Archive pour la catégorie ‘Economie’

Une exposition pédagogique sur la contrefaçon à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Jeudi 22 juillet 2010

Contrefaçon la vrai expo qui parle du fauxAvec “Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux“, la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris nous invite à réfléchir sur un fléau qui pollue aujourd’hui tous les secteurs d’activité : luxe, vêtements, parfums, aliments, médicaments … L’univers du bijou, loin s’en faut, n’est pas épargné. La production des marques prestigieuses est régulièrement contrefaite. Copies et plagiats pénalisent également les créateurs de moindre notoriété. L’exposition pédagogique de la Cité des Sciences et de l’Industrie dévoile non seulement la diversité et l’importance de la contrefaçon dans notre vie quotidienne, mais également ses enjeux géopolitiques, économiques et juridiques. Tout au long de la visite, nous sommes constamment amenés à nous interroger sur ce que les mots veulent dire : création, copie, imitation, plagiat …

La création fait appel à l’intelligence, aux connaissances, à l’intuition … S’appuyant sur les conditions sociales et les moyens techniques de son époque, le créateur fait surgir la nouveauté. Ses œuvres sont souvent reprises, transformées, voire améliorées. Ce n’est pas forcément en mauvaise part. Imiter permet d’apprendre. C’est particulièrement vrai en matière artistique. L’étudiant qui reproduit une toile de maître dans la grande galerie du Louvre ne saurait être assimilé à un faussaire. Pas plus que Picasso lorsqu’il s’inspirait en 1940 du tableau de Delacroix, peint en 1834, “Femmes d’Alger dans leur appartement“. Le passage de témoin de maître à élève a même été officialisé en 1994, avec l’institution des Maîtres d’Art par le Ministère de la Culture. Ils ont mission de transmettre leur savoir faire et leur tour de main à un ou plusieurs élèves. La copie – sous forme de répliques, gravures, photographies … – permet aussi de faire découvrir au plus grand nombre des chefs-d’œuvre qui, sinon, seraient inaccessibles. Les matériaux synthétiques quant à eux rendent abordables, en les imitant, les matières précieuses et les matériaux nobles.

Contrefaçon marque

A gauche : Différentes vues de l'exposition © eppdCSI, photos : Arnaud Robin

Quand alors y a t-il contrefaçon ? Lorsque le consommateur est abusé et lorsque le producteur est pénalisé, répondent les organisateurs de l’exposition. Faussaires et contrefacteurs s’attaquent à tous les produits connus pour les copier et en tirer profit, au détriment de ceux dont ils ont pillé la technique, le style, les formes, voire la marque. Tout revient en fait à déterminer ce qui est licite et ne l’est pas. Les droits d’auteur sont apparus en France dès le XVIème siècle. La Révolution les favorisera tout en les limitant dans le temps, principalement pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux œuvres littéraires. Au fil des siècles, la nature de la propriété intellectuelle s’est étendue à tous les champs de la création. Aujourd’hui l’acte de créer, de fabriquer un objet, un modèle nouveau, une œuvre inédite est protégé par un droit exclusif qui donne à son titulaire le contrôle de son usage et de son exploitation.

Contrefaçon bijoux

Saisies douanières de contrefaçon de bijoux et de marque © Douane française, photos : Marc Bonodot

Il est parfois difficile de détecter une copie. Les techniques de production des faussaires sont en effet souvent aussi sophistiquées que celles de leurs victimes. L’œil averti d’un expert est nécessaire pour discerner le vrai du faux, qu’il s’agisse d’objets ou d’œuvres d’art. Sur ce dernier point, La National Gallery de Londres présente une exposition passionnante où sont présentées des œuvres qui ont trompé ses propres experts. Seules des techniques avancées – infrarouge, radiographie, microscopie électronique, spectrométrie de masse – ont permis de rétablir la vérité. Ainsi, “Portrait de groupe”, une peinture sur bois achetée en 1923 en tant qu’œuvre du XVe siècle a révélé qu’elle comportait des pigments utilisés seulement à partir du XIXe et un vernis à la gomme-laque pour simuler la patine ! A l’inverse, les mêmes avancées scientifiques ont permis de réhabiliter des œuvres jusqu’alors considérées comme des faux.

Exposition contrefaçon

Vues de l'exposition et saisies douanières de contrefaçons © eppdCSI, photos : Arnaud Robin

“Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux” montre aussi que la copie frauduleuse n’est pas seulement l’affaire des mafias et autres professionnels de l’arnaque. La technologie Internet notamment met la captation des sons, des images et des textes à la portée de chacun. Le plus souvent ici la copie illicite s’effectue sans le moindre sentiment de culpabilité. Des logiciels ont été mis au point pour faciliter la recherche de plagiat de textes littéraires, d’articles de presse, mais aussi de devoirs scolaires et universitaires. Les États tentent d’encadrer le téléchargement illégal, essentiellement pour protéger les industries audiovisuelles.

Il apparait donc clairement que la contrefaçon met en danger l’économie. Aujourd’hui, elle représente environ 10% du commerce mondial, pour un montant se situant entre 200 et 300 milliards de dollars. Sur les 179 millions d’articles contrefaits saisis par les douanes européennes en 2008, DVD, CD et autres cassettes audio et vidéo se taillent la part du lion avec 44 % des prises, suivies par les cigarettes (23%). La part des vêtements et chaussures représente 10 % et celle des Bijoux et Montres moins de 1 %. Il n’est pas certain que ce faible pourcentage traduise pleinement la réalité vécue par les créateurs de bijoux lorsqu’ils retrouvent – trop souvent – leurs formes et leurs modèles chez d’autres créateurs ou marques.

  • Exposition Contrefaçon, la vrai expo qui parle du faux – Cité des Sciences et de l’Industrie – 30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris – Du 20 avril 2010 au 13 février 2011
  • Exposition Close Examination : Fakes, mistakes, and discoveries – The National Gallery – Trafalgar Square – Londres – WC2N 5DN – Du 13 juin au 12 septembre 2010

Le Pôle Bijou de Baccarat : Un projet ambitieux

Jeudi 29 octobre 2009
Monique Manoha dans son atelier

Monique Manoha dans son atelier

Entretien avec Monique Manoha, Chargée de Mission

Monique Manoha a découvert le bijou contemporain aux Ateliers de Fontblanche, école d’art nîmoise aujourd’hui disparue. Elle s’y était inscrite, sans réelle vocation à l’origine, après un parcours de travailleur social et d’urbaniste. Elle fut rapidement fascinée et émue par ce “qui se dégage de ces sculptures de petite taille”. Elle en a également exploré la dimension humaine : “lorsqu’on façonne un bijou, on travaille pour quelqu’un, pas pour un musée”. Elle a aussi beaucoup réfléchi à la dimension sociale du bijou : objet de célébration d’un rite ou langage du corps.

En 1998, Monique Manoha a ouvert un atelier de bijoux d’artiste. Comme elle éprouvait le besoin d’expliquer pour chaque œuvre son cheminement artistique, elle s’est résolument placée dans une démarche pédagogique et a créé la Biennale du bijou contemporain, qui s’est tenue à Nîmes de 1999 à 2005.

Sa connaissance du bijou, ses réseaux universitaires et artistiques, elle les met aujourd’hui au service du Pôle Bijou de Baccarat qu’elle coordonne depuis septembre 2006.

Elle livre, dans un entretien accordé au Magazine Notes Précieuses, les ressorts de ce projet ambitieux, porté et géré par la Communauté de Communes du Cristal.

Notes Précieuses : Quand le Pôle Bijou de Baccarat va-t-il ouvrir ?

Monique Manoha : L’inauguration est prévue en juin 2010. Plus exactement, ce seront deux bâtiments, réhabilités en centre ville, qui seront inaugurés : le premier destiné à accueillir des entreprises de la filière bijou ; le deuxième réservé aux expositions temporaires et comportant également des show-rooms, des espaces dédiés à la pratique amateur … Dans les faits, le Pôle bijou fonctionne depuis plusieurs années déjà, mais “hors les murs”.

NP : De quand date ce projet ?

