud Robin </p></div>
<p>Quand alors y a t-il <strong>contrefaçon</strong> ? Lorsque le <strong>consommateur </strong>est<strong> abusé</strong> et lorsque le <strong>producteur </strong>est<strong> pénalisé</strong>, répondent les organisateurs de l’exposition. <strong>Faussaires et contrefacteurs s’attaquent à tous les produits connus pour les copier et en tirer profit, au détriment de ceux dont ils ont pillé la technique, le style, les formes, voire la marque</strong>. Tout revient en fait à déterminer <strong>ce qui est licite et ne l’est pas</strong>.<strong> </strong>Les <strong>droits d’auteur </strong>sont apparus en France dès le XVIème siècle. La Révolution les favorisera tout en les limitant dans le temps, principalement pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux œuvres littéraires. Au fil des siècles, la <strong>nature de la propriété intellectuelle s’est étendue à tous les champs de la création</strong>. Aujourd’hui l’<strong>acte de créer, de fabriquer un objet, un modèle nouveau, une œuvre inédite est protégé par un droit exclusif qui donne à son titulaire le contrôle de son usage et de son exploitation</strong>.</p>
<div id="attachment_2624" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2624" title="contrefaçon bijoux" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/contrefaçon-bijoux.jpg" alt="Contrefaçon bijoux" width="440" height="315" /><p class="wp-caption-text">Saisies douanières de contrefaçon de bijoux et de marque © Douane française, photos : Marc Bonodot</p></div>
<p>Il est parfois <strong>difficile de détecter une copie</strong>. Les techniques de production des faussaires sont en effet souvent aussi sophistiquées que celles de leurs victimes. L’œil averti d’un expert est nécessaire pour <strong>discerner le vrai du faux</strong>, qu’il s’agisse d’<strong>objets</strong> ou d’<strong>œuvres d’art</strong>. Sur ce dernier point, La <strong><a title="Exposition fakes mistakes and discoveries" href="http://www.nationalgallery.org.uk/whats-on/exhibitions/close-examination-fakes-mistakes-and-discoveries">National Gallery</a> de Londres</strong> présente une exposition passionnante où sont présentées des <strong>œuvres qui ont trompé ses propres experts</strong>. Seules des <strong>techniques avancées</strong> &#8211; infrarouge, radiographie, microscopie électronique, spectrométrie de masse &#8211; <strong>ont permis de rétablir la vérité</strong>. Ainsi, &#8220;Portrait de groupe&#8221;, une peinture sur bois achetée en 1923 en tant qu’œuvre du XVe siècle a révélé qu’elle comportait des pigments utilisés seulement à partir du XIXe et un vernis à la gomme-laque pour simuler la patine ! A l’inverse, les mêmes avancées scientifiques ont permis de réhabiliter des œuvres jusqu’alors considérées comme des faux.</p>
<div id="attachment_2625" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2625" title="Exposition contrefaçon" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Exposition-contrefaçon.jpg" alt="Exposition contrefaçon" width="440" height="200" /><p class="wp-caption-text">Vues de l&#39;exposition et saisies douanières de contrefaçons © eppdCSI, photos : Arnaud Robin</p></div>
<p>&#8220;Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux&#8221; montre aussi que la <strong>copie frauduleuse</strong> <strong>n’est pas seulement l’affaire des mafias et autres professionnels de l’arnaque</strong>. La technologie <strong>Internet</strong> notamment met la captation des sons, des images et des textes à la portée de chacun. Le plus souvent ici <strong>la copie illicite s’effectue sans le moindre sentiment de culpabilité</strong>. Des logiciels ont été mis au point pour faciliter la recherche de plagiat de textes littéraires, d’articles de presse, mais aussi de devoirs scolaires et universitaires. Les États tentent d’encadrer le téléchargement illégal, essentiellement pour protéger les industries audiovisuelles.</p>
<p>Il apparait donc clairement que la <strong>contrefaçon met en danger l’économie</strong>. Aujourd’hui, elle représente environ <strong>10% du commerce mondial</strong>, pour un montant se situant entre <strong>200 et 300 milliards de dollars</strong>. Sur les 179 millions d’articles contrefaits saisis par les douanes européennes en 2008, <strong>DVD, CD et autres cassettes audio et vidéo</strong> <strong>se taillent la part du lion avec 44 % des prises</strong>, suivies par les cigarettes (23%). La part des vêtements et chaussures représente 10 % et celle des Bijoux et Montres moins de 1 %. Il n’est pas certain que ce faible pourcentage traduise pleinement la réalité vécue par les créateurs de bijoux lorsqu’ils retrouvent &#8211; trop souvent &#8211; leurs formes et leurs modèles chez d’autres créateurs ou marques.</p>
<ul>
<li>Exposition Contrefaçon, la vrai expo qui parle du faux &#8211; Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie &#8211; 30, avenue Corentin-Cariou &#8211; 75019 Paris &#8211; Du 20 avril 2010 au 13 février 2011</li>
<li>Exposition Close Examination : Fakes, mistakes, and discoveries &#8211; The National Gallery &#8211; Trafalgar Square &#8211; Londres &#8211; WC2N 5DN &#8211; Du 13 juin au 12 septembre 2010</li>
</ul>
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		<title>Collier serpent, or blanc et pierres précieuses, et exposition au Cannet en hommage à René Lalique</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 17:23:09 +0000</pubDate>
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A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de René Lalique, la ville du Cannet (Alpes Maritimes) rend hommage à ce créateur d’exception dont les thèmes fondateurs se résument aux trois &#8220;F&#8221; : la Femme, la Flore et la Faune. Une exposition, présentée à l&#8217;Espace Bonnard en collaboration avec la maison Lalique, rassemble une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2573" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2573" title="René Lalique" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/René-Lalique.jpg" alt="René Lalique" width="150" height="190" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">René Lalique © Lalique</p></div>
<p><strong>A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de René Lalique, la <a title="Hommage à René Lalique" href="http://www.lecannet.fr/rubrique-114-les-expositions.html">ville du Cannet</a> (Alpes Maritimes) rend hommage à ce créateur d’exception dont les thèmes fondateurs se résument aux trois &#8220;F&#8221; : la Femme, la Flore et la Faune. Une exposition, présentée à l&#8217;Espace Bonnard en collaboration avec la <a title="Maison Lalique" href="http://www.cristallalique.fr/v2/">maison Lalique</a>, rassemble une collection d’objets de décoration. Si, malheureusement pour les amateurs, aucun bijou n’est présenté au Cannet, le visiteur peut néanmoins appréhender la puissance et la richesse de celui qui bouleversa les traditions esthétiques du 19ème siècle et fut aussi le précurseur du bijou moderne.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2583" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2583" title="Collier serpent" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Collier-serpent1.jpg" alt="Collier Serpent René Lalique" width="440" height="267" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Dessin original - René Lalique, 1898-1900, A droite : Collier Serpent, pièce unique réalisée en 2010 à l&#39;occasion du 150ème anniversaire de la naissance de René Lalique © Lalique</p></div>
<p><strong> </strong>Pour honorer <strong>René Lalique</strong>, dont <strong>le dessin</strong> a toujours été l&#8217;<strong>instrument premier de ses créations</strong>, la société Lalique édite également un <strong>collier</strong>, <strong>unique</strong> et <strong>jamais réalisé jusqu’à présent</strong>, d&#8217;après un <strong>dessin original de 1898-1900</strong>. Il <strong>représente</strong> un <strong>serpent</strong>. Ce choix n’est pas anodin ; le<strong> serpent</strong> et la <strong>symbolique </strong>qui s’y attache &#8211; <strong>vie</strong>, <strong>séduction</strong> et <strong>virilité</strong> &#8211; ont souvent été traités sous de nombreuses déclinaisons : ornement de corsage, flacon, vase et bien sûr bijoux &#8230;  René Lalique a réalisé ses &#8220;<strong>premiers serpents</strong>&#8221; pour son amie <a title="Bijoux, accessoires et costumes de Divas" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/06/25/bijoux-accessoires-et-costumes-de-divas/"><strong>Sarah Bernhardt</strong></a>.</p>
<div id="attachment_2584" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2584" title="Collier or blanc diamants émeraudes" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Collier-flexible-serpent.jpg" alt="Collier or blanc diamants émeraudes" width="440" height="151" /><p class="wp-caption-text">Collier en or blanc, diamants et émeraudes - Beat Messerer, d&#39;après le dessin original de René Lalique © Lalique</p></div>
<p>C’est le <strong>joaillier</strong> et <strong>gemmologue Zurichois Beat Messerer</strong> qui a réalisé cet hommage, sous forme d’un <strong>collier en <a title="Or blanc" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">or blanc</a></strong> ornementé de <strong>812 <a title="Pierres précieuses" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">pierres</a></strong><a title="Pierres précieuses" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique"> <strong>précieuses</strong></a> pour un poids total de <strong>17,90 <a title="Carat" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">carats</a></strong>. Légèrement flexible, grâce à un dispositif d’articulation caché à l’intérieur du serpent, le collier peut épouser le cou. Une attention particulière a été portée au <strong>choix des pierres</strong> qui le composent, à l’instar du <strong>diamant poire D-IF</strong> ornant la tête du serpent et des <strong>deux <a title="Emeraude" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">émeraudes</a></strong> des yeux. Cette œuvre de <strong>haute joaillerie</strong> a nécessité plus de <strong>700 heures de travail</strong>. Elle sera <strong>vendue aux enchères </strong>avant le fin de cette année. Son prix estimatif est de <strong>220 000 €</strong>.</p>
<ul>
<li>Hommage à René Lalique &#8211; Espace Bonnard &#8211; Rue des Orangers, jardin du Tivoli &#8211; 06115 Le Cannet</li>
<li>Du 10 juillet au 22 août 2010</li>
</ul>
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		<title>Création contemporaine chez les Adivasi</title>
