Les bijoux ethniques des dernières tribus

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Before they pass awayA l’ère de la mondialisation, les sociétés ont tendance à s’uniformiser. La publication du livre Les dernières ethnies – Avant qu’elles ne disparaissent apparait comme une bouffée d’air frais et un message d’espoir en l’humanité. L’auteur, le photographe Jimmy Nelson nous offre des portraits saisissants de peuples gardiens de leur culture et de leurs bijoux ethniques. Ils sont en harmonie totale avec la nature qui les entoure. Les photos reflètent les rites, coutumes et traditions de ces représentants des derniers peuples autochtones. La diffusion de l’ouvrage est relayée par l’exposition des photographies grand format au National Museum of Ethnology de Leyde, aux Pays Bas et dans les galeries berlinoises Camera Work et CWC Gallery, spécialisées dans la photographie contemporaine.

Bijoux africains

Bodita, Arboshash et Nirjuda – Tribu Dassanech du village Omorate – Sud de la vallée de l’Omo – Ethiopie – Jimmy Nelson, 2011 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

Les photographies de Jimmy Nelson relatent un monde plein de symboles qui, s’ils nous sont inconnus, n’en sont pas moins lourds de sens pour les membres de la tribu dont les corps sont souvent des bijoux au même titre que les accessoires dont ils les ornent. Le photographe capture le moindre détail dans sa complexité et dans toute sa nuance.

Les bijoux et ornements africains

200.000 personnes, de tribus différentes, vivent depuis des millénaires dans la vallée de l’Omo, en Ethiopie. « Les gens du Delta », les Dassanech, compte 20.000 hommes habitant dans la région la plus méridionale de la vallée.

Bijoux ethniques africains

Ethnie Mursi – Village de Hilao Moyizo – Vallée de l’Omo – Ethiopie – Jimmy Nelson © Jimmy Nelson, Rijksmuseum Volkenkunde

Les Mursi, des nomades, sont connus pour leur cérémonie de combat au bâton. Les femmes Mursi, « les femmes plateaux », sont les dernières à porter comme ornement des plaques d’argile sur leurs lèvres inférieures. Les Mursi sont considérés comme une tribu assez primitive au sein de la Vallée de l’Omo, même si leur mode de vie n’est pas si éloigné d’autres tribus.

Bijou africain

Olaro, Boja, Gasho et Goba – Ethnie Karo – Tribu du village Korcho – Vallée de l’Omo – Ethiopie – Jimmy Nelson, 2011 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

Peuple sédentaire de la vallée de l’Omo, les Karo, quant à eux, ne comptent plus qu’un millier de personnes. Ils se parent essentiellement au moment des récoltes pour des fêtes qui durent plusieurs jours. Ils s’échangent entre eux, des perles, de la nourriture, bovins et tissu et même des fusils et des balles.

Pour se préparer à une cérémonie, ils peignent leurs corps et visages avec de la craie blanche mélangée avec de la roche jaune, du minerai de fer rouge et du charbon de bois.

Masaï

Sarbore – Massai – Serengeti – Tanzanie – Jimmy Nelson, 2010 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

En Tanzanie, les Massaïs, avec leurs tenues colorées ont, encore aujourd’hui, une culture éminemment guerrière. Lorsqu’ils ont migré du Soudan au XVème siècle, ils ont progressivement conquis la quasi-totalité des terres dans la vallée du Rift et leur principale richesse est leur bétail.

Les hommes et les femmes massai portent des cerceaux métalliques sur leurs lobes de l’oreille percés et étirés.

Aujourd’hui, il est fréquent de voir dans les villes des jeunes hommes et femmes Massaï vendre non seulement des chèvres et des vaches et des perles, mais aussi … des téléphones mobiles. Preuve qu’ils ont déjà été “contaminés” par les attributs du modernisme.

Les Himba en Namibie, une ancienne tribu d’éleveurs n’a quasiment pas modifié son mode de vie depuis le XVIème siècle dans un environnement hostile. Les membres de la tribu attachent une particulière importance à leur apparence. Parures, bijoux et vêtements indiquent la place de chacun au sein du groupe ainsi que la phase de vie qu’il traverse : enfance, adolescence, maturité…

Bijoux femme Maori

Rauwhiri Winitana – Village Paki Taupo – Nord de l’île – Nouvelle Zélande – Jimmy Nelson © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

Les bijoux jade et tatouage Maori

Les Maoris sont les descendants des polynésiens qui s’installèrent en Nouvelle Zélande au VIIIème siècle.

Ils fabriquent des bijoux en jade néphrite : boucles d’oreilles kuru, pendentif hei-tiki (en forme de figure humaine stylisée) ou hei matauen (en forme de crochet), pekapeka (en forme de chauve souris). Des colliers ou pendentifs sont réalisés également en os de cétacé, et l’on trouve des plumes dans les cheveux.

Maori

Homme Maori tatouage Ta Moko – Nouvelle Zélande – Jimmy Nelson, 2011 © Photo extraite de l’ouvrage Before They Pass Away, édition TeNeues, Jimmy Nelson Pictures BV

Le tatouage est une partie importante de la culture maorie et fait l’objet de nombreux rites et rituels.

Bijoux papouasie Nouvelle Guinée

Ethnie Goroka – Haut plateau Est Montagne – Papouasie Nouvelle Guinée – Jimmy Nelson, 2010 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

En Papouasie Nouvelle guinée

Un certain nombre de tribus distinctes sont dispersées à travers les hauts plateaux et les villages de montagne. Elles vivent de la chasse et la cueillette de plantes. Les bijoux et les ornements, le maquillage chez l’homme sont là pour impressionner l’ennemi lors de guerres tribales qui sont légions.

