Archive pour la catégorie ‘Lecture’

L’Or, une frénésie mondiale et ses conséquences

Samedi 31 décembre 2011

Pepite-d-orSon cours a fluctué au cours des derniers mois. Mais l’or vaut aujourd’hui cinq à six fois plus cher qu’il y a 10 ans. Considéré comme valeur refuge le métal jaune est toujours très recherché. Est-il réellement le placement miracle pour période de crise économique et financière ? Dans tous les pays, la presse s’interroge comme le révèle le dernier numéro de Courrier International. Le diagnostic du magazine américain Forbes est que “L’or reste un des placements les plus performants en 2011 et que les fondamentaux annoncent une nouvelle année très dynamique en 2012″. Sans négliger l’or sous son aspect financier, Courrier International s’attache aussi à livrer à ses lecteurs “la face cachée d’une frénésie mondiale”: au plan économique, social et environnemental.

En 2010, la demande mondiale en or s’est élevée à 4 330 tonnes. Pour la moitié, elle provient des joailliers qui de par leur activité sont en permanence les plus gros consommateurs d’or. On constate qu’actuellement, les particuliers se tournent à nouveau avec frénésie vers les bijoux en or. Ainsi en Asie et au Moyen Orient, après une baisse sensible de la demande au cours des dix dernières années, l’or est redevenu à la mode : 2300 tonnes ont été achetées en 2011 sous forme de bijoux dans ces régions du Monde. La demande d’or par les investisseurs - professionnels de la finance et particuliers – représente quant à elle 38 %. On remarque que les investisseurs n’achètent pas uniquement l’or sous sa forme physique – pièces ou lingots – mais également sous forme d’actions de mines d’or et autres produits financiers cotés sur les marchés. Bien que les monnaies n’aient plus aucun lien direct avec l’or depuis longtemps, les Etats détiennent encore une grande partie de l’or mondial. Les banques Centrales représentent 12 % de la demande. L’or permet de ne pas être à la merci des marchés et des monnaies internationales (dollar et euro), c’est ce qu’apprécient particulièrement les pays émergents.

En quelques années, la Chine est devenue le premier producteur mondial devant l’Australie et les Etats-Unis. Mais ces derniers n’entendent pas se laisser totalement supplanter. Compte tenu des cours actuels du métal jaune, de nombreuses mines d’or redeviennent rentables. En Californie, à la frontière du Mexique et près de San Francisco, des mines abandonnées depuis 150 ans sont remises en exploitation. Au Canada, le territoire du Yukon, témoin il y a plus d’un siècle de l’une des plus grandes ruées vers l’or, connait une répétition de l’Histoire. De plus, en raison de la concurrence, on travaille désormais tout l’hiver malgré la rigueur du climat … Les “sources de l’or” ne sont pas près de tarir. D’autant que les chercheurs d’aujourd’hui sont équipés de matériel sophistiqué qui permet d’exploiter de nouveaux gisements jusqu’alors inaccessibles. Ainsi, une compagnie canadienne projette d’ouvrir une mine d’or à 1600 mètres sous l’eau, au large de la Papouasie Nouvelle Guinée. Ce qui ouvre de nouvelles possibilités car les formations sous marines d’origine volcanique sont riches en minerais de grande qualité.

Cet engouement pour l’or est à l’origine d’une intense spéculation. Si en quelques années la Chine est devenue le premier producteur et leader mondial pour la transformation de l’or et pour l’exportation de bijoux, elle est aussi la championne de la spéculation. Elle compte sur son territoire de nombreux marchés spéculatifs parallèles non contrôlés qui perturbent le cours officiel. On notera par ailleurs que les principaux actionnaires de la société qui gère le projet de réouverture de la mine Rosia Montana en Roumanie sont des fonds spéculatifs

Cet engouement pour l’or engendre également la violence. Au prix actuel, l’or intéresse toutes sortes de malfrats : vol dans les bijouteries, bien sûr, mais aussi dans les mines. En Afrique du Sud, le gouvernement estime le montant de ces vols à 10% de la production nationale. Ici, les voleurs d’or sont appelés “zama-zama“, soit en langue zouloue “ceux qui saisissent leur chance”. Certes les voleurs d’or existent depuis la nuit des temps. Mais auparavant, ils se contentaient des parties de mines abandonnées. Actuellement, ils sont également présents dans celles en exploitation et leur “business” est très organisé. La plupart sont d’anciens mineurs. Des intermédiaires spécialisés se chargent de leur fournir outils et machines et de revendre le butin. La plupart du temps, cet or passe par le Swaziland et le Mozambique avant d’arriver en Inde – un des premiers marché mondial de l’or -, en Chine ou en Suisse. Le prix a payé est un travail de forçat dans les mines les plus profondes et dangereuses des environs de Johannesburg.

Courrier International nous conduit également en Colombie, premier producteur d’Amérique latine, où l’or tend à supplanter la cocaïne. Il présente un avantage par rapport à la drogue : son commerce n’est pas illégal et il peut être librement exporté par des entreprises ou des intermédiaires ayant pignon sur rue. Les mines attirent donc toutes sortes d’acteurs armés et l’Etat ne parvient pas véritablement à assainir le secteur. Guérilleros de gauche, cartels de la drogue et criminels veulent tous leur part. C’est souvent le chef du trafic de drogue de la région qui exploite la mine. La  violence est partout présente dans les zones riches en ressources minières. Les communautés sont expulsées de leurs terres et les mineurs du coin n’ont plus de travail. Cet état de fait n’est pas propre à l’Amérique. En 2008, des émeutes ont eu lieu à la frontière Sénégalo-malienne. La population locale s’est révoltée car elle n’a pas bénéficié de la manne engendrée par les compagnies étrangères exploitant cette zone aurifère.

Bien évidemment, l’exploitation effrénée de l’or ne s’effectue pas non plus sans dommage pour l’environnement. En Colombie, où on néglige les normes de protection environnementale, les conséquences sont catastrophiques sur la pureté de l’eau et sur la production agricole. En Roumanie, les écologistes font valoir que la réouverture de la Mine Rosia Montana entrainerait des dégâts considérables dans le massif Carnic et menacerait plusieurs sites archéologiques. Sans parler des risques de pollution dues à la technique d’extraction au cyanure alors que la région a déjà payé un lourd tribu à l’extraction minière : eaux rouges, collines éventrées … En Alaska, les projets d’exploitation aurifère sur le détroit de Béring risquent de mettre en danger un écosystème encore vierge et d’empoisonner les saumons. Quant au projet de mines sous l’eau, il soulève les inquiétudes des scientifiques.

  • Courrier International – N°1103-1104 – Du 22 décembre 2011 au 4 janvier 2012

Les bijoux de la Castafiore

Mardi 8 novembre 2011

Album-de-tintinAvec le “Secret de la Licorne”, Spielberg a porté Tintin en tête des box offices cinématographiques. Plus modestement, avec “Les bijoux de la Castafiore“, la compagnie Genevoise du Théâtre de Carouge redonne vie à un spectacle culte créé il y a dix ans par “Am Stram Gram”. La pièce, présentée successivement en novembre et décembre 2011 à Bruxelles, Toulouse, Neuchâtel, Genève et Fribourg est intimement inspirée de l’histoire crée par Hergé. Est-il besoin de la rappeler ? Dans le huis clos du château de Moulinsart, Tintin, Milou et leur entourage coulent des jours paisibles … jusqu’à l’arrivée de Bianca Castafiore. Les vocalises et les exclamations de la diva sonnent la fin d’une convalescence tranquille pour un capitaine Haddock à la jambe plâtrée. La cantatrice ne cesse de déplorer la disparition de ses joyaux d’un tonitruant “Ciel ! Mes bijoux”. Après plusieurs fausses alertes, ils finissent par s’envoler bel et bien …

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Pièce de théâtre "Les Bijoux de la Castafiore" © Marc Vanappelghem, 2011

Piece-de-theatre-Les-bijoux-de-la-CastafioreLes bijoux de la Castafiore” ont été la première adaptation théâtrale d’un album de Tintin. Il est vrai que l’histoire se prête à une telle transposition. De l’aveu même d’Hergé, c’est l’épisode le plus théâtral des aventures de son héros. Décrivant la couverture de l’album, il affirme que c’est lui qui s’adresse en fait au lecteur pour lui dire : “Chut ! Et maintenant place au théâtre !”.

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Spectacle © M. Vanappelghem, 2011

Faire passer les personnages des vignettes imprimées aux planches d’un théâtre n’en fut pas moins une gageure pour les metteurs en scène Dominique Catton et Christiane Suter. Comment en effet traduire la “ligne claired’Hergé, son trait simple et ses couleurs en aplats ? Le talent des comédiens, la magie des costumes, le maquillage et plus de 400 effets de sons et d’images y parviennent dans un genre proche de la Commedia dell’arte.

Pièce de théâtre ou album, les admirateurs de la cantatrice peuvent utilement bénéficier de l’éclairage de la journaliste Mireille Moons à travers son Bianca Castafiore, La Diva du vingtième siècle aux Editions Moulinsart. Bijoux-de-la-castafiore-Mireille-MoonsEn 142 pages documentées et abondamment illustrées, l’auteure relate le parcours littéraire de ce personnage qui, au fil des albums – elle est apparue pour la première fois dans “Le sceptre d’Ottokar” -, reflète aussi l’évolution des femmes de son époque. Le 19ème album de la collection des Tintin est sorti en 1963. Ce n’est peut être pas un hasard. Mireille Moons nous rappelle en effet que, tout au long des années cinquante, les bijoux éclairaient la une des journaux vol rocambolesque aux multiples rebondissements des bijoux de la Begum, couronnement de la reine Elisabeth d’Angleterre où les vedettes incontestées étaient les Cullinan qui ornaient le sommet du sceptre et la couronne impériale, mariage du Shah d’Iran où les diamants multicolores brillaient de mille feux dans la coiffure de Farah …

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Extrait de l'ouvrage de M. Moons et la BD d'Hergé © Hergé/Moulinsart 2011

Dans cette actualité, les bijoux étaient vrais et précieux. Qu’en est-il des bijoux de la Castafiore ? Mireille Moons a mené l’enquête. Avant de tenir le premier rôle d’une aventure de Tintin, la Castafiore n’avait fait que de furtives apparitions dans d’autres albums. S’il y était question de bijoux, c’était surtout sous forme d’air d’Opéra, en l’occurrence “l’air des bijoux” du Faust de Gounod. L’observateur attentif aura toutefois remarqué que la star, par ses tenues, mobilise les grands couturiers de son temps. Côté parures et bijoux, Hergé s’est également inspiré de la réalité. Dans “Le sceptre d’Ottokar”, lors de son récital privé à la cour du roi de Syldavie, la star portait un diadème Kokoshnik à aigrette. De telles parures faisaient fureur dans les cours européennes et de nombreux joailliers, dont Cartier, les ont fabriquées jusque dans les années trente. Dans “L’affaire Tournesol”, la Castafiore arborait un collier Renaissance. Mais c’était un bijou de scène, en métal doré, pour le rôle de Marguerite.

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Extraits de l'ouvrage de M. Moons et la BD d'Hergé © Hergé/Moulinsart 2011

Dans l’album des “Bijoux”, au fil des pages, Bianca Castafiore porte des tenues toujours différentes et agrémentées de nombreux bijoux : broche bleue en strass et pendants assortis, pendants girandoles à trois ferrets, boucles d’oreilles pendantes en strass, parure composée d’un collier à quatre rangs de fausses perles blanches, d’un bracelet et boucles d’oreilles en verre coulé, bracelet charms … On remarque particulièrement un collier double rang de grosses perles vertes et rouges griffé “Tristan Bior”. Des griffes célèbres, mais pas de véritables joyaux. Hergé s’est inspiré de la vie réelle où le bijou, hormis dans les grandes occasions n’avait plus d’autre valeur que décorative. Coco Chanel et Elsa Schiaparelli avaient inventé le bijou couture et, en portant des bijoux de chez Trifari, l’épouse du Président Eisenhower avait donné ses lettres de noblesse à la “costume jewelry”. Pour réaliser ses bijoux, Christian Dior, dans les années 50, utilisait de la pâte de verre, de la résine, du strass et du cristal

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Extraits de l'ouvrage de M. Moons et la BD d'Hergé © Hergé/Moulinsart 2011

A Moulinsart, le capitaine Haddock, parle de “verroterie” et de “cailloux” lorsqu’il évoque le contenu de la cassette de la Castafiore. Mireille Moons partage ce point de vue et pense que la diva possède peu ou pas de bijoux de grande valeur, excepté une émeraude de 100 carats. Elle dénonce par ailleurs le mauvais goût de la cantatrice qui, par exemple, porte des bagues à chaque doigt.  Elle n’est pas loin de croire que finalement la Castafiore n’a pas une réelle appétence pour la joaillerie. La Castafiore n’est pas véritablement “une femme à bijoux”, contrairement à des “croqueuses de diamants” telles la Duchesse de Windsor, Eva Perón, Elizabeth Taylor ou même Maria Callas qui, sur certains points, a servi de modèle à Hergé dans cet album.