MM : Tout a commencé en 2003, avec le Plan social – et la suppression afférente de 300 emplois – qui a frappé la cristallerie Baccarat SA, principal employeur de la ville. Il fallait créer des emplois de substitution et accueillir de nouvelles entreprises. L’idée du Pôle bijou a germé et pour élaborer ce plan ambitieux – coût global 2 millions d’euros -, la Direction de Baccarat SA a travaillé en étroite collaboration avec les services spécialisés de l’Etat et les collectivités locales. L’obtention du label “Excellence rurale”, en juillet 2006, a réellement consacré la naissance du Pôle Bijou.

NP : Pourquoi avoir privilégié le bijou ?

MM : Le domaine du bijou s’est très rapidement imposé. Pour plusieurs raisons. D’abord la vente de bijoux en cristal représentait plus du quart du chiffre d’affaires de la société Baccarat SA. Et comme cette activité faisait largement appel à la sous-traitance, il y avait là un premier débouché possible pour les entreprises de la filière. De plus, le secteur du bijou est un secteur porteur.

NP : N’y avait-il pas aussi des “arrières pensées” touristiques ?

MM : Le bijou peut effectivement présenter un atout supplémentaire pour la ville au plan touristique. Baccarat accueille chaque année 50 000 visiteurs, attirés par la renommée de son cristal. La présence du Pôle Bijou devrait contribuer à augmenter la durée moyenne des séjours. N’oublions pas non plus que la Lorraine est une des régions françaises les plus riches artistiquement et à terme, Baccarat peut être un pôle fédérateur des métiers d’art de la Région.

NP : On déborde là du cadre d’un plan de reconversion classique …

MM : Certainement car, très vite, quatre axes de développement se sont imposés : le développement économique, la mise en valeur du bijou et de la filière bijoutière, la Recherche et Développement, la formation. La coexistence de ces quatre axes est essentielle car ils se nourrissent les uns les autres.

NP : Parlez nous d’abord du volet économique …

Il s’agit d’accueillir des entreprises du secteur de la bijouterie au sens large. A ce jour, quatre entreprises de la filière se sont déjà installées (traitement de surface, prototypage, joaillerie, développement bijoux d’enfant) ainsi que des artisans créateurs. L’objectif à terme est d’accueillir au moins une dizaine d’entreprises. La prochaine ouverture du bâtiment proposant des locaux industriels doit faciliter leur implantation.

Ancienne taillerie de Baccarat SA en travaux. Ce bâtiment abritera les entreprises du Pôle bijou.

L'ancienne taillerie de Baccarat SA, actuellement en travaux, accueillera en 2010 les entreprises labellisées Pôle Bijou.

NP : Le Pôle Bijou conserve-t-il un lien privilégié avec la société Baccarat SA ?

MM : Les entreprises “labellisées Pôle Bijou” ont naturellement une grande proximité avec la société Baccarat SA (qui compte toujours 700 employés). Mais elles ne souhaitent pas s’en tenir au seul domaine du cristal.

NP : Quelles difficultés rencontrez-vous ?

MM : Avec un projet aussi ambitieux, c’est forcément compliqué. On part de rien et on se heurte parfois à la peur de l’inconnu. Par exemple, en 2007, nous avons mis en place un “Club des créateurs réunissant les professionnels lorrains de la filière bijou. Au départ, la plupart des entreprises se vivaient avant tout comme concurrentes entre elles. Ce n’est qu’au fur et à mesure des rencontres que leurs dirigeants ont pris conscience qu’ils avaient plein de choses à partager et faire ensemble.

NP : Venons en au deuxième volet : qu’entendez-vous par mise en valeur du bijou et de la filière bijoutière ?

MM : C’est la mise en scène du bijou. Un bâtiment entier sera bientôt consacré aux expositions, show-rooms … Dès 2010 une grande exposition sera montée sur le thème “Bijoux gemmes”, sous tous ses aspects : joaillerie mais aussi extraction avec tous les problèmes pendants. Notre volonté est de mieux faire connaître, aussi bien aux relais d’opinion qu’au grand public, le bijou sous toutes ses facettes. Avec l’exposition “Interroger le matériau”, nous avons tenu dès l’automne 2006 à bien positionner l’action du Pôle bijou. Il s’agissait de montrer la diversité de la filière et d’attester qu’il peut y avoir des bijoux haut de gamme issus de matériaux non conventionnels.