		<link>http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/07/11/creation-contemporaine-chez-les-adivasi/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 20:39:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour quelques jours encore, le Musée du Quai Branly à Paris rend hommage à l’Inde. Il s’agit d’un hommage particulier qui ne sacrifie pas ici à l’immanence du sacré dans un pays fortement attaché à ses traditions et à ses croyances. L’exposition &#8220;Autres maîtres de l’Inde&#8221; explore la richesse créative de ces peuples isolés qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2547" title="Autres maîtres de l'Inde" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Autres-maîtres-de-lInde.jpg" alt="" width="150" height="225" />Pour quelques jours encore, le <a title="Musée du quai Branly" href="http://www.quaibranly.fr/fr/">Musée du Quai Branly</a> à Paris rend hommage à l’Inde. Il s’agit d’un hommage particulier qui ne sacrifie pas ici à l’immanence du sacré dans un pays fortement attaché à ses traditions et à ses croyances. L’exposition &#8220;Autres maîtres de l’Inde&#8221; explore la richesse créative de ces peuples isolés qui vivent dans des zones montagneuses ou forestières.</strong></p>
<p>Peu connus en occident, ceux qu’on nomme <strong>Adivasi</strong> comptent pourtant globalement <strong>soixante millions de personnes </strong>toutes détentrices de <strong>pratiques culturelles originales</strong> et <strong>subtiles</strong>. Les pièces exposées Quai Branly, que viennent éclairer photographies, gravures et documents d’archives, montrent souvent des <strong>oeuvres inspirées de la modernité</strong> tout en étant <strong>respectueuses des traditions</strong>.</p>
<div id="attachment_2550" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2550" title="Photo-double-3" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Photo-double-3.jpg" alt="" width="440" height="291" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bhuta © Musée du quai Branly, photo : Antoine Schneck, A droite : Statuette en bronze représentant un éléphant - Bastar, Asie, population Gond © Musée du quai Branly, photo : Thierry Ollivier, Michel Urtado </p></div>
<p>Le visiteur découvre successivement une <strong>dizaine d’univers spécifiques</strong> représentatifs de <strong>différents peuples Adivasi</strong>. Chaque communauté est caractérisée par ses <strong>productions artistiques</strong> et <strong>rituelles </strong>: ce sont les imposantes et magnifiques sculptures en bois du culte des bhuta ; les masques en bronze bastar ; les bas-reliefs d’argile des femmes de Chhattisgarh ou encore les peintures rathava &#8230; Nous parlerons ici plus particulièrement des oeuvres des<strong> <a title="Naga" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/06/14/bijoux-de-tete-coiffes-couronnes-parures-ethniques-antoine-de-galbert/">Naga</a></strong>, les seules pour lesquelles des bijoux sont exposés. Ces <strong>bijoux </strong>sont tous dus à des <strong>artistes du XXème siècle</strong>. On peut admirer un <strong>collier</strong> <strong> </strong><strong>pendentif </strong><strong>en</strong> <strong>perles de verre </strong><strong>et têtes humaines</strong> <strong>en</strong> <strong>laiton</strong>, un <strong>collier perles de verre</strong> et <strong>aluminium </strong>et une <strong>ceinture de femmes en perles de verre</strong>, <strong>os et coquillages</strong>. Les <strong>tribus Naga</strong>, originaires des montagnes du nord-est de l’Inde, accordent une <strong>importance majeure à l’égalité entre hommes</strong> &#8211; guerriers et protecteurs &#8211; <strong>et femmes</strong> &#8211; en charge du foyer et de la nourriture. On retrouve <strong>cette distinction dans leurs créations</strong> : <strong>sculptures guerrières </strong>et<strong> armures</strong> d’une part, <strong>textiles </strong>et<strong> bijoux </strong>d’autre part. Malgré la christianisation, leur <strong>créativité </strong>reste largement<strong> inspirée par leur animisme d’origine</strong>.</p>
<div id="attachment_2553" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2553" title="Photo-double-2" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Photo-double-2.jpg" alt="" width="440" height="154" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Toile en acrylique représentant un aéroplane - Nankusia Shyam - Collection Leka et Anupam Poddar © Photo Aditya Arya, A droite : Acrylique sur papier représentant un aéroplane en forme d&#39;oiseau - Dileep Shyam - Collection Lekha et Anupam Poddar © Photo Aditya Arya</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p>L’exposition &#8220;Autres maîtres de l’Inde&#8221; met aussi en avant une <strong>dynamique des cultures </strong>qui se situe entre <strong>tradition</strong> et <strong>adaptation à la modernité</strong>. <strong>Après l’indépendance</strong> en 1947, les <strong>pouvoirs publics indiens</strong> <strong>ont encouragé l’artisanat</strong> dans les campagnes en tant que <strong>vecteur de développement de l’emploi</strong> et des <strong>échanges commerciaux</strong>. Cette politique favorisa la naissance d’une iconographie plus contemporaine. Au cours des trente dernières années, de <strong>nombreux artistes issus des communautés tribales</strong> &#8211; essentiellement pardhan gond et bhil &#8211; <strong>se sont installés en ville</strong>. Ils sont aujourd’hui plus de cent cinquante. L’expérience de la vie citadine leur a ouvert de <strong>nouveaux horizons</strong>. Ils <strong>transforment </strong>les <strong>images de locomotives</strong>, <strong>automobiles</strong>, ou <strong>aéroplanes en créatures issues de l’univers mythologique propre à leur communauté</strong> ou simplement <strong>nées de leur subjectivité</strong>. Le visiteur de l’exposition peut ainsi découvrir une <strong>série de peintures populaires contemporaines</strong> ainsi que les <strong>oeuvres de deux artistes mondialement connus </strong>: <strong>Jivya Soma Mashe</strong> (tribu Warli) et <strong>Jangarh Singh Shyam </strong>(peuple Gond).</p>
<div id="attachment_2556" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2556" title="Photo-double-4" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Photo-double-4.jpg" alt="" width="440" height="308" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Pigment sur papier représentant un oiseau imaginaire, A droite : Pigment sur papier représentant un serpent imaginaire - Jangarh Singh Shyam - Autorisation Radfhika et Abhishek Poddar, collection Abhishek et Radhika  Poddar © Photo Gireesh GV</p></div>
<ul>
<li>Exposition Autres maîtres de l&#8217;Inde &#8211; Musée du quai Branly &#8211; 37, quai Branly &#8211; 75007 Paris</li>
<li>Du 30 mars au 18 juillet 2010</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Formation en bijouterie joaillerie au lycée professionnel Jean Guéhenno</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 16:31:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[BMA Art du bijou et du joyau]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Le lycée professionnel Jean Guéhenno de Saint Amand Montrond occupe une place importante dans la formation en bijouterie et joaillerie en France. Yves Denieul, proviseur du Lycée, répond aux questions du Magazine Notes Précieuses.
Notes Précieuses : En quelques mots, pouvez vous présenter la formation bijoutière au Lycée Jean Guéhenno ?
 
Yves Denieul : C’est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2513" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2513" title="Broche créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Broche-créateur.jpg" alt="Broche créateur" width="200" height="297" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Broche - Fabien Ratane - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>Le lycée professionnel Jean Guéhenno de Saint Amand Montrond occupe une place importante dans la formation en bijouterie et joaillerie en France. Yves Denieul, proviseur du Lycée, répond aux questions du Magazine Notes Précieuses.</strong></p>
<p><strong>Notes Précieuses : En quelques mots, pouvez vous présenter la formation bijoutière au Lycée Jean Guéhenno ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Yves Denieul </strong>: C’est le <strong>plus grand centre français de <a title="Lycée Jean Guéhenno" href="http://www.lycee-guehenno.org/">formation bijouterie joaillerie</a></strong>. Notre établissement compte <strong>230 élèves</strong> dans ce secteur. L’<strong>enseignement </strong>se prodigue à tous les niveaux : <strong>CAP</strong>, <strong>BMA</strong> et <strong>DMA</strong>. Nous bénéficions également de <strong>mentions complémentaires en joaillerie et sertissage</strong>.</p>
<p><strong>NP : Comment intègre-t-on le lycée ?</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : <strong>60 places</strong> sont disponibles en <strong>première année de <a title="Lexique" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">CAP bijouterie joaillerie</a></strong>. Les élèves sont <strong>sélectionnés sur dossier</strong>. Ils viennent de la 3<sup>ème </sup>, ou se réorientent après une 2<sup>nde</sup>. Le <strong>diplôme</strong> s’obtient <strong>en deux ans</strong>. De nombreux élèves passent ensuite en <a title="Lexique" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique"><strong>BMA Art du bijou et du joyau</strong></a> (deux ans d’études également) et certains ensuite en <strong>DMA</strong>. Les élèves d’autres établissements intègrent directement au niveau BMA à travers la <strong>procédure d’orientation post- CAP-BEP</strong>. L’entrée en <a title="Lexique" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique"><strong>DMA Art du bijou et du joyau</strong></a>, se fait avec la procédure affectation post-bac. Nous avons aussi un <strong>CAP en un an</strong> de 15 places pour ceux qui ont le baccalauréat avec une sélection sur dossier.</p>
<p><strong>NP : Les élèves qui se lancent dans le métier ont-ils toujours conscience de ses caractéristiques ?</strong></p>
<p><strong>YD </strong>: En général, pas vraiment. Au départ, l’<strong>enseignement</strong> des <strong>techniques bijoutières</strong>, c’est <strong>déconcertant</strong> ; il faut beaucoup de <strong>persévérance</strong> et d’<strong>abnégation</strong>. Apprendre ici, c’est <strong>faire</strong> et <strong>refaire</strong>, car le<strong> travail du métal</strong>, ce n’est <strong>pas facile</strong>. Pour les débutants, la période difficile se situe à la fin du 1<sup>er</sup> et au cours du 2<sup>ème</sup> trimestre, car on ne se voit pas avancer. <strong>Au bout d’un an</strong> généralement, on arrive à <strong>maîtriser suffisamment les techniques pour obtenir quelque chose</strong>. <strong>Faire un bijou</strong>, c’est avant tout <strong>scier</strong>, <strong>percer</strong>,<strong> limer </strong>&#8230; Il faut aussi <strong>apprendre à penser en trois dimensions</strong> &#8230; Mais, ceux qui ont été pugnaces et persévérants sont récompensés lorsqu’ils peuvent réaliser leur première pièce. Pour la plupart,<strong> nos étudiants sont enthousiastes</strong>.</p>
<div id="attachment_2522" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2522" title="Bague créateur en argent et collier créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Bague-créateur-en-argent-et-collier-créateur1.jpg" alt="bague créateur en argent et collier créateur" width="440" height="212" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bague - Claudia Guillerme - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Collier - Claudia Guillerme - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : Quels sont les principaux atouts de votre établissement ?</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : Nous bénéficions d’une <strong>bonne image auprès des élèves</strong> &#8211; qui viennent de toute la France &#8211; et d’une<strong> bonne renommée auprès des professionnels</strong> ; on prend facilement en stage un élève de Guéhenno. <strong>Historiquement, nous avons toujours été à la pointe</strong>. Le premier BMA ainsi que le premier DMA en établissement public ont été ouvert à J. Guéhenno .</p>
<p>Une volonté d’aller de l’avant avec un <strong>parc machine qui évolue sans cesse pour être proche de celui des entreprises</strong>. En DMA, nous apportons une <strong>bonne pratique machine à nos élèves </strong>et <strong>en prototypage rapide</strong>. C’est <strong>apprécié des professionnels</strong>. L’établissement a été<strong> labellisé lycée des Métiers en 2004</strong>.</p>
<p><strong>NP : Le fait d’être situé à Saint-Amand est-il un atout supplémentaire ?</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : Tout d’abord, étudier à Saint Amand, c’est vivre dans un environnement calme et verdoyant. C’est un point important pour des parents dont les enfants vont vivre loin d’eux. Le lycée est en cours de restructuration. Nous avons un très bon travail de <strong>partenariat avec la municipalité de St-Amand</strong>. La <strong>Mairie accueille toutes nos expositions </strong>dans un endroit prestigieux : <strong>la <a title="Cité de l'Or à Saint Amand Montrond" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2009/11/07/cite-de-l-or-a-saint-amand-montrond-pour-decouvrir-l-or-sous-tous-ses-aspects/">Cité de L’Or</a></strong>. De notre côté, nous essayons d’<strong>aider la municipalité à développer son Pôle bijou et Métiers du Luxe</strong>. En soi,<strong> c’est un plus d’avoir un centre de formation à côté d’entreprises des métiers du luxe</strong>.</p>
<div id="attachment_2524" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2524" title="Broche créateur et bague créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Broche-créateur-et-bague-créateur1.jpg" alt="Broche créateur et bague créateur" width="440" height="251" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Broche - Aline Heitz - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Bague - Aline Heitz - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : C’est important le partenariat avec les entreprises durant la scolarité ?</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : C’est essentiel. Nos élèves <strong>découvrent beaucoup en entreprise</strong> sur le <strong>plan purement métier</strong> mais aussi sur les <strong>aspects gestion du temps</strong>,<strong> respect des contraintes</strong> &#8230; Nous <strong>recevons </strong>également<strong> des professionnels dans nos classes</strong>. Cette année, un <strong><a title="Lexique" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">sertisseur</a> </strong>est venu voir comment &#8220;travaillaient nos élèves&#8221;. Pour nos élèves, le <strong>regard des professionnels</strong> ainsi que <strong>leurs</strong> <strong>conseils</strong> sont très <strong>importants</strong>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>NP : Les entreprises de la région doivent être beaucoup sollicitées &#8230;<br />
</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : Enormément, mais pas seulement les entreprises locales. Nos élèves partent en <strong>stage dans toute la France.</strong> Le processus est toujours le même. Durant les premières années de leur scolarité, ils cherchent avant tout un stage près de leur domicile. Puis, au fur et à mesure qu’ils avancent dans leur cursus, ils sont <strong>plus motivés</strong>, <strong>plus exigeants</strong> et la recherche est plus ciblée. Ils visent alors plutôt l’entreprise &#8211; quelle que soit sa localisation &#8211; qui leur apportera le plus dans le domaine qui les intéresse.</p>
<div id="attachment_2525" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2525" title="Collier et broche" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Collier-et-broche.jpg" alt="Collier et broche" width="440" height="195" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Collier et pendentif - Christelle Moreau - Pièces d&#39;examen TDMA, A droite : Broche - Christelle Moreau - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : Y a t il des échanges européens ?</strong></p>
<p><strong>YD</strong> : Saint-Amand Montrond est au centre de l’hexagone, mais nous sommes <strong>ouverts sur l’Europe</strong>. C’est bien que les jeunes de toutes les nationalités puissent échanger. Cette année,<strong> </strong>dans le cadre de<strong> Léonardo</strong>, en 1<sup>ère</sup> année de BMA, sur une classe de 29 élèves, 4 <strong>sont allés en</strong> <strong>Belgique</strong>, 7 en<strong> Italie</strong> et 2 au <strong>Portugal</strong>. Pour notre part, <strong>nous avons accueilli</strong> 4 <strong>Belges </strong>(pendant 15 jours) et des <strong>Italiens</strong>. Ces élèves font des <strong>stages en entreprise</strong> et l’école <strong>facilite leur présence sur place</strong> et <strong>assure le suivi de cette formation</strong>. A terme, nous souhaiterions <strong>envisager des échanges d’élèves sur une plus longue période</strong>, mais ce processus coûte cher et on se heurte à des problèmes de financement.</p>
<p><strong>NP : Vos projets pédagogiques vont également au delà de la réalisation de bijoux &#8230;</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Oui, <strong><a title="Le Mur, journal des élèves du Lycée Jean Guéhenno" href="http://www.le-mur.fr/_mur/">Le Mur</a>,</strong> <strong>organe d’expression des élèves bijoutiers</strong>, est un <strong>outil pédagogique d’ouverture</strong>. Il parle de la <strong>vie au lycée</strong>, de <strong>notre travail</strong>, des<strong> projets pédagogiques</strong> &#8230; Les élèves travaillent dans l’<strong>univers du bijou</strong>. Ils <strong>visitent</strong>, <strong>découvrent d’autres expériences</strong>, <strong>rapportent des matériaux</strong>, <strong>rencontrent des &#8220;collègues&#8221;</strong> &#8230; ; alors ils prennent des notes, rédigent des articles et les publient. Au départ &#8211; il y a maintenant plus de vingt ans -, tout cela s’affichait seulement en interne, d’où le nom du Mur. Aujourd’hui, <strong>Le Mur </strong>est un <strong>véritable magazine, renommé, </strong>et<strong> complété par un site internet</strong>. Des <strong>échanges européens ont été initiés à travers ce journal</strong> et l’<strong>association européenne du PLE &#8220;Parlement lycéen Européen des écoles de bijouterie et presse lycéenne&#8221;</strong>. Un<strong> réseau pédagogique et professionnel rassemble des écoles de bijouterie européennes autour de projets communs </strong>tels que des <strong>expositions itinérantes</strong> du type &#8220;<strong><a title="la pierre brute objet d'étude des écoles de bijouterie européennes " href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/01/11/pierre-brute-objet-d-etude-des-ecoles-de-bijouterie-europeennes/">Quand la pierre brute devient bijou</a></strong>&#8220;&#8230; Deux enseignants et deux élèves ont représenté le lycée Guéhenno à l’Assemblée Générale du &#8220;Parlement&#8221; qui s’est tenue fin mai à Namur.</p>
<div id="attachment_2526" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2526" title="Collier créateur et pendentif" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Collier-créateur-et-pendentif.jpg" alt="Collier créateur et pendentif" width="440" height="256" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Collier - Cyrielle Moreau - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Collier et pendentif - Cyrielle Moreau - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : Globalement, quelle est la répartition garçon / fille ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> A tous les niveaux, on constate une <strong>tendance forte à la féminisation</strong>. Aujourd’hui, tout ce qui est &#8221;artistique&#8221; attire plus les filles que les garçons. L’occupation de l’internat est un indice significatif à Saint-Amand Montrond, car <strong>nos élèves viennent de toute la France</strong>. Il y a dix ans, on dénombrait deux garçons pour une fille ; aujourd’hui, le rapport est inversé. Notons aussi qu&#8217;il y a cette année une classe d’une quinzaine d’élèves où l’on ne compte  qu’un seul garçon.</p>
<p><strong>NP : Quels sont actuellement les débouchés dans la filière bijou ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Sur ce point, comme dans de très nombreux secteurs, la<strong> crise économique a pas mal changé la donne</strong>. <strong>Avant la crise</strong>, un tiers de <strong>nos élèves diplômés en sertissage</strong> partaient <strong>travailler en Suisse</strong>. Mais cette filière s’est pour l’instant tarie. De façon beaucoup plus générale, <strong>on trouve moins facilement de travail aujourd’hui</strong> car beaucoup d’ateliers ferment. Ce sont les <strong>sous traitants</strong> qui <strong>souffrent le plus.</strong> En revanche, les <strong>artisans qui réalisent des bijoux à la demande</strong> &#8211; autour d’une pierre, par exemple – ou les <strong>entreprises à forte capacité créative résistent mieux.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2527" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2527" title="Boucles d oreilles créateur et collier" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Boucles-d-oreilles-créateur-et-collier.jpg" alt="Boucles d oreilles créateur et collier" width="440" height="159" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Boucles d oreilles - Jessica Clemenceau - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Collier et pendentif - Jessica Clemenceau - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong> </strong><strong>NP : Y a-t-il des stratégies de substitution pour vos diplômés ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Parfois, les <strong>élèves prolongent leurs études</strong> : ceux qui ont fait du <strong>Design</strong> continuent leurs<strong> études dans des ateliers de création</strong>. Par ailleurs, certains utilisent les acquis de leur enseignement &#8211; minutie et persévérance &#8211; pour s’orienter vers d’autres métiers, notamment l’électronique. <strong>Après le CAP</strong>, d’autres mettent à profit leurs compétences techniques pour <strong>s’orienter vers la vente en bijouterie </strong>&#8230;</p>
<p><strong>NP : Ne sont-ils pas tentés de se mettre à leur compte ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> <strong>Quelques uns</strong> effectivement <strong>deviennent auto-entrepreneurs</strong>, surtout après le DMA. Mais, <strong>la plupart de nos élèves s’estiment trop jeunes et n’ont pas envie de se lancer</strong>. Ils préfèrent généralement <strong>continuer à apprendre et mieux connaître le métier</strong>. Ils ne sont pas tentés non plus par la reprise de bijouteries, alors qu’elles sont nombreuses à fermer faute de successeur. Il est vrai aussi, qu’<strong>en France, on manque de soutien pour s’établir</strong>. Les structures aidantes actuelles, du type pépinières, sont insuffisantes. Il faudrait s’inspirer de ce qui se fait dans le domaine artistique ou du spectacle avec des lieux de création encadres et aidés.</p>
<div id="attachment_2530" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2530" title="Bague créateur et collier" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Bague-créateur-et-collier1.jpg" alt="Bague créateur et collier" width="440" height="249" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bague - Jessica Clemenceau - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Collier et pendentif - Jessica Clemenceau - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : Quelles sont les qualités requises pour réussir à la sortie du lycée ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Toujours<strong> beaucoup de soin</strong> et de <strong>persévérance</strong>. Encore <strong>de l’écoute</strong> et le <strong>sens de l’observation</strong> pour <strong>capter le savoir faire chez les autres</strong>. Les métiers d’artisanat en particulier nécessitent de l’<strong>opiniâtreté</strong>. La formule célèbre de Boileau &#8220;vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage&#8221; s’applique particulièrement au secteur bijoutier.</p>
<p><strong>NP : Formez vous également des adultes ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Nous avons pour ambition de <strong>dispenser de la formation pour adultes</strong>. Nous avons fait nos premières armes dans le <strong>sertissage</strong>. Pour les années à venir, nous nous orientons vers la <strong>formation de trois adultes par an</strong>, pas plus. Il ne s’agira pas d’une formation ex-nihilo, mais d’un <strong>perfectionnement dans le cadre du DIF</strong> (Droit Individuel à la Formation).</p>
<div id="attachment_2532" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2532" title="Bagues créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/07/Bagues-créateur.jpg" alt="Bagues créateur" width="440" height="183" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bague - Cyrielle Moreau - Pièce d&#39;examen TDMA, A droite : Bague - Claudia Guillerme - Pièce d&#39;examen TDMA</p></div>
<p><strong>NP : Quel regard portez vous sur la bijouterie en France ?</strong></p>
<p><strong>YD :</strong> <strong>En France</strong>, <strong>on est un peu traditionaliste</strong> : il manque sans doute une catégorie de bijoux entre joaillerie &#8211; dont le prix  d’un bijou se monte à quatre chiffres et plus &#8211; et la fantaisie tout venant &#8211; à deux chiffres. Il manque une tranche de bijoux de qualité &#8211; à 3 chiffres &#8211; pour qui aime la qualité sans se ruiner. Cette tranche intermédiaire permet de changer plus souvent de bijou, même si l’on n’a pas des revenus très conséquents.</p>
<p><strong>NP : Peut-être êtes vous, vous mêmes, trop classique dans vos formations. </strong></p>
<p><strong>YD :</strong> Je ne pense pas. Notre mission première est de<strong> préparer les élèves à des examens</strong> pour lesquels nous avons des <strong>programmes à respecter</strong>. Au départ, la <strong>formation</strong> que nous dispensons est essentiellement celle de <strong>joaillier</strong>. Après le DMA, certains créateurs mélangent les matériaux. La <strong>création</strong> <strong>ne se réduit pas </strong>en effet <strong>à un matériau unique</strong>, <strong>ni obligatoirement très prestigieux</strong>. Dans les échanges européens, nos élèves ont appris avec enthousiasme des Italiens que des pierres moins précieuses que celles utilisées en joaillerie traditionnelle, une fois taillées pouvaient avoir de très jolis reflets. Mais, quoiqu’il en soit, nos anciens élèves l’attestent, ce n’est qu’<strong>au prix d’une bonne formation</strong> qu’on a les <strong>coudées franches pour laisser libre court à ses capacités créatrices</strong> et <strong>pouvoir réaliser ce que l’on aime</strong>.</p>
<ul>
<li>Interview réalisée le 19 mai 2010</li>
<li>Lycée professionnel Jean Guéhenno &#8211; 31 rue des Sables &#8211; 18200 Saint Amand Montrond</li>
</ul>
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		<title>Bijoux, accessoires et costumes de Divas</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 17:32:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ateliers - Stages]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Centre National du Costume de Scène de Moulin (Allier) rend actuellement hommage aux Divas, qu’elles soient chanteuses d’opéras, actrices, meneuses de revue ou stars de la chanson. L’exposition &#8220;Vestiaire de Divas&#8221; présente une centaine d’effets &#8211; vêtements, bijoux et autres accessoires &#8211; qui ont contribué à leur aura. Elles sont une trentaine et se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2450" title="Vestiaire de Divas" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Vestiaire-de-Divas.jpg" alt="" width="150" height="225" />Le <a title="Centre National du Costume de Scène" href="http://www.cncs.fr/">Centre National du Costume de Scène</a> de Moulin (Allier) rend actuellement hommage aux Divas, qu’elles soient chanteuses d’opéras, actrices, meneuses de revue ou stars de la chanson. L’exposition &#8220;Vestiaire de Divas&#8221; présente une centaine d’effets &#8211; vêtements, bijoux et autres accessoires &#8211; qui ont contribué à leur aura. Elles sont une trentaine et se nomment entre autres Hortense Schneider, Sarah Bernhardt, Cecile Sorel,  Marie Bell, Maria Callas, Isabelle Adjani ou encore Zizi Jeanmaire, Edith Piaf ou Dalida &#8230; En parcourant l’exposition, et à la lecture du somptueux catalogue qui la complète, on entre de plain pied dans la légende de ces grandes dames. On peut aussi mesurer l’évolution du concept même de Diva au fil du temps.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2457" title="Costume-et-pendants-d'oreilles" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Costume-et-pendants-doreilles.jpg" alt="Costume-et-pendants-d'oreilles" width="440" height="331" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Coiffure turban avec pendants d’oreilles, garnie de strass et de pierres turquoises. Robe longue style années 1930 avec bustier en tulle brodé de paillettes et de strass et jupe en mousseline - Costume pour le rôle de Lulu, acte I, scène 3, Opéra d&#39;Alban Berg, A droite : Collier de pampilles de  pierres irisées bleu foncé, strass et perles or attenant à la robe. Coiffure perruque recouverte de crin noir et  ornée de différents bijoux. Robe brochée avec patchwork de lamés, dentelles et galons or, recouvert de tulle noir. Manteau à longue traîne en soie, recouvert de dentelle vieil or et tulle noir - Costume pour le rôle de  Clytemnestre d&#39;Elektra, opéra de Richard strauss - Collections CNCS/ONP © Photos : CNCS, Pascal François</p></div>
<p><strong> </strong>Les <strong>costumes de scène</strong> témoignent des moments magiques qu’ont connus acteurs et spectateurs lors des représentations. A l’aube du <strong>XIXe siècle</strong>, les <strong>Divas </strong>- Diva est alors <strong>synonyme de cantatrice</strong> &#8211; <strong>imposaient leurs choix artistiques </strong>: rôles, partenaires, mises en scène, et bien sûr <strong>accessoires</strong> et <strong>costumes</strong>. Les <strong>bijoux de luxe</strong>, les <strong>parures</strong>, la <strong>robe</strong> constituent la<strong> panoplie de la diva</strong>. Les tenues rivalisaient d’<strong>éclat</strong> : <strong>pierres précieuses</strong><strong>, </strong><strong>perles</strong> et <strong>paillettes, </strong><strong>strass, </strong><strong>plumes, </strong><strong>somptueux tissus</strong>,<strong> riches broderies</strong> et <strong>fourrures</strong>. <strong>L’émulation était grande</strong>, chacune souhaitant <strong>faire mieux que sa rivale du moment</strong>. <strong>Chanteuses </strong>et <strong>comédiennes</strong> ont longtemps été <strong>propriétaires de leurs costumes</strong>, comme l’exigeaient leurs contrats.</p>
<div id="attachment_2461" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2461" title="Bijou casque" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Bijou-casque1.jpg" alt="Bijou casque et costume de scène" width="440" height="252" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Collier en métal patiné or avec sequins. Turban en soie et lamé or, avec diadème en métal or et sequins. Grande robe tunique en soie avec traîne doublée de lamé or. Etole en mousseline avec paillettes cuivre - Costume porté par Jessy Norman pour le rôle de Didon, Opéra Didon et Enée d&#39;Henry Purcell - Collections CNCS/ONP, A droite : Bijou casque au cimier de plumes pour l&#39;Africaine, Opéra de Meyerbeer, créé à l&#39;Opéra de Paris en 1865 - Collection BNF, BMO © Photos : CNCS, Pascal François </p></div>
<p>Au théâtre, <strong>Sarah Bernhardt </strong>(1844 &#8211; 1923), plus que toute autre, veillait de près à ses tenues de scène. Elle les dessinait parfois elle même et <strong>accordait une grande importance aux bijoux, énormes, somptueux, voyants</strong>. <strong>Colliers, bagues, broches, fibules</strong><strong> et diadèmes, </strong>devaient chatoyer sous les feux de la rampe. &#8220;La Divine&#8221; <strong>achetait ses bijoux à <a title="Hommage à René Lalique" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/07/15/collier-serpent-or-blanc-et-pierres-precieuses-et-exposition-au-cannet-en-hommage-a-rene-lalique/">René Lalique</a></strong> ou <strong>à</strong> <a title="Alfons Mucha où l'art théâtral du bijou" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2009/08/20/alfons-mucha-ou-l-art-theatral-du-bijou/"><strong>Georges Fouquet</strong></a> et <strong>les faisait dessiner par <a title="Alfons Mucha où l'art théâtral du bijou" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2009/08/20/alfons-mucha-ou-l-art-theatral-du-bijou/">Mucha</a></strong>. Plus tard, <strong>Lucienne Bréval </strong>(1870-1935), tragédienne lyrique de l’Opéra de Paris, <strong>adorait aussi les bijoux</strong>, <strong>à la ville comme à la scène</strong>. Certains d&#8217;entre eux lui furent<strong> offerts par Sarah Bernhardt</strong>. <strong>A chaque création de rôle</strong>, <strong>elle faisait réaliser les bijoux</strong> qu’elle porterait sur son costume : ainsi une <strong>double agrafe</strong> pour son manteau de la Walkyrie, un <strong>trident en diamants</strong>, des <strong>bracelets</strong> de différents styles et tailles. A titre personnel également, nombreuses sont les artistes qui, à l&#8217;instar de <strong>Mary Garden</strong> ou d&#8217;<strong>Adelina Patti</strong> (1843-1919) se voient <strong>couvrir de bijoux</strong> et de <strong>diamants</strong> par leurs <strong>nombreux admirateurs</strong>. &#8220;<strong>La Patti</strong>&#8221; n&#8217;était-elle pas surnommée &#8220;<strong>la diva aux millions</strong>&#8220;?</p>