  • Les bijoux de la Castafiore – Hergé – Edition Casterman
  • Bianca Castafiore – La diva du vingtième siècle – Mireille Moons – Editions Moulinsart
  • Pièce de Théâtre Les Bijoux de la Castafiore d’Hergé – Mise en scène de Dominique Catton et  Christiane Suter – Production Am Stram Gram Le théâtre et coproduction (reprise) Théâtre de Carouge, Atelier de Genève
  • Théâtre Odyssud  – 4, Avenue du Parc – 31706 Blagnac cédex – France – Billeterie : billeterie@odyssud.com et tél : 05. 61. 71. 75. 15 – Du 11 au 15 novembre 2011
  • Théâtre du Passage – 4, passage Maximilien de Meuron – CP 3172 – 2001 Neuchâtel – Suisse – Billeterie : billeterie@theatredupassage.ch et tél : +41. (0)32. 71. 79. 07. – Du 18 au 20 novembre 2011
  • Théâtre de Carouge, Atelier de Genève – Salle François Simon – Rue Ancienne, 39 – CH 1227 Carouge – Suisse – Billeterie : info@tcag.ch et tél :+41. (0)22. 343. 43. 43. – Du 23 novembre au 18 décembre 2011
  • Théâtre L’Equilibre – Place Jean Tiguely  1 – 1700 Fribourg – Suisse – Billeterie : spectacles@fribourgtourisme.ch et tél. +41. (0)26. 350. 11. 00. – Du 27 au 30 décembre 2011

Un livre précieux sur les bijoux

Mardi 1 mars 2011

Livre-bijouLe petit roman des bijoux” vient de paraître. Son auteur, Claudette Joannis – qui, en septembre dernier, avait bien voulu évoquer son parcours pour Le Magazine Notes Précieuses – est Conservateur en chef honoraire des Musées de France et Professeur à l’Ecole du Louvre. Unanimement reconnue comme la spécialiste du bijou, en 130 pages, elle ouvre dans ce livre de multiples portes pour nous faire découvrir un univers passionnant.

Claudette Joannis nous explique pourquoi et comment les grands événements de la viebaptême, communion, fiançailles, mariage … – sont marqués par le bijou, cet objet qui permet aussi d’afficher son rang et sa fortune et révèle la personnalité de celui qui le porte. Elle souligne l’importance des bijoux autres que ceux qui sont en or ou en “poussière d’étoiles“, nom que les Grecs donnaient au Diamant. Sont aussi disséqués ces pièces si particulières que sont les bijoux message ou à rébus ou les talismans ou encore les bijoux de cheveux très prisés au milieu du XIXème siècle.

L’auteur montre combien les bijoux peuvent accompagner les événements historiques … et pas uniquement chez les “Grands”. En témoignent des morceaux de pierres de la Bastille enchâssés dans de l’or ou les boucles d’oreilles en forme de … guillotines. Un chapitre du livre est consacré aux principales maisons de la place Vendôme dont Claudette Joannis brosse le parcours et rappelle le nom de clients prestigieux. Coco Chanel n’est pas oubliée qui inventa le bijou couture où se mêlent allégrement perles de culture – vraies et fausses -, pierres fines et précieuses, strass … ; ni sa concurrente Elsa Schiaparelli pour qui Dali et Cocteau ont dessiné modèles et bijoux. Un glossaire termine l’ouvrage et nous permet, entre autres, de découvrir ce que sont les dormeuses, les châtelaines ou les poissardes.

Le petit roman des bijoux” nous aide donc à comprendre la fascination qui nous porte – Femme ou Homme – vers le bijou, cet objet singulier qui est abordé ici sous tous les angles : historique, ethnologique, sociologique, sans oublier l’anecdotique. Saviez vous par exemple qu’Edith Piaf offrait à chacun de ses amants une panoplie identique de bijoux signés Cartier ? Ce livre savant fourmille d’exemples et de rares illustrations au trait lui confèrent un aspect précieux qui sied au sujet abordé. On ne peut que recommander cette mini-encyclopédie qui se lit comme un roman.