NP : Qu’en est-il de l’axe Recherche et Développement ?

MM : C’est l’axe où nous sommes le moins avancés, mais nous travaillons à l’élaboration d’un cahier des charges pour être classés “Pôle d’innovation de l’artisanat” d’ici trois ou quatre ans. Notre ambition est d’intervenir aussi bien au plan technologique – process technique et matériaux – que des sciences humaines. Le bijou doit être reconnu comme un champ d’études sérieux qui permet de mieux comprendre la société et l’histoire du corps humain.

NP : Et la formation ?

MM : En matière de formation, nous menons depuis l’origine un important travail de fond : rencontres avec syndicats professionnels, les écoles, les fédérations, les chambres de commerce et de métiers … Les nombreuses manifestations – expositions, colloques, rencontres, concours – que nous avons organisées depuis 2006 nous ont également permis d’affiner notre réflexion sur ce volet. L’exposition “A la découverte des écoles du bijou” a permis de découvrir en 2007 le savoir faire d’écoles de bijouterie belges et françaises ; le concours “Jeune créateur” a positionné le Pôle sur le plan de la découverte de nouveaux talents, de même que le concours “Bijou d’enfance” qui se déroule actuellement. En 2007, des journées d’études ont réuni 120 personnes en provenance de Suisse, d’Allemagne, du Royaume Unie, de Belgique.

NP : Concrètement, que comptez-vous faire dans le domaine de la formation ?

MM : Un de nos objectifs est de promouvoir les travaux des écoles et de valoriser les métiers du bijou. Trop souvent en France – comme c’est le cas pour les travaux dits manuels – on porte un regard condescendant sur ces métiers. Pourtant, c’est un fait, les “bijoutiers” reçoivent de vraies formations comportant un volet “culture générale” dans un cursus qui peut durer 6 ans !

Nous souhaitons bien évidemment également mettre en place des formations. En 2008, nous avons créé des stages pratiques où  des amateurs venus de toute la France ont bénéficié de l’enseignement des créateurs locaux. Dès 2010-2011, nous envisageons la mise en place de formations professionnelles.

NP : Quel regard portez vous sur le bijou en France aujourd’hui ?

Le marché du bijou est “pollué” par les bijoux bas de gamme. Et il n’y a pas réellement d’outils permettant de mener une vraie réflexion au plan national. La géographie du bijou ne se limite pas à la Place Vendôme. Il n’y a pas réellement de publication spécialisée en France, et le bijou est souvent traité en “parent pauvre” dans la presse grand public. De plus, les quelques rares expositions de prestige consacrées au Bijou se tiennent le plus souvent à Paris …

NP : Que peut apporter le Pôle Bijou de Baccarat ?

MM : Notre ambition est “d’élever le niveau” en créant un espace où chacun pourra satisfaire son besoin de connaissances. Plus on forme le public, plus on lui donne à voir des choses de qualité, plus on le rend exigeant.

NP : Et vous avez bon espoir ?

MM : A l’échelle régionale, nous suscitons un intérêt certain tant de la presse que du public et bénéficions du soutien des instances officielles. Alors que le Pôle Bijou n’existe pas encore physiquement, c’est bon signe.

  • Interview réalisée le 7 octobre 2009
  • Pôle Bijou de Baccarat – Communauté de Communes des Vallées du Cristal – 20 rue Humbépaire – 54120 Baccarat

L’ambre, l’or de la baltique

Mardi 15 septembre 2009

ambre-petite-photoApprécié pour sa beauté, mais aussi parce que certains lui prêtent des vertus thérapeutiques, l’ambre occupe une place prépondérante dans la bijouterie. Sous forme de bracelets, boucles d’oreilles ou colliers, sertis d’or ou d’argent, les professionnels de l’ambre cherchent même aujourd’hui à séduire les milieux de la mode pour en faire un produit de luxe.