<div id="attachment_2466" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2466" title="Bracelet-et-broche-Sarah-Bernhardt" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Bracelet-et-broche-Sarah-Bernhardt.jpg" alt="Bracelet et broche Sarah Bernhardt" width="440" height="157" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bracelet émaillé appartenant à Sarah Bernhardt, A droite : Broche représentant les masques de la Tragédie et de la Comédie avec inscription &quot;A Sarah Bernhardt, la gloire de l’art français, décembre 1896&quot; - René Lalique, 1896 - Collection Comédie-Française © Photos : CNCS, Pascal François </p></div>
<p><strong>Après la Seconde Guerre Mondiale</strong>, le public s’intéressera surtout aux <strong>stars d’Hollywood</strong> &#8230; jusqu’à l’arrivée de <strong>Maria Callas</strong> (1923-1977)<em> </em>qui dirigera à nouveau les <strong>projecteurs vers les cantatrices</strong>. Pour <strong>Médée</strong>, son <strong>unique rôle au cinéma en tant qu&#8217;actrice</strong>, Maria Callas porte un<strong> costume pour le rituel</strong> impressionnant. <strong>Piero Tosi</strong>, créateur des costumes (en collaboration avec Umberto Tirelli), se souvient que <strong>Pasolini</strong>, le réalisateur, voulait des <strong>costumes </strong>et <strong>accessoires</strong> des <strong>cultures méditerranéennes antiques</strong>. Il dut <strong>effectuer de nombreuses recherches</strong> sur les <strong>femmes sardes</strong>,<strong> marocaines</strong>, <strong>tunisiennes</strong> et sur le <strong>bijou traditionnel </strong>et <strong>ancien</strong>. Ce qui donnera cette longue robe, manteau et mantille agrémentés de<strong> nombreux colliers archaïques</strong>, <strong>tribaux</strong>, <strong>colliers de boules de métal travaillées</strong> et <strong>diadème.</strong></p>
<div id="attachment_2467" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2467" title="Bijoux Maria Callas" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Bijoux-Maria-Callas.jpg" alt="Bijoux Maria Callas" width="440" height="328" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Bijoux imposants, accumulation de colliers de type archaïque ou tribal. Robe et manteau brodés dans un tissu lourd et précieux. Voile et diadème. Poignard et hache, armes archaïques - Collection Palazzo Pitti, Florence © Photo : Mario Tursi, A droite : Collier avec boules de métal travaillées - Collection Jewel House, Rome © Photo CNCS, Pascal François - Bijoux et costume du rituel portés par Maria Callas dans le film Médée de Pier Paolo Pasolini, 1969</p></div>
<p>Aujourd’hui, <strong>nos Divas</strong>, quelle que soit leur discipline, <strong>interviennent moins directement dans les choix artistiques</strong>. Ce sont les <strong>costumiers</strong> et le <strong>metteur en scène</strong> <strong>qui les habillent</strong>, pour <strong>respecter l’unité esthétique</strong> <strong>de la production</strong> ; ce qui n’exclut pas que l’artiste manifeste certaines exigences car le costume est son outil de travail, sa &#8220;seconde peau&#8221;, qui doit lui permettre de donner libre cours à son talent. Si beaucoup d’entre elles,  <strong>aimaient les bijoux</strong>, le plus souvent parce qu’<strong>ils étaient offerts par leurs admirateurs, </strong><strong>certaines Divas </strong>de la<strong> deuxième moitié du XXème siècle </strong>ont eu une<strong> attitude plus distanciée</strong>. <strong>Jane Rhodes</strong>, par exemple, affirme n’en avoir porté qu’un ou deux dans toute sa carrière, n’étant généralement <strong>guidée dans ses choix </strong>que<strong> par </strong>des <strong>engouements &#8220;affectifs&#8221;.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2468" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2468" title="Colliers ethniques" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Colliers-ethniques.jpg" alt="Colliers ethniques" width="440" height="218" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Colliers ethniques - Collection Jewel House, Rome - Bijoux portés par Maria Callas dans le film Médée de Pasolini © Photo CNCS, Pascal François </p></div>
<p><strong> </strong><strong>&#8220;Vestiaire de Diva&#8221; : une exposition à ne pas manquer</strong>, sans oublier le catalogue, <strong>pour découvrir ces merveilleux costumes qui constituaient l’univers des Divas</strong>. En effet, le <strong>Centre National du Costume de Scène </strong>n’expose pas de collections permanentes, compte tenu de la fragilité des matériaux. <strong>Dépôt de la Bibliothèque nationale</strong>, la <strong>Comédie-Française</strong> et l’<strong>Opéra de Paris</strong>, il <strong>a pour mission la conservation</strong>, <strong>l’étude </strong>et la<strong> valorisation d’un ensemble de plus de 9 000 costumes</strong> ainsi que de <strong>toiles de décors peints</strong>.</p>
<div id="attachment_2469" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2469" title="Bijoux de théâtre" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Bijoux-de-théâtre.jpg" alt="Bijoux de théâtre" width="440" height="209" /><p class="wp-caption-text">Bijoux de théâtre, bustiers soutiens-gorge pour les spectacles du Palais Garnier - Collections BNF, BMO © Photo : CNCS, Pascal François </p></div>
<p>Pour compléter cette exposition, le CNCS organise <strong>différents stages</strong> et <strong>ateliers autour du thème de la Diva</strong>. Vous pourrez participer le <strong>16 août</strong> et le <strong>27 décembre</strong> <strong>au stage &#8220;De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas&#8221;</strong> animé par <strong>Cécile Vallet</strong>, <strong>créatrice textile. </strong>Après croquis et étude préparatoire, vous pourrez <strong>exprimer votre créativité</strong> en réalisant <strong>un accessoire</strong>. Les petits ne sont pas oubliés avec l&#8217;<strong>atelier Bijoux et parures </strong>le<strong> 9 juillet </strong>et <strong>13 août</strong>, animé par<strong> Bérangère Giraud</strong>, <strong>créatrice de bijoux. </strong>Ils iront à la <strong>découverte du bijou à travers les parures</strong> présentées et réaliseront eux mêmes <strong>un bijou original</strong>. Les enfants s&#8217;amuseront également avec <strong>Cécile Vallet</strong>, <strong>créatrice textile, </strong>à<strong> transformer un accessoire du quotidien</strong> pour le rendre exceptionnel en suivant l&#8217;<strong>atelier &#8220;C&#8217;est Extraordinaire&#8221; </strong>le <strong>13 juillet</strong> et<strong> 31 août</strong>. Ils pourront aussi créer des coiffes avec différents matériaux à l&#8217;<strong>atelier &#8220;Coiffure et couvre-chefs&#8221;</strong> le <strong>3 août</strong> avec <strong>Céline Deloche</strong>, <strong>costumière</strong>.</p>
<ul>
<li>Exposition Vestiaire de Divas, de Maria Callas à Dalida &#8230; &#8211; Centre National du Costume de Scène &#8211; Quartier Villars, Route de Montilly &#8211; 0300 Moulins &#8211; Du 5 juin au 31 décembre 2010</li>
<li>Catalogue Vestiaire de Divas &#8211; Sous la direction de Delphine Pinasa &#8211; Coéditions CNCS, Gourcuff Gradenigo</li>
<li>Stages De la rue à la scène, bijoux et parures de Divas &#8211; Le 16 août et 27 décembre 2010, de 10h30 à 17h30 &#8211; Dès 16 ans et adultes &#8211; Animation : Cécile Vallet, créatrice textile &#8211; Tarifs : 20 € (-25 ans), 50 €</li>
<li>Ateliers Bijoux et parures &#8211; Le 9 juillet et 13 août 2010 &#8211; De 10h15 à 12h30 pour les 4 à 6 ans &#8211; De 16h à 18h, dès 7 ans, familial &#8211; Animation : Bérangère Giraud, créatrice de bijoux &#8211; Tarif : 5 €</li>
<li>Ateliers Extraordinaire &#8211; Le 13 juillet et 31 août 2010 &#8211; De 10h15 à 12h15 pour les 4 à 6ans &#8211; De 16h à 18h dès 7 ans, familial &#8211; Animation : Cécile Vallet, créatrice textile &#8211; Tarif : 5 €</li>
<li>Ateliers Coiffure et couvre-chefs &#8211; Le 3 août 2010 &#8211; De 10h15 à 12h15, pour les 4 à 6 ans &#8211; De 16h à 18h dès 7 ans, familial &#8211; Animation : Céline Deloche, costumière &#8211; Tarif : 5 €</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Prades célèbre le grenat de Perpignan pour la Journée du Patrimoine de Pays</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 17:55:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 20 juin prochain aura lieu la treizième édition de la Journée du Patrimoine de Pays, Journée des Moulins. Elle aura pour thème &#8220;dates et personnages&#8221; et permettra de faire prendre conscience au public de la richesse et de la diversité du patrimoine non protégé en France. Le visiteur pourra notamment s’initier à des savoirs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2386" title="Journée du Patrimoine de Pays" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Journée-du-Patrimoine-de-Pays.jpg" alt="" width="150" height="212" /><strong>Le 20 juin prochain aura lieu la treizième édition de la <a title="Journée du Patrimoine de Pays" href="http://www.journeedupatrimoinedepays.com/">Journée du Patrimoine de Pays, Journée des Moulins</a>. Elle aura pour thème &#8220;dates et personnages&#8221; et permettra de faire prendre conscience au public de la richesse et de la diversité du patrimoine non protégé en France. Le visiteur pourra notamment s’initier à des savoirs faire spécifiques et participer à des démonstrations et à des ateliers encadrés par des professionnels.</strong></p>
<p>Dans le cadre de cette manifestation, la ville de <strong>Prades</strong>,<strong> Pyrénées Orientales</strong>, met en valeur son <strong>savoir faire </strong>dans la <strong>bijouterie en grenat de Perpignan</strong> et le <strong>patrimoine de son territoire rural</strong>.</p>
<div id="attachment_2394" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2394" title="Calvet" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Calvet.jpg" alt="" width="440" height="201" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Jean-Michel Calvet dans son &quot;musée d&#39;entreprise&quot; A droite : Amandine, jeune recrue de l&#39;atelier Calvet en plein travail © Maison Quès Calvet</p></div>
<p>La <a title="Bijouterie Calvet" href="http://bijouterie-calvet.com/Visite-atelier-et-musee.html"><strong>Maison Quès Calvet</strong></a>, la <strong>plus ancienne bijouterie artisanale française (200 ans)</strong>, <strong>ouvrira ses portes</strong>. <strong>Jean-Michel Calvet</strong>, artisan bijoutier de la <strong>confrérie du Grenat de Perpignan</strong> effectuera une <strong>démonstration</strong> et <a title="L'Institut du grenat préserve et valorise la bijouterie roussillonnaise" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/05/12/l-institut-du-grenat-preserve-et-valorise-bijouterie-roussillonnaise/"><strong>Laurent Fonquernie</strong></a>, historien et responsable de l’Institut du grenat, animera une <strong>conférence</strong>.</p>