  • Le petit roman des bijoux – Claudette Joannis – Collection dirigée par Vladimir Fédorovski – Editions du Rocher, 2011

Idée cadeau pour enfant : Livre d aventure autour du bijou

Mardi 8 décembre 2009

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Le bijou occupe une place importante dans la littérature ou au cinéma. Le plus souvent c’est l’objet du délit qui oppose voleur et gendarme. Mais si une poignée de diamants nourrit toujours l’imaginaire et la convoitise des adultes, on trouve moins souvent d’intrigues autour des pierres précieuses dans les livres pour enfants. Il faut beaucoup chercher. En voici quelques unes, que vos enfants adoreront …

Destiné aux 7 – 9 ans, “Bijoux, cailloux et Chapomou” vient de paraître chez Hatier Poche dans la collection “Les histoires de l’ogre-doux”.  Deux frères et une soeur – assistés de 3 petites souris – démasquent au péril de leur vie le commanditaire du vol de la boutique de monsieur Diamenteur, le bijoutier. Les enfants sont incontestablement plus intrépides et perspicaces que l’inspecteur Chapomou …

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Pour les 10 ans et plus, la collection “Les enquêtes du Samovar” (Fleurus Editions) propose “Le cri du rubis“. La jeune Lou embarque sur un somptueux paquebot pour une croisière qui aurait dû être paisible. Elle est accompagnée de Stan son meilleur ami et Constantin son oncle détective. Tout se complique lorsqu’un musicien de l’orchestre du bord dérobe le collier de rubis d’une riche passagère. L’affaire pourrait être rapidement conclue car, dans sa fuite, le voleur tombe à l’eau et disparait avec son précieux butin. Mais ce serait compter sans la sagacité de Lou et de ses amis qui vont démêler les fils d’une intrigue machiavélique.

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C’est dans le domaine du surnaturel que Daisy Meadows inscrit sa sérieLes fées des bijoux” (Pocket Jeunesse), destinée aux 9 ans. Il se passe toujours de drôles de choses là où se trouvent les héroïnes, Betty et Rachel. Dans leur dernière aventure, “Diane, la fée du diamant“, elles doivent aider les fées des bijoux à retrouver les sept pierres précieuses qui ornent la couronne de la reine Titaniales. Ici, l’enjeu est de taille car si elles n’y parviennent pas, toutes les fées perdront leurs pouvoirs magiques ! Mais rassurons nous, Betty et Rachel ont toujours su triompher des affreux gnomes du bonhomme Hiver. Chaque histoire de la collection associe une pierre précieuse à une fée. On peut ainsi faire connaissance avec Maelys, la fée de l’améthyste ; Elvire la fée du saphir ; Zoé la fée de la topaze ….

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  • Grains et chagrin suivi de Bijoux, cailloux et chapomou – Jean-Loup Craipeau et Sandrine Martin – Les histoires de l’Ogre-doux – Hatier Poche
  • Les enquêtes du Samovar. Le cri du rubis – Marie Bertherat – Fleurus Editions
  • Diane, la fée du diamant – Daisy Meadows – L’Arc-en-ciel magique, les fées des bijoux – Pocket jeunesse

“Quand le bijou se dévoile …”

Mercredi 22 juillet 2009

fevres1Nous venons de recevoir le dernier numéro du magazine “Fèvres” (N°30) qui contient un dossier très intéressant consacré au bijou.

Ce secteur, comme le souligne Eric Quentin, rédacteur en chef, “fait appel à des métiers très variés qui mobilisent à la fois des compétences artistiques, techniques et commerciales”.

Effectivement, cette étude exhaustive nous livre quantités d’informations technologiques – l’innovation au service du bijou -, mais aussi historiques et économiques. Les bijoux en métal sont naturellement privilégiés ici car “Fèvres” est publiée par l’IFRAM, autrement dit l’Institut de recherche et de formation pour les artisanats des métaux.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, “Fèvres” désigne les métiers d’art des métaux, d’où par extension les  “or-fèvres”.

  • Quand le bijou se dévoile … – Fèvres magazine – N°30