Envoyé Spécial, sur France 2, vient de diffuser un intéressant reportage sur l’exploitation de cette résine fossile de pins, vieille de 40 millions d’années. Parce que les forêts de pins  recouvraient l’Europe du Nord, c’est à Kaliningrad – enclave russe entre Pologne et Lituanie -  que les extractions de la “pierre de soleil” sont les plus importantes. Ici elle se ramasse à la tonne. La mine de Iantarny (Ambreville en russe) possède un gisement de plus d’un million de tonnes d’ambre. Elle est restée propriété d’Etat et le travail s’y effectue sous l’étroit contrôle des agents du FSB (ex  KGB).

Dans les ateliers de fabrication, le matériel est complètement obsolète et la plupart des opérations s’effectuent à la main. Faute d’investissements, la production du monopole d’Etat décline régulièrement au profit d’un marché parallèle qui équivaut aujourd’hui au tiers de la production officielle. Parmi les clandestins, il y a les ouvriers de la mine qui, au prix d’un travail acharné de nuit, arrivent tout juste à améliorer leur quotidien. Il y a aussi et surtout de véritables hommes d’affaires qui mobilisent des équipes et développent un business très lucratif. Ils utilisent les mêmes techniques qu’à Iantarny, avec du matériel souvent plus performant : des pompes injectent de l’eau de mer sous forte pression dans les trous creusés sur les filons pour faire remonter l’ambre en surface.

Les caméras d’”Envoyé Spécial” s’attardent aussi en Pologne, à Gdansk, véritable capitale mondiale de l’ambre dans tout son éclat. C’est là que les bijoutiers du monde entier viennent faire leur marché. C’est là que les Polonais viennent célébrer le culte qu’ils vouent à la pierre de soleil. Ils se montrent généreux et les dons “en nature” affluent en signe de reconnaissance à la pierre qui fait vivre toute la région. A Gdansk, l’ambre est partout et constitue un pôle important d’attrait pour le tourisme. On le trouve dans toutes les églises, mais aussi dans les bars et, bien sûr, sous forme de bijoux à l’étal de la plupart des magasins. “L’industrie” de l’ambre occupe 10 000 personnes, soit trois fois plus que les mythiques chantiers navals du vieux port de la Baltique.

  • Documentaire De l’ambre à la lumière – Reportage de Rémy Vincent, Johan Bodin et Stéphane Huonnic © Keep Shooting- Envoyé Spécial, France 2 – 10 septembre 2009

Salomé Osorio, créatrice présente sur la boutique Notes Précieuses, utilise l’ambre dans certains de ses bijoux :

Boucles d'oreilles Caniche - Salomé Osorio - Bijouterie en ligne notesprecieuses.com © Notes Précieuses

Boucles d'oreilles Caniche - Salomé Osorio - Bijouterie en ligne notesprecieuses.com © Notes Précieuses


L’or et la folie des Hommes

Lundi 24 août 2009

“La nouvelle ruée vers l’or”, le très intéressant documentaire de Camille Le Pomellec, a été rediffusé le 22 août dernier sur Canal +. Parce qu’en période de crise économique et financière les cours de l’or – valeur refuge par excellence – s’envolent, ce reportage montre comment certains sont prêts à tout pour tirer bénéfice du précieux métal.

Si certains Français se contentent de revendre leurs bijoux en or qui ont subitement repris de la valeur, les Américains retrouvent leur esprit de pionnier. Du Montana à la Sierra Madre, de nombreuses mines désaffectées sont redevenues rentables et embauchent. Dans le grand Ouest américain, des aventuriers, des chômeurs, mais aussi des ouvriers et des cadres désireux d’arrondir leurs fins de mois, tamisent inlassablement la boue des rivières comme à la grande époque de la Ruée vers l’or.

Mais aujourd’hui, il apparait qu’en fait les seuls vrais bénéficiaires de cette course effrenée sont les sociétés qui louent les concessions aurifères aux orpailleurs. Le reportage montre également les dangers pour l’environnement de l’utilisation de l’arsenic et du cyanure ; ce qui fait ressurgir l’éternel conflit défense de l’emploi / défense de l’environnement.

  • Documentaire La nouvelle ruée vers l’or – Reportage réalisé par Camille Le Pomellec, montage de Pauline Cathala – TAC Presse – Spécial Investigation, Canal + – Première diffusion le 9 janvier 2009