<p>Il sera également possible de <strong>visiter les ateliers</strong> de la <strong>Manufacture du Grenat</strong>, classée <strong>Entreprise du patrimoine vivant </strong>et d&#8217;assister à une<strong> conférence</strong> sur l&#8217;histoire du bijou catalan.</p>
<ul>
<li>200 ans de bijouterie à Prades : La Maison Quès Calvet &#8211; Bijouterie Calvet &#8211; 140, avenue Général de Gaulle &#8211; 66500 Prades &#8211; 20 juin 2010 : Conférences gratuites à 11h et 15h et démonstrations</li>
</ul>
<ul>
<li>La Manufacture du Grenat &#8211; Rond-point du Canigou &#8211; 66500 Prades &#8211; Visites gratuites les 19 et 20 juin. Le 20 juin : visite à 9h30, 12h, 14h, 18h</li>
</ul>
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		<title>Bijoux de tête, coiffes et couronnes : les parures ethniques d&#8217;Antoine de Galbert</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 19:09:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Davantage connu pour ses collections d’art contemporain et d’art brut, Antoine de Galbert présente aujourd’hui, pour la première fois, les pièces les plus significatives de sa collection de coiffes ethniques. Parures, chapeaux et autres objets d’usage rituel, social ou utilitaire sont exposés à la Maison Rouge à Paris jusqu’au 26 septembre prochain. Ces &#8220;bibis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2353" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2353" title="Antoine de Galbert" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Antoine-de-Galbert.jpg" alt="" width="150" height="191" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Antoine de Galbert portant une coiffe pende (ancienne collection Arman) - Afrique Centrale, République Démocratique du Congo © Etienne Pottier</p></div>
<p><strong>Davantage connu pour ses collections d’art contemporain et d’art brut, Antoine de Galbert présente aujourd’hui, pour la première fois, les pièces les plus significatives de sa collection de coiffes ethniques. Parures, chapeaux et autres objets d’usage rituel, social ou utilitaire sont exposés à <a title="La Maison Rouge" href="http://www.lamaisonrouge.org/">la Maison Rouge</a> à Paris jusqu’au 26 septembre prochain. Ces </strong><strong>&#8220;bibis des antipodes&#8221; offrent au visiteur la possibilité d’une immersion poétique dans les arcanes du génie humain. </strong><strong>Loin d’être de simples colifichets ou accessoires frivoles, les coiffes présentées nous livrent une multitude d’informations concernant celui ou celle qui les portent. </strong></p>
<p>Ici l’<strong>Afrique </strong>dialogue avec l’<strong>Océanie</strong>, l’<strong>Asie centrale</strong> avec le<strong> monde sibérien</strong> &#8230; Le parti pris est <strong>d’abandonner une lecture &#8220;ethnologique&#8221; traditionnelle</strong> et de proposer une<strong> approche transversale</strong> à travers des <strong>thématiques universelles</strong>. Ainsi, l’exposition se décline en plusieurs chapitres. D’abord, il est bien sûr question du<strong> cheveu</strong> car la frontière est ténue entre <strong>coiffe</strong> et<strong> coiffure</strong>. <strong>Dans chaque culture</strong>, hommes ou femmes entretiennent une <strong>relation forte avec leur chevelure</strong> qui peut <strong>révéler une position sociale</strong>, un <strong>prestige politique</strong> ou <strong>spirituel </strong>ou plus simplement <strong>l’âge</strong> ou le<strong> statut matrimonial</strong>. Les cheveux sont très souvent aussi associés à la <strong>force vitale</strong> et à la <strong>vigueur sexuelle</strong>. <strong>L’art de la parure</strong> parle aussi de <strong>l’humain </strong>qui cherche à<strong> s’approprier les forces </strong>et <strong>les vertus du monde animal</strong>. Avec ces coiffes hérissées de becs, de griffes et de cornes l’homme rivalise avec la majesté des grands fauves ou l’élégance immatérielle des oiseaux. L’exposition souligne<strong> l’ambiguïté du chasseur </strong>qui <strong>nourrit la communauté</strong> tout en <strong>versant le sang</strong> et celle du<strong> guerrier </strong>qui<strong> protège la communauté</strong> en <strong>infligeant la mort</strong>. Elle montre également combien,<strong> chefs et monarques abusent des couronnes et autres tiares pour mieux affirmer leur pouvoir terrestre ou spirituel.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2378" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2378" title="Couronne de tête" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Couronne-de-tête2.jpg" alt="Couronne de tête" width="440" height="290" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Couronne de tête Karen (portée avec un turban) en argent, XXème siècle, Asie, Birmanie et Ornement de tête frontal Atoni Tetum en argent et cuivre, fin XIXème siècle, Asie, Indonésie, Ouest Timor © Etienne Pottier, A droite : Luhupa, grande parure de guerrier Naga composée d&#39;une coiffe et d&#39;un ornement en forme de croissant se portant autour du visage en fibres végétales, bois, fourrure, laiton, coton, plumes, graines, coquillages d&#39;eau douce - Asie, Nagaland, Manipur, Arunachal Pradesh, Assam, Myanmar (Birmanie) © Notes Précieuses</p></div>
<p><strong> </strong>Une part importante de l’exposition est consacrée à <strong>l’art de se parer au féminin</strong>. Les <strong>coiffes des femmes</strong> oscillent le plus souvent entre <strong>talisman</strong> et <strong>bijou</strong>, <strong>vêtement</strong> et <strong>coiffure</strong>. Les pièces présentées attestent d’un grand <strong>éclectisme</strong> dans le<strong> choix des matériaux</strong> &#8211; <strong>cuir</strong>, <strong>métal</strong>, <strong>tissu</strong>, <strong>perles</strong>, <strong>pierres</strong>, <strong>fibres végétales</strong> &#8211; et dans la <strong>forme </strong>- <strong>diadème</strong>, <strong>couronnes</strong>, <strong>bandeaux</strong>, <strong>tiares</strong>, <strong>calottes</strong>, <strong>voiles</strong> &#8230; Ici, dimension<strong> esthétique</strong> et <strong>prophylactique</strong> se conjuguent le plus souvent pour <strong>rehausser la beauté de la femme</strong> et <strong>écarter les mauvais génies</strong>, généralement pour <strong>assurer une nombreuse descendance au clan</strong>. Les coiffes peuvent signaler ces <strong>rites de passage</strong> &#8211; l’entrée en puberté, le mariage, la naissance du premier enfant &#8230; &#8211; <strong>qui ponctuent la vie d’une femme</strong>. Elles expriment le <strong>prestige</strong> et le<strong> rang du père</strong> ou <strong>de l’époux</strong>. Mais, au delà des <strong>superstitions</strong> et des <strong>croyances</strong>, les coiffes, qu’elles émanent du Proche Orient, d’Asie centrale, d’Asie du Sud-Est ou d’Indonésie <strong>sont avant tout d’indéniables instruments de séduction</strong>.</p>
<div id="attachment_2379" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2379" title="Diadème" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Diadème.jpg" alt="Diadème" width="440" height="323" /><p class="wp-caption-text">Diadème Shokila en argent doré (vermeil), corail, turquoise, agate ou cornaline, pierreries - Asie Centrale, Khorezm, Ouzbékistan © Notes Précieuses</p></div>
<p><strong>La parure en plumes d&#8217;oiseaux</strong>, signe de<strong> virilité</strong> et de <strong>vaillance au combat</strong>, est primordiale pour les Indiens d&#8217;Amazonie et les amérindiens. L<strong>&#8216;identité</strong>, l&#8217;<strong>appartenance à une tribu</strong> ou <strong>à un clan</strong> se fait par le <strong>choix des plumes</strong> et la <strong>manière de les assembler</strong>. C&#8217;est aussi un <strong>instrument chamanique</strong>, le<strong> véhicule des esprits</strong> et <strong>des rêves</strong>.</p>
<div id="attachment_2380" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2380" title="Parure en plumes" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Parure-en-plumes2.jpg" alt="Parures en plumes" width="440" height="512" /><p class="wp-caption-text">De gauche à droite : Okopari Cimier Kayapo en plumes d&#39;ara et bois, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Ornement de tête en plumes et fibres végétales, Océanie, Hautes Terres, Papouasie Nouvelle Guinée - Diadème Kayapo en plumes, osier et laine, Amérique du Sud, Etat de Para, Brésil - Coiffe Kamayura en fibres végétales, coton et plumes, Amérique du Sud, Etat de Xingu, Brésil - Bandeau Jivaro en fibres végétales et plumes de toucan, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Diadème Karaja en plumes, fibres végétales, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Bonnet Kayapo en plumes, structure en osier, Amérique du Sud, Amazonie, Brésil - Couronne Yanomani en roseau, coton, fibres végétales et plumes (dépouilles partielles d&#39;oiseaux), Amérique du Sud, Rio Ocamo, Vénézuela © Marc Domage</p></div>
<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-2382" title="Paris et Création" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Paris-et-Création3.jpg" alt="" width="150" height="213" />En écho à cette exposition, L</strong><strong>a Maison Rouge</strong> présentera une <strong>sélection  de coiffes  ethniques</strong> ainsi qu&#8217;<strong>une oeuvre d&#8217;Olivier Babin</strong> dans le cadre de<strong> Paris et Création</strong>. Cette opération organisée par les <strong>Galeries Lafayette</strong> permet à <strong>8 institutions culturelles parisiennes</strong> dont le Centre Pompidou, la Cité de l&#8217;Architecture et du Patrimoine, Les  Arts Décoratifs, le Lieu du Design, Le Musée d&#8217;Art Moderne de la Ville  de Paris, le Palais de Tokyo, le Parc de la Villette,<strong> de s&#8217;exprimer dans les vitrines du boulevard Haussmann</strong>.</p>
<ul>
<li> Exposition Voyage dans ma tête, la collection de coiffes ethniques d&#8217;Antoine de Galbert &#8211; La Maison Rouge &#8211; Fondation Antoine de Galbert &#8211; 10, bd de la Bastille &#8211; 75012 Paris &#8211; Du 12 juin au 26 septembre 2010</li>
</ul>
<ul>
<li> Paris et Création &#8211; Galeries Lafayette &#8211; 40, bd Haussmann &#8211; 75009 Paris &#8211; Du 12 juillet au 5 août 2010 &#8211; Inauguration publique le 12 juillet de 20h30 à 22h</li>
</ul>
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		<title>Bijoux gemmes et pierres gemmes pour l&#8217;exposition inaugurale du Pôle Bijou de Baccarat</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 14:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’exposition inaugurale du Pôle Bijou de Baccarat se déroulera du 5 juillet au 31 octobre 2010. Elle sera consacrée aux pierres gemmes et proposera aux visiteurs de découvrir la nature minérale sous tous ses aspects. 
De la formation à la commercialisation des gemmes, de leur taille à leur classification, le visiteur découvrira diverses facettes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2326" title="Pierres gemmes" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Pierres-gemmes.jpg" alt="" width="130" height="260" />L’exposition inaugurale du <a title="Pôle Bijou de Baccarat" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2009/10/29/pole-bijou-de-baccarat-un-projet-ambitieux/">Pôle Bijou de Baccarat</a> se déroulera du 5 juillet au 31 octobre 2010. Elle sera consacrée aux <a title="Lexique Pierres gemmes" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">pierres gemmes</a> et proposera aux visiteurs de découvrir la nature minérale sous tous ses aspects. </strong></p>
<p>De la <strong>formation</strong> à la <strong>commercialisation des gemmes</strong>, de leur <strong>taille</strong> à leur <strong>classification</strong>, le visiteur découvrira <strong>diverses facettes de ces pierres</strong> qui nous fascinent tant.</p>
<p>Après un bref rappel de l’<strong>histoire de la pierre</strong> et de <strong>la gemme en bijouterie</strong>, l’exposition intitulée &#8220;<strong>Les Bijoux Gemmes</strong>&#8221; mettra également en avant la <strong>création contemporaine</strong> et le<strong> rapport qu’elle entretient avec les pierre</strong>s.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2312" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2312" title="Photo1" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Photo1.jpg" alt="" width="440" height="169" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Bague Bourgeon en or forgé, chrysobéryl oeil de chat - Martin Spreng, Galerie Elsa Vanier, A droite : Broche Corail en argent, céramique, verre et corail - Julie Rouault</p></div>
<p><strong> </strong>Cette exposition est l’occasion de découvrir les <strong>œuvres de créateurs</strong> <strong>de bijoux</strong> qui proposent une <strong>vision originale de la gemme et du bijou</strong>. Environ <strong>trente artistes</strong>, aux <strong>univers parfois très différents</strong>, seront présentés. Parmi eux : <strong>André Ribeiro, Ornella Iannuzzi, Seconde Nature, Vitalis Kubach, Thierry Vendôme, Lydia Courteille, Jacqueline Cullen, Cat Priem, Dieter Lorenz, Tasso Mattar, Siegfried De Buck, Max Mazlo, Benedikt Aichele, Daniel Koch, Astrid Meyer, Julie Rouault, Maryline Fontenelle, Yiry Ledecky, Laurent Louis, Dilip Jindal, la Galerie Elsa Vanier et ses créateurs Hélène Courtaigne Delalande, Martin Spreng, Agathe Saint Girons, Sonia Yael </strong>…</p>
<div id="attachment_2313" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2313" title="Photo2" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Photo2.jpg" alt="" width="440" height="227" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Collier Silver Stone en argent, caillou, et corde d&#39;acier - Vitalis Kubach, A droite : Bague Cubic Crystallization en argent, rhodié noir et feuille d&#39;or sur cubes, pyrite sertie - Ornella Lannuzzi © Simon Armitt</p></div>
<p><img class="alignright size-full wp-image-2400" title="Grenat de Perpignan" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Grenat-de-Perpignan.jpg" alt="" width="150" height="212" />En parallèle, <strong>deux expositions complémentaires</strong> seront proposées : du <strong>5 juillet au 5 septembre</strong>, l’<strong>exposition &#8220;<a title="Institut du grenat" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/05/12/l-institut-du-grenat-preserve-et-valorise-bijouterie-roussillonnaise/">Le Grenat de Perpignan, une gemme de caractère</a>&#8220;</strong>, présentée en collaboration avec <strong>l’<a title="Institut du grenat" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/05/12/l-institut-du-grenat-preserve-et-valorise-bijouterie-roussillonnaise/">Institut du Grenat</a></strong>, le <strong>Syndicat artisanal des bijoutiers des Pyrénées orientales</strong> et la <a title="Confrérie du Grenat de Perpignan" href="http://bijouterie-calvet.com/La-confrerie-du-Grenat-de-Perpignan.html"><strong>Confrérie du Grenat de Perpignan</strong></a>. C’est la <strong>première fois depuis 1937</strong>, année de l’exposition internationale de Paris,<strong> que cette bijouterie se met en scène en dehors des Pyrénées Orientales</strong>. Cette exposition sera par la suite présentée à <strong>Barcelone</strong> et à <strong>Perpignan </strong>en décembre. Le catalogue, qui paraîtra en juillet 2010, permettra de découvrir le <strong>grenat</strong>, le <strong>métier de grenatier</strong> et la <strong>fabrication de bijoux en grenat de Perpignan</strong>. L’autre exposition complémentaire, <strong>&#8220;l’Art de la taille&#8221;</strong>, se tiendra du <strong>6 septembre au 31 octobre</strong> et permettra de découvrir <strong>l’art du <a title="Lexique lapidaire" href="http://www.notesprecieuses.com/content/17-lexique">lapidaire</a></strong> en présentant <strong>différents tours de taille</strong> et de <strong>multiples démonstrations</strong>.</p>
<div id="attachment_2314" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2314" title="Photo3" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/06/Photo3.jpg" alt="" width="440" height="190" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Pendentif Galet en pâte résine, corde de guitare, argent vernis polyuréthane - Marilyne Fontenelle, A droite : Bague Engrenage en bronze brossé et micromartelé, argent brossé et hématite - Max Mazlo</p></div>
<p>L’exposition se tiendra au &#8220;<strong>Pôle Bijou Galerie</strong>&#8220;, bâtiment de 500 m2 rénové, situé en plein centre ville et <strong>destiné à accueillir expositions, conférences, formations </strong>dans le cadre du Pôle Bijou &#8230; Il se trouve dans un cadre privilégié verdoyant, à proximité immédiate des commerces et des attraits touristiques de la ville de Baccarat.</p>
<ul>
<li>Exposition Les bijoux Gemmes &#8211; Pôle Bijou de Baccarat, Galerie &#8211; Communauté de Communes des Vallées du Cristal &#8211;  20 rue Humbépaire &#8211; 54120 Baccarat- Du 5 juillet au 31 octobre 2010</li>
<li>Exposition Le Grenat de Perpignan, une gemme de caractère &#8211; <strong> </strong>Pôle Bijou de Baccarat &#8211; Du 5 juillet au 5 septembre 2010</li>
<li>Catalogue de l&#8217;exposition Le Grenat de Perpignan &#8211; Laurent Fonquernie &#8211; 40 pages &#8211; Edition APHPO, Institut du Grenat &#8211; Parution juillet 2010 &#8211; Prix : 10 € &#8211; Possibilité de le commander dès maintenant. Pour plus d&#8217;informations : contact@institutdugrenat.com</li>
<li>Exposition L&#8217;Art de la taille &#8211; Pôle Bijou de Baccarat &#8211; Du 6 septembre au 31 octobre 2010</li>
</ul>
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		<title>Bijoux de créateurs Israéliens</title>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 15:18:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Parce qu’Israël est un pays où la création de bijoux est particulièrement active, l’Espace Solidor de Cagnes-sur-Mer organise, du 5 juin au 10 octobre 2010, l’exposition Bijoux d’Israël. Les deux créatrices présentées ont un style et une approche différente, mais traduisent bien la réalité du mouvement actuel. Toutes deux professeurs de renom, Vered Kaminski et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2289" title="Affiche" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Affiche.jpg" alt="" width="150" height="191" />Parce qu’Israël est un pays où la création de bijoux est particulièrement active, l’<a title="Espace Solidor" href="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/04/19/espace-solidor-cagnes-sur-mer-celebre-le-bijou-contemporain/">Espace Solidor de Cagnes-sur-Mer</a> organise, du 5 juin au 10 octobre 2010, l’exposition Bijoux d’Israël. Les deux créatrices présentées ont un style et une approche différente, mais traduisent bien la réalité du mouvement actuel. Toutes deux professeurs de renom, Vered Kaminski et Deganit Stern Schocken proposent leurs œuvres et chacune a sélectionné un ancien étudiant diplômé, pour lui permettre d’exposer à ses côtés.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2292" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2292" title="Bracelet créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Bracelet-créateur.jpg" alt="Bracelet créateur" width="440" height="163" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Bracelet en argent - Vered Kaminski, 2003, A droite : Broches &quot;Forgotten Things&quot; en argent, émail, feuille d&#39;or, acier inox, nitrate de cuivre shibuichi - Attaï Chen, 2007 - 2010 © Photographie : Mire Takeuchi</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vered Kaminski</strong> (57 ans) enseigne aujourd’hui  à l’Académie Bezalel de Jérusalem. Elle a effectué des <strong>études supérieures de bijouterie</strong> et de <strong>design</strong> à Jérusalem, Amsterdam et Paris. Ses œuvres sont présentes dans les <strong>collections permanentes du Musée d’Israël</strong>, des <strong>Arts Décoratifs de Paris</strong> et la <strong>Pinakothek der Moderne de Munich</strong>. Elle a convié <strong>Attaï Chen</strong> qui travaille avec de très <strong>fines couches d’argent soudées</strong> <strong>ensemble</strong>. La <strong>technique</strong> de cette jeune orfèvre est <strong>traditionnelle</strong>, mais elle a développé ses <strong>propres façons de traiter la surface</strong>, la <strong>forme</strong> et la <strong>couleur des pièces</strong>.</p>
<div id="attachment_2295" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2295" title="Broche créateur" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Broche-créateur.jpg" alt="Broche créateur" width="440" height="220" /><p class="wp-caption-text">A gauche : Broche &quot;How Many is One&quot; en argent, pierres fines - Deganit Stern Schocken, 2003, A droite : Bagues &quot;Gory story&quot; en argent et plastique - Grégory Larin</p></div>