Bijoux Nouvelle Guinée

Tumbu, Hangu, Peter, Hapiya, Kati, Hengene et Steven – Ethnie Huli Wigmen – Les chutes Ambua – Vallée Tari – Papouasie Nouvelle Guinée – Jimmy Nelson, 2010 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

Jimmy Nelson nous permet par exemple de découvrir les Huli Wigmen. Depuis plus de 45 000 ans, les nombreuses tribus de Papouasie – Nouvelle-Guinée se disputent la terre, les porcs et les femmes.

Pour se faire, ils attachent une grande importance à leurs parures et peintures corporelles. Les membres de la plus grande des tribus, celle des Huli Wigmen, peignent leurs visages en jaune, rouge et blanc et fabriquent des perruques ornées de leurs propres cheveux.

Ils portent également des colliers et ornements en coquillages, perles, défenses de porc, crânes d’animaux et feuillage.

Bijoux homme

Festival de la vallée de Baliem – Papua Indonésie © Jimmy Nelson, Rijksmuseum Volkenkunde

Les festivaux de Baliem ou de Sing-Sing permettent de découvrir la culture, le mode de vie et d’assister aux cérémonies des tribus de la région.

Ceinture homme Mongolie

Ergakim – Altantsogts, Bayan Olgii – Mongolie – Jimmy Nelson, 2011 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

La Mongolie

Peuple semi-nomade, les Kazakhs de Mongolie descendent des Huns qui peuplaient le territoire entre la Sibérie et la mer Noire. Ils continuent de porter des robes de fourrure luxuriantes et restent très attachés à l’art traditionnel de la chasse à l’aigle.

Bijoux tibet

Femme portant une coiffe « perak » en turquoise et lapis lazuli – Monastère de Lamayuru – Ladakh – Inde du Nord (Petit Tibet) © Jimmy Nelson, Rijksmuseum Volkenkunde

Les bijoux en Inde/Pakistan

Les peuples du Ladakh, vivant dans l’état du Jammu et Cachemire en Inde du Nord, ont le même mode de vie qu’il y a 2000 ans.

Mongolie

Femme Perak – Monastère Tikse – Ladakh – Inde du Nord (Petit Tibet) © Jimmy Nelson, Rijksmuseum Volkenkunde

Les femmes du Ladakh portent, lors de cérémonies religieuses ou mariage, le Perak, une coiffe comprenant une bande de cuir recouverte de nombreuses turquoises de différentes tailles et couleurs, lapis-lazuli, perles de corail et argent. Elle constitue la dot de la mariée et se transmet de mère en fille. Autrefois, elle était portée quotidiennement par les femmes de haut rang.

Bijoux ethniques Himalaya

Ladakhi – Himalaya – Etat du Jammu et Cachemire – Inde du Nord (Petit Tibet) – Jimmy Nelson © Photo extraite de l’ouvrage Before They Pass Away, édition TeNeues, Jimmy Nelson Pictures BV

Les Drokpas, entre l’Inde du Nord et le Pakistan, aiment la musique, la danse, les bijoux, les fleurs et le vin. Les femmes se parent de coquillages, de perles et de bijoux en argent.

Bijoux femme ethniques

Drokpa – Inde du Nord/Pakistan – Jimmy Nelson © Photo extraite de l’ouvrage Before They Pass Away, édition TeNeues, Jimmy Nelson Pictures BV

Les hommes et les femmes portent des coiffes décorées avec des fleurs, des pièces et des coquillages.

Photographe Jimmy Nelson

Le photographe Jimmy Nelson en compagnie des garçons Gogine en Papouasie Nouvelle Guinée – Jimmy Nelson, 2010 © Jimmy Nelson, Camera Work/CWC Gallery

Jimmy Nelson

Avec ses photographies très typées, Jimmy Nelson confronte le lecteur à l’inconnu. Il ne se veut pas un ethnographe-scientifique. Il entend avant tout raconter des histoires. Son approche stylistique oscille entre le témoignage visuel d’authenticité et le visuel esthétique.

Jimmy Nelson établit une prise de conscience de la fascinante diversité de la culture. Il est allé à la recherche de communautés isolées qui continuent à suivre un mode de vie traditionnel.

Né dans le Kent en 1967, il a commencé à travailler en tant que photographe en 1987. Il a voyagé aux endroits les plus reculés d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Océanie.

Pour information, certains organismes luttent pour la survie de ces populations menacées. Survival International a pour objectif d’aider les peuples indigènes à protéger leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux.

  • Ouvrage Les dernières ethnies avant qu’elles ne disparaissent (Before they pass away) – Jimmy Nelson – Edition TeNeues, 2013
  • Exposition Before they pass away, Jimmy Nelson – Camera Work – Kantstrasse 149 – 10623 Berlin et CWC Gallery – Auguststrasse 11–13 – 10117 Berlin – Allemagne – Du 8 mars au 21 juin 2014
  • Exposition Hail the people ! Indigenous people photographed by Jimmy Nelson – Rijksmuseum Volkenkunde (The National Museum of Ethnology) – Steenstraat 1, Leiden – Pays-bas – Du 12 avril au 7 septembre 2014
  • Survival International, Défense des peuples indigènes – Survival France – 18, rue Ernest et Henri Rousselle – 75013 Paris – France – Informations : Tél : +33 (0)1. 42. 41. 47. 62. et mail : info@survivalfrance.org

2 réponses à Les bijoux ethniques des dernières tribus

  1. Idrissi dit :

    J’ai beaucoup aimė les photos , et leurs histories est trės intėressant . Merci

  2. Idrissi dit :

    Waw , les photos sont splendide , et l’histoire de ces bijoux est trės intèressant merci.

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