Nacre et perles de Tahiti

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Perle de TahitiLarmes des Dieux pour les Romains, fragments d’éclair tombés en mer pour les Grecs… Depuis l’antiquité, les perles de nacre nous fascinent et alimentent légendes et croyances. L’exposition Nacre et Perles de Tahiti, du 17e siècle à nos jours, qui se tient au musée de la Nacre et de la Tabletterie de Méru, nous invite à la découverte de ces perles et des atolls polynésiens qui les abritent. En parcourant l’exposition, on peut découvrir aussi les méandres du fabuleux commerce de cette gemme précieuse qui orne parures et bijoux. En raison de sa beauté, mais aussi de sa rareté, la perle a toujours été signe de richesse. Les objets de nacre exposés à Méru – dont certains sont exceptionnels – proviennent de nombreux musées tahitiens et européens.

Perles de Tahiti

Perles grises de Tahiti © Musée de la Nacre et de la Tabletterie

Les perles fines et perles de culture

La perle de nacre, seule gemme minérale issue du règne animal, est exploitée depuis 5 000 ans avant notre ère. C’est à la fin du Moyen Âge que le mystère de sa formation commença à être élucidé. Qu’elles soient fines, c’est à dire d’origine naturelle, ou perles de culture, les perles résultent de l’introduction d’un corps étranger entre la paroi interne de la coquille et le manteau du mollusque. Pour se protéger de l’intrus, le coquillage l’enrobe de nacre. La perle de Tahiti provient de la Pinctada Margaritifera. On trouve cette variété d’huîtres perlières sur les coraux, dans les eaux chaudes des lagons.

Perle de culture

A gauche : Perles de Tahiti, A droite : Culture des huîtres perlières © Musée de la Nacre et de la Tabletterie

Pour eux mêmes, les polynésiens réservaient la perle de nacre aux parures d’oreilles et habits de cérémonie. La coquille de nacre leur servait quant à elle à fabriquer des hameçons, des outils ou des objets de décoration.

Perles de culture

A gauche : Plongeurs et greffeurs de perles, A droite : Outils traditionnels de perliculture © Musée de la Nacre et de la Tabletterie

La perle de Tahiti

Le commerce international de la perle fine de Tahiti débuta dès l’arrivée des premiers grands navigateurs, au 16e siècle. Durant la Renaissance, les perles des Indes, puis celles de Tahiti, étaient particulièrement prisées dans les Cours des monarques européens pour orner parures et bijoux. Plus prosaïquement, l’huitre en elle même servira à la confection de boutons de nacre ou à la marqueterie.

Perles Tahiti

Plongeurs et greffeurs de perles © Musée de la Nacre et de la Tabletterie

L’intérêt de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie pour les perles fines tahitiennes s’est traduit par une prise de contrôle de l’administration française sur l’activité perlière à Tahiti. Cette activité a été rationnée un siècle plus tard pour éviter la surexploitation. L’année 1961 marque un tournant décisif avec la première greffe artificielle réussie en Polynésie et le démarrage de la perliculture. La dénomination « Perles de Tahiti » est instaurée depuis 1988 comme gage de qualité.

  • Exposition Nacre et Perles de Tahiti, du XVIIème siècle à nos jours – Musée de la Nacre et de la Tabletterie – 52, rue Roger Salengro – 60110 Meru
  • Du 25 mai au 14 octobre 2012

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