<p><strong>Deganit Stern Schocken</strong> (63 ans), qui a effectué ses études à Jérusalem et Londres a <strong>fondé le Département de Création de Bijoux </strong>de l&#8217;<strong>Université Shenkar de Tel Aviv</strong> et l&#8217;a présidé de 1998 à 2007. Ses œuvres sont présentes dans les <strong>musées</strong> et des <strong>collections privées partout dans le monde</strong>. Professeur honoraire auprès du département de création de bijoux et du département de création textile, elle a sélectionné <strong>Gregory Larin</strong> jeune créateur d’origine Russe émigré en Israël qui met en scène le<strong> plastique</strong>, l&#8217;<strong>aluminium</strong>, les <strong>pierres</strong> et l&#8217;<strong>or</strong>. Notons par ailleurs qu’en 2009, Deganit Stern Schocken a <strong>regroupé neuf joailliers Israéliens au sein de &#8220;Inyanim&#8221;</strong> dont l&#8217;exposition inaugurale &#8220;No Problem ?&#8221; a débuté à la Gallery Loupe dans le New Jersey, aux Etats-Unis, en 2010.</p>
<ul>
<li>Exposition Bijoux d&#8217;Israël &#8211; Espace Solidor &#8211; Place du Château &#8211; Haut de Cagnes</li>
<li>Du 5 juin au 10 octobre 2010</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Objets d&#8217;art de Méroé</title>
		<link>http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/2010/05/19/objets-d-art-de-meroe/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 19:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Méroé un empire sur le Nil]]></category>
		<category><![CDATA[Musée du Louvre]]></category>
		<category><![CDATA[Orfèvrerie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Louvre consacre actuellement une exposition au vaste empire qui s’était constitué autour de Méroé, cité née au IIIème siècle avant notre ère sur les bords du Nil, à 220 kilomètres au nord de l’actuelle Khartoum. Près de deux cents oeuvres &#8211; constituées essentiellement de prêts du musée de Khartoum et de grands musées européens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2271" title="Méroé" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Méroé.jpg" alt="Méroé un empire sur le Nil" width="150" height="203" />Le Louvre consacre actuellement une exposition au vaste empire qui s’était constitué autour de Méroé, cité née au IIIème siècle avant notre ère sur les bords du Nil, à 220 kilomètres au nord de l’actuelle Khartoum. Près de deux cents oeuvres &#8211; constituées essentiellement de prêts du musée de Khartoum et de grands musées européens &#8211; permettent au visiteur d’approcher les systèmes de pouvoir et de croyances d’une civilisation antique où se mêlent des influences culturelles multiples ; influences que l’on retrouve aussi au niveau de la vie quotidienne, de l’artisanat et de l’art.</strong></p>
<p>Durant six siècles, <strong>Méroé fut la capitale d’un empire</strong> qui s’étendait sur plus de 1700 kilomètres le long du Nil et de ses grands affluents du sud. Cet empire, qui se place historiquement dans la continuité des grands royaumes de Kerma et de Napata, a été marqué par des <strong>influences croisées</strong> issues de l’<strong>Égypte</strong>, de la <strong>Méditerranée</strong>, de la <strong>Grèce</strong>, de <strong>Rome</strong> et, bien sûr, de l’<strong>Afrique</strong>. <strong>Son déclin progressif</strong>, à partir du IIIe siècle de notre ère, est dû essentiellement à la <strong>montée du christianisme</strong>.</p>
<p><strong>Monarchie centralisée</strong>, le royaume de Méroé réunissait aussi bien des <strong>agriculteurs sédentaires</strong> que des <strong>pasteurs nomades</strong>. <strong>Le roi</strong>, responsable devant les dieux, était <strong>garant de l’ordre du monde</strong>. Et, parce qu’à Méroé on <strong>croyait en une vie après la mort</strong> et à la <strong>nécessité d’emporter un bagage funéraire</strong>, les témoignages archéologiques son abondants. Les <strong>tombes de la famille royale et de l’élite</strong>, tout comme les <strong>temples</strong> et <strong>palais</strong>, ont livré des <strong>objets de grande qualité </strong>qui attestent la <strong>maîtrise des artisans méroïtes </strong>dans le travail de la <strong>faïence</strong>, du <strong>verre</strong> et des <strong>métaux précieux</strong>. Les <strong>motifs décoratifs</strong> et les <strong>techniques</strong> sont souvent <strong>empruntés aux civilisations voisines</strong> ; ce qui <strong>ne signifie pas</strong> pour autant <strong>que</strong> <strong>le style méroïtique se réduise au simple amalgame d’éléments étrangers</strong>.</p>
<div id="attachment_2276" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><img class="size-full wp-image-2276" title="Bracelet à fermoir" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Bracelet-à-fermoir.jpg" alt="Bracelet à fermoir" width="440" height="294" /><p class="wp-caption-text">Bracelet à fermoir en or, pâtes de verre et émail, au décor géométrique en cloisonné, provenant du trésor de la reine Amanishakheto - Méroé, nécropole nord, 1ère moitié du 1er siècle après JC - Munich, Staatliches Museum Ägyptischer Kunst, AS 2455 © Jürgen Liepe</p></div>
<p>L’<strong>orfèvrerie</strong>, notamment, offre une <strong>synthèse de techniques autochtones</strong>, <strong>pharaoniques</strong> et <strong>grecques</strong>, comme en témoignent les pièces du <strong>fabuleux trésor de la reine Amanishakheto</strong> (1ère moitié du 1er siècle après J-C.), découvert au début du XIXème siècle. La <strong>variété des motifs des anneaux</strong>, des <strong>bagues</strong>, des <strong>sceaux</strong>, des <strong>bracelets</strong> et des <strong>colliers</strong> permet de mieux comprendre les ornements royaux que l’on trouve sur les reliefs des temples et les chapelles des pyramides. Les <strong>bracelets</strong> sont ornés d’un <strong>décor en cloisonné</strong> qui repose sur la <strong>création de petites alvéoles juxtaposées</strong> et <strong>serties de matières colorée</strong>. Ces alvéoles sont en <strong>fils plats</strong>, dans le <strong>respect de la tradition égyptienne</strong>. Les surfaces planes sont animées de<strong> touches de couleurs</strong>, comme les créations du Moyen et Nouvel Empire, mais s’en distinguent par l’<strong>utilisation de l’émail (vert et bleu)</strong> en lieu et place des pierres fines et pâtes de verre taillées. Les artisans de Méroé affirment ainsi la <strong>prépondérance de la polychromie</strong> dans leur production. Les <strong>clous d’oreilles ronds</strong>, <strong>pour oreilles percées</strong>, sont fortement <strong>influencés par les modèles grecs fabriqués depuis l’époque archaïque</strong> (vers 620-40 avant J.C.). Ils sont formés d’un <strong>disque aux parois coniques</strong> décoré de <strong>représentations inspirées du panthéon pharaonique ou de motifs végétaux stylisés</strong>. Les <strong>bagues </strong>rappellent les <strong>bagues-cachet du Nouvel Empire Egyptien</strong> (vers 1550 -1069 avant J.C.). Elles ont un <strong>chaton</strong>, parfois rond mais le plus souvent ovale, orné d’une <strong>scène figurative gravée ou ciselée</strong>. Leur <strong>monochromie</strong>, due à leur <strong>fonction de scellement</strong>, est une<strong> exception dans le répertoire très coloré des bijoux de Méroé.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2275" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2275" title="Boucles d'oreilles" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Boucles-doreilles.jpg" alt="Boucles d'oreilles" width="440" height="329" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Clou d&#39;oreille en or décoré d&#39;une déesse mère - Méroé, nécropole Ouest, 1er et IIIème siècle après JC - Musée National de Khartoum, Soudan, 1974 © Musée du Louvre 2010, photo : Christian Décamps</p></div>
<p><strong> </strong>Pour l’essentiel, les <strong>objets du quotidien</strong> sont en <strong>argile</strong> et en <strong>métal</strong>. Les potiers ont produit deux types de céramique décorée : l’une faite au tour dans une <strong>argile</strong> <strong>blanche</strong>, l’autre montée à la main dans une <strong>argile cuite</strong> dont la couleur va du brun au noir. <strong>Pure création méroïtique</strong>, la <strong>céramique blanche est souvent peinte,</strong> parfois estampée. Gobelets, bols et coupes sont faits de kaolin ; leurs minces parois sont illustrées de <strong>thèmes naturalistes </strong>- végétaux, animaux &#8211; ou des <strong>symboles répétés</strong>. La <strong>céramique noire</strong>, quant à elle, est <strong>produite au Soudan depuis la préhistoire</strong>. Les jarres, gobelets, bols, écuelles, modelés ou façonnés au colombin, portent des décors composés de <strong>motifs géométriques incisés ou imprimés au peigne </strong>qui évoquent l’aspect extérieur des vanneries. Méroé constituait aussi un <strong>foyer majeur d’artisanat du métal qui relève d’une antique tradition africaine.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2274" class="wp-caption aligncenter" style="width: 450px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-2274" title="Jarre" src="http://www.notesprecieuses.com/lemagazine/files/2010/05/Jarre.jpg" alt="Jarre" width="440" height="174" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">A gauche : Jarre globulaire à décor en terre cuite, exécuté au peigne pivotant. Décor : 10 bovins à cornes conduits par un pasteur - Ouad ben Naga, 1ère moitié du 1er siècle après JC © Musée du Louvre 2010, photo Georges Poncet A droite : 3 fours de potier et de briquetier, quartier industriel de Mouweis © Olivier Cabon, mission archéologique du Louvre au Soudan</p></div>
<p><strong> </strong>&#8220;Méroé, un empire sur le Nil&#8221; fait découvrir au visiteur une <strong>civilisation peu connue</strong>. L’exposition consacre une importance particulière aux <strong>recherches archéologiques menées dans la région par les équipes françaises</strong>. Jusqu’à très récemment, le Louvre n’avait aucune tradition archéologique au-delà de la 1ère cataracte du Nil.</p>
<ul>
<li>Exposition Méroé. Un empire sur le Nil &#8211; Aile Richelieu, entresol &#8211; Musée du Louvre</li>
<li>Du 26 mars au 6 septembre 2010</li>
</ul>
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