L’Or des Amériques

Autour du bijou | Laisser un commentaire

Exposition l'or des amériquesLe Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris consacre une passionnante exposition à l’Or des Amériques. Des illustrations et plus de 280 objets rares, vidéos ou dispositifs originaux ponctuent un véritable parcours initiatique à travers le continent américain. Pourquoi avoir privilégié ce continent ? Parce qu’il est particulièrement riche en métal jaune et, sans doute plus qu’ailleurs, l’or y fut le symbole de la puissance, de la richesse absolue et a attisé toutes les convoitises.

Bijou en or

Un rôle symbolique

Ici, le visiteur voyage aussi dans le temps. Il découvre que plus de 2000 ans avant notre ère, le continent américain est essaimé d’une multitude de peuples aux coutumes les plus diverses. Mais une constante les réunit : tous associent le précieux métal à l’astre solaire et lui attribuent un rôle religieux ou une symbolique de pouvoir.

Des techniques diverses

Les plus anciens métallurgistes se trouvent dans les Andes où les rivières regorgeaient de pépites. Deux techniques sont alors privilégiées : le martelage à froid et la fonte à la cire perdue pour les objets en or massif. Chaque civilisation a développé sa propre esthétique, certaines accentuant les parures de la tête, d’autres portant plutôt attention au corps.

Couronne or

L’or, synonyme de conquêtes

L’exposition souligne aussi combien la fièvre de l’or a joué un rôle important dans la conquête par les Européens de ce qu’ils appelaient le nouveau monde. Aux XVème et XVIème siècles, l’appel de l’or donne naissance aux mythes les plus fous. C’est la quête permanente de l’Eldorado. Les Amériques prennent alors la tête des producteurs d’or mondiaux et supplantent l’Afrique.

Chercheurs d'or

Le chercheur d’or

Au XIXème siècle, 65% du total de l’or mondial provient des mines américaines. Durant ce siècle et le suivant, l’or a joué un rôle essentiel dans la vie des américains et contribué à forger leur mentalité.

Les chercheurs d’or sont intimement associés à l’esprit pionnier : colonisation de nouveaux territoires, naissance et mort subites de villes entièrement dévolues au métal jaune ; constitution ultra rapide de fortunes colossales et ruines tout aussi brutales …

Mine d'or

En 1980, au Brésil, dans les mines d’or de la Serra Pelada, 22 000 « hommes-fourmis », aussi mal équipés qu’au siècle dernier, remontent des tonnes de roches sur leur dos dans l’espoir de trouver une pépite © S. Salgado

Un métal précieux…

Par delà même les spécificités américaines, l’exposition du Muséum d’Histoire Naturelle met en relief tout ce qui fait la valeur de l’or.

  • C’est un métal rare : au total, seulement 160 000 tonnes d’or ont pu être extraites depuis le début de l’humanité.
  • Il se conserve très bien : il est quasiment inaltérable, comme l’atteste la qualité des objets en or exhumés par les archéologues, même plusieurs millénaires après leur enfouissement.
  • L’or est malléable et donc facile à travailler. Pour augmenter sa rigidité, on doit l’allier à d’autres métaux comme l’argent ou le cuivre. Selon la composition, sa teinte jaune tend alors vers le blanc, le rouge ou le rose.
Or

Or natif en feuille trouvé en 1959 dans la mine de Red Ledge Nevada County, Californie, États-Unis © Harold and Erica VanPelt

…utilisé dans la joaillerie, la haute technologie et comme valeur refuge

L’exposition offre un tour d’horizon complet, accessible à tous publics dès l’âge de 8 ans, sur le plus mythique des métaux précieux. Un métal dont l’aura n’est pas prête de se ternir. Si, pour fabriquer des colliers, bracelets ou des bagues, la joaillerie utilise toujours plus des 3/4 de l’or extrait chaque année, l’or reste une valeur refuge en termes financiers.

C’est aussi un composant incontournable des instruments de haute technologie : dans les télécommunications, l’électronique … Dans les années soixante, c’était déjà un élément des casques des astronomes de la Nasa.

  • Exposition Or des Amériques – Muséum National d’Histoire Naturelle – Jardin des Plantes, Galerie de Géologie et de Minéralogie – 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005 Paris
  • Du 8 avril 2009 au 11 janvier 2010